Sermon sur la Foi, les Mystères de la Religion et la Vérité de l'Église

La Nécessité de la Foi face aux Crises du Siècle

Dans le déluge des contradictions humaines, on sent le besoin de se rattacher à quelque chose de plus stable ; on recourt à une institution divine, on est chrétien, on s'arrête à la foi. Mais se rappelle-t-on toujours ce que dit notre Sauveur lui-même : tout arbre qui ne porte pas de bons fruits sera coupé... car la foi sans les œuvres est une foi morte.

La foi entre-t-elle dans le plan de votre conduite ? Est-elle la base de vos jugements ? Rentrez au fond de votre conscience : écoutez la réponse à la question que notre tendresse sollicitée vous adresse. Jugez si vous n'avez pas à redouter la sentence portée contre le figuier stérile : coupez-le.

Notre société de déluge est malade, les remèdes de la politique sont impuissants à la guérir. C'est la foi qui ramène la paix du sanctuaire, par la seule doctrine qui seule ramène dans les ruines la chaleur et le mouvement. C'est la seule lumière qui brille dans les ténèbres. Ils empruntent les voix des générations pour nous répondre. On doit comprendre qu'on ne crée pas impunément un courant rival de la foi. On doit lire sur le pavé sanglant de notre histoire récente la traduction tragique de cette doctrine qui enseigne aux jeunes générations à substituer les passions de l'homme à la loi de Dieu. En dehors de ce dogme, en dehors de cette morale, on ne peut trouver que tempêtes, naufrage, ruines sociales, abîme et MORT.

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Les Mystères de la Religion et les Fruits de la Foi

Il y a des mystères dans la religion comme il y en a dans la nature. Ces mystères sont au-dessus de l'intelligence mais ne la heurtent pas. La foi en nos mystères est la source des plus éclatantes vertus.

Vertus robustes — La croix de Jésus-Christ qui a triomphé du monde, triomphe aussi de tous les maux et de toutes les douleurs qui s'y multiplient et s'y renouvellent sans cesse. L'Orient retentit encore des éloges prodigués, dans cette contrée désolée, à l'admirable dévouement des filles de Saint Vincent de Paul, et à leur humilité profonde qui les empêchait de comprendre comment elles avaient mérité tant de louanges et les effusions d'une si vive gratitude.

Voit-on les paradoxes monstrueux, voit-on les dogmes incompréhensibles de l'incrédulité produire quelque chose de semblable ? Hélas, non. Tout ce qu'ils enfantent, ce sont des tempêtes. Partout où ils se mêlent, là se trouve le germe de la corruption la plus outrée et des plus sinistres malheurs. Que s'opèrent parmi nous l'athéisme, le panthéisme, le matérialisme, ajoutons le déisme qui, dans le vrai, ne donne d'autre frein aux passions que les passions elles-mêmes.

Que de tourments cruels ne produisent-ils pas aujourd'hui sous mille formes dans les écrits badins ou sérieux, dans des œuvres théâtrales, dans des traités philosophiques, enfin dans des romans infâmes où l'on s'efforce de rendre la vertu odieuse, le crime intéressant, et de conduire la plus atroce scélératesse à l'admiration et à la sympathie qu'y amènent les productions de la perversité et du délire. Oh, quel triste et déplorable spectacle de désordre moral, le plus effrayant et le plus dérisoire qui ait encore régné sur la terre... Les sophistes qui prêcheraient la destruction totale ne seraient qu'écoutés et applaudis. Dieu protège la France !!!

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L'Église Catholique, Seule Gardienne de la Vérité

Étendons notre parallèle. Les incrédules abhorrent l'Église catholique. Elle les importune et, suivie même, elle les épouvante. Ils ménagent les autres communions. Pourquoi ? Ils n'ont pour elles ni antipathie ni mépris. Par cela seul qu'ils ne croient pas à l'Église romaine, ils leur pardonnent de croire à l'incarnation, à la rédemption, aux peines éternelles et à tous nos mystères.

Cependant, quoi de plus conforme à la vérité et à la raison que cette pensée : un Dieu en qui réside la sagesse infinie a laissé après lui un corps destiné à conserver jusqu'à la fin ses institutions, ses lois, ses maximes ? Et puisque ce corps doit exister, quoi de plus sensible que de le voir dans l'Église catholique ?

En effet, les innombrables sociétés hérétiques qui se sont succédé d'âge en âge ont péri. Et celles qui subsistent, sans chef, sans lien, sans unité, sans autorité d'aucun pour prononcer sur le dogme et ramener tous les esprits à un même symbole, portent dans leur sein un germe infaillible de dissolution.

L'Église catholique est toujours persécutée et jamais abattue ; toujours ancienne et toujours nouvelle ; elle seule remonte à la source par la succession notoire et non contestée de ses pasteurs. Elle est donc la gardienne de sa doctrine, des sacrements, des institutions qui sont dus au divin médiateur.

Aussi, les hommes les plus sincères et les plus éclairés d'Angleterre commencent à s'y instruire, et ils sont bien forcés de convenir que leur séparation d'avec l'Église n'a été dans l'origine qu'une de ces déterminations violentes dont on n'aperçoit, dans le tumulte des passions, ni le désordre ni les suites désastreuses.