Breton
Memento creatoris tui in diebus juventutis tuæ. N'anconaet quet o Crouer epad o iaouanquis. (Ecles. 12).
Français
Memento creatoris tui in diebus juventutis tuæ. N'oubliez pas votre Créateur pendant votre jeunesse. (Eccl. 12).
Breton
Mar man an den en obligation da serviji Doue an oll amzer deus e vuez, a da gonsacri deza eur galon behini an deus crouet evit en caret, an obligation ze a zo hoas brassoc'h mui-och epad an amzer quanta deus e vuez, araoc man dezo gallet ar bed ac e vassioniou corrompi ar en gont. Doue a laca tout en usaj evit gont eud iaouanquis imprudant behini n'all dionv i'alet na gat nemet dangerio a boanio. Bean indout pe e tleur anem rein da Doue pa d'ar bed, a zo evit on Doue un outraj ar muian ar brassan. Tromplan a ra recompanç an ini a deus d'ezan ar momanchou quenta deus e galon. A dossibl a ve deomp, Jésus-Christ, n'em refuzi da invitationo quen carantezus, a car re a ra deomp on Doue? A gortos a reonf da n'em gonsacri deza pa na chomo quen ganenef nemet eud rest méprisabl deus eur vuez malleurus, nemet eur rest deus eur vuez pehini na nelguen enem rei d'ar bed a da blijadurezo? Couscoude chetu ar pez a voelomp bemdez dindan on daoulagad. Mini a considere ar iaouanquis, mames an ini a nem gondu at goal-lo hervez ar bed, a larfe penos e co lacaet voar an douar nempos evit gounit an Enf, mas evit heuil e fassionou. Comzet dezi deus ar vertuziou ar muian commun, Allas, ne deus gout ebet evito. Ar joiou, ar blijadurezo, an ebacho, ar volupte chetu are occupation ar blavejo bueuv se deus ar iaouanquis. Evelse an dud iaouang a dremen 20, 30 vloas voar an douar, araoc ma sonjont a lleont mervel, a bel goudere, voar ar boent da disquen eno bez, etisquont e int Christenien.
Français
Si l'homme est dans l'obligation de servir Dieu tout le temps de sa vie, et de consacrer à lui un cœur qu'il a créé pour l'aimer, cette obligation est encore plus grande pendant le premier temps de sa vie, avant que le monde et ses passions n'aient pu corrompre son compte. Dieu met tout en usage pour gagner une jeunesse imprudente qui ne peut se défendre d'aller vers les dangers et les peines. Être incertain s'il faut se donner à Dieu ou au monde est pour notre Dieu un outrage des plus grands. Il trompe la récompense de celui qui lui doit les premiers moments de son cœur. Serait-il possible pour nous, Jésus-Christ, de nous refuser à des invitations si charitables, et à l'amour que nous porte notre Dieu ? Attendrons-nous pour nous consacrer à lui quand il ne restera plus avec nous qu'un reste méprisable d'une vie malheureuse, qu'un reste d'une vie qui ne pouvait plus se donner au monde et à ses plaisirs ? Cependant voici ce que nous voyons chaque jour sous nos yeux. Quiconque considère la jeunesse, même celle qui ne se conduit pas mal selon le monde, dirait que l'on est placé sur la terre non pour gagner le Ciel, mais pour suivre ses passions. Parlez-lui des vertus les plus communes, Hélas, elle n'a aucun goût pour elles. Les joies, les plaisirs, les débauches, la volupté, voilà l'occupation des belles années de la jeunesse. Ainsi les jeunes gens passent 20, 30 ans sur la terre, avant de songer qu'ils doivent mourir, et plus tard, sur le point de descendre dans la tombe, ils découvrent qu'ils sont chrétiens.
Breton
Me o laca da sonjal, belose reflexion o deus tremen dre o spered. . . . . Moas, a lertit din, ret eo lesel ar yaouanquis da dremen, a goudeze e sonjov anem reconcilian gant Doue: Maxion beminid, maxim corrompet behin a zo cos da guean lied a valcurio, da quen lied a gristen da n'em goll. Chetu are, Jésus-Christ, ar bas ameus hoant d'ober d'ach guelet hirie, ond n'em discoue d'ach an obligation en behini e chomf da servichi Doue epad ar iaouanquis, a car voyen d'en servichi epad an amzer-ze. An Instruction man a all bean util deomp oll, ousenem fournissa d'ar re a zo hoad ang eur motif puissant da seva en doujanç ac en carantez, a d'ar re a d'o arancet vioad ur motif da ober binigen deus o buez dremenet.
Français
Je vous mets à y songer, peut-être des réflexions ont-elles traversé votre esprit... Mais, me direz-vous, il faut laisser passer la jeunesse, et après on songera à se réconcilier avec Dieu : Maxime vaine, maxime corrompue qui est la cause de tant de malheurs, de tant de chrétiens qui se perdent. Voici donc, chrétiens, le point que j'ai envie de vous faire voir aujourd'hui, et de vous montrer l'obligation dans laquelle vous êtes de servir Dieu pendant la jeunesse, et les moyens de le servir pendant ce temps-là. Cette Instruction peut nous être utile à tous, en fournissant à ceux qui sont jeunes un motif puissant de croître dans la crainte et dans l'amour, et à ceux qui ont avancé en âge un motif de faire pénitence pour leur vie passée.
Breton
1er P. Estomus e clovet e laret penos a zo un amzer evit ar bed ac e buezo, ac un amzer evit Doue ac ent ar bilitiguez; penos an den man deus e galon a dle quemer ablijadur, profitan deus an deiz caër deus e consacri anezo o servichi an Doue spered, penos ar gorn a arruo re abre a bevos an deis muis amzer a voalch evit sonjal en eternite pa vo ar voar vord e vez. Chetu are couscoude ar maximou scandahus a offrev hirie d'ar reyleonno santel deus an Aviel: maximo insanset a spermie en o effejo. Abalamour da bera? Car ar resolution da gonsacri o iaouanquis d'ar libertinaj a ra da Doue un outraj incomprenabl, a expos a hanov d'ar brassa malheurio, ac a occasion deomp colla peren a alfomp jamas da repari. Salvete, juvenis, in adolescentia tua ambulant in cordis tui. Jésus-Christ, a lar d'ach ar spered-ze, et den iaouang volupteus, et da sacrifi hacran deio deus o fues d'ar bed a da blijadurezo, et enam livret da joaio insanset. Lætare, juvenis. Et, heuillet ar corruption deus o calon: ambula in viis cordis tui. Mas na gredet quet penos a lavan de affrouti o tivvrou, ma daoulagad digor voad o fues criminal a gonts an oll bueu e refet en ent ar volupte; ma dorn o scriva a lerv redontable voar behini e voat juget, e scito quid pro his omnibus adducat te Deus in judicium: a gouvet penos Doue a houlennon un deis cont diguaneach deus an oll actiono-ze. Ar bed marteze o pardono, o escuso, o justifio, mas me na quemeran quet ar bed evit jug: Me a zo, ac ameus hoant da vean o roue ano iaouanquis quencouls a cono cozni; ient e refet din eur gont tearubl deus an usaj o bezo groet deus an oll amzer deus o fues. Et scito etc.
Français
1ère Partie. Étonnant d'entendre chrétiens dire qu'il y a un temps pour le monde et ses plaisirs, et un temps pour Dieu et le chemin de la piété ; que l'homme dans son cœur doit prendre du plaisir, profiter du beau jour de sa vie pour servir le Dieu de l'esprit, que le moment arrivera bien assez tôt et qu'on aura bien assez de temps pour songer à l'éternité quand on sera sur le bord de sa tombe. Voilà cependant les maximes scandaleuses que l'on offre aujourd'hui contre les règles saintes de l'Évangile : maximes insensées et funestes dans leurs effets. Pourquoi cela ? Car la résolution de consacrer sa jeunesse au libertinage fait à Dieu un outrage incompréhensible, et nous expose aux plus grands malheurs, et est l'occasion pour nous de perdre ce que nous ne pourrons jamais réparer. Salvete, juvenis, in adolescentia tua ambulant in cordis tui. chrétiens, vous dit cet esprit-là, ô jeune homme voluptueux, va sacrifier les plus beaux jours de ta vie au monde et à ses plaisirs, et va te livrer à des joies insensées. Lætare, juvenis. Et, suivez la corruption de votre cœur : ambula in viis cordis tui. Mais ne croyez pas que je vais vous affronter... mes yeux ouverts sur votre vie criminelle et contre toute la vie que vous menez dans le chemin de la volupté ; ma main écrivant la loi redoutable par laquelle vous serez jugé, et scito quid pro his omnibus adducat te Deus in judicium : et sachez que Dieu demandera un jour compte de vous pour toutes ces actions-là. Le monde peut-être vous pardonnera, vous excusera, vous justifiera, mais moi je ne prends pas le monde pour juge : Moi je suis, et j'ai envie d'être le roi de votre jeunesse aussi bien que de votre vieillesse ; vous me rendrez un compte terrible de l'usage que vous aurez fait de tout le temps de votre vie. Et scito etc.
Breton
Petra a ampeche pechejo commetet er iaouanquis da veza pechejo? Da Doue Jésus-Christ da ordren deomp querset er ent moan, renonç deomp on unan, eni m'eta, douguan hon chrous a dont d'en heuil, a comzo ouromp-ni Santel-es distinction aoad, a tad ac a gondition: Comz a ra ous ar re vras ac ar re vian, eous ar bini ac ar re baour, ous ar re yaouang ac ar re goz divebat ad omnes. Vit bera a scrive Sant Paul da descipl Timothee ar homzo remarquabl man? Juvenes similiter exhortare, ut sint sobrii. Exhortit an dud iaouang da vean sobr a chast: laret dezo penos on Doue a renq bean servijet enfub-cad. Ar iaouanquis d'er ac i daoulagad, na null gut on excuse deus an impureteo, an debaucho, ar leadovit ar blasphemo. Juvenes similiter etc. Tud iaouang malheurus! Doue ac en n'an deoquet Doue a beb amzer. Doue a beb eternite, mastr a crouer da quement tra-zo? Belore droit och ous-hu da dont da limitan e autorite, da fixan an amzer hant a begouls e refuset deza o calon? Belore droit och eus, epad o puez behini a zo tout da Doue, quemeret uguent, tregont vloas, evit o honsacri d'ar bed a de blijadurezo criminel? N'o bezo prometet deza nemet amzer o cozni, pa o poa toul fidelite deza voar ar foncho sacr deus ar vadeiant? Den ingrat a serfid, o puez en entier n'an deo quet re evit un Doue quen bras, behini an deus e roet d'ach? Discouet din ar per ocheus recevet digant Doue, a me a discoueo ive d'ach ar bez a allet da refus deza; laret din begouls eo commancet d'o caret, a me a lavare dach hant a belore oad e co permetet d'ach en offanti: quement a zo ahanoc'h a se ma voach ganet a bui na deuet quet d'en caret goude m'o deus guelet ar vuez dach. Obstupescite cæli super hoc, an Env ac an Douar a zo ebarz en eston o voelat eur gondu quen indign: Ma bugale, eme Doue a deu d'am abandonni, a da rein d'ar bed ar hacra dertisjo deus o buez obstupescite cæli super hoc.
Français
Qu'est-ce qui empêche les péchés commis dans la jeunesse d'être des péchés ? Si Dieu Jésus-Christ nous ordonne de marcher dans le chemin étroit, de renoncer à nous-mêmes, de porter notre croix et de venir le suivre, il nous parle sans distinction d'âge, de sexe et de condition : Il parle aux grands et aux petits, aux riches et aux pauvres, aux jeunes et aux vieux debeat ad omnes. Pourquoi Saint Paul écrivait-il au disciple Timothée ces paroles remarquables ? Juvenes similiter exhortare, ut sint sobrii. Exhortez les jeunes gens à être sobres et chastes : dites-leur que notre Dieu doit être servi fidèlement. La jeunesse devant ses yeux n'a aucune excuse pour les impuretés, les débauches, le mensonge et les blasphèmes. Juvenes similiter etc. Jeunes gens malheureux ! Dieu n'est-il pas le Dieu de tout temps ? Dieu de toute éternité, maître et créateur de tout ce qui existe ? Quel droit avez-vous de venir limiter son autorité, de fixer le temps et quand vous refuserez à lui votre cœur ? Quel droit avez-vous, pendant votre vie qui est tout à Dieu, de prendre vingt, trente ans, pour les consacrer au monde et à ses plaisirs criminels ? Ne lui avez-vous promis que le temps de votre vieillesse, quand vous étiez tout fidélité à lui sur les fonts sacrés du baptême ? Homme ingrat et serviteur, votre vie entière n'est pas de trop pour un Dieu si grand, qui vous l'a donnée ? Montrez-moi la part que vous avez reçue de Dieu, et moi je montrerai aussi ce que vous pouvez refuser à lui ; dites-moi quand il a commencé à vous aimer, et moi je vous dirai à quel âge il vous est permis de l'offenser : tout ce que vous êtes depuis que vous êtes né et pourquoi ne commencez-vous pas à l'aimer dès que vous avez vu la vie ? Obstupescite cæli super hoc, le Ciel et la Terre sont dans l'étonnement de voir une conduite si indigne : Mes enfants, dit Dieu, viennent de m'abandonner, et de donner au monde les plus beaux fruits de leur vie obstupescite cæli super hoc.
Breton
Ac en a zo na mepus, na outraj brassoc'h eguet ar resolution da abandonni Doue epad ar iaouanquis, evit retorn outan epad ar gozni? Petra signifie ar maximou-man a glevonf bemdez gant tud ar bed, ac a essaont justifia dre o hondu? rel eo lesel ar iaouanquis da dremen: chetu aman ar signification deus ar homzo impi. . . . Caret a ran ar bed, a blijadurezo ar bed; caret a ran ar bechet, a blijadurez ar bechet; na goutan ar blijadurezo, nemet pa dei ar blijadurez d'am huitaat; na goutar ar bechet, nemet pa na querin quena bly dut o pechin; na bellain dions ar bechet nemet pa valin an Ifern digor dindan ma zreit. Ar homzo-ze a signifie hoas Jésus-Christ: Na glesquin nemet pa na queri netra quen; Doue a cargo ar ved a rai em halon a holl dimout ar bed ac e blijadurezo, contant on e teu da gonsoli an tristidiguez deus ma hoani, ma na houlla evit hoz ebot a lava da droubla blijadurezo ma yaouanquis. Mas, den malheurus, belore malheur a arruo quena ch ma refuset Doue o anatout en o cozni, gaud mocheus refusit en anaout en o iaouanquis? Petra malheur a zo reservet d'ach mar deuit da vervel, en nammi, de Doue, mar deuit da vervel eno bechet? Meritet a ret amcalhaud ze, a hoas na bezo quet a sujet de n'em glam. Gloar Doue a seblant exijean penos goude bean bet mépriset a teue ive d'o meprisan ce Deo. Mas a leret, Doue a zo mad, Doue zo misericordius, Doue a zo douguet da bardonni, Doue na refus quet ma daero.
Français
Et n'est-ce pas méprisant, et un outrage plus grand que la résolution d'abandonner Dieu pendant la jeunesse, pour retourner à lui pendant la vieillesse ? Que signifient ces maximes-ci que nous entendons chaque jour par les gens du monde, et qu'ils essaient de justifier par leur conduite ? Il faut laisser passer la jeunesse : voilà ici la signification des paroles impies... J'aime le monde et les plaisirs du monde ; j'aime le péché et le plaisir du péché ; je ne goûterai pas les plaisirs si le plaisir ne vient à me quitter ; je ne goûterai plus le péché si je n'ai plus d'attrait pour le péché ; je ne m'éloignerai pas du péché si je ne vois pas l'Enfer ouvert sous mes pieds. Ces paroles-là signifient encore chrétiens : Je ne chercherai que quand je ne voudrai plus rien d'autre ; Dieu chargera le vide qu'aura laissé mon cœur de tout l'amour du monde et de ses plaisirs, je suis content qu'il vienne consoler la tristesse de ma vieillesse, mais je ne veux pour rien au monde qu'il vienne troubler les plaisirs de ma jeunesse. Mais, homme malheureux, quel malheur arrivera quand vous refuserez Dieu pour vous reconnaître dans votre vieillesse, alors que vous avez refusé de le reconnaître dans votre jeunesse ? Quel malheur est réservé pour vous si vous venez à mourir, ennemi de Dieu, si vous venez à mourir dans votre péché ? Vous avez mérité cette peine-là, et vous n'aurez pas de sujet de vous plaindre. La Gloire de Dieu semble exiger qu'après avoir été méprisé, il vienne aussi vous mépriser ce Deo. Mais vous dites, Dieu est bon, Dieu est miséricordieux, Dieu est porté à pardonner, Dieu ne refuse pas mes larmes.
Breton
Gouveet a ret penos Doue a zo douguet da bardonni, ac ochan an ingrateri da dont d'en offansi? Aboue begouls temeriquer, a mad de un tad a zo deuet evit eur mal-eur-motu evit un outraj. Ma Doue, o madeler a laca an dud d'o offansi; mana vijach quet quen mad e viaich caret davantaj, as ler a lavo offansi, eo an esperanç dareet diguaneach facilamant a bardon. Mas ouspen ma eo ar gondu ze outrajeant evit Doue, a expos hoas a hanomp d'ar brassan deus an oll valeurio. En effet pa deu ar iaouanquis da n'em livra d'ar bechet, ne deus quet ar resolution da n'em goll evit eur jamas: contan a ra repari en eun oad muioch avancet, an dereglamancho deus e blavejo quenta. Moas a chui a vad annombr tout ar blavejo ocheus da dremen voad an douar? A chui a all gouveut ac en n'an deus quet Doue condaonet ahanoch da vervel prest goude o quent ac en n'an deus quet marquet ar fin deus o buez, en creiz an amzer deus o f. . . . iaouanquis? Nac a den yaouanc n'o deus quet guelet stoet en creis o noad gant an dorn puissant a Doue, mervel en eun instant, o hovel dre o daero ar iaouanquis, ar bechet, ar puer pere a rd tel deuriter? Clevet ocheus anezo o laret gant ar roue a Juda, gant eur voz trist a lamantabl: in dimidio dierum meorum vadam ad portas inferi: ma nor a deu d'am abandonni, coran a ran en défaillanç; ma daoulagad anter varo a ia da n'em serri evit ar seach divezan; O Maro cruel a denatur! n'am beus bevet nemet un neubet blavejo, ac e an da disquen e-barz. In dimidio dierum meorum vadam ad portas inferi. Adieu d'a blijadurezo, adieu bed malheurus le a zo ive caus d'am malhour! Sortaonf, tud iaouanc, sortaonf tout en spered, da voule ar malheurus man evit desqui gantan penos e tleomf bean, mar on deus hoant da evitan eur reprobation eternel: Venite et videte: deuit da voelet peguera trist eo mervel goude bean abandonnet a Doue.
Français
Vous savez que Dieu est porté à pardonner, et vous avez l'ingratitude de venir l'offenser ? Depuis quand, téméraire, la bonté d'un père est-elle devenue un motif pour un outrage ? Mon Dieu, votre bonté fait que les hommes vous offensent ; si vous n'étiez pas si bon on vous aimerait davantage, car on n'ose pas offenser si l'on n'a pas l'espérance de recevoir facilement le pardon. Mais outre que cette conduite est outrageante pour Dieu, elle nous expose encore au plus grand de tous les malheurs. En effet, quand la jeunesse vient à se livrer au péché, elle n'a pas la résolution de se perdre pour toujours : elle compte réparer dans un âge plus avancé les dérèglements de ses premières années. Mais comptez-vous toutes les années que vous avez à passer sur la terre ? Et pouvez-vous savoir si Dieu ne vous a pas condamné à mourir bientôt après et s'il n'a pas marqué la fin de votre vie, au milieu du temps de votre jeunesse ? Combien de jeunes gens n'ont-ils pas été vus fauchés au milieu de leur âge par la main puissante de Dieu, mourant en un instant, arrosant de leurs larmes la jeunesse, la santé, la beauté qui les avaient perdus ? Vous les avez entendus dire avec le roi de Juda, d'une voix triste et lamentable : in dimidio dierum meorum vadam ad portas inferi : ma vie vient de m'abandonner, je tombe en défaillance ; mes yeux à demi morts vont se fermer pour le temps dernier ; O Mort cruelle et dénaturée ! je n'ai vécu que quelques années, et je vais descendre dedans. In dimidio dierum meorum vadam ad portas inferi. Adieu les plaisirs, adieu monde malheureux qui es aussi cause de mon malheur ! Sortons, jeunes gens, sortons tout en esprit, pour voir ce malheureux afin d'apprendre par lui comment nous devons être, si nous avons envie d'éviter une réprobation éternelle : Venite et videte : venez voir combien il est triste de mourir après avoir été abandonné de Dieu.
Breton
Ar Spered Santel, a amzer deomp beave cals deus an dud infi a vezo surprenet gant ar maro en creis o blavejo: non dimidiabunt dies suos; sonos ar vocen na dougo quet a frouez a vezo hochet a tolet en tan; exicidetur et in ignem mittetur: benos ar becher orgouillus a dremeno en ber amzer: transivi et jam non erat. Madeler Doue outrajeé, e leze mepriset, ar gristenien vad scandalizet gant e exempl fall, a seblant goulen e ve arretet ar becher en creis e blavejo, evit ac at fin de guez gement. Belore vezo o sort, den yaouanc malheurus, mar dech surprenet en creis o tisurvo criminel, a ma teve an dorn redontabl a Doue, da scrijoan ar setan, demant o maro! Pehini vevo sort mo teunach deus a greis o blijadurezo difennet da vezan douguet dirac Doue, goleet a guimo evel ma och! Comptan a ret voar ar blavejo ze pere a dertinet da n'em gonsatissa, mas pequement a so enem gollet gant an esperanç quen temetel! Moa teuje an ifern da n'em diguerrin dindan o daoulagad, nac a voez a lare deus ar blavezo, ac a lare dach: bet omp yaouanc eveldoch, leun a ners, leun a iechet: eveldoch om bet n'em livret d'on fassionou; mas allas on buez a zo bet ber, a non deus quet bet amzer da ober binigen. Profitit deus on malheur, a beet furoch evidonf: na gontet quet voar o iaouanquis; evit ar blao marteze e verveet, na hortoet quet eta da vloas d'an em brepari da bassaj santel-ze!
Français
L'Esprit Saint nous assure que beaucoup d'impies seront surpris par la mort au milieu de leurs années : non dimidiabunt dies suos ; la voix ne portera pas de fruit et elle sera coupée et jetée au feu ; exicidetur et in ignem mittetur : ainsi le pécheur orgueilleux passera en peu de temps : transivi et jam non erat. La bonté de Dieu outragée, ses lois méprisées, les bons chrétiens scandalisés par son mauvais exemple, semblent demander qu'il soit arrêté le pécheur au milieu de ses années, pour finir ses jours ainsi. Quel sera votre sort, jeune homme malheureux, si vous êtes surpris au milieu de vos désordres criminels, et si la main redoutable de Dieu vient à écrire la sentence, demandant votre mort ! Quel sera votre sort, vous arraché du milieu de vos plaisirs défendus pour être porté devant Dieu, couvert de crimes comme vous l'êtes ! Vous comptez sur ces années-là que vous destinez à vous consacrer, mais combien se sont perdus avec une espérance si téméraire ! Si l'enfer venait à s'ouvrir sous vos yeux, combien de voix parleraient de ces années, et vous diraient : nous avons été jeunes comme vous, pleins de force, pleins de santé : comme vous nous nous sommes livrés à nos passions ; mais hélas notre vie a été courte, et nous n'avons pas eu le temps de faire pénitence. Profitez de notre malheur, et soyez plus sages que nous : ne comptez pas sur votre jeunesse ; pour l'année peut-être vous mourrez, n'attendez pas donc l'année pour vous préparer à ce passage saint !
Breton
Mas supposomp eolfe an dud iaouanc bezan bete un oad muioch avancet, an fin deus o iaouanquis ac e a vezo ar hommançamant deus eur vuez muioch christen? Allas imitan a raint infidelite an Israclit, behini a gomze bepret deus an amzer da dont a jamas deus an amzer bresant: Expecta, reexpecta. Gortoet, na n'em seouit quet o hortos, a lar bemdeiz da Doue, gouir eo e tremenet amzer d'ar iaouanquis, mas hiri ar gontre nan deoquet arru hoas. Expecta. Epad ma iaouanquis e van enem roet d'ar blijadurezo, breman e renquan augmente ma mado. reexpecta. A beb ma avancar en oad, e tifferas an amzer fixet evit ober binigen, enem gredi a rer hoas iaouanc awalch, evit bezan hoas un neubet blavejo. Enfin arruet a ra eur momet en behini a n'em berrer dre benos tregont, 40, 50, vloaz namint quet hoas amzer ar maro, ac e deffend bepret da ober binigen; Tud iaouanc malheurus! a lar dach Salver Jésus-Christ: luer ammi ozoich, goelan a ran voar o stall diqués. Menet are tout cousquet ous treut un idol pehini a deus gouneet o calon, a ne deuet da difuna nemet voar vord o pes. Cedi n'a ret da deisrio an drouc-spered pehini a seblant goulen neubet diguaneach, mas an neubet se eo o lils diguer. Hoc facum facum non est, imò est lotum.
Français
Mais supposons que les jeunes gens puissent être jusqu'à un âge plus avancé, la fin de votre jeunesse sera-t-elle le commencement d'une vie plus chrétienne ? Hélas ils imiteront l'infidélité de l'Israélite, qui parlait toujours du temps à venir et jamais du temps présent : Expecta, reexpecta. Attendez, ne vous pressez pas d'attendre, dites chaque jour à Dieu, il est vrai que le temps de la jeunesse est passé, mais ici le moment n'est pas encore arrivé. Expecta. Pendant ma jeunesse je me suis donné aux plaisirs, maintenant je dois augmenter mes biens. reexpecta. À mesure qu'on avance en âge, on diffère le temps fixé pour faire pénitence, on se croit encore assez jeune, pour être encore quelques années. Enfin il arrive un moment dans lequel on s'aperçoit que trente, 40, 50 ans ne sont pas encore le temps de la mort, et on défend toujours de faire pénitence ; Jeunes gens malheureux ! vous dit Jésus-Christ : malheur à vous, je pleure sur votre état déplorable. Vous voilà tous endormis sous un idole qui a gagné votre cœur, et vous ne vous éveillez que sur le bord de votre tombe. Vous cédez aux désirs de l'esprit malin qui semble demander peu de vous, mais ce peu-là est votre perte. Hoc facum facum non est, imò est totum.
Breton
En effet, penos e alfeet retorn ous Doue goude ma vezo deit ar bechet da deurel ar corruption en o calon, a da benetri bete e no esqueru dre an ners deus abityo fall? Ossa eorum replebuntur vitiis adolescentiæ ejus. In belore e veet hu evit trechi oll efforcho an drouc-spered pehini naglasq nemet o coll? O spered a digasso da sonj dach deus o volupteo tremenet, a dei da antuleni an tan pehini o consum a da excitan ar vassionou ebarz en o corf anter varo. Mas a lereet din: guelet a zo cals o changa a vuez goude o iaouanquis ac o veva en guir gristenien. mas ma breudeur Jésus-Christ, a accordet a vezo d'ach ar graç-ze? Na houlenan quet outragin memor d'ar re a zo interret en douar santel; na houlenan quet penetrin calon an Den; Doue a unan a zo capabl da quemet ze; goulen a ran digantan, Jésus-Christ, ma ront ar repos eternel d'an oll gristenien o deus quitaet ar bed man. Mas an Ifern a zo leun a dud pere goude eur vuez criminal pere a seblante ober binigen: Ar Spered Santel eunan aneus prononciet ar setanç terribl ma. An den yaouanc en e gozni a iavo evel diaquent; trena a rei voar e lerch ar chaden mezus deus ar bechejo an dezo commetet en e yaouanquis. Adolescens juxta viam suam etiam cum senuerit non recedet ab ea.
Français
En effet, comment pourriez-vous retourner vers Dieu après que le péché sera venu jeter la corruption dans votre cœur, et pénétrer jusqu'à vos os par la force des mauvaises habitudes ? Ossa eorum replebuntur vitiis adolescentiæ ejus. Dans quel état serez-vous pour vaincre tous les efforts de l'esprit malin qui ne cherche qu'à vous perdre ? Votre esprit vous rappellera vos voluptés passées, et viendra entretenir le feu qui vous consume et exciter les passions dans votre corps à demi mort. Mais vous me direz : on en voit beaucoup changer de vie après leur jeunesse et vivre en vrais chrétiens. Mais mes frères en Jésus-Christ, cette grâce-là vous sera-t-elle accordée ? Je ne veux pas outrager la mémoire de ceux qui sont enterrés en terre sainte ; je ne veux pas pénétrer le cœur de l'homme ; Dieu seul est capable de tout cela ; je demande à lui, Jésus-Christ, qu'il donne le repos éternel à tous les chrétiens qui ont quitté ce monde-ci. Mais l'Enfer est plein de gens qui après une vie criminelle semblaient faire pénitence : l'Esprit Saint lui-même a prononcé la sentence terrible : Le jeune homme dans sa vieillesse ira comme autrefois ; il traînera après lui la chaîne honteuse des péchés qu'il aura commis dans sa jeunesse. Adolescens juxta viam suam etiam cum senuerit non recedet ab ea.
Breton
Mas ouspen ma hasardet cals evit an amzer da dont o heuil on inclinations fall epad on iaouanquis, a reomp hoas evit an amzer bresant collo pere na nelfomp jamas da repari. Coll a reomp ar fleuren quier a brecius deus an innocanç m'o d'oa recevet voar an foncho sacr deus eur vadeiant. O chui, ineo santel, pere a neus conservet ar fleuren-ze eur aceptach pequen bras eo o frustuste, mad hanaveet o bonheur. Mas petra comzo adress dech Jésus-Christ, pere o deus bet ar malheur da goll o innocanç? Dre ar bechet ocheus collet gant ar graç, vine ac o Doue. a sonjet o chouster er holl e. scheud groet? Collet ocheus un amzer brecius; cals a braço cals a derto a ellich da aquistan evit an Env. A sonjet a rechu penos Doue na accoide dach ar blavezo caër ze deus o buez nemet evit o dremen en plijadurezo criminel, evit o honsacri d'ar bed a d'an drouc-spered? Couscoude, o ma Doue, chetu are ar var a hanter: Profitan deus an deis caër: profitit deus ar iaouanquis: Mas en heur ar maro, er momet redoutabl-ze en behini ar bed a disparisso dirac on daoulagad, ac e voeleomf o tiquerri diravomp un eternite, en behini e veomf eurus pe valeurus evit eud jamas; pequen bras na vezo quet on glachar d'er n'em voelet carguet a bechejo, a vida autra-mad?
Français
Mais outre que vous hasardez beaucoup pour le temps à venir en suivant vos mauvaises inclinations pendant votre jeunesse, nous faisons encore pour le temps présent des pertes que nous ne pourrons jamais réparer. Nous perdons la fleur chère et précieuse de l'innocence que nous avions reçue sur les fonts sacrés du baptême. O vous, âmes saintes, qui avez conservé cette fleur-là pure et acceptée, combien grande est votre félicité, bien vous connaissez votre bonheur. Mais quelles paroles adresser à vous, chrétiens, qui avez eu le malheur de perdre votre innocence ? Par le péché vous avez perdu avec la grâce, le lien avec votre Dieu. Songez-vous à ce que vous avez perdu ? Vous avez perdu un temps précieux ; tant de forces, tant de temps que vous auriez pu acquérir pour le Ciel. Songez-vous enfin que Dieu ne vous accorde pas ces belles années de votre vie pour les passer dans des plaisirs criminels, pour les consacrer au monde et à l'esprit malin ? Cependant, ô mon Dieu, voilà ce que nous faisons : Profiter du beau jour : profitez de la jeunesse : Mais à l'heure de la mort, en ce moment redoutable dans lequel le monde disparaîtra devant nos yeux, et nous verrons s'ouvrir devant nous une éternité, dans laquelle nous serons heureux ou malheureux pour toujours ; combien grande ne sera pas notre douleur de nous voir chargés de péchés, et vides de tout bien ?
Breton
O ma Doue, dezoat ameus o caret: Sero te amavi, pulchritudo tam antiqua et nova. Mas hirie a commancin d'o caret ac e lenn ep de discontinu. Sero te amavi. Dezoat ameus caret ma Doue; ma daero a ma uanadenvo a lavo bep momet Sero te amavi; dezoat ameus caret ma crouer, behini na aljen quet bean caret re abret. In amzer ma refusen da garet ma Doue, e ioa couscoude ma hrouer, ma zad, ar zalver deus ma ine. Crouadur ingrat, insansibl on bet quen lies a faveuro; O pa na nallan effaci deus ma buez an deio ameus tremenet ep o caret, ma Doue! Sero te amavi: O goelan a rin epad ar rest deus ma deio, hui ounan ma Doue, a vezo capabl d'am honsoli: Sero te amavi.
Français
O mon Dieu, il est temps de vous aimer : Sero te amavi, pulchritudo tam antiqua et nova. Mais aujourd'hui je commencerai à vous aimer et sans discontinuer. Sero te amavi. Il est temps que j'aime mon Dieu ; mes larmes et mes soupirs diront à chaque moment Sero te amavi ; il est temps que j'aime mon créateur, que je n'aurais pu aimer trop tôt. Dans le temps où je refusais d'aimer mon Dieu, il était pourtant mon créateur, mon père, le sauveur de mon âme. Créature ingrate, j'ai été insensible à tant de faveurs ; Oh si je ne puis effacer de ma vie les jours que j'ai passés sans vous aimer, mon Dieu ! Sero te amavi : Oh je pleurerai pendant le reste de mes jours, vous seul mon Dieu, serez capable de me consoler : Sero te amavi.
Breton
Discouet ameus d'ach an obligation strict en pehini e och da serviji Doue epad o iaouanquis; chetu aman breman ive ar moyenno d'en servijin epad an amzer-ze.
Français
Je vous ai montré l'obligation stricte dans laquelle vous êtes de servir Dieu pendant votre jeunesse ; voici maintenant aussi les moyens de le servir pendant ce temps-là.
Breton
Commançomp da quenta da goutout eun disfianç a hanomp on unan, a da villet continuellemant voarnomp on unan, dre ar rason ma huna-stomp tout dre experianç pequen gabl eo an den. Abouo ar bechet non deus quet awalac'h a ners evit ober ar vad, rat eo deomp evit sa bean sicouret gant Doue. Beomf sonj penos a tougonf an tresor brecius deus ar graç a deus on innocanç ebarz on vessel pere a dor eit an destera choc: invasis futilibus; penos e tougonf tout ennomp on unan ennemiet deus a bere na nelfomp quet truomphi epad eur ners surnaturel. Beomf sonj penos, ouspen d'an dangerio commun d'an oll, ar yaouanquis a deud hoas eite eun dangeris particuliet: In dro Doue e voal ar bed ac e blijadurezo pere na glesquont nemet de dromplan, de horrompi, de holl: enni e unan e cart a fassionou exaltet gant un imagination dollet behini na voel nemet an amzer bresant ep sonjeal penos e all arruet en amzer da dont. Beomf sonj benos e omp faibl, mas benos e thomp hoas carout muioch a draou rac ar brisomption ac an demerite a voalel o regn e-mesq an dud iaouanc. Chetu are un danger behini a seblonf bemdeiz o coll ar vertu ar muia pur: na nelfonf netra, pa quasi netra, ac e credomf bean capabl d'ober tout. Hoant on eus da vean partout, guelet tout, clevet tout, laret tout: entreteni reomf familiarites dangereus chelouet a reomf discouris licencius, control d'on religion santel,
Français
Commençons d'abord par avoir une méfiance de nous-mêmes, et par veiller continuellement sur nous-mêmes, pour la raison que nous comprenons tous par expérience combien l'homme est faible. Depuis le péché nous n'avons plus assez de force pour faire le bien, il est nécessaire pour nous d'être secourus par Dieu. Ayons à l'esprit que nous portons le trésor précieux de la grâce et de notre innocence dans des vases qui se brisent au moindre choc : invasis futilibus ; que nous portons tout en nous-mêmes des ennemis contre lesquels nous ne pourrons pas triompher sans une force surnaturelle. Ayons à l'esprit que, outre les dangers communs à tous, la jeunesse apporte encore avec elle un danger particulier : Autour d'elle elle voit le monde et ses plaisirs qui ne cherchent qu'à la tromper, à la corrompre, à la perdre : en elle-même elle a des passions exaltées par une imagination trompeuse qui ne voit que le temps présent sans songer au temps à venir. Ayons à l'esprit que nous sommes faibles, mais que nous avons encore à craindre beaucoup de choses car la présomption et l'orgueil règnent parmi les jeunes gens. Voilà un danger qui semble chaque jour détruire la vertu la plus pure : nous ne pouvons rien, ou presque rien, et nous nous croyons capables de tout faire. Nous avons envie d'être partout, de tout voir, de tout entendre, de tout dire : nous entretenons des familiarités dangereuses, nous écoutons des discours licencieux, contraires à notre sainte religion.
Breton
Quemer a romp liberte pere a veje capabl da goll a da bervetissa an oll brassan sent, frequentin a reomf compagnez tud libertin, tud infi. Douguan a ren creid an oll dangerio ze on deus hoas ar bresomption da gredin penos e aleomf conserv ar vertu, ac eomp conserv on innocanç. O bresomption uleurus!! Nac a den na huncquet collet, nac a vroches christen, nac a ini a veta bet dindan protection puissant ar religion a e ministret, na heus quet precipitet deus an huellan perfection, deus ar vuez santel ac exemplus, dindan buissanç ar speredo a devalijin ac a dromplere!! Tud tel fall, eur liaison dangereus, eud gomplaisanç milliguet, chetu are ar hommançamant ac ar sourçan deus a valheur quen lied a gristen. An innocanç a zo eur fleuren tener a delicat. Abouent och eus d'o conserv? Cachat anezi dirac ar bed ac ar bassiou.
Français
Nous prenons des libertés qui seraient capables de perdre et de pervertir les plus grands saints, nous fréquentons la compagnie de gens libertins, de gens impies. Portant au milieu de tous ces dangers nous avons encore la présomption de croire que nous pourrons conserver la vertu, et que nous conserverons notre innocence. Ô présomption malheureuse !! Combien de gens ne sont-ils pas tombés, combien de chrétiens, combien de ceux qui étaient sous la protection puissante de la religion et de ses ministres, ne sont-ils pas tombés de la plus haute perfection, d'une vie sainte et exemplaire, sous la puissance des esprits de ténèbres et de tromperie !! Mauvaises lectures, une liaison dangereuse, une complaisance maudite, voilà le commencement et la source du malheur de tant de chrétiens. L'innocence est une fleur tendre et délicate. Avez-vous envie de la conserver ? Cachez-la devant le monde et les passions.
Breton
Tud iaouanc malleurus! nac a dangerio n'och eus quet da evitan? Mar ler eur teach ar malheur da digueri an or d'o fassiono, allas, na sonjet quet gallout goudeze dont da derchel. Un desir a digass un desir all, eur blijadur a houleneur blijadur all, ac an tan eur teach allumet, a gresq bepret, ac a deu da devi a da gonsumi tout. An drouc spered a zo leun a reso a caartyuo: na hopotouquet d'ach da quenta, ar bechejo ar muian bras ac ar muian mezus, quemeret a deuje d'o spouronni er momet quenta; digass a rei ahanoc'h tam a tam ac ep ma santet, a voar ben ar fin goude m'en devo o conet, a rai dach couan ebars ar brassan disurro. David na quemerat quet er momet quentan ar resolution da lacat un den d'ar maro, evit contanti e fassion. Ar roue Salomon na dauas quet er momet quentan da sevel auterio d'an doueo faus, a d'o adori. Commanc a reas dre faucho bian, a tam a tam e cueat en idolatri. A hui pere a so bet conduet gant o fassiono deus an eil pechet en e guile bete an excezo ar re horruplan a contan a recheu da quentan enam abandonni bete ar boent-ze, a hoant a betoa da vezan quen criminel a ma och hirie? Nan, nan, Jésus-Christ, commancet och dre acordun un nebet a liberte d'o fassiono, ep na rcheud refusi netra dezo deus ar pez a houleneret diguaneach; a chetu are ar sourcen deus o oll crimio.
Français
Jeunes gens malheureux ! combien de dangers n'avez-vous pas à éviter ? Si une fois par malheur vous ouvrez la porte à vos passions, hélas, ne songez pas pouvoir ensuite vous arrêter. Un désir en amène un autre, un plaisir en demande un autre, et le feu une fois allumé, grandit toujours, et vient tout brûler et tout consumer. L'esprit malin est plein de ruses et de pièges : il ne vous proposera pas d'abord les péchés les plus grands et les plus honteux, car cela vous épouvanterait au premier moment ; il vous amènera peu à peu et sans que vous le sentiez, et à la fin après qu'il vous aura conquis, il vous fera tomber dans les plus grands désordres. David ne prit pas au premier moment la résolution de mettre un homme à mort, pour contenter sa passion. Le roi Salomon ne vint pas au premier moment élever des autels à de faux dieux, et à les adorer. Il commença par de petites fautes, et peu à peu il tomba dans l'idolâtrie. Et vous qui avez été conduits par vos passions d'un péché à un autre jusqu'aux excès les plus horribles, comptiez-vous au début vous abandonner jusqu'à ce point-là, et aviez-vous envie d'être aussi criminels que vous l'êtes aujourd'hui ? Non, non, chrétiens, vous avez commencé par accorder un peu de liberté à vos passions, sans avoir pu rien leur refuser de ce qu'elles demandaient de vous ; et voilà la source de tous vos crimes.
Breton
Mas n'an deoquet awalch d'ach cavout un disfianç bras a hanoch ounan, anaveout o faibleis, ma na deit quet da quemer precautio fur a prudant evit enem ditsai ous ar bechet. An den a zo faibl, mas Doue a zo oll buissant; mar Doue d'on tisen n'ocheus quet ezom a gatout doen rac ennemiel o silvidiguez: si Deus pro nobis quis contra nos? Nan, Doue na refus quet da recee puio an dud iaouanc-ze, pere dre an deir da n'em sauetein a deu da laret deza gant an ebestel: Salva nos, perimus. Ma Doue, deit d'on sicour pe autramant e eo groet deuv on ine; conduit ahanonf voat ar bed, pe autramant e reomf naufraj. Tout ar pez a zo en dro d'en, mado, blijadurezo, mignoned, querent, na glesquont nemet on tout d'am ine. Delitret ahanon, ma Doue, a quen lies a danger; ma halon bell diouach na null nemet enem souillan: ar re-all a ell goulen diguanech ar mado, an henouriou, moarni na houlenonf hoie diguanech nemet ar furnez ac ar graç d'o caret. Salva nos, perimus.
Français
Mais il ne suffit pas pour vous d'avoir une grande méfiance de vous-mêmes, de connaître votre faiblesse, si vous ne venez pas à prendre des précautions sages et prudentes pour vous éloigner du péché. L'homme est faible, mais Dieu est tout puissant ; si Dieu est avec nous vous n'avez pas besoin d'avoir peur des ennemis de votre salut : si Deus pro nobis quis contra nos? Non, Dieu ne refuse pas de recevoir les jeunes gens, qui par le désir de se sauver viennent dire à lui avec les apôtres : Salva nos, perimus. Mon Dieu, venez à notre secours ou autrement c'en est fait de notre âme ; conduisez-nous sur le monde, ou autrement nous faisons naufrage. Tout ce qui est autour de nous, biens, plaisirs, amis, parents, ne cherchent qu'à tout ravir à mon âme. Délivrez-nous, mon Dieu, de tant de dangers ; mon cœur est loin de vous et ne cherche qu'à se souiller : les autres peuvent vous demander les biens, les honneurs, moi je ne vous demande rien d'autre que la sagesse et la grâce de vous aimer. Salva nos, perimus.
Breton
Vevio quen santel, veuio groet gant santimancho quen religius na nellont empich da vean exancet, a Doue pehini a desir quement guelet a hanoc'h o consacri d'eur ar blavejo quenta deus o puez, na permetto quet e teue o calon en dispositiono da vean magadurer an drouc spered. Enfin queret ar solitud ac ar labaut: na glesquet nemet quement a ma vehat obliget d'en ober dre an deverio deus o stad: Pellat dious an assambles monden ze en bere an dud iaouanc a n'em raund eut quement a blijadurezo difennet: evit ar conversationo re libre arc licencius, en bere etisquer alies ar bar na blasphemy jamas bean disquet: bellat diour an divertissamancho da gad pere eomp brainit gant on fassiono: contraeti a rer ennez cals a denseen evit ar bez a zel Doue ac ar religion, cals a neglijeanç evit ar beden, cals a attach evit ar bed; dont a reomp da anconaet on silvidiguez a da goll on oll dispositiono mad.
Français
Des vœux si saints, des vœux faits avec des sentiments si religieux ne peuvent manquer d'être exaucés, et Dieu qui désire tellement vous voir consacrer les premières années de votre vie, ne permettra pas que votre cœur vienne dans des dispositions à être la nourriture de l'esprit malin. Enfin cherchez la solitude et le travail : ne cherchez que ce à quoi vous êtes obligés par les devoirs de votre état : Éloignez-vous de ces assemblées mondaines dans lesquelles les jeunes gens recherchent tant de plaisirs défendus : évitez les conversations trop libres et licencieuses, dans lesquelles on découvre souvent ce qu'on ne devrait jamais apprendre : éloignez-vous des divertissements par lesquels nous sommes entraînés par nos passions : on y contracte beaucoup de mépris pour ce qui concerne Dieu et la religion, beaucoup de négligence pour la prière, beaucoup d'attachement pour le monde ; nous venons à oublier notre salut et à perdre toutes nos bonnes dispositions.
Breton
Mas a lereet din: petra buez a fel d'ach a conduenf-ni? Hui a zo capabl da gonduin eur vuez quen valeurus? evit bera e taut da laret deomp beza evel cos tud a coll an deivezo caeran deus on buez? Na vezo eta quen a blijadur evidonf epad ar rest deus on buez? Na vezo quen a blijadur evidoc'h epad ar rest deus ar blavezo ocheus da dremen voar an douar? Mas piou an deus lavaret dach o letar hoas quement ze a blavezo da veva? Hoas marteze, un neubet deio a na rest quen: a deuit hoas da laret din, bevos na vezo quen a blijadur eidoch? Peguem tero enon mesq, a na nellont quet enem doudan da dilesel ar bed ac e blijadurezo ac a zo deja scritet enep dezo en En Enos na voeloint quen eur bloaz! Na vezo quen a blijadur eidoch, Jésus-Christ, ac a betoa blijadurezo ocheus hoant da gomz din me? Na vezo quen ar blijadur da Glevet decrian reputation o proas dre reditance pe dre galonnie? Da glevet comzo lous a dishonnest, da heuil ar penchant o bueuv evit ar bechet. Allas, mar deo quemet-se blijadurezo evidoc'h, na petit quet cavet o ine pur a chast: na nouch'quet ocheus blesset o calon, a couscoude e eo voar ar poent da vervel.
Français
Mais me direz-vous : quelle vie voulez-vous que nous menions ? Qui est capable de mener une vie si difficile ? Pourquoi venir nous dire d'être comme de vieilles gens qui perdent les plus beaux jours de leur vie ? N'y aura-t-il donc plus de plaisir pour nous pendant le reste de notre vie ? N'y aura-t-il plus de plaisir pour vous pendant le reste des années que vous avez à passer sur la terre ? Mais qui vous a dit que vous avez encore tant d'années à vivre ? Encore peut-être, quelques jours et il n'en restera plus : et vous venez encore me dire, chrétiens, n'y aura-t-il plus de plaisir pour moi ? Combien y en a-t-il parmi nous, qui ne peuvent se douter de délaisser le monde et ses plaisirs et qui sont déjà écrits contre eux au Ciel qu'ils ne verront plus une année ! N'y aura-t-il plus de plaisir pour vous, chrétiens, et de quels plaisirs voulez-vous me parler ? N'y aura-t-il plus le plaisir d'entendre décrier la réputation d'autrui par médisance ou par calomnie ? D'entendre des paroles sales et déshonnêtes, de suivre le penchant de votre cœur pour le péché. Hélas, si cela est un plaisir pour vous, vous ne pourrez pas avoir l'âme pure et chaste : ne savez-vous pas que vous avez blessé votre cœur, et cependant il est sur le point de mourir.
Breton
Na vezo quen a blijadur eidoch! Mas aboue begouls buez eur christen a zo eur vuez a blijadur? Jésus-Christ an deus conduit eur vuez baour, eur vuez drist leun a boanio leuna souffranço, beuet ere voars eten da vervel voar ar groas. Sevonf on daoulagad, a teulomf anezo voar Jésus o vervel voar ar groas, ac er mamat amzer chelaouomf gant attantion ar las a lar ar voez deus e graç. Gant belore leveridiguez e lara d'on Salver adorabl: da gonseri da zerony da blijadurezo ar bed? Si quis vult post me venire, tollat crucem suam et sequatur me; an ini an deus hoant d'am heuil a dle douquen e groas, a reuse a partajoo ar gloar an deus meritet dre e souffranço: nonne oportuit Christum pati et ita intrare in gloriam suam? En un andrel all a ra laret deomp, penos ar re a gar ar bed, na nellont quet bean amiet da Doue: penos on euruct ed na gonsist quet er mado, en henouio, mas er basurantez ar persecutions, beati pauperes, beati qui persecutionem patiuntur. A chetu are ive an hent an deus heuillet evit on precaureni d'an euructid; ac e teu ive d'on guarel a d'on entetan da querzet voar e lerch. Sellomp e dircen beve a digor deomp evit on racer, nonobstant d'on ingrateri; sellonf e goste toullet, behini a discoue deomp an hent a gondu d'e galon. Sellonf e holl lio pere a zo evidomp quen lies a ail enep da attaquio an drouc-spered, sellonf e voad orodec evit goelchi on ine deus e pechejo. Chetu are bera an deus souffret un Doue evidomp, a ni, crouadurien ingrat, a deu d'en abandonni, evit heuil ar bed. Brassan outraj evit on Doue! A sonjeal a reomf-ni penos n'an deo da dommagi dre ar gonsolation a santeomf pa deuomf d'en heuil a d'en emitan?
Français
N'y aura-t-il plus de plaisir pour vous ! Mais depuis quand la vie d'un chrétien est-elle une vie de plaisir ? Jésus-Christ a mené une vie pauvre, une vie triste pleine de peines et de souffrances, vécue ainsi pour mourir sur la croix. Levons nos yeux, et tournons-les vers Jésus mourant sur la croix, et au même moment écoutons avec attention ce que dit la voix de sa grâce. Avec quelle expression elle dit à notre Sauveur adorable : pour consacrer vos plaisirs du monde ? Si quis vult post me venire, tollat crucem suam et sequatur me ; celui qui a envie de me suivre doit porter sa croix, et alors il partagera la gloire qu'il a méritée par ses souffrances : nonne oportuit Christum pati et ita intrare in gloriam suam? Dans un autre endroit il nous est dit, que ceux qui aiment le monde, ne peuvent pas être aimés de Dieu : que notre bonheur ne consiste pas dans les biens, dans les honneurs, mais dans la pauvreté et les persécutions, beati pauperes, beati qui persecutionem patiuntur. Et voilà aussi le chemin qu'il a suivi pour nous conduire au bonheur ; et il vient aussi nous appeler et nous inciter à marcher sur ses traces. Regardons ses bras grands ouverts pour nous recevoir, malgré notre ingratitude ; regardons son côté percé, qui nous montre le chemin qui conduit à son cœur. Regardons toutes ses plaies qui sont pour nous autant de remparts contre les attaques de l'esprit malin, regardons son sang versé pour laver notre âme de ses péchés. Voilà ce qu'a souffert un Dieu pour nous, et nous, créatures ingrates, nous venons l'abandonner pour suivre le monde. Plus grand outrage pour notre Dieu ! Et pensons-nous que nous ne l'endommageons pas par la consolation que nous ressentons quand nous venons le suivre et l'imiter ?
Breton
A dossibl a ve deomp laret dan Doue a Israel, da Doue an oll vertuzio, da Doue ar gouir blijadurezo, pequen dous eo an hent a gondu d'an Enf, pequen agreabl eo observin e hourehemeno? Quàm bonus Israël his qui recto sunt corde. Nan deus nemet ar fidelite da accomplissan laren Doue a alle lacat e on halon coupabl ar joa ac ar gonsolation; netra a muioch dous evit meditan e fajarancho, a goelan ene bresanç on infideliteo tremenet: Quàm bonus Israël Deus. Na vezo quen a blijadur evidoc'h? Mas belore a allet cavout er bechet? Pelartat malheurur deus an drouc-spered, a lar dach Sant Jan Chrysostome: epad ar beded heur voar nuguent deus a bere eo composet ar mis ac an deiz, a bean ocheusse momet repos ebet? Contet din emean, o boanio, a tristi-diguez, o afflictiono, o queu, otisurped, o remorso a gonsçianç, a me anem obligo ive da gontan pequen lies a hrounen sablan a so voar vord ar mor. Tristan position, bean bepret en aon, bean bepret o crenan evit on ine! Dont da vervel er stad se: Selech a afenf: da devi ar flamma eternel. Impii autem quasi mare fervens.
Français
Serait-il possible pour nous de dire au Dieu d'Israël, au Dieu de toutes les vertus, au Dieu des vrais plaisirs, combien doux est le chemin qui conduit au Ciel, combien agréable est d'observer ses commandements ? Quàm bonus Israël his qui recto sunt corde. Il n'y a que la fidélité à accomplir la loi de Dieu qui puisse mettre dans un cœur coupable la joie et la consolation ; rien de plus doux que de méditer ses paroles, et de pleurer en sa présence sur nos infidélités passées : Quàm bonus Israël Deus. N'y aura-t-il plus de plaisir pour vous ? Mais quels plaisirs pouvez-vous trouver dans le péché ? Éloignez-vous, malheureux, de l'esprit malin, vous dit Saint Jean Chrysostome : pendant les vingt-quatre heures dont sont composés le mois et le jour, avez-vous eu un moment de repos ? Comptez-moi, dit-il, vos peines, vos tristesses, vos afflictions, vos regrets, vos désordres, vos remords de conscience, et je m'oblige aussi à compter combien il y a de grains de sable sur le bord de la mer. Triste position, être toujours dans la peur, être toujours en tremblant pour son âme ! En venir à mourir dans cet état-là : Où irez-vous ? Brûler dans la flamme éternelle. Impii autem quasi mare fervens.
Breton
Na vezo quen a blijadur eidoch? Er hontrel nac a boan nac a dristidiguez o espernet dach o unan o servichi Doue fidelamant. Nan, Jésus-Christ, bel diouvremf ar sonj da lemel diguenach o blijadurezo; er hontrel na glesquomf nemet o bonheur ac interest o ine. Muioch a gous-ti dach enem goll evit na gousti enem sauetein. Tud volupteus, uset ocheus o corf, collet e iechet ac o reputation, a hoas na noc'h quet contant; o vassiono a gri dach bepret, affar, affar, hoas eur blijadur benac, hoas eur satisfaction criminel. Eud atav; ma bije roet d'on silvidiguez, ar boan, ar foeto, ar labour ocheut consacret d'o atari d'it, o bije younetan Ent, laqueat o bije o roue contant, ac o fassion evit armada na mocheut couscoude hoas contant.
Français
N'y aura-t-il plus de plaisir pour vous ? Au contraire, combien de peine et de tristesse vous vous épargnerez en servant Dieu fidèlement. Non, chrétiens, éloignons de nous l'idée de nous enlever les plaisirs ; au contraire ne cherchons que votre bonheur et l'intérêt de votre âme. Il vous en coûte plus pour vous perdre qu'il ne vous en coûterait pour vous sauver. Gens voluptueux, vous avez usé votre corps, perdu votre santé et votre réputation, et encore vous n'êtes pas contents ; vos passions vous crient toujours, encore, encore, encore un plaisir quelconque, encore une satisfaction criminelle. Toujours ainsi ; si cela avait été donné pour notre salut, la peine, les fouets, le travail que vous avez consacrés à votre perte, vous auriez gagné le Ciel, vous auriez rendu votre roi content, et vos passions pour autant ne vous ont pas encore rendus contents.
Breton
Goulenomp ar graç digant Doue, na deus quet da bermete deuzomp da heuil a da imitan an darni muian deus an dud iaouang deus on amzer pere a seblant anconaet beros na naint hoas an douar nemet evit neubet a amzer, a penos un eternite es bean a zo hortos anezo goude o maro, Couscoude na reront nemet evit ar bed man, ac e collont ar voel dimout ar bara de arruout gante: na anavaont quet o dallediguez ac o egaramancho, na anavont quet nemet a vanite ar bed, a penos n'an deus na contantam na peuch nemet o servichi ac o caret Doue, aut n'em eistagan oh halon dious an traou crouet. Mann i, Jésus-Christ, bera a zo instruit er-fad voar ar gouirionio-ze, beomp furoch enters; na hortoem f quet da gant hans n'on deus quen nemet un momet da veva: quideum mihi est in cælo etc. Doue a misericord, recavet o bugale, goelan reont d'o buez dremenet, observin raint goudeze o lasu, profitan raint deus o craco, evit enem brepari d'un eternite eurus, er behini e laurhet bresanç Doue epad blave. Amen.
Français
Demandons la grâce à Dieu, qu'il ne nous permette pas de suivre et d'imiter la plupart des jeunes gens de notre temps qui semblent oublier qu'ils ne sont sur la terre que pour peu de temps, et qu'une éternité bien réelle les attend après leur mort. Cependant ils ne vivent que pour ce monde-ci, et ils perdent la lumière qui doit les conduire : ils ne connaissent pas leur aveuglement et leurs égarements, ils ne connaissent que la vanité du monde, et qu'il n'y a de contentement et de paix qu'en servant et en aimant Dieu, et en n'attachant pas son cœur aux choses créées. Mais nous, chrétiens, qui sommes instruits sur ces vérités-là, soyons plus sages ; ne nous attardons pas car nous n'avons plus qu'un moment à vivre : quidem mihi est in cælo etc. Dieu de miséricorde, recevez vos enfants, ils pleurent sur leur vie passée, ils observeront après vos lois, ils profiteront de vos grâces, pour se préparer à une éternité heureuse, dans laquelle ils seront en présence de Dieu pendant des années sans fin. Amen