Breton
Sinite pueros venire ad me. Laset ar vugale da dostaat din.
Français
Sinite pueros venire ad me. Laissez les enfants s'approcher de moi.
Breton
Chetu aman, ma bugale, an dervez a desirech aboe pell amzer ; chetu aman an deiz an Deus groet d'eun evit sanctifia o ineou a bresanc, chetu aman an deiz an Deus consacret evit o bonheur spirituel a corporel ; chetu sur tout an deiz awitun un hini Jésus-Christ o quelv deus a fons e dabernacle santel : Sinite pueros venire ad me : Laset emean ar vugale da dostaat ouzin. O quersi a ravit quement possession Deus o ineou ! Caeran privileg, ma bugale ; roue an env an douar a deurt hirie o quersel ; o invita da dostaat dezan, da azein ouz e dall santel, a d'en receut en o calono pare oc'hun bezel deja ar malheur da souilla du ar péchet. Entoussian deiz evidoc'h ; entoussian dur evidomp oll, christenien, enem rejouisset eta, ma bugale, livret o calono d'ar joa a d'ar consolation ; haec Dies quam fecit Dominus, exultemus et lætemur in eo ; tadou a mamou, a hui oll tud fidel, partaycomp ar gontantament a offr deomp un deiz quen freiz ; haec Dies quam fecit Dominus exultemus et lætemur in ea : Oll sent ac alez hui per-an Deus quitaet hirie an tron d'imas o cloar evit environni an auter-man, ac evit environni Jésus-Christ, ornasta Divin hini a ra hirie d'an em rei d'ar vugale man, deuit eta d'on sicour da prepari o halono da un action quen admirabl. A hui, guerc'het sirer, en no'h alacaan ma esperanç ; hui eo protectoures an ineou pura chait dindan o protection a lacaan hirie ar vugaler-man, graet done en o halon ar vertuis a deus ezom evit receut o Doue, a trachi ar bed a e blijadurio.
Français
Voici ici, mes enfants, le jour que vous désiriez depuis longtemps ; voici ici le jour que Dieu a fait pour vous pour sanctifier vos âmes par sa présence, voici ici le jour qu'il a consacré pour votre bonheur spirituel et corporel ; voici surtout le jour où Jésus-Christ vous appelle du fond de son tabernacle saint : Sinite pueros venire ad me : Laissez, dit-il, les enfants s'approcher de moi. Oh, quel ravissement de prendre possession de vos âmes ! Quel beau privilège, mes enfants ; le roi du ciel et de la terre descend aujourd'hui vers vous ; il vous invite à s'approcher de lui, à s'asseoir à sa sainte table, et à le recevoir dans vos cœurs car ils n'ont pas encore eu le malheur d'être souillés par le péché. Jour d'enthousiasme pour vous ; jour d'enthousiasme pour nous tous, chrétiens, réjouissez-vous donc, mes enfants, livrez vos cœurs à la joie et à la consolation ; haec Dies quam fecit Dominus, exultemus et lætemur in eo ; pères et mères, et vous tous fidèles, partageons le contentement que nous offre un jour si frais ; haec Dies quam fecit Dominus exultemus et lætemur in ea : Tous les saints et les anges qui ont quitté aujourd'hui le trône de leur gloire pour environner cet autel, et pour environner Jésus-Christ, l'ornement divin qui vient aujourd'hui se donner à ces enfants, venez donc nous aider à préparer leurs cœurs pour une action si admirable. Et vous, Vierge Marie, en vous je place mon espérance ; vous êtes la protectrice des âmes pures, c'est sous votre protection que je place aujourd'hui ces enfants, mettez dans leur cœur les vertus dont ils ont besoin pour recevoir leur Dieu, et mépriser le monde et ses plaisirs.
Breton
Hon salvher n'a dije neblec'h mui a gurentez evidomp evit er sacramant adorabl deus an auter en pehini en em ro deomp dre ar gommunion santel : nam emantilla a ra evit bean an nourriture d'on ineou ; n'en deus moyen bet muio'ch capabl d'allumni en hon halono an tan deus a gurentez Divin evit na re an usay deus ar gommunion, pehini ea an action ar muia caer a alle an den da ober. En effet, pequen bras henol evit al krouadur dont da receut e grouer evit an den couillit gant ar péchet, da rent sourcen an oll braço, un Doue santel, un Doue leun a hloar a a vajeste, un Doue just, mad, misericordius, un Doue dirac pehini an alez mamme a cren gant respect.
Français
Notre Sauveur n'a jamais montré plus d'amour pour nous que dans le sacrement adorable de l'autel dans lequel il se donne à nous par la sainte communion : nam emantilla pour être la nourriture de nos âmes ; il n'y a aucun moyen plus capable d'allumer dans nos cœurs le feu de l'amour divin que de faire l'usage de la communion, laquelle est l'action la plus belle que l'homme puisse faire. En effet, quel grand honneur pour la créature de venir recevoir son créateur pour l'homme souillé par le péché, d'être la source de toutes les grâces, un Dieu saint, un Dieu plein de gloire et de majesté, un Dieu juste, bon, miséricordieux, un Dieu devant qui les anges mêmes tremblent avec respect.
Breton
Couscoude, ma bugale ; chetu aze, an ine o mirit hirie d'in uer da dont da debri e quic a de eva e voat evel aud gaz deue luvuit d'en santel : qui manducat meam carnem et bibit meum sanguinem habet vitam æternam. Sonjet eta an importanç deus an action e het d'ober hirie. An end ac an douar a ia da deposin en o faivul mar a graed gant an dispositiono neceser, ac a deuo un deiz d'o condamni ma pe ar malheur d'e ober er stad fall. Na dostaat eta nemet gant ifort a frayeur d'an auter santel, car an Doue a zo enno hach a zo terribl en e jugamanchou : quàm terribilia judicia tua ! P'ar'en uadel deus ar visioner-le, petor priz a dle cat dirac o tavoulagad ar gommunion a it d'ober ; hirie o salver, evit guesal dan d'u santel, a sa d'en em rei dac'h, a do nourrisan d'e e substanç. Bugale privilegut : hirie o calono a ia d-i-lean demeuran eun Doue puri a nem ro d'ac'h evel eud morg deus o silvidiguez ; hirie e lte ober e antré solannel en ineou, goar peren an deus hoant da vevan masted epad o fusz.
Français
Cependant, mes enfants ; voici là, l'âme mérite aujourd'hui l'heure de venir manger sa chair et de boire son sang comme il nous l'a dit saintement : qui manducat meam carnem et bibit meum sanguinem habet vitam æternam. Songez donc à l'importance de l'action que vous allez faire aujourd'hui. Le ciel et la terre vont se déposer dans votre faible cœur si vous le faites avec les dispositions nécessaires, et ils viendront un jour vous condamner si vous avez le malheur de le faire dans un mauvais état. Ne vous approchez donc qu'avec effort et frayeur de l'autel saint, car le Dieu qui est là est terrible dans ses jugements : quàm terribilia judicia tua ! Par l'exemple des missionnaires, quel prix devez-vous avoir devant vos yeux la communion que vous allez faire ; aujourd'hui votre sauveur, pour venir à votre sainteté, va se donner à vous, et vous nourrir de sa substance. Enfants privilégiés : aujourd'hui vos cœurs vont se remplir en demeurant un Dieu pur et se donnant à vous comme un gage de votre salut ; aujourd'hui il doit faire son entrée solennelle dans les âmes, car il a désir de vivre maître pendant votre vie.
Breton
O Sacramant agarantez ! Piou a alle jamas compren un tresoreau infinit Deus a tradeler Doue en o lentel. Pequen tant e zo an del a brefari d'eun d'e vugale, pequen delicius eo ar hal a silvidiguez pehini a zo dar re en guad : en eunan en em ro dezo, en eunan eo o nourritur, eo o bonheur, o joa a satisfaction.
Français
Ô Sacrement d'amour ! Qui pourra jamais comprendre les trésors infinis de la tendresse de Dieu en ce lieu. Quel délice c'est pour lui de se préparer pour ses enfants, quel délicieux est le salut qui est pour ceux qui viennent : lui-même se donne à eux, lui-même est leur nourriture, est leur bonheur, leur joie et satisfaction.
Breton
Maes petor conditiono zo neceser evit receut ar grao caer-se barz er gommunion ; en laret oc'huet alies evit ar zun dremenet ac e catechism eunan en deiz dac'h. Eur fe gred, eur gonsianç bur, eur garantez ardant. Ar fe ze pehini a hontender diguenne'h arein auz an dol santel, eo an ine de pehini ar credet firmamant penat dindan ar spee a vara eo cachit corf, goad ine a Divinité Jésus-Christ. Pehini an deus quemeret und horf evel pehini ahanomp, ac a zo maruel evit ar grao evit on prenan deus an daonuation eternel ; ar fe graed de pehini a dirg deomp ar recompanso ale uset dac'h mar beuch fidel da aucomplissanç teirio o goustennir mar evitit ar péchet, a mar observet gour'hemenno Doue a re an Ilis ; ar fe ze pehini a dirg deomp ar bunitiono ac ar lupplicou terribl tre a zo reservet d'arre a no ar malheur da dont da abandonni Doue gand ar gommunion man-kal d'ober, a mar deut, nonobstant d'o promessio cael, da dungan e lesen a d'ober evel tals a vugale-all pere un deus bet goael ar memes graç adleet cavaut hirie ; mas pere o deus laret d'ar bed penas e int tout evit e servij, a na glesquont nemet e blijadurio. Ober a reont hirie desolation en Ilis ac ar relijion da pehini a seblantont bean laret un adieu eternel. Bean int evit eur sujet a scandal de o actiono fal ac o exemple terminil : ravgin reont Ilis Jésus-Christ pehini e Deus o maguit ; Singularis ferus depasturest eam. A ma bugale mar nan deo quet crenvoch o fe evit hini ar vugale-se-z-a'na dostaet quet d'an auterio ; pellait, pellait divous an dol santel ; recedite, recedite : sancta sanctis ; an n'en tan na reont roet nemet d'an ineou fustant ; d'ar fe gunt ze pehini a zo amnit gant an autrou mad Justo noperibus mortuis. Mar na no'h quet trest da swill o coad quent evit abandonni o relijion a crent voar ar stad trist deus o ine.
Français
Mais quelles conditions sont nécessaires pour recevoir cette belle grâce dans la communion ; on vous l'a dit souvent durant la semaine passée et dans le catéchisme même chaque jour. Une foi ferme, une conscience pure, un amour ardent. Cette foi-là laquelle vous demande d'être devant la sainte table, est l'âme par laquelle on croit fermement que sous les espèces du pain est caché le corps, le sang, l'âme et la divinité de Jésus-Christ. Lequel a pris un corps comme le nôtre, et est mort pour la grâce pour nous racheter de la damnation éternelle ; la foi par laquelle il nous montre les récompenses promises si vous êtes fidèles à accomplir vos promesses si vous évitez le péché, et si vous observez les commandements de Dieu et de l'Église ; cette foi laquelle nous montre les punitions et les supplices terribles qui sont réservés à ceux qui ont le malheur de venir abandonner Dieu avec cette communion-là à faire, et si vous venez, nonobstant vos belles promesses, à transgresser sa loi et à faire comme tant d'autres enfants qui ont eu autrefois la même grâce que vous devez avoir aujourd'hui ; mais qui ont dit au monde qu'ils sont tout entiers pour son service, et ne cherchent que ses plaisirs. Ils font aujourd'hui la désolation dans l'Église et la religion à laquelle ils semblent avoir dit un adieu éternel. Ils sont pour un sujet de scandale par leurs actions mauvaises et leurs exemples terribles : ils ravagent l'Église de Jésus-Christ qui les a nourris ; Singularis ferus depasturest eam. Et mes enfants si votre foi n'est pas plus forte que celle de ces enfants-là, ne vous approchez pas des autels ; éloignez-vous, éloignez-vous de la sainte table ; recedite, recedite : sancta sanctis ; car ils ne sont donnés qu'aux âmes justes ; à cette foi laquelle est animée par l'auteur bon Justo noperibus mortuis. Si vous n'êtes pas prêts à verser votre sang plutôt que d'abandonner votre religion, craignez pour l'état triste de votre âme.
Breton
Ma Doue, hui o unan a voat ac en man ar fe ze en calono ar vugale-ben oc'h us consult d'on bizilancl ; o mar na man quet, allumet-y inne quent ma tostaoint d'ar banquet oc'heus preparet dezo.
Français
Mon Dieu, vous seul voyez s'il y a cette foi dans les cœurs des enfants bien qu'elle soit confiée à notre vigilance ; et si elle n'y est pas, allumez-la en eux avant qu'ils ne s'approchent du banquet que vous avez préparé pour eux.
Breton
Eur gonsianç bur, an end na entu netra la souillet nihil Coinquinatum, or goude ar gommunion n'eugent en no'h rouantelers an end ; regnum Dei intra vos est : ret eo eta dac'h cavout und gonsianç bur a net a béchet. Goalet eta ac en oc'h ent ar bun se a gonsianç pehini a zo neceser. Examinet a-ven oc'h un Dischriet tout o bue-hayo gant o nomba ac o circonstanço, ac en oc'h eus examinet o consianç gant ar soign a leafac'h d'ober un action a importance, ac en oc'h eus evit ar péchet un aversion sincer ; ac en eo o calono rannet gant ar glac'har da veran offancet ar goallandeur an oll dadou ; ac en oc'h es resolution firm da bellait divus ar béchet, a d'ober an oll sacrifice quent evit dont da offancé Doue chetu enno an dispositiono en pere a tle bazan oc'h ine, mar gous curavoalc'h evit sertigant da demeuran d'o Toue. Mar graet dezan antren en eur galon souillet, esqumet anezan dindan bruissanc an droue speret, a itent da debri a da eva o condamnation, qui manducat et bibit indigne judicium sibi manducat et bibit. Mas esperi reomp, bugale, n'arruo quet quena'h eur malheur quen bras ; ar soign an deus quemeret o pastor evidoc'h aboe m'a assistet ir katechis, ac an attention oc'heus lacaet evit ar zun dremenet d'en nem brespari da gommunion, a ra deomp concev evidoc'h esperanç muioc'h consolant.
Français
Dans votre Royaume, le ciel ne laisse rien être souillé nihil Coinquinatum, or après la communion vous avez en vous le royaume des cieux ; regnum Dei intra vos est : il est donc nécessaire pour vous d'avoir une conscience pure et nette de péché. Regardez donc s'il y a en vous cette pureté de conscience laquelle est nécessaire. Examinez bien et discutez toute votre vie passée avec son nombre et ses circonstances, si vous avez examiné votre conscience avec le soin nécessaire pour faire une action d'importance, si vous avez pour le péché une aversion sincère ; si vos cœurs sont déchirés par la douleur d'avoir offensé le plus grand de tous les pères ; si vous avez la ferme résolution de vous éloigner du péché, et de faire tous les sacrifices plutôt que de venir offenser Dieu, voilà les dispositions dans lesquelles doit être votre âme, si vous voulez être sûrs d'y demeurer avec votre Dieu. Si vous le faites entrer dans un cœur souillé, vous le mettrez sous la puissance du mauvais esprit, et vous viendrez manger et boire votre condamnation, qui manducat et bibit indigne judicium sibi manducat et bibit. Mais nous espérons, enfants, qu'il n'arrivera pas chez vous un malheur si grand ; le soin qu'a pris votre pasteur pour vous depuis que vous assistez au catéchisme, et l'attention que vous avez mise pendant la semaine passée pour vous préparer à la communion, nous fait concevoir pour vous une espérance plus consolante.
Breton
Imgeal a reomp penos e oc'h nem reconcilet gant Doue dre sacramant ar binigen ; mas a hui a zo it en em reconcilet gant o nesso ; o hui oc'heus surtout goulennet pardon digunt o tado ac o mamo evit o desobeisanç : tado a mamo ; Jésus-Christ a houlon diguene'h ac en a ellet rentin dezan an temoignaj mad ze deus o bugale ? A ma bugale, ar el an Doue o tud a laca hanon leun a esperanç penos a l'ar deuoant dac'h ; ac o queni ac o clac'har da veun offancet Doue a ra iva d'in songual sincer e hoc'h pardonet gantan, a penos comzo an absolven a neus prononcet ar beleg varnoc'h a zo ratifiet en env.
Français
Nous croyons que vous vous êtes réconciliés avec Dieu par le sacrement de pénitence ; mais vous êtes-vous réconciliés avec votre prochain ; avez-vous surtout demandé pardon à vos pères et à vos mères pour votre désobéissance : pères et mères ; Jésus-Christ demande de vous si vous pouvez lui rendre ce bon témoignage de vos enfants ? Et mes enfants, l'amour de Dieu pour vos parents me laisse plein d'espérance qu'il vous a pardonné ; et votre douleur d'avoir offensé Dieu me fait aussi penser sincèrement que vous êtes pardonnés par lui, et que les paroles de l'absolution qu'a prononcées le prêtre sur vous sont ratifiées dans le ciel.
Breton
Quement se a braço a swill Doue varnoc'h a dle excita o reconnaissanç ac allumni en o calono an tan de mui agarantez ac o angagin da n'em rei dezan peren roet dac'h ; ti armare Pequat iedamar non diyent. N'an dequut a reste'h dezan bean o crouer, o sanctuifiet dre ar vadeiant, o adoptet eid e vugale, bean swillet e road evit prena deus a eslavay an droue speret, enem rei a ra hirie er sacramant adorabl. Clasquet bars er bed eur beuac an dese o caret muiget bete ruin e vuiz evidoc'h, ah ma vije deut an dettoran deut an dud da quarel evel-se, pequen bras na vije quet o caruntez evitan ? Ac a alfach refus da garet Doue pehini a ra o recompans, a urvastad ac o bonheur. Ah malheur dac'h mar refusit da garet un Doue quen mad ; meritan rafac'h a anathem a prononcIl Teulenes d'an den ingrat d : si quis non amat Dominum nostrum Jesus-Christum sit anathema.
Français
Tant de grâces que Dieu répand sur vous doivent exciter votre reconnaissance et allumer dans vos cœurs le feu de plus d'amour et vous engager à vous donner à lui car il se donne à vous ; ti armare Pequat iedamar non diyent. Il ne lui a pas suffi d'être votre créateur, de vous avoir sanctifiés par le baptême, de vous avoir adoptés pour ses enfants, d'avoir versé son sang pour vous racheter de l'esclavage du mauvais esprit, il se donne lui-même aujourd'hui dans le sacrement adorable. Cherchez dans le monde quelqu'un qui vous aurait aimés jusqu'à donner sa vie pour vous, ah si cela était arrivé, quel grand ne serait pas votre amour pour lui ? Et pourriez-vous refuser d'aimer Dieu qui est votre récompense, votre contentement et votre bonheur. Ah malheur à vous si vous refusez d'aimer un Dieu si bon ; vous mériteriez l'anathème que prononce l'Apôtre contre l'homme ingrat : si quis non amat Dominum nostrum Jesus-Christum sit anathema.
Breton
O ma bugale, quaret eta Jésus-Christ sant deus o caret ar honta zantet dean carantez evel carantez ; diliges Dominum deum tuum ex toto corde tuo. Alez an end deut da desqui penos e theomp caret o mæstr divin, deuit da ambrasi calono ar vugale man, a da digas en on zoues eur vertu pehini a zo quen neubut anavet voar ar bed ingrat malheureus-man. Gualet eta bugale, ac en eo crant avoalch ofe, sur avoalch o ionsianç, ardant avoalch o caruntez evit recura debri bara an alez ; evit azein ouz an doll santel. Amar na bossedet quet ar halitiou-ze, a diouallet da dostaat debri a coza rafac'h o condamnation, imitan rafac'h an traitour Judas, trahissan rafac'h o fuey ac o salver ; ac ar rest deut o teio na refe nemet eur suiz a diturs ac a bechet.
Français
Ô mes enfants, aimez donc Jésus-Christ du fond de votre cœur sentez pour lui un amour comme l'amour ; diliges Dominum deum tuum ex toto corde tuo. Anges du ciel venez enseigner comment nous devons aimer notre maître divin, venez embraser les cœurs de ces enfants, et apporter parmi nous une vertu laquelle est si peu connue sur ce monde ingrat et malheureux. Prenez garde donc enfants, si votre foi est assez ferme, votre conscience assez sûre, votre amour assez ardent pour oser manger le pain des anges ; pour vous asseoir à la sainte table. Si vous ne possédez pas ces qualités-là, gardez-vous de vous approcher, vous mangeriez et boiriez votre condamnation, vous imiteriez le traître Judas, vous trahiriez votre foi et votre sauveur ; et le reste de vos jours ne serait qu'une suite de malheurs et de péchés.
Breton
Maes o dentel margol'h penetret deus ar santimancho ze, tostaat gant respet ma site gant confianç ; laset o calon den em zun de santimancho a joa ac a satisfaction. aneuait ar grouadurien a na peet quen song quen affection nemet evit o trou. Antreet in spert en tabernacle santel, ac enno en em humelet dirac o salver. Goulennet digantan pardon deus o puer dremenet, a prometet dezan bezan fidel d'e lezen ar rest deus o deio ; saet eun a admiration evit ar miracl a he da operi eno pehini ahanoc'h.
Français
Mais vous qui êtes pénétrés de ces sentiments, approchez avec respect mais aussi avec confiance ; laissez votre cœur se fondre de sentiments de joie et de satisfaction. Oubliez les créatures et n'ayez d'autre pensée ni d'autre affection que pour votre Dieu. Entrez en esprit dans le tabernacle saint, et là humiliez-vous devant votre sauveur. Demandez-lui pardon pour votre vie passée, et promettez-lui d'être fidèles à sa loi le reste de vos jours ; soyez pleins d'admiration pour le miracle qui va s'opérer en chacun de vous.
Breton
A hui tud fidel, sicouret o ve dre o pedenno mad da duar hui surtout tado a mamo, voet gant o pugale o calono bouet gant o deio ; sayet o taouarn teurse ac an end evit eneo o pugale Effunde sicut aquam cor tuum in conspectu Domini : leva ad eum manus tuas pro anima parvulorum tuorum. Sedit ar verches, protectoures an ineou cunç da interedi evit a da inspira dezo e harentez evit emess. Nan, varo untad ac eur vam na ellont nemet bean agreabl da Doue.
Français
Et vous fidèles, aidez-les par vos bonnes prières, vous surtout pères et mères, voyez avec vos enfants vos cœurs émus pour eux ; élevez vos mains vers le ciel pour les âmes de vos enfants : Effunde sicut aquam cor tuum in conspectu Domini : leva ad eum manus tuas pro anima parvulorum tuorum. Priez la Vierge, protectrice des âmes douces, d'intercéder pour eux et de leur inspirer son amour pour son fils. Non, la prière d'un père et d'une mère ne peut qu'être agréable à Dieu.
Breton
A ma bugale, na houllan quet differin pello'ch ar bonheur o cortoz hirie, na houlun quet retardin an are ur Deus o desirio a de meust a carantez. Hed voar ar momet de uavo Doue : Ecce Deus venit : tostaat eta d'in auter santel gant ar roben eptach oc'h u-quin guallet er sacramant abiniguer.
Français
Et mes enfants, je ne veux pas différer plus longtemps le bonheur que vous attendez aujourd'hui, je ne veux pas retarder l'accomplissement de vos désirs et de mon amour. Voici le moment où Dieu vient : Ecce Deus venit : approchez donc de l'autel saint avec la robe sans tache que vous avez gardée par le sacrement de pénitence.
Breton
Ene... Digouit eta dorezo redoutabl ar sanctuair ; enem digarret tabernaclo santel, chetu aman bugale Doue, biniguet gantan, a bere a belo hirie da dont d'an caout. Iste sunt nemini benedixit Dominus. Alez an end disquennit a deuit da ambrasi calono ar bugale man dre o presanc.
Français
Âme... Entrez donc dans les portes redoutables du sanctuaire ; ouvrez-vous tabernacles saints, voici ici les enfants de Dieu, bénis par lui, et qui peuvent aujourd'hui venir le trouver. Iste sunt nemini benedixit Dominus. Anges du ciel descendez et venez embraser les cœurs de ces enfants par votre présence.
Breton — [Passage en français dans le manuscrit original]
Sinite parvulos venire ad me… Laissez les enfants venir à moi. Saint Marc 10.
Voici, mes chers lecteurs, le jour après lequel vous soupiriez depuis long temps : le jour où votre Dieu doit sanctifier vos âmes par sa présence : Voici un jour consacré à votre bonheur, un jour où Jésus-Christ vous appelle de ses tabernacles sacrés Sinite parvulos. Durant le cours de sa vie mortelle, il se plaisait à réunir les enfants autour de lui. Il leur imposait les mains, il les bénissait, il les embrassait affectueusement. Un jour ses Disciples, lassés du concours et de l'empressement de ces enfants auprès de leur bon maître, voulurent les en éloigner. Non, non, leur dit notre Divin Sauveur, laissez venir à moi ces enfants Sinite parvulos venire ad me : c'est à eux que leur ressemblent qu'appartient le royaume des cieux Talium est enim regnum caelorum.
Français
Sinite parvulos venire ad me… Laissez les enfants venir à moi. Saint Marc 10.
Voici, mes chers lecteurs, le jour après lequel vous soupiriez depuis long temps : le jour où votre Dieu doit sanctifier vos âmes par sa présence : Voici un jour consacré à votre bonheur, un jour où Jésus-Christ vous appelle de ses tabernacles sacrés Sinite parvulos. Durant le cours de sa vie mortelle, il se plaisait à réunir les enfants autour de lui. Il leur imposait les mains, il les bénissait, il les embrassait affectueusement. Un jour ses Disciples, lassés du concours et de l'empressement de ces enfants auprès de leur bon maître, voulurent les en éloigner. Non, non, leur dit notre Divin Sauveur, laissez venir à moi ces enfants Sinite parvulos venire ad me : c'est à eux que leur ressemblent qu'appartient le royaume des cieux Talium est enim regnum caelorum.
Breton — [Passage en français dans le manuscrit original]
Aujourd'hui comme, Jésus aimait les enfants lorsqu'il était sur la terre, mais son amour pour eux n'est point diminué ; depuis qu'il est monté dans le sein de sa gloire. Il les bénit encore dès le sein de leur mère ; il les bénit après leur naissance, et leur impose les mains par le ministère des pasteurs qu'il a établis les dépositaires de sa puissance et de sa tendresse. Il s'empresse de les retirer de l'esclavage de Satan où ils sont nés pour les faire entrer dans le sein de son église et pour les adopter pour ses enfants. Ce n'est point assez : Du fond de ses tabernacles sacrés, il dit à ses ministres comme autrefois à ses Apôtres : laissez venir à moi ces enfants : ouvrez-leur les portes du sanctuaire, rangez-les autour de ma table ; je veux célébrer avec eux la Pâque, et pour leur prouver combien je les aime, je veux me donner moi-même à eux. Le désir qu'ils ont de s'unir à moi, leur simplicité leur candeur, leur innocence leur donne un accès libre auprès de moi : ils forment la portion la plus chérie de mon troupeau, ils sont le principal objet de mon affection. Sinite
Français
Aujourd'hui comme, Jésus aimait les enfants lorsqu'il était sur la terre, mais son amour pour eux n'est point diminué ; depuis qu'il est monté dans le sein de sa gloire. Il les bénit encore dès le sein de leur mère ; il les bénit après leur naissance, et leur impose les mains par le ministère des pasteurs qu'il a établis les dépositaires de sa puissance et de sa tendresse. Il s'empresse de les retirer de l'esclavage de Satan où ils sont nés pour les faire entrer dans le sein de son église et pour les adopter pour ses enfants. Ce n'est point assez : Du fond de ses tabernacles sacrés, il dit à ses ministres comme autrefois à ses Apôtres : laissez venir à moi ces enfants : ouvrez-leur les portes du sanctuaire, rangez-les autour de ma table ; je veux célébrer avec eux la Pâque, et pour leur prouver combien je les aime, je veux me donner moi-même à eux. Le désir qu'ils ont de s'unir à moi, leur simplicité leur candeur, leur innocence leur donne un accès libre auprès de moi : ils forment la portion la plus chérie de mon troupeau, ils sont le principal objet de mon affection. Sinite
Breton — [Passage en français dans le manuscrit original]
Telle est, mes chers lecteurs, la touchante invitation de votre Divin Sauveur : tel est l'ordre que nous avons reçu : Associés au ministère et à la tendresse de Jésus-Christ, nous n'avons rien négligé pour vous rendre dignes de la grande faveur qu'il veut vous faire dans ce beau jour : le moment approche, ouvrez vos cœurs à la joie en espérant les heureux effets de votre communion vous avez le bonheur de la faire saintement.
Français
Telle est, mes chers lecteurs, la touchante invitation de votre Divin Sauveur : tel est l'ordre que nous avons reçu : Associés au ministère et à la tendresse de Jésus-Christ, nous n'avons rien négligé pour vous rendre dignes de la grande faveur qu'il veut vous faire dans ce beau jour : le moment approche, ouvrez vos cœurs à la joie en espérant les heureux effets de votre communion vous avez le bonheur de la faire saintement.
Breton — [Passage en français dans le manuscrit original]
Jésus-Christ va aujourd'hui se donner tout entier à vous et va unir son corps avec le vôtre, et vous rendre en quelque façon des Dieux. ego dixi dii estis : Aurions nous jamais pensé être capables d'une union si Divine ? Il ne fallait pas moins que l'autorité d'un Dieu pour nous déterminer à le croire. Aussi Jésus-Christ nous l'assure par ces paroles : celui qui mange mon corps et boit mon sang, demeure en moi et moi en lui : qui manducat meam carnem et bibit meum sanguinem, in me manet et ego in eo. C'est ce qui faisait dire à l'apôtre Paul : Ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus-Christ qui vit en moi. vivo ego — Jésus-Christ par sa présence éclairera vos esprits ; embrasera vos cœurs de ce feu sacré qu'il est venu apporter sur la terre, il vous montrera vos devoirs, vous les fera aimer, et vous donnera la force de les remplir : de là cette sainteté soutenue que l'on admire dans ceux qui communient avec de bonnes dispositions : de là cette foi, le courage pour servir et aimer Dieu pendant le cours de la vie.
Français
Jésus-Christ va aujourd'hui se donner tout entier à vous et va unir son corps avec le vôtre, et vous rendre en quelque façon des Dieux. ego dixi dii estis : Aurions nous jamais pensé être capables d'une union si Divine ? Il ne fallait pas moins que l'autorité d'un Dieu pour nous déterminer à le croire. Aussi Jésus-Christ nous l'assure par ces paroles : celui qui mange mon corps et boit mon sang, demeure en moi et moi en lui : qui manducat meam carnem et bibit meum sanguinem, in me manet et ego in eo. C'est ce qui faisait dire à l'apôtre Paul : Ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus-Christ qui vit en moi. vivo ego — Jésus-Christ par sa présence éclairera vos esprits ; embrasera vos cœurs de ce feu sacré qu'il est venu apporter sur la terre, il vous montrera vos devoirs, vous les fera aimer, et vous donnera la force de les remplir : de là cette sainteté soutenue que l'on admire dans ceux qui communient avec de bonnes dispositions : de là cette foi, le courage pour servir et aimer Dieu pendant le cours de la vie.
Breton — [Passage en français dans le manuscrit original]
Cette Communion que vous allez faire, sera pour vous le gage de la vie éternelle et de votre résurrection glorieuse. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle je le ressusciterai au dernier jour. Qui manducat meam carnem et bibit meum sanguinem habet vitam æternam. La sainte Eucharistie ne borne donc pas ses effets au temps présent et à nourrir nos âmes de cette manne céleste ; elle s'étend jusqu'à l'autre vie, et opèrera même sur nos corps. Elle sera comme un germe vivifiant qui les fera renaître de la poussière du tombeau, et les revêtira de toutes les qualités glorieuses.
Français
Cette Communion que vous allez faire, sera pour vous le gage de la vie éternelle et de votre résurrection glorieuse. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle je le ressusciterai au dernier jour. Qui manducat meam carnem et bibit meum sanguinem habet vitam æternam. La sainte Eucharistie ne borne donc pas ses effets au temps présent et à nourrir nos âmes de cette manne céleste ; elle s'étend jusqu'à l'autre vie, et opèrera même sur nos corps. Elle sera comme un germe vivifiant qui les fera renaître de la poussière du tombeau, et les revêtira de toutes les qualités glorieuses.
Breton — [Passage en français dans le manuscrit original]
Donc, mes chers lecteurs. Si votre foi est assez vive, votre conscience assez pure, votre amour assez ardent pour aller vous asseoir à la sainte table. Si vous ne sentez pas en vous ces dispositions, gardez-vous de vous en approcher : recedite, recedite : vous auriez le malheur d'y manger et d'y boire votre condamnation : qui manducat et bibit indigne, judicium sibi manducat et bibit, et cela parce que vous n'auriez pas fait le discernement du corps du Seigneur : non dijudicans corpus Domini : parce que vous ne vous seriez point éprouvé vous-mêmes avant de participer au banquet du Seigneur. Probet autem seipsum homo, et sic de pane illo edat et de calice bibat. Mais si votre cœur est animé de ces dispositions : allez avec une sainte confiance recevoir votre Dieu et vous jeter entre ses bras. Entrez en esprit dans ses tabernacles ; demandez lui pardon de vos péchés et prenez la résolution de vous attacher indissolublement à sa loi sainte.
Français
Donc, mes chers lecteurs. Si votre foi est assez vive, votre conscience assez pure, votre amour assez ardent pour aller vous asseoir à la sainte table. Si vous ne sentez pas en vous ces dispositions, gardez-vous de vous en approcher : recedite, recedite : vous auriez le malheur d'y manger et d'y boire votre condamnation : qui manducat et bibit indigne, judicium sibi manducat et bibit, et cela parce que vous n'auriez pas fait le discernement du corps du Seigneur : non dijudicans corpus Domini : parce que vous ne vous seriez point éprouvé vous-mêmes avant de participer au banquet du Seigneur. Probet autem seipsum homo, et sic de pane illo edat et de calice bibat. Mais si votre cœur est animé de ces dispositions : allez avec une sainte confiance recevoir votre Dieu et vous jeter entre ses bras. Entrez en esprit dans ses tabernacles ; demandez lui pardon de vos péchés et prenez la résolution de vous attacher indissolublement à sa loi sainte.
Breton — [Passage en français dans le manuscrit original]
Et nous, mes frères qui allons être témoins du bonheur de ces enfants, levons les mains au ciel pour solliciter en leur faveur les grâces dont ils ont besoin. Mais je ne veux point différer davantage le moment de votre bonheur : allez vous asseoir à la table de votre Dieu ; allez recevoir le gage de votre éternité bienheureuse.
Français
Et nous, mes frères qui allons être témoins du bonheur de ces enfants, levons les mains au ciel pour solliciter en leur faveur les grâces dont ils ont besoin. Mais je ne veux point différer davantage le moment de votre bonheur : allez vous asseoir à la table de votre Dieu ; allez recevoir le gage de votre éternité bienheureuse.
Breton
Quid retribuam Domino pro omnibus quæ retribuit mihi. Petor action a braç a rentin da Doue evit ar faveuriu an deus groet din.
Français
Quid retribuam Domino pro omnibus quæ retribuit mihi. Que rendrai-je au Seigneur pour tout ce qu'il m'a rendu.
Breton
Chetu ar, ma bugale, ar santimancho a dle bean hirie bars en o calono. Pequen bras, pequen puissant, pequen misericordius eo an Doue a servijeomp : roue an Env ac an Douar an Deus dursaet hirie d'en em rein d'ac'h evit nourriture : a quement se dre garantez evidoc'h. Enem leset eta da zantimancho a reconnaissanç, a laret gant ar prophet : Pera a rentin d'ac'h evit ar brao lais oc'heus groet din hirie da azeu ous o tol. An oll grouadurien reunissit n'an dent quet capabl d'o trugarecaaten eur fæcor suffisant deus eur faveur quen caer ac an ini oc'heus groet deomp un deiz man : rae sera eo an evit meritant attention un Doue : quid est homo quia magnificat.
Français
Voici, mes enfants, les sentiments qui doivent être aujourd'hui dans vos cœurs. Quel grand, quel puissant, quel miséricordieux est le Dieu que nous servons : le roi du Ciel et de la Terre qui a daigné aujourd'hui se donner à vous pour nourriture : et tout cela par amour pour vous. Laissez-vous aller à des sentiments de reconnaissance, et dites avec le prophète : Que vous rendrai-je pour le bien que vous m'avez fait aujourd'hui de m'asseoir à votre table. Toutes les créatures réunies ne sont pas capables de vous remercier d'une façon suffisante d'une faveur si belle que celle que vous nous avez faite en ce jour : car vous seul êtes digne de l'attention d'un Dieu : quid est homo quia magnificat.
Breton
Considére in dismount an Deus d'ac'h hirie : ac a ellet apprecian hirie pequen dous eo caret Doue quàm suavis est Dominus : mas na nem gontantet quet d'en caret epad un neubeut amzer. Mae ar brassan deuen an oll valeurio a utse arruout quena'h, a ve da d'anzoquessan an alhan santel oc'heus groet hirie gunt Doue. Mar bech goelet gant a-parg quen dissipet eb arpen ilet, quen neglijeant da laret o fedenno, da assisten in offis, quen disrespect quen desobeissant en quers o tud, mar bech goelet o abandonni ur relijion quen santel ac an ini a brofessionez ; ront bugale dorf da grenan voar an dispositiono, oc'heus digasset hirie d'an dol santel.
Français
Considérez avec quel amour il est descendu vers vous aujourd'hui : et vous pouvez apprécier aujourd'hui combien il est doux d'aimer Dieu : quàm suavis est Dominus : mais ne vous contentez pas de l'aimer pendant un petit moment. Mais le plus grand de tous les malheurs qui puisse vous arriver, serait de rompre l'alliance sainte que vous avez faite aujourd'hui avec Dieu. Si on vous voit avec un comportement dissipé hors de l'église, négligents à dire vos prières, à assister à l'office, irrespectueux et désobéissants envers vos parents, si on vous voit abandonner une religion si sainte que celle dont vous faites profession ; vous seriez des enfants coupables à trembler sur les dispositions que vous avez apportées aujourd'hui à la sainte table.
Breton
Breman e possedet Jésus-Christ en o calono cadet eto espost d'ar e czomo, o miserio, ar dagerio de bean e oc'h espost, a goulennet ontan ar braç da bersetin da rest an o deou ean ac en e gurantez. Goelet a ret eta, an obligation ar pehini isic'h da restan en dany eune Doue mar oc'hum hoant da ober o bonheur a o consolation evit ar bed man ac ar bed all. Ar hontan adservour a querset d'o silvidiguez a vezo hiri oc'h unan. Rac an den a zo dougunt d'un droue adalec e jaouanquiz. Da quanta a comnian al de neglijeanç un anconant ar gour'hemen deus o relijion per-a zo disqued d'ac'h er hatechis. Pouder ma vo offancet en o calono an impulsiono quentan deus o relijion ; e arruo ar bed evit o chui d'o call. E burtissant emneent o silvidiguez, a raio oll efforo evit corrompin o calono hoas innocent. Emaint osuz a certas da sortiat deus un templ santel-man, evit ober d'ac'h chassial deus o calono o roue pehini oc'h eus reout hirie. Sant a raint d'ac'h ; deuit quement, deuit da bartayin on plijadurez. Mar rasantet d'zo gant an abostol, q dagerunt fion comp-ni, nemit d'e gurant Doue, en pehini on deue laciant on honfianç, a pehini eo ar sourcen d'on oll bue a deus on bonheur eternel. An droue speret ne neglijea ist-y netra evit ober neglijean ar mazenou per-a zo capabl da ober d'ac'h perseverin bars er resolution mad oc'h eus quemeret er un deiz ; evit ober d'ac'h neglijen o fedenno, o sacremantcho, o offis.
Français
Maintenant vous possédez Jésus-Christ dans vos cœurs, présentez-lui vos besoins, vos misères, les dangers auxquels vous êtes exposés, et demandez-lui la grâce de persévérer le reste de vos jours dans son amour. Voyez donc l'obligation qui vous lie de rester dans l'amitié de Dieu si vous avez le désir de faire votre bonheur et votre consolation pour ce monde-ci et pour l'autre monde. Le premier adversaire qui cherchera votre salut sera vous-mêmes. Car l'homme est porté vers le mal dès sa jeunesse. La première chose qui commence est la négligence et l'oubli des commandements de votre religion qui vous ont été enseignés au catéchisme. Dès que seront offensées dans vos cœurs les premières impulsions de votre religion ; le monde arrivera pour achever de vous perdre. Ils vous envient votre salut, et feront tous leurs efforts pour corrompre vos cœurs encore innocents. Ils sont là assurément à la sortie de ce temple saint, pour faire chasser de vos cœurs votre roi que vous avez reçu aujourd'hui. Ils vous diront ; venez avec nous, venez partager nos plaisirs. Mais répondez-leur avec l'Apôtre, nous ne suivons que l'amour de Dieu, en qui nous avons placé notre confiance, et qui est la source de toute notre vie et de notre bonheur éternel. Le mauvais esprit ne négligera rien pour vous faire négliger les moyens qui sont capables de vous faire persévérer dans les bonnes résolutions que vous avez prises aujourd'hui ; pour vous faire négliger vos prières, vos sacrements, vos offices.
Breton
Mas a possubl a vez dac'h an ocount ar garantez a Doue, a possubl a vez dac'h an ocount an ententionu deus groet dac'h, ar promesso caer oc'heus groet : a possubl a vez dac'h goude a parg laret un adieu eternel d'an tabernacle santel, adieu, d'o relijion, adieu d'o offissio a possubl a vez dac'h ruin de o autor ur galonad quen cruel ! No nan, ma bugale. ze a gontian, amans en o dispositionu mad ze a gontian en santimancho a relijion d'en o tado ac o mamo. Ia tado a mamo rentin a romp dac'h o pugaler pur ac ep tach. Doue a rent hirie anzo dac'h gant ar roben a innocence a voa gomiquit dez voar ar font. Fur Deus ar radiant. Ar braç an deus da houlon diguen naich eo ma conservet anezi dezi. Digasse da douc dezo alies deus an desir a hirie, deut un angayamancho a deus continuit autro ad an auter ; conservet puer ac ep tach an depot sacr a laca ite o taouarn ; graet dezo frequantin o sacramant, o offissio. Santifia anzo ouz n'em santifian o unan.
Français
Mais est-il possible que vous oubliiez l'amour de Dieu, est-il possible que vous oubliiez les intentions qu'il a eues pour vous, les promesses belles que vous avez faites : est-il possible après cela de dire un adieu éternel au tabernacle saint, adieu à la religion, adieu aux offices, est-ce possible de causer à votre pasteur un chagrin si cruel ! Non, non, mes enfants, j'ai confiance, j'ai confiance dans vos bonnes dispositions, j'ai confiance dans les sentiments de religion de vos pères et de vos mères. Oui, pères et mères, nous vous rendons vos enfants purs et sans tache. Dieu leur rend aujourd'hui avec la robe d'innocence qu'ils ont reçue sur les fonts baptismaux. Le Dieu de la Lumière. La grâce qu'il a à vous demander est que vous la conserviez ainsi. Rappelez-leur souvent le désir d'aujourd'hui, leurs engagements pris devant l'autel ; conservez pur et sans tache le dépôt sacré qu'il a placé entre vos mains ; faites-leur fréquenter les sacrements, les offices. Sanctifiez-les en vous sanctifiant vous-mêmes.