Sermon

Memoriam fecit mirabilium suorum.
« Il a laissé parmi nous la mémoire de ses merveilles. »

Les oracles des prophètes, les manifestations du Seigneur aux patriarches, les sacrifices et les oblations de la loi annonçaient depuis plusieurs siècles à l'infidèle Jérusalem la visite de son libérateur et de son roi. Le précurseur lui-même, cet ange du désert, avait paru sur les bords du Jourdain, pour préparer les voies au Roi de gloire et dire à son peuple étonné : Le voici. Ecce Agnus Dei. Et Jérusalem n'avait point d'excuse si elle tenait à le méconnaître. Cependant cet événement si heureux et si attendu depuis tant de siècles, loin de rappeler à Jérusalem ses anciens jours de gloire et de magnificence, la jette dans un trouble universel et dans d'alarme publiques : Commota est universa civitas. Une terreur universelle se répand dans toute la ville. Il semble que c'est un tyran qui vient porter l'effroi et le carnage dans les murs de Jérusalem et emmener ses citoyens en captivité, plutôt qu'un roi pacifique qui vient la délivrer par sa présence et la purifier par l'effusion de son sang. Ce n'est qu'un petit nombre d'âmes qui lui font un triomphe de leurs cris de joie, et des branches d'arbres dont elles ornent la route.

Voilà encore, Mes frères, ce qui se passe encore aujourd'hui parmi nous. L'Église ne cesse de rappeler à ses enfants que dans le tabernacle elle possède un trésor inestimable, que le Seigneur Jésus-Christ daigne habiter parmi nous, qu'il brûle du désir de se donner à nous. Ces paroles dont l'Église s'autorise sans impression sur nos cœurs, ne sauraient nous arracher à notre indifférence habituelle pour les dons de Dieu.

Dans les temps anciens les Juifs avaient éprouvé le double sentiment de l'admiration et de la reconnaissance, lorsque dans le désert, ils virent la manne tomber du ciel pour leur servir de nourriture. Mais, les infortunés ! ils ne tardèrent pas à se dégoûter de ce don céleste ; ils en parlèrent même avec mépris. De là ces reproches si mérités que Dieu leur fit par son Prophète : J'ai nourri des enfants, et ils m'ont méprisé ! Mais qu'est-ce que ce don de la manne comparé avec la divine Eucharistie ? Et ne devons-nous pas être bien plus surpris de trouver parmi les chrétiens plus d'ingratitude et d'insensibilité que chez les Juifs ?

Que pensons-nous de ces juifs qui abandonnèrent Jésus-Christ après l'avoir suivi pendant quelque temps ? Nous les regardons comme des ingrats. Un maître qui les avait comblés de tant de bienfaits ne devait jamais être délaissé. Nous déplorons le sort de cet infortuné. Oui, mille fois infortunés ceux qui s'éloignent de leur Dieu. Ce cependant un spectacle propre à arracher des larmes se renouvelle tous les jours sous nos yeux. De tant de gens à qui l'on a donné dans leur enfance la participation des divins mystères, combien y en a-t-il aujourd'hui qui communient, je ne dis pas souvent, je ne dis pas à deux fois l'an, mais seulement au temps prescrit par la loi, au temps pascal. Mes frères, il serait facile de les compter, surtout parmi les hommes ; oui, il serait facile dans la plupart des villes de France de compter ceux qui restent dociles à ce devoir indispensable. On les distingue aussi facilement qu'on distinguait autrefois ceux qui ne satisfaisaient pas à cette loi de l'Église. Mainbourg raconte qu'à Metz on s'aperçut que deux hommes étaient protestants parce qu'ils n'avaient pas fait leurs Pâques, et cependant ils fréquentaient les offices de la paroisse. Ils furent en conséquence chassés de la ville. Combien de villes aujourd'hui deviendraient désertes si, comme alors, on en bannissait ceux qui violent le précepte de la communion pascale !

Ô mon Dieu ! L'Église a vu ces jours heureux où presque tous ses enfants, dociles à sa voix, s'empressaient tous les ans d'aller s'asseoir à la table de leur Dieu au temps prescrit par leur bonne mère. Nos prétendus incrédules eux-mêmes, voulant décliner le mépris annexé à l'omission de ce devoir, y satisfaisaient extérieurement. Voltaire — oui, Voltaire qui a saturé le christianisme d'opprobres et de mépris ; Voltaire qui, en ébranlant l'arbre social jusque dans ses dernières racines, a voulu arracher celui qui est enté sur Jésus-Christ — Voltaire aurait craint de se faire un mauvais parti si, dans son dernier voyage à Paris, il n'eût communié comme tout le monde. Ainsi autrefois Julien l'apostat, se trouvant dans les Gaules, fut obligé de célébrer l'Épiphanie pour ne pas s'attirer sur lui l'animadversion publique. Si pendant le cours de l'année on avait paru oublier les règles de la morale, dès le commencement du carême tout changeait de face, et tous se disposaient avec plus d'ardeur de perfection à recevoir leur Créateur vers la grande fête de Pâques.

Être exclu de la table sainte était pour les chrétiens des premiers siècles le châtiment qu'ils enduraient avec le plus de peine. Nous citerons à ce sujet un des plus beaux traits de l'histoire ecclésiastique, qui nous montrera l'amertume des regrets de ceux qui sont privés de la communion.

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Théodose oublia un moment la loi de l'Évangile : le massacre de Thessalonique eut lieu. Lorsque l'empereur fut de retour à Milan, saint Ambroise ne l'y attendait pas, il évita de le voir dans le premier moment. Bientôt après, il ne craignit pas de reprocher à ce prince religieux le crime auquel des courtisans avaient applaudi. Il eut le courage de lui dire qu'il n'offrirait pas le saint sacrifice s'il comptait y assister. David a bien péché, répondit humblement Théodose. Eh bien, répondit généreusement Ambroise, puisque vous l'avez imité dans son péché, imitez-le dans sa pénitence. Ambroise dit, et Théodose se retire les larmes aux yeux et la douleur dans l'âme. La porte de l'église lui est fermée. Il se retira au fond de son palais, et le palais d'un empereur se remplit de douleur et de gémissements pour le péché. Huit mois s'étaient écoulés dans la pénitence, quand, la veille de Noël, Théodose paraît triste et abattu. Qu'avez-vous ? lui dit Ruffin. Ce que j'ai, répondit le prince ; hélas ! dans un si grand jour tout m'est interdit, jusqu'à la vue de ces autels. Cependant tout mon peuple se nourrira aujourd'hui de la chair sacrée du Seigneur. — Nous gagnerons l'évêque, dit Ruffin. — Ah, répondit le prince, vous ne le connaissez pas. Aussi tout fut inutile, et Ruffin essuya de grands reproches des courtisans. Théodose, qui l'apprend alors qu'il se rendait à l'église, s'écrie s'il ne devait point retourner sur ses pas. Mais entraîné par sa piété, désirant soulager une tristesse qu'il ne veut plus porter, il va s'exposer à de nouveaux avis. Déjà il est sur le seuil des portes sacrées : il y trouve saint Ambroise qui lui adresse ces paroles : Venez-vous faire violence à la maison de Dieu ? Voulez-vous en briser les portes ? Non, répondit humblement le prince, je viens seulement savoir de vous ce qu'il faut que je fasse encore pour expier mon péché.

Avez-vous fait pénitence ? Et quelle pénitence avez-vous faite ? Le prince lui rend compte de tout. Voyez dans quel malheur vous a précipité votre colère ! De la même main qui a signé l'ordre de tant de meurtres, de la même main que vous avez plongée dans le sang de vos sujets, signez un édit qui mette un frein à la colère de vos successeurs. Tout se fait selon le désir d'Ambroise, l'empereur se soumet de plus à la pénitence publique, et les portes du lieu saint lui furent ouvertes. Toutefois Théodose n'y fit sa prière ni debout ni même à genoux, mais il demeura prosterné sur le pavé, disant ces belles paroles de David : mon âme est attachée à la terre, donnez-moi la vie selon votre parole ; et il arrosait le pavé de ses larmes, en demandant miséricorde. Le peuple criait et pleurait avec lui. Enfin, après une telle épreuve, il fut admis à la participation du banquet eucharistique. Alors on sentit le prix de la communion, et le malheur d'en être privé.

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Saint Louis abandonna sa famille et son peuple, allait réclamer les droits de soixante mille chrétiens qui gémissaient dans les cachots infects de la Syrie. Il allait réclamer les droits de sa religion outragée dans la profanation des lieux saints. On croyait alors que le monarque eut salué la terre sacrée, berceau du christianisme. Ici lui disait-on, Jésus-Christ guérissait un paralytique. Là, il ressuscitait Lazare. Ici il commandait aux éléments de se taire, là il reçut le baptême des mains du précurseur et sanctifia le berceau du Jourdain ; plus loin il parut transfiguré sur le Thabor, ailleurs il rendait la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, la parole aux muets. Et le prince et ses généreux compagnons, touchés, émus, attendris, s'agenouillaient sur les traces de tant de glorieux souvenirs. Ah ! pourquoi traverser les mers ? s'écrie un des plus illustres défenseurs de nos vérités. Il est au milieu de nous, celui dont nos pères allaient chercher si loin les restes précieux, interroger les vestiges. Il est sur nos autels, il veut venir habiter non seulement dans nos maisons mais dans nos cœurs. Ce ne sont pas seulement les lieux sanctifiés par sa présence qu'il nous est donné de contempler et d'admirer. C'est Lui-même. Sous nos yeux, Jésus-Christ rassasie d'un pain miraculeux une multitude affamée, fait asseoir à sa table de nouveaux enfants prodigues, rappelle du tombeau les pécheurs qui exhalaient déjà l'odeur contagieuse de la mort. Il console l'infortuné, soulage la faiblesse. Est-ce assez de puissance ? Est-ce assez de bonté ? Et comment qualifier notre négligence, lorsque nous négligeons de le visiter ou de le recevoir ?

Notre indifférence serait-elle susceptible de se réchauffer au récit de l'histoire du dévouement des premiers chrétiens ? Ô beaux âges ! ô jours de ferveur ! ô jours trop rapides ! dont le souvenir oblitéré dans toutes les mémoires n'est plus que dans les monuments de l'antiquité. Jours prospères que l'Église redemande et pour elle et pour nous. Voyez sous une esquisse bien courte les mœurs de ces temps. Qu'il était grand alors le Dieu de l'Eucharistie ! Sa terre a disparu. Sont-ce des hommes, sont-ce des Anges ? Le sacrifice qui n'est interrompu que par les soupirs de la charité et les sanglots de la pénitence ; l'ordre, la décence, la gravité des pontifes, plein du Dieu qu'ils invoquent ; les mères déjà éprouvées au feu de la persécution, se réjouissant des cicatrices de la foi ; les vierges parées du couronnement de la modestie, attentives à ne voir que leur divin époux, jalouses de n'être que de lui ; les enfants fiers de souffrir, offrant à leur Créateur les tendres prémices de leur innocence, chantant les louanges du Dieu trois fois saint, s'animant aux combats, à l'apprentissage du martyre, puisant dans le sang de Jésus-Christ le courage de verser le leur pour lui, et nourris chaque jour du pain céleste. Voilà le magnifique spectacle que donnaient au monde les chrétiens des premiers siècles. N'y a-t-il pas entre notre dévouement et le leur l'intervalle des siècles qui nous séparent ? Et combien les temps sont changés !

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Ce ne sont pas nullement les hérétiques qui outragent l'Eucharistie, mais une foule de catholiques qui ne paraissent plus à la table sainte, et qui portent l'impiété jusqu'à s'applaudir de n'y plus paraître ! Un scandale déplorable et presque général, c'est que celui des deux sexes qui devrait être le plus solidement attaché à son maître est le premier à déserter sa table. Eh quoi ! estimons-nous si peu l'honneur infini que nous a fait le Sauveur de nous appeler tous à la participation de son corps adorable ! Je le vois, dans l'institution de ce divin sacrement, en confier le mystère aux apôtres seuls, non pas même à sa sainte mère. Et le prêtre que Jésus-Christ a commis pour l'administrer à ses enfants ne trouve plus d'hommes à cette sainte table.

Homme ! Tu n'étais cependant ses premiers enfants, les héritiers à sa table dans la personne des apôtres, les premiers héritiers de son corps et de son sang. Pourquoi donc s'obstiner à se déshériter, à s'excommunier soi-même ? Quel dépit saint Ésaü, quand il voit qu'il s'était laissé enlever par Jacob la bénédiction paternelle et son droit d'aînesse ! Il pousse des cris, dit l'Écriture, semblables aux rugissements d'un lion. Insensibles à notre honte et à notre malheur, céderons-nous sans regret la bénédiction de notre Père céleste à des tables qui n'ont droit d'y prétendre que par nous ?

Homme ! Vous vous montrez ailleurs si jaloux de votre rang, de vos prétentions, de vos prérogatives ! Il faut que tous les intérêts de la société passent par vos mains. Rien n'est solide que sous le sceau de votre autorité. Vous savez si bien vous attribuer, vous réserver à vous seuls, la domination, l'empire et la décision suprême dans les affaires les plus importantes. Soit en public, soit en particulier, on ne reconnaît que vous pour arbitres, pour législateurs et pour maîtres. Et le corps et le sang de votre Dieu, vous les abandonnerez, vous les mépriserez ! Et vous serez étrangers, inconnus à la table de notre Père commun.

Quelle fatale résolution ! Les hommes ont été les premiers zélateurs de la communion fréquente et de la gloire du sacrement. Aujourd'hui ils se déclarent ses ennemis par l'indifférence coupable qui les en éloigne. Ce sacrement auguste qu'ils avaient reçu avec un religieux respect dans les belles années de leur innocence, ce pain des anges, ils ne l'envisagent plus que d'un œil froid, indifférent et peut-être de mépris ! Vous respirez l'atmosphère du christianisme : n'avez-vous point au fond de votre âme quelque chose qui vous étonne ? N'êtes-vous pas étonnés du vide dans lequel vous flottez ? Ah ! mes frères, n'avancez pas plus loin : retournez sur vos pas. Rappelez-vous ces temps fidèles qui vous ont éloignés jusque de la pratique de vos devoirs chrétiens. Rappelez-vous les doux instants que vous passiez lorsque pour la première fois vous allâtes vous asseoir à la table de votre Dieu. Ô beaux jours de mon enfance ! Voulez-vous les faire revivre ? Le pouvez-vous ? Pendant le temps pascal, venez prendre part au banquet sacré. Vous y trouverez la source de tout bonheur, le germe de votre résurrection future et le gage de votre immortalité bienheureuse.

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Mes frères, nés cependant de parents éminemment chrétiens ; nés dans une ville où la foi catholique est pleine de vie ; vous avez sucé dans votre jeunesse le lait de la pure doctrine. De bonne heure on vous avait habitués à voir dans l'homme deux vies : l'une supérieure et immortelle, qui est la vie de l'âme ; l'autre inférieure et momentanée, qui est la vie du corps. De bonne heure on vous avait habitués à considérer le soin de votre âme comme la grande affaire de votre vie. De bonne heure aussi on vous avait scrupuleusement formés au respect et à la vénération dus au Sacrement auguste de nos autels, comme étant la vie, la nourriture, la force de votre âme créée à l'image d'un Dieu. Toute la suite de votre éducation avait puissamment contribué à fortifier en vous ces dispositions sérieuses. Pendant longtemps la pratique absolue et non restreinte de tous les devoirs du christianisme avait pleinement répondu à ces précieuses semences jetées dans votre jeune âme. Alors aimant Dieu pour le sacrement de son amour, vous étiez heureux de ce bonheur que donne une foi vive. Le sanctuaire de la religion vous avait recueillis à votre naissance, et à son ombre protectrice votre jeunesse s'est heureusement écoulée. Ce bonheur ne fut pas durable : Pourquoi ? Le vent du respect humain et des passions, après avoir grondé jusque dans les fondements l'édifice de votre salut, l'a enfin renversé, et en a dispersé de tous côtés les ruines et les débris.

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Rendez grâces au Seigneur, car sa miséricorde est éternelle. Confitemini Domino Dominorum, quoniam in aeternum. Le jour qui voit un nouveau roi ceindre une couronne est un jour de joie et d'allégresse. Le canon donne au loin le signal de la fête ; l'étendard nouveau déploie ses couleurs sur toute l'étendue du royaume ; le peuple salue avec bonheur le nouvel avènement, et le monarque signale le commencement de son règne par des grâces et des bienfaits. Pour l'ordinaire, il fait des libéralités, il amnistie les prisonniers, il distribue des emplois, il accorde des faveurs. Mes frères, l'Église universelle a un nouveau pontife assis sur la chaire de saint Pierre ; Pie IX a ceint son front auguste de la tiare apostolique. Pie IX est le représentant de Jésus-Christ sur la terre ; Pie IX est le chef visible de l'Église catholique apostolique romaine. Pie IX est assis sur le rocher des âges, et les flots des passions humaines viendront se briser à ses pieds. Et voilà qu'avec son règne nous viennent des jours de joie et de jubilation ; Rome, oui Rome, la mère des Églises, a poussé le premier cri d'allégresse ; Rome, la première, a participé aux libéralités du vicaire de Jésus-Christ. Les autres Églises ont répété le même cri de bonheur ; et une bulle apostolique a publié un jubilé universel sur toutes les plages de l'univers catholique. La fille de Jésus-Christ n'a point toujours à vous annoncer des jours de pénitence et d'expiation. Si quelquefois elle crie avec les prophètes : Pécheurs, versez des larmes ; pécheurs, brisez vos cœurs de repentir ; pécheurs, faites pénitence ; elle compte aussi des jours de miséricorde et de paix. Véritables chrétiens, vous dit-elle, consolez-vous, consolez-vous : je vous ai exaucés, je vous ai soulagés, je vous ai aidés au jour du salut. Les jours de miséricorde se sont ouverts sur cette paroisse. Sur toute l'étendue de la France, l'on voit au sein des grandes villes participer aux libéralités du nouveau chef de l'Église. Bénissons-en le Seigneur.

Oui, pendant la sainte fête, la parole de Dieu est répandue mille et mille fois de cette chaire de vérité pour déposer dans vos cœurs chrétiens des semences de salut, de bénédiction et de pardon. Mais a-t-elle pénétré jusqu'au fond de votre âme ? Vous a-t-elle élevés au-dessus de vous-mêmes ? La parole de Dieu est pleine de force, pleine de magnificence : Vox Domini in virtute, Vox Domini in magnificentia. La parole de Dieu a brisé les cèdres du Liban : Vox Domini confringentis cedros. La parole de Dieu a découvert les forêts les plus obscures et les plus lointaines : Vox Domini revelabit condensa. C'est bien vrai, Mes frères.