Breton
1 Gen. 6e c. de fugi. occasions
Qui amat periculum in illo peribit. An ini a gar an danger a berisso ennan. Eccles. ch. 3.
Français
1 Gen. 6e c. De fugi. occasions. (Sur la fuite des occasions)
Qui amat periculum in illo peribit. Celui qui aime le danger périra en lui. Eccles. ch. 3.
Ar homzo-man, tud a ilis bean bepret presant d'on spered, a garet don en fonç calon defini a hanomp-beân int eun oracl terribl dictet gant ar spered santel qui amat periculum in illo peribit ; an ini a garo an danger a berisso ennan. Ar spered santel a lavar an ini a gar an danger, a n'o deus quet a esperanç da n'em saveteir voar an douar, car tout e chom en dangerio bras meurbet evit on silvidiguez, ac an ini a deus d'o evitan, hennes a vezo salvet. Mas tout coud-nac a den na ne s'omp quet bemdez bera n'o deus morse biscoas voar ar zetanc radoutab-man, pe da vian mar o deus reflechisset, a caret lavaret senos e gules cont o malheur gant eun volontet determinet : Da voc'h anezo o clasy, anezo o unan quen lies goas a ma ellont, an occasion de offanç an Doue a da gontantin o fassiono dereglit.
Ces paroles, chrétiens, doivent être toujours présentes à notre esprit, et gravées au fond du cœur par chacun de nous ; elles sont un oracle terrible dicté par le Saint-Esprit : qui amat periculum in illo peribit ; celui qui aimera le danger périra en lui. Le Saint-Esprit dit que celui qui aime le danger n'a pas d'espérance de se sauver sur la terre, car tous demeurent dans de très grands dangers pour notre salut, et celui qui les évite, celui-là sera sauvé. Mais quoi qu'il en soit, on ne voit aucun homme chaque jour qui n'ait jamais de crainte sur cette sentence redoutable, ou du moins s'ils y ont réfléchi, ils aiment à dire sinon qu'ils voient leur malheur avec une volonté déterminée : de là ils les cherchent, eux-mêmes autant de fois qu'ils le peuvent, l'occasion d'offenser Dieu et de contenter leurs passions déréglées.
N'en deo quet er geres e vo n'em gomport ar zant, n'an deo evelse en em santifia, n'an deo quet evelse e it d'an Env. Ar goent d'oyon da n'em santifia a da vonet d'an env eo da bellaat diouz ar bed muian a ma ellomp, a evitan an occasions a dle on honduc da bechet. Mas, o dallidiguez deplorable deus ar gristen, pa voelomp eurre bean en-mad bean, o labourat goel a ma ell, evit e silvidiguez, o bellaat dious ar bed ac an occasions dud ar bec'het seblantout a rafe e veant possedet gant an drouc spered pehini en em servich dud anezo, evel deus e vinistret, evit leurel partout an examp-fall ac ar bec'het.
Ce n'est pas ainsi que se comporte le saint, ce n'est pas ainsi qu'on se sanctifie, ce n'est pas ainsi qu'on va au Ciel. Le moyen de se sanctifier et d'aller au ciel est de s'éloigner du monde autant qu'on le peut, et d'éviter les occasions qui doivent nous conduire au péché. Mais, ô aveuglement déplorable des chrétiens, quand nous voyons certains bien-être, travaillant autant qu'ils peuvent pour leur salut, s'éloignant du monde et des occasions du péché, il semblerait qu'ils soient possédés par le mauvais esprit lequel se sert d'eux, comme de ses ministres, pour jeter partout le mauvais exemple et le péché.
N'o deus quet ar gouraich da imitan, ac e laisont ire goelet anezo ous o imitan ac ous n'em goll ganto. Mas da viana mui-na hoülont quet en em savetein ous n'em bellaat diouz an occasions a ra coc'an ar bec'het, lasont da vian ar re all da imitan ar zant, a da querret dre an ent o deus havuilt evit mont d'an env. Lasont anezo da bellaat diouz an occasion deus ar bec'het rac an ini a gar un danger a zo sur da beissan : Qui amat periculum de-bit ober dac'h anaout bera e intencion de occasion, a sequen deplorable eo en em ley ; eta dessein da discours dac'h bera eo an occasion, sequen dangerus eo, a binos eo hi a ra, dre occasion ar bec'het antretomp ar vara laro ahanomp ordinalamant da bec'hin, pe e laro ahanomp en danger d'offançi Doue.
Ils n'ont pas le courage d'imiter, et ils laissent les autres les imiter et se perdre avec eux. Mais du moins s'ils ne veulent pas se sauver en s'éloignant des occasions qui font commettre le péché, qu'ils laissent du moins les autres imiter le saint, et marcher par le chemin qu'ils ont suivi pour aller au ciel. Qu'ils les laissent s'éloigner de l'occasion du péché car celui qui aime un danger est sûr d'y périr : Qui amat periculum doit vous faire connaître quelle est l'intention de l'occasion, et combien déplorable est de s'y livrer ; ainsi le dessein de mon discours pour vous est quelle est l'occasion, combien elle est dangereuse, et ce qu'elle fait. Par occasion du péché nous entendons la voie qui nous conduit ordinairement à pécher, ou qui nous met en danger d'offenser Dieu.
Ar garantir ac an interest a dle deomp carout nitan e unan a dle ober deomp evitan an occasions-ze, pa eo ques-tion deus an affer ar muian important a deus voar an douar : question eo da n'em savetei pe da n'em goll evit eun jamas. En em gavout a reomp bemdez er mui mil a mil occasion da bec'hin, lacat a ran en nombr an occasions dud ar bec'het ar compagnonniou fall : chetu are ar ber a goll en amzer man, an dud yaouanc. Un tad ac eur vam pe re-bean savet o bugale dindan protection ar religion, o deus goudeze ar malheur d'o lael da frequentan compagnonniou fall : a quement se a zo suffisant evit coll ene ar o bugale : eur g-compagnon fall, eun gompagnonnes libertin, netra a ra muoc'h a viris.
L'amour et l'intérêt que nous devons avoir pour lui seul doit nous faire éviter ces occasions-là, puisqu'il est question de l'affaire la plus importante qu'il y ait sur la terre : il est question de se sauver ou de se perdre pour jamais. Nous nous trouvons chaque jour dans plus de mille et mille occasions de pécher, je mets au nombre des occasions du péché les mauvaises compagnies : voici ce qui perd en ce temps-ci les jeunes gens. Un père et une mère après avoir élevé leurs enfants sous la protection de la religion, ont ensuite le malheur de les laisser fréquenter de mauvaises compagnies : et cela est suffisant pour perdre l'âme de leurs enfants : un mauvais compagnon, une compagne libertine, rien ne fait plus de tort.
Me a buguel, a lar ar fúr de-vep, mar o deve hoant ar bec'herien da conit diouallit da n'em lezel da entrainin eno societe corrompet : fili mi, si te lactaverint peccatores, ne acquiescas eis ; diouallit rac an dud-ze deus a hano bera na sorti nemet comzo confudie, rac o discoursio fall a gorrompo o calon : Corrumpunt bonos mores colloquia mala. Sellaoum, dont ar evel d'ion tud bera aneze eun hlevd contajius. Rac, eur bron-gouic eo, binos on deve bet deus ar gompagnonnes a frequentomp. Mar conversomp gant tud a religion, tud a doujeanç Doue, tud bera o deus soign da brapari o ene evit lortaat eur vis am am-zer ous o Doue, e teuet ive evit da garet o religion da sonjeal en o silvidiguez a da vesa en goer christenien ; mas mar frequentet tud libertiNet, calonou gangrenet, e teuet ive da vean evelto. Cum sancto sanctus eris, et cum perverso perverteris.
Mon enfant, dit le sage de toujours, si les pécheurs ont envie de vous gagner, gardez-vous de vous laisser entraîner dans leur société corrompue : fili mi, si te lactaverint peccatores, ne acquiescas eis ; gardez-vous de ces gens-là desquels ne sortent que des paroles confuses, car leurs discours mauvais corrompent le cœur : Corrumpunt bonos mores colloquia mala. Écoutons, ils sont comme des gens qui ont une maladie contagieuse. Car, c'est un venin, que nous recevons de la compagnie que nous fréquentons. Si nous conversons avec des gens de religion, des gens de la crainte de Dieu, des gens qui ont soin de préparer leur âme pour paraître un jour devant leur Dieu, vous venez aussi par là à aimer votre religion, à songer à votre salut et à vivre en vrais chrétiens ; mais si vous fréquentez des gens libertins, des cœurs gangrénés, vous venez aussi à être comme eux. Cum sancto sanctus eris, et cum perverso perverteris.
Da veclomp eta, sequen dangerus eo ar hompagnonniou fall ! Sellaoum, sellaoum. Dont ? Na queteomp ar bonheur, na reomp on silvidiguez nemet ous o evitan : beatus vir qui non abiit in concilio impiorum etc.
Hanvel a ran hoas en mesq an occasiono deus ar bec'het, al lectur deus al levrio fall, bera a zo composet evit allumi ac antreteni an tan deus on fassiono. Nac a lon na zo quet composet gant ar spered a impuretés : nac a bec'het occasionet dre ar lectur dud ar levrio milliguet-man ; Pa heyo meurbet girud a bera o gomon-tomp quan lies goc a ma lennomp anezo, se da deuons de rein d'ar reall : sechy-pure a gontinu quenta ma conversomp al levrio ze muia d'romp quet ar levrio-se, e reomp hoal-los ma servichount da goll ar re all, entre daouarn bera e lezoun ar levrio-ze : ous n'em leen eud bagen efgün dud ar levrio ze a roet ar maro d'o ene. Mors per fenestras.
Voyons donc, combien dangereuses sont les mauvaises compagnies ! Écoutons, écoutons. Quoi ? Nous ne trouvons le bonheur, nous ne faisons notre salut qu'en les évitant : beatus vir qui non abiit in concilio impiorum etc.
Je nomme encore parmi les occasions de péché, la lecture des mauvais livres, lesquels sont composés pour allumer et entretenir le feu de nos passions. Combien d'entre eux ne sont pas composés par l'esprit d'impureté : combien de péchés occasionnés par la lecture de ces livres maudits ; puisqu'ils sont très nuisibles et que nous les goûtons autant de fois que nous les lisons. Cela donne de donner aux autres : c'est pourquoi continuez tant que nous conversons avec ces livres-là ; si nous ne déchirons pas ces livres-là, nous serons coupables s'ils servent à perdre les autres, entre les mains desquels nous laissons ces livres-là : en ne lisant pas une seule page de ces livres-là vous donnez la mort à votre âme. Mors per fenestras.
Ar pec'het a zo deus on haloné impressions quen fumet a quen tromplus, quen na apercevomp quet a roujo ar joulio mortel a reomp d'on ene a ma cont qure deomp bean agreabl da Doue en amzer ma omp an objet deus e goler ac e aversion. Or pan eo goer quement se evit an darn vuia deus an dud, e eo hoas muioc'h goer evit on dud velourus se bera a glasq an oll occasiono deus ar bec'het, a bera enem ra daze o unan un atut differant diout ini Jésus-Christ adores an ini a brem dazo e vinistret ; sonjeal a reont, se da viana laret a reont benat ar de leien na glascqont nemet o epousanté. Credin a reont quaret en assuranç voar ror dar veuve, en despit d'an avertisamancho a ro d'ero ar Scriptur Santel Mundus in maligno positus est. Na lequeont quet en mesq an occasiono deus ar bec'het, an antretuns bera a delhont pel dious daoulagad an dud pel dious daoulagad un tad ac eur vam.
Le péché fait sur nos cœurs des impressions si funestes et si trompeuses, qu'on ne s'aperçoit pas des coups mortels que nous portons à notre âme et on croit faussement être agréable à Dieu dans le temps où on est l'objet de sa colère et de son aversion. Or si cela est vrai pour la plupart des gens, c'est encore plus vrai pour ces gens malheureux qui cherchent toutes les occasions du péché, et qui se font à eux-mêmes une allure différente de celle de Jésus-Christ adoré de celui qui prend ses ministres ; ils pensent, du moins ils disent que dans leurs plaisirs ils ne cherchent que leur plaisir. Ils croient marcher en assurance sur un chemin dangereux, en dépit des avertissements que nous donne l'Écriture Sainte : Mundus in maligno positus est. Ils ne mettent pas au nombre des occasions de péché les entretiens qu'ils tiennent loin des yeux des gens, loin des yeux d'un père et d'une mère.
Ar honter-rationo re libr a ra fil-conduit lacat a ran ive, gant an theat. en nombr an occasiono talle d'ar bec'het an assemblé mondan composet deus ar bersonnajio an eil sex aceguile : Pera a dremont ordinal er réuniono ze ; Pera a voeler, Pera a glever, Pera a sonjer, Pera a rer ? Nac a song nac a desir deus a bere Doue a voal ar gorruption. D'etablissan a rant, juy deus a quement-man : Pera a digasset quement-ha deus ar plaço ze ? O ene blasset d'ar maro, ar bec'het, ur remors a gonsuiançia contantin de ve'ha da baessi de Doue er momet-man ; ac hini a esse suret deant gant an heranç pezer e eo sust e calon. Saratum lada amamo, dac'h eo de bellaat o bugale deus an danger. Din-a a hoantaad seulamant eur voes d'ar curiosti, barassin en eun assemblé bublic, ac e huriosti a roe cos daze da goll ac a henor ac a religion. Ma hoat-te bellaat dioute, marquere d'evitan maltho na vezo quet er plaço ze aquehet, eud parte honost a fur.
Les conversations trop libres qui font perdre la conduite, je mets aussi, avec le théâtre, au nombre des occasions de péché, les assemblées mondaines composées de personnes de l'un et l'autre sexe : Que font-ils ordinairement dans ces réunions-là ; Que voit-on, Qu'entend-on, À quoi pense-t-on, Que fait-on ? Combien de pensées et de désirs desquels Dieu voit la corruption. Ils s'établissent juges de tout cela : Qu'est-ce qui vous a amené dans ces places-là ? Votre âme blessée à mort, le péché, un remords de conscience content de déplaire à Dieu en ce moment-ci ; et celui-ci serait assuré de lui avec l'assurance qui est dans son cœur. Sacratum lada amamo, c'est à vous d'éloigner vos enfants du danger. De là à désirer seulement une fois par curiosité paraître dans une assemblée publique, et cette curiosité est la cause pour eux de perdre et l'honneur et la religion. S'ils veulent s'éloigner d'eux, peut-être pour éviter le malheur qu'il n'y ait pas dans ces places-là autant de honte et de sagesse.
Deus a bequemet a bechet n'en deo quet hoas cos an hosteleris pe n'en dint quet reglet mad ? Enne e quere-r assemblet an værien, an doueren Doue, an dud ridisant de ar venate ac as sourcan deus an oll vic fall ; omnium scelerum fons et matrix : Un iud paouierez na dint jamas chast : Sant Jerôm e bruinn hoes inem nunquam castum putabo : Beton disurt en o emgaçono, in e veritate — Chetu are, pera eo occasion ar bec'het ; designet am eus dac'h darn deus anezo, bean zo hoas cals a reall... evit an eo muioc'h evit ar maro, ha noc'h les d'a garout enner eur maro eternel : Mar querret an occasion, a querré ar bec'het ; mar oc'heus hoant de da evitan ar bec'het bellaat dious an occasion a propos feron a d'eran rom-ferm ar resolution da evitan an occasion lugas a mas d'eo fôs, eo ive faus o contritioun, nul a sacrifij o coression.
Combien de péchés n'ont pas aussi pour cause l'hostellerie (l'auberge) parce qu'elles ne sont pas réglées ? Là on voit assemblés les ivrognes, les jureurs du nom de Dieu, les gens médisants de la vertu et la source de tous les vices ; omnium scelerum fons et matrix : Un homme ivre n'est jamais chaste : Saint Jérôme le prouve : inem nunquam castum putabo. Surtout dans leurs emportements, in e veritate — Voilà donc ce qu'est l'occasion du péché ; j'en ai désigné pour vous une partie, il y en a encore beaucoup d'autres... pour eux c'est plus que la mort, et ne vous laissez pas l'aimer... une mort éternelle : Si vous voulez l'occasion, vous voulez le péché ; si vous avez envie d'éviter le péché éloignez-vous de l'occasion et proposez-vous fermement la résolution d'éviter l'occasion car autrement est fausse votre contrition, nul votre sacrifice et votre confession.
Vit bellaat dious ar tan eur malheur quen bras evel an amzer da vont contet in den santel e-bêr pehini fo a e arruet da dori an doues fos, a ie d'an templ a jerusalem evit bedin Doue Surgebat in jerusalem ad templum Domini et enno prosternet dirac an auter a pede ac adore Doue et adorabat Dominum Deum Israël ; chetu are ive ar brecautiono salutar a bera a dleomp ober i-tag evit evitan an occasiono deus ar bec'het be-p recours da Doue, be-p recours d'ar bed aroc enem espous d'an occasion, deomp d'an ilis da gonsult Doue, pe autramant da drouid on Crucifix, ac enno goulen-mo bera a dleomp da ober evit bean salvet.
Pour s'éloigner d'un malheur aussi grand que le temps à venir, on raconte qu'un homme saint lequel était arrivé à rompre... allait au temple de Jérusalem pour prier Dieu Surgebat in jerusalem ad templum Domini et là prosterné devant l'autel il priait et adorait Dieu et adorabat Dominum Deum Israël ; voici donc aussi les précautions salutaires que nous devons faire pour éviter les occasions du péché, avoir recours à Dieu, avoir recours à la prière avant de s'exposer à l'occasion, allons à l'église pour consulter Dieu, ou autrement nous tourner vers notre Crucifix, et là demandons ce que nous devons faire pour être sauvés.
Goulen-omp digant ar Prophet Ezechiel, a celaro deomp, senos na vezo nemet ar re a ballo dious an occasiono a vezo salvet ; salvabuntur qui fugerint ; goulen-omp digant ar fur Salomon bura a ell beta tranquill, ac e lavaro deomp senos a vezo ar re a ento ar bec'ho a dres dazo an drouc spered. Qui caret laqueo securus erit : Goulennomp ar memes tra digant Sant Paul, a e laro deomp, senos mar on deus hoant d'a gonservon en mad na reomp d'an drouc spered antre e-p-itinnomp on unan Nolite locum dare diabolo. Quemeron p-eta ar resolution da bellaat dious an occasions ac e trocheomp dre enno ar soursen deus a galz a bec'hejo.
Demandons au Prophète Ézéchiel, et il nous dira, sinon que seuls ceux qui fuiront les occasions seront sauvés ; salvabuntur qui fugerint ; demandons au sage Salomon lequel a pu être tranquille, et il nous dira sinon que ce seront ceux qui éviteront les pièges que leur dresse le mauvais esprit. Qui caret laqueo securus erit : Demandons la même chose à Saint Paul, et il nous dira, sinon que si nous avons envie de nous conserver dans le bien nous ne devons pas laisser le mauvais esprit entrer en nous Nolite locum dare diabolo. Prenons donc la résolution de nous éloigner des occasions et nous trancherons par là la source de beaucoup de péchés.
2e. Ministres de Jésus-Christ. Ce ne sont point les péchés commis qui nous arrêtent ; mais les péchés que nous ne commettrons pas. C'est que nous prévoyons que vous vous exposerez encore à tous ces malheurs à nous tenions relachons d-er un poinct important malheurs de rous, si vous ne rous y soumettez pas : car il n'y a ni repentir ni contrition savoir il n'y a pas de changement ubi nullu est emendatio vana est penitentia. Changez-rous et alors la sentence prononcée dans la terre sera ratifiée au ciel.
2e. (Deuxième partie) Ministres de Jésus-Christ. Ce ne sont point les péchés commis qui nous arrêtent ; mais les péchés que nous ne commettrons pas. C'est que nous prévoyons que vous vous exposerez encore à tous ces malheurs si nous ne nous relâchons point sur un point important malheurs de vous, si vous ne vous y soumettez pas : car il n'y a ni repentir ni contrition à savoir il n'y a pas de changement ubi nullu est emendatio vana est penitentia. Changez-vous et alors la sentence prononcée dans la terre sera ratifiée au ciel.
On silvidiguez en barti a depend deus ar soign ac an attantion gant bera e bellaeomp deus an occasions, a ma ve observet mad ar poinct essentill man deut a desirio ar gristen, an drouc spered a golye a voarnomp an darn vuia deus e autorité. Jésus-Christ e unan na elle quet on instruin goel deus ar sourci-man, na discoe deomp sequan dangerus eo an occasion deus ar bec'het, evit dre ar homzo-admirable man a lennomp en Aviel : si oculus tuus dexter scandalizat te, erue eum, et projice abs te : mar deu emean, o lagad de oc'h scandalaiza, mar deu da vian eridoc'h eun hupit de eun occasion a bechet, tennet anean a toutet anean pell diouzoch.
Notre salut en partie dépend du soin et de l'attention avec laquelle nous nous éloignons des occasions, et si était bien observé ce point essentiel ici des désirs des chrétiens, le mauvais esprit perdrait sur nous la plus grande partie de son autorité. Jésus-Christ lui-même ne pouvait pas nous instruire mieux de ce souci-là, nous montrant combien dangereuse est l'occasion du péché, que par ces paroles admirables que nous lisons dans l'Évangile : si oculus tuus dexter scandalizat te, erue eum, et projice abs te : si votre œil droit, dit-il, vient à vous scandaliser, si vient du moins en vous une tentation ou une occasion de péché, arrachez-le et jetez-le loin de vous.
Mar deu o torn, be o troad da abuzin deus ar liberté a auordet d'ero, evit o lacat da bec'hi ; trochet anezo, a toutet anezo pell diouzoch : si manus tua, vel pes tuus scandalizat te ; abscide eum et projice abs te ; Ja, mab a ma hag e ama vez ar beron-nay da quen qual, quen nacassar dac'h ama eo o tiorlagad mar dac'h dac'h un occasion a bechet e renquet ener effarin dioutan, a lacat fin d'ar hommere oc'heus gantan Ja Jésus-Christ, ac e ve, ar professun, l'an etat-ze, quen neuse dac'h evit beta, evel an uruy de-ve-ten d'a co trouen ; a renquet o hontret mar dint eridoc'h eun occasion a bechet ; rac eme on Salver Jésus-Christ, silvidiguez on ene eo on affes important.
Si votre main, ou votre pied vient à abuser de la liberté accordée à vous, pour vous faire pécher ; coupez-les, et jetez-les loin de vous : si manus tua, vel pes tuus scandalizat te ; abscide eum et projice abs te ; Oui, mes amis... l'occasion de pécher il faut s'éloigner d'elle, et mettre fin à la relation que vous avez avec elle. Oui chrétiens, et serait la profession, l'état, de telle sorte pour vous pour être... vous devriez rompre s'ils sont pour vous une occasion de péché ; car dit notre Sauveur Jésus-Christ, le salut de notre âme est notre affaire importante.
goël eo evidon-f mont d'an env breset deus eun dorn pe deus eun troad, evit na ve diquenn en ifern gant on oll rempro : bonum tibi ad vitam ingredi debilem vel claudum, quam duas manus vel duos pedes habentem mitti in ignem æternum. Ar homzo divin man deus on Salver Jésus-Christ a dle ober impression voarnomp. Discoe deomp sequen danger eo enem espous d'an occasion, a puquemit a boan na reomp quet da quemot evit bellaat dioute ; an occasion a tossubl na ve quet criminel enni e-unan a zo couscoude pernicun e na hui-ho, ban eo los d'ar bec'het. Angayin a ra ahanomp ennan dre tentation a dre substraction ; dre tentation, da laret eo senos n'on de-p jamas muioc'h douguit da gommete ar bec'het, evit pan em gavomp en occasion ; dre substraction ; da laret n'an dud netra a rae de Doue refus deomp e brago, evit n'an deo goelo ahanomp o chom en occasion.
Il vaut mieux pour nous monter au ciel brisé d'une main ou d'un pied, que de descendre en enfer avec tous nos membres : bonum tibi ad vitam ingredi debilem vel claudum, quam duas manus vel duos pedes habentem mitti in ignem æternum. Ces paroles divines de notre Sauveur Jésus-Christ doivent faire impression sur nous. Elles nous montrent combien de danger il y a à s'exposer à l'occasion, et combien de peine nous ne prenons pas pour nous éloigner d'elles ; l'occasion qui semble ne pas être criminelle en elle-même est pourtant pernicieuse et... quand elle est au péché. Elle nous engage en lui par tentation et par soustraction ; par tentation, c'est-à-dire sinon que nous n'avons jamais plus de penchant à commettre le péché, que quand nous nous trouvons dans l'occasion ; par soustraction ; c'est-à-dire que l'homme n'a rien à faire pour que Dieu nous refuse ses grâces, parce qu'il nous voit rester dans l'occasion.
Lavaret a ran da quentan senos n'an de-p jamas muioc'h disposet da gommete ar bec'het evit pa n'em gavon-p ebarz en occasion den commette naose a teu an objet d'on attira a d'on gonnit. Netra na excit davantag on fassiono evit ar voel ac ar bresanç deus an objet pehini a zo prope evit o allumin. N'an deus quen nemet un tan da ober evit commeter ar bec'het, a pa ne ver quen nemet eud pas da ober, e voas quasi sur d'en ober surtout pa vemp douguit d'en ober dre on lanchant naturel. Fa vezo eta an occasion ac on inclination fall reunisset evit on holl, na ellaom-p quet restan pell, ac reomp voar bon neubet amzer ar tan malheurus ze pehini a rae deomp coc'an ar Crucifiç Jésus-Christ.
Je dis donc premièrement sinon que nous n'avons jamais plus de disposition à commettre le péché que quand nous nous trouvons dans l'occasion de le commettre parce que l'objet vient nous attirer et nous gagner. Rien n'excite davantage nos passions que la vue et la présence de l'objet lequel est propre pour les allumer. Il n'y a plus qu'un pas à faire pour commettre le péché, et quand il n'y a plus qu'un pas à faire, on est quasi sûr de le faire surtout quand nous sommes portés à le faire par notre penchant naturel. S'ils sont donc l'occasion et notre inclination mauvaise réunis ensemble, nous ne pouvons rester longtemps, et nous faisons en peu de temps ce feu malheureux lequel fait crucifier de nouveau Jésus-Christ.
Chetu aman eun exempl-f tanell en on hornt quenta goelomp dre o feichet sequen fumet eo an occasion. Doue a ne-voa defennet ous on zud quenta debri deus a certen freus a voa er barados terrest de ligno scientiae boni et mali ne comedas. Emaint ebarz er resolution da obissan d'o crouer a d'o mautr. Mas ne o re fidel da accomplissan ar gourhemen e an de-voa roet Doue d'e-ze ? Ar sarpant pehini a represent an occasion, enem bresantas dirac Eva : Dra elech bellaat, elech redeu pell dioutan, a ne-vae ar gomplaisanç malheurus d'en chelao an tentatour milliguet a res dezi ar question man : Cur præcepit vobis Deus ut non comederetis de omni ligno paradisi Vit betore ræson an deus se defennet Doue dac'h debri freus deus an oll goe a zo er barados ?
Voici ici un exemple... dans notre histoire... voyons par le péché combien est funeste l'occasion. Dieu avait défendu à nos premiers parents de manger de certains fruits qui étaient au paradis terrestre de ligno scientiae boni et mali ne comedas. Ils sont dans la résolution d'obéir à leur créateur et à leur maître. Mais ne furent-ils pas fidèles à accomplir le commandement que leur avait donné Dieu ? Le serpent lequel représente l'occasion, se présenta devant Ève : Au lieu de s'éloigner, au lieu de courir loin de lui, elle eut la complaisance malheureuse de l'écouter, l'ententateur maudit lui fit cette question : Cur præcepit vobis Deus ut non comederetis de omni ligno paradisi Pour quelle raison Dieu vous a-t-il défendu de manger des fruits de tous les arbres qui sont dans le paradis ?
Question leun a drompleres, da pehini na glet-quet bean chelaou mas e spered enem occupas deus anezi epad un neubet a amzer ; leurel a raas e daoulagad voar ar freus defennet ar voel deus ar freus-ze a raas plijadur dezi, car bean a voa caer ac agreabl : an occasion a deu tam-a tam da dromplan deus anezi, da hounit e halon ac e spered. Vidit mulier quod bonum esset lignum ad vescendum et pulchrum oculis. Guemer a ra eur fressen gant a dorn ac enem laca da debri ; et tulit de fructu illius et comedit. Quement-se n'an deo quet eroualch. Ar sarpant pehini a zo bet eun occasion a bechet evit on v-vrece, o vezo ive eun occasion a bechet evit Adam ; ar v-vrece a offe deau deus ar freus. Siou an di-v-vrece-det : Adam, eun den quan barfet, a quen santel, a debr is deus ar freus, ac a desobeit d'e Zabv d'e Grouer a d'e Doue. Dedat que viro suo qui comedit.
Question pleine de tromperie, à laquelle elle ne devait pas prêter l'oreille mais son esprit s'occupa d'elle pendant un peu de temps ; elle jeta ses yeux sur le fruit défendu la vue de ce fruit-là lui fit plaisir, car il était beau et agréable : l'occasion vient petit à petit à la tromper, à gagner son cœur et son esprit. Vidit mulier quod bonum esset lignum ad vescendum et pulchrum oculis. Elle prend un fruit avec sa main et se met à manger ; et tulit de fructu illius et comedit. Cela n'est pas tout. Le serpent lequel a été une occasion de péché pour notre première mère, sera aussi une occasion de péché pour Adam ; la mère offre à lui du fruit. Hélas l'aveuglement : Adam, un homme si parfait, et si saint, mange du fruit, et désobéit à son Père, à son Créateur et à son Dieu. Deditque viro suo qui comedit.
Neuse e anavafont o faut : an dar ac ar gonfusion deus o desobeissanic a ra dezo enem goach ; mas Doue d'ous pehini na ellir coach netra, o haltad Adam : Ubi es? Ah Jésus-Christ, ma rafen buie da galz a gristenien ar reprocho a re Doue d'on zud quenta Ubi es? In petore hent a querret ? Penos e oc'h gant o Doue, ma b enni hag e. Vit bera e continuet da veva ebarz er bec'het a da offançi Doue quare hoc fecisti? respont a rafont din senas eo an occasion an deus o dromplet e-vel pa te quemet se un ex-cu-deus d'o fachet : Serpens decepit me.
Alors ils reconnurent leur faute : la douleur et la confusion de leur désobéissance leur fait se cacher ; mais Dieu de qui on ne peut rien cacher, appela Adam : Ubi es? Ah chrétiens, si je faisais aujourd'hui à beaucoup de chrétiens les reproches que fit Dieu à nos premiers parents Ubi es? Dans quel chemin marchez-vous ? Comment êtes-vous avec votre Dieu... Pourquoi continuez-vous à vivre dans le péché et à offenser Dieu quare hoc fecisti? ils me répondront sinon que c'est l'occasion qui les a trompés comme si cela était une excuse à leur péché : Serpens decepit me.
En petore etat o voeler hirie, petra bue a gontunt hirie pehini a voa goelal quen fur a quen devot ? Nac a sacrilege, nac a brofanationo, nac a grime nac a exceço en bep-sort façon a bera e oc'h enem rentit coupabl ? Ubi es ; n'an doc'h quen adrames ini. O calon goeral a voa tron ar burtez, an humilité ac an oll vertus, a breman, e eo corrompet a collet gant ar bec'het. An occasion e deus groit dac'h frequante personnajio bera a voa e-v-idoc'h occasions a bechet, noc'h eus quet deuzet o quitaet, ac e oc'h arruet quernech ar malheur deus a behin e oach menacet pel a zo amzer dre hano o coversons : o abito full a zo antreit en o squern, a bec'het a zo continul agande o mars an drouc spered n'an deo quet un achadenne, ar chaden continul deus ar bec'hejo a vezo suffisan evit a traina d'an ifern.
Dans quel état vous voit-on aujourd'hui, quelle vie menez-vous aujourd'hui vous qui étiez autrefois si sages et si dévots ? Combien de sacrilèges, combien de profanations, combien de crimes, combien d'excès en toutes sortes de façons desquels vous vous êtes rendus coupables ? Ubi es ; vous n'êtes plus les mêmes. Votre cœur autrefois était le trône de la pureté, de l'humilité et de toutes les vertus, et maintenant, il est corrompu et perdu par le péché. L'occasion vous a fait fréquenter des personnages qui étaient pour vous des occasions de péché, vous n'avez pas voulu les quitter, et vous êtes arrivés au sommet du malheur duquel vous étiez menacés il y a longtemps par vos conversations : vos habitudes mauvaises sont entrées dans vos os, le péché est continuel... le mauvais esprit n'est pas une chaîne, la chaîne continuelle des péchés sera suffisante pour vous traîner à l'enfer.
Pera a zo ive arruet quernech mer-h yaouanc, hui pehini a voa diagent quen modest, quen reservet, quen chast, hui pehini a gontun-er muer quen devot ag un disant : senos oc'he-v- goelet coll eur homman caniant quen caer en apparanç ; senos oc'heus guellet quitaet eud bue quen baitebl, quen tranquil, quen luseus ag un Doue ent-wa tanta plijadure tranf-leur ar bed bera a red pell a-roc deomp : quare hoc fecisti an occasiono en bera e oc'h enem gavout, o deus o conact : Serpens decepit me. Mas quement-se n'o excuso quet dirac Doue : avertisset oc'h bet alis pequen foibl eo an den barren occasion.
Qu'est-il aussi arrivé à vous jeunes filles, vous qui étiez auparavant si modestes, si réservées, si chastes, vous qui meniez une vie si dévote et si édifiante : sinon que vous avez laissé perdre un nom et une conduite si belle en apparence ; sinon que vous avez laissé quitter une vie si paisible, si tranquille, si lumineuse avec un Dieu pour goûter tant de plaisirs trompeurs du monde lequel court loin de nous : quare hoc fecisti les occasions dans lesquelles vous vous êtes trouvées, vous ont trompées : Serpens decepit me. Mais cela ne vous excusera pas devant Dieu : vous avez été avertis souvent combien faible est l'homme dans l'occasion.
Salomon a bu ar muia puissant ac ar muia fur deus an oll rouandé : tout a blequer dindan e lesennou, ac an oll a redoute e buissanç ; efurn ac a sberiljen anezo rentit anean ar sçacl deus ar bed univorzel : arruet a ra gantan eun occasion ac e teu da succombin : ac ar mam-dorn pehini e devoa travet an tan dindan templ zantel, a deu da offr d'en idalou un esonç sacriley. Suget a reflexion ac a-spont evit an oll gristenien ; pa voelomp tud quen avanet er vertu o succombin en occasion, e dleomp en em instruin voar o hoast : fortiber cadentibus erudiantur imbaecilliores.
Salomon fut le plus puissant et le plus sage de tous les rois : tout ployait sous ses lois, et tous redoutaient sa puissance ; sa sagesse et son esprit l'avaient rendu le soleil du monde universel : il lui arrive une occasion et il vient à succomber : et la même main laquelle avait élevé le temple saint, vient à offrir aux idoles un encens sacrilège. Sujet de réflexion et d'effroi pour tous les chrétiens ; quand nous voyons des gens si avancés en vertu succomber dans l'occasion, nous devons nous instruire sur leur chute : fortiter cadentibus erudiantur imbaecilliores.
Mas mar neus an occasion quement a bouvar voar galon an den, Doue e unan a deu ire da refus deomp e braco, pa voel ahanomp o chom en occasion, de ous n'em exposi d'o gounit rac Doue se hini a zo infinmant just, infinmant fur o tis-trubucin e braço, n'an deu quet d'o acordin d'ar re na meritont quet : mas acordin a ra anezo gant cals a be-ndan d'ar re a o merit. Mar deut eta d'an em exposi a hanoc'h o unan d'an occasion, na hortet quet e-teu Doue d'o sicour a d'o b-rotigi. Amar deut d'en b-di d'o recours, en amzer ma n'em quellet en creis an occasion deus ar pechet, e necessite nac utitite ebet, e-tu d'in tanti a da n'em renti meurbet coupabl : non tentabis Dominum Deum tuum.
Mais si l'occasion a tant de pouvoir sur le cœur de l'homme, Dieu lui-même vient aussi à nous refuser ses grâces, quand il nous voit rester dans l'occasion, de nous exposer à succomber car Dieu celui qui est infiniment juste, infiniment sage en distribuant ses grâces, ne vient pas à les accorder à ceux qui ne les méritent pas : mais il les accorde avec beaucoup d'abondance à ceux qui les méritent. Si vous venez donc à vous exposer vous-mêmes à l'occasion, n'attendez pas que vienne Dieu pour vous secourir et vous protéger. Si vous venez à le prier pour avoir recours, dans le temps que vous vous jetez au milieu de l'occasion du péché, sans nécessité ni utilité aucune, il vient à vous tenter et à vous rendre très coupable : non tentabis Dominum Deum tuum.
Doue a neva truez ous an ini a iaf da n'em deura dre voarn e enemmit pa da n'em brecipitan d-e. Chetu ar coustond-position an ini enem expos d'an occasion : amar nan deus ite a hanomp dign da vean sicouret gant Doue, a verit ire en-temors man e-teu Doue d'en abandonni en danger en pehini eo enem lacat. Chatimant just mas terribl deus a berz Doue leul a ræzo ar bec'herien ze da n'em buvirtiss an ebarz an occasion ; permettin a raie ma coumant ebarz er bec'hejo muret te bera a holv-on anezo a dær ae a gonfusion dirac an dud ; lesel a raie anezo da n'em egarin mui ous mui a da henil ar gorruption deus o holon, ambedo in via cordis tui.
Dieu a pitié de celui qui va se... par erreur chez ses ennemis mais pas de celui qui se précipite de lui-même. Voici la position de celui qui s'expose à l'occasion : si nous ne sommes pas dignes d'être secourus par Dieu, il mérite aussi en ce moment que vienne Dieu à l'abandonner dans le danger dans lequel il s'est mis. Châtiment juste mais terrible de la part de Dieu laissant ces pécheurs se... dans l'occasion ; il permet qu'ils tombent dans des péchés... lesquels les couvrent de honte et de confusion devant les gens ; il les laisse s'égarer de plus en plus et suivre la corruption de leur cœur, ambedo in via cordis tui.
O chui eta, tud a galon, bera a rec'h quan tranquil, en creis mil a mil danger a bera e oc'h ansironnet, sequen bras n'an deo quet o presomption da n'em exposi enné ep raon na spont ! Inco santel a zo enem gollit evit bean enem esposet d'an occasion e necessite, a chui pehini an deus quen neubet a nerr, na quet quet da beissan en creis an occasiono da ber-enem exposet bem-deiz. Voar bera e contit ha n'an deo quet voar o innocanç-cle. N'an deo quet voar o intontiono mad, rac n'an dint quet goel evit o d-e Sant Paul pehini te. Acer e-h-eut Sant, on Prophet, na noc'h quet an assuranc en occasion.
Ô vous donc, gens de cœur, qui restez si tranquilles, au milieu de mille et mille dangers desquels vous êtes environnés, combien grande n'est pas votre présomption de vous y exposer sans crainte ni effroi ! Des saints se sont perdus pour s'être exposés à l'occasion par nécessité, et vous qui avez si peu de force, vous ne craignez pas de périr au milieu des occasions de vous y exposer chaque jour. Sur quoi comptez-vous sinon sur votre innocence passée. Ce n'est pas sur vos intentions bonnes, car elles ne sont pas meilleures que celles de Saint Paul lequel... ni sur l'assurance dans l'occasion.
O chui eta, tud a zant ar b-re deus ar malheur en bera e oc'h cout dre an occasion, desquit hirie ar voyen d'e evitan : ab omni specie mala abstinete vos enem abstinet deus ar be-v- ac deus an apparanç an drouc quasi a facie colubri juge peccata ; estit ar bec'het e-vel eur sarpant pehini a ro ar maro. Eur hro-v-adur a zero cos d'on omalunt : Bellaat... rac biscoas den n'an deo deurit en occasion ; renquit eta e-la quitaat an occasion de enem goll ; an eil de-e-quile. Choaset. Vedet de dorn d'o-v-a-v- di-v-ar chadenno bera o jarnetet ebarz bell amzer ; d'o tennon den astane d'ar pechet, a deus ar loussoni a bruinadeu. D'o evitant enes an occasions, emp o rassons i-t.
Ô vous donc, gens... du malheur dans lequel vous êtes tombés par l'occasion, apprenez aujourd'hui le moyen de l'éviter : ab omni specie mala abstinete vos (abstenez-vous de toute apparence de mal) ; abstenez-vous du péché et de l'apparence du mal quasi a facie colubri fuge peccata ; fuyez le péché comme un serpent lequel donne la mort. Une créature qui sera cause de votre malheur : Éloignez-vous... car jamais personne n'est revenu de l'occasion ; vous devez donc la quitter pour ne pas vous perdre ; l'un et l'autre. Choisissez. Détachez vos mains de vos... des chaînes qui vous attachent depuis longtemps ; pour vous tirer... du péché, et de la saleté... Pour éviter les occasions...