Breton
Quid retribuam Domino pro omnibus quae retribuit mihi Pera a ranti da Doue evit ar graçoü en deus raet din.
Français
Quid retribuam Domino pro omnibus quae retribuit mihi Que rendrai-je à Dieu pour toutes les grâces qu'il m'a faites ?
Bezet oc'h hirie, tadoü et Mammoü, test deus ar bonheur incomprehensapl an deus bet o bugale, o tostaat ous an Dol zantel Deus ar gommunion o receo Jésus-Christ roue an env ac an douar, o Doue, o hrouer a ro zalver. O calono a zo bet toucheet o velet un Doue o quitaat e dabernacl zantel evit ober n'em rei da veur d'a ene o bugale ac o besgante un alhianç quen caër a quen admirapl. Gallout a ret hirie unissa o mouez d'o re, a laret da Doue, Quid retribuam Domino. Petore actiono a braç ranti da Doue evit eur mad quen braç ! Nan deo quet avoalc'h dezan bezan gwelic'het ho bugale gant an dour sacr deus ar vadeziant ; goude m'o devoa collet ar robën a innocenç o devoa recevet, e teu dre e Vinistrel d'a ranti dezo a d'en em rei e unan evel eur gay deus eur silsidiguez eternel. O deiz a joa, deiz a gonsolation, deiz a gontantamant ! O che...
Soyez aujourd'hui, pères et mères, témoins du bonheur incompréhensible qu'ont eu vos enfants, en s'approchant de la Table sainte de la communion, en recevant Jésus-Christ roi du ciel et de la terre, leur Dieu, leur créateur et leur sauveur. Leurs cœurs ont été touchés en voyant un Dieu quitter son tabernacle saint pour venir se donner à l'âme de vos enfants et en faisant une alliance si belle et si admirable. Vous pouvez aujourd'hui unir vos voix aux leurs, et dire à Dieu, Quid retribuam Domino. Quelles actions de grâce rendre à Dieu pour un bien si grand ! Il ne lui suffit pas d'avoir lavé vos enfants avec l'eau sacrée du baptême ; après qu'ils eurent perdu la robe d'innocence qu'ils avaient reçue, il vient par son Ministre la leur rendre et se donner lui-même comme un gage d'un salut éternel. Ô jour de joie, jour de consolation, jour de contentement ! Ô che...
A hui bugale, petore santimancho a dremen breman en o calono ; na deoc'h quet capapl d'a exprima sequen bras eo o bonheur. Breman e eprouvet pequen Douç pequen agreapl eo bean er carantez Doue Quam suavis est Dominus ! Breman tantset surruut d an dud just ac a gar Doue Guan, Dilecta tabernacula tua Domine Virtutum : a quement ze a zo uneffet admirapl deus ar gommunion, mar o deus evel ma esperanf, tostaat d'an Doll zantel gant an dispositiono necesser. Quement-se de siffoset, na ret nemet unan gant Doue. Pion a alle compren eun union quen parfet, un union quen honorable evidoc'h : Chelaoump Penos o zaltis a gomz Deus un union quen caër : qui manducat meam carnem et bibit meum sanguinem in me manet et ego in illo.
Et vous enfants, quels sentiments passent maintenant dans vos cœurs ; vous n'êtes pas capables de les exprimer tant est grand votre bonheur. Maintenant vous éprouvez combien Doux combien agréable est d'être dans l'amour de Dieu Quam suavis est Dominus ! Maintenant vous goûtez surtout aux gens justes et qui aiment Dieu, Dilecta tabernacula tua Domine Virtutum : et tout cela est un effet admirable de la communion, s'ils se sont, comme je l'espère, approchés de la Table sainte avec les dispositions nécessaires. Cela étant supposé, vous ne faites qu'un avec Dieu. Qui pourrait comprendre une union si parfaite, une union si honorable pour vous : Écoutons comment le Psalmiste parle d'une union si belle : qui manducat meam carnem et bibit meum sanguinem in me manet et ego in illo.
In ni-unan a debr ma hig ac a ev ma goad a chom ennoun a me ennoun. Touguin a ret da ennoc'h Jésus-Christ, a lavar dac'h Sant Guill : Christum in nobis ferentes. O ! O frouez ar garantez ! Piou a alle en credi madi-p quet c'hui, o ma Doue an diso-je lavaret deomp : Piou a alle compren pequen avantageus eo logean an on halon ar sourcen deus an oll braço. Pliges gant Doue, eme ar gonsolation da laret d'ac'h gant guirionez Penos o deus Jésus-Christ oc'h eus recevet o silsidiguez, penos e oc'h bardonet gant Doue ac oc'h eus graet peoc'h a barz mad i quia hodie salus facta est huic domui. Pequen bras didommagement on defe deus on poan, m'on d... ar gonsolation da laret da Doue, penos on deus reconciliet gantan al lires deus a vugal a dervalyen on deus graet a hano-h bugalez a silerigen : Eratis aliquando tenebrae nunc autem lux in domino : Penos e condichet goude-ze on honsello, a conduct eur vuez zantel ut filii lucis ambulate : Penos dre o exemplomad bars er barros l'offousut d'ar pechet eun obstacl tehini n'allo quet brein, a penos a raet o oll efforço evit arrétin ravajo an drouc-speret tehun a seblant hirie quemer mui a ners evit biscoas, a cavout un autor... eus toat an darn vuyen deus ar Gristenien. A o supplian a ran surtout da songeal olies er bonheur oc'h eus bet hirie a da vezan reconnaissant epad o buez. A hui tadoü a Mammou, Digassit dezo da zonj deus an angamancho o deus renovellet hirie. Vigoallet surtout da dont da etouffe in o halono an tan deü... ar garantez Doue. Depositum custodi ; conservet sur ar h... taich en deso-daur a laca hirie Doue etre o daouarn.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. Vous portez en vous Jésus-Christ, ainsi que vous le dit Saint Guillaume : Christum in nobis ferentes. Ô ! Ô fruits de l'amour ! Qui pourrait le croire si ce n'est vous, ô mon Dieu qui avez daigné nous le dire : Qui pourrait comprendre combien il est avantageux de loger dans notre cœur la source de toutes les grâces. Qu'il plaise à Dieu, dise la consolation de vous dire avec vérité comment vous avez Jésus-Christ, vous avez reçu votre salut, comment vous êtes pardonnés par Dieu et avez fait la paix pour de bon car aujourd'hui le salut est entré dans cette maison quia hodie salus facta est huic domui. Quel grand dédommagement nous aurions de notre peine, si nous avions... la consolation de dire à Dieu, comment nous avons réconcilié avec lui la foule d'enfants et de jeunes gens dont nous avons fait au nom de vos enfants et de votre salut : Eratis aliquando tenebrae nunc autem lux in domino : Comment vous suivrez après cela nos conseils, et mènerez une vie sainte ut filii lucis ambulate : Comment par votre bon exemple dans la paroisse vous opposerez au péché un obstacle qui ne pourra pourrir, et comment vous ferez tous vos efforts pour arrêter les ravages du mauvais esprit qui semble aujourd'hui prendre plus de force que jamais, et trouver une autorité... de la part de la plupart des chrétiens. Et je vous supplie surtout de songer souvent au bonheur que vous avez eu aujourd'hui et d'être reconnaissants pendant votre vie. Et vous pères et mères, Rappelez-leur le souvenir des engagements qu'ils ont renouvelés aujourd'hui. Veillez surtout à ne pas venir étouffer dans leurs cœurs le feu de... l'amour de Dieu. Depositum custodi ; conservez sûrement le... travail qu'a accompli aujourd'hui Dieu entre vos mains.
Doue a rent a ners hirie d'ac'h gant ar robën a innocenç a voa disquel Dezo soat a fons sacr deus ar Vadeziant ; malheur d'ac'h mad deuent d'e souillan dre o lacheté dre o complaisance, Depositum custodi. Diouallet e rac ar bed e rac rino corromput. O Doue distroit divoar nezo eur malheur quen bras, gaet ery Dezo na vijent bet jamas ganet. A c'hui, Mes frères fidel, pere oc'h eus bet evit an deis tremen-ze ar bonheur aneus hirie ar vugale, examinēt o hui zo bet fidel d'ar promissoü caër o poa graet da Doue orac arli ous e Dol Zantel, ar-nar d'oc'h bet, a deit hirie d'an emm gonsoli er solennité gant-man ; haec est dies quam fecit Dominus exultemus et laetemur in ea : goulennet ous Doue ar pez a houlën diguenac'h evit eur garantez quen bras ; Et nunc, Israel, quid Dominus postulat ? Cargan ra hanoü hirie d'a annonç d'ac'h penos na houlën diguenac'h nemet ad retour dema e garants ; nisi ut diligas eum. Prometin a ra d'ac'h o caret, mar roet dezan o calon ; ego diligentes me diligo, Prometin a ra d'ac'h gant a Dad ac ar speret santel ober ennoc'h e demouranç ; ad eum veniemus et mansionem apud eum faciemus. Na nat quet ober d'ac'h promissoü caëroc'h evit o zingag... d'en caret : laet ta anezan da dont da fiaour, a da attirann o calon gant ar charm deus e oll perfections divin. Trahe me post te ; curremus in odorem unguentorum tuorum. Anaveet en al ma ler Sant Leon, anaveet o dignité ; Agnosce, o Christe dignitatem tuam ; na deut pelloc'h dre eur buez indign d'ur o hano da gouean belloc'h eno tisurrou huminit, a da goll a
Dieu vous rend la force aujourd'hui avec la robe d'innocence qui leur fut descendue du fond sacré du Baptême ; malheur à vous s'ils venaient à la souiller par leur lâcheté par leur complaisance, Depositum custodi. Gardez-les du monde et des mœurs corrompues. Ô Dieu détournez d'eux un malheur si grand, qui ferait qu'ils n'auraient jamais dû naître. Et vous, chrétiens fidèles, qui avez eu pour le jour passé le bonheur qu'ont aujourd'hui les enfants, examinez si vous avez été fidèles aux belles promesses que vous aviez faites à Dieu devant sa Table Sainte, par le passé, et venez aujourd'hui vous consoler dans cette solennité avec lui ; haec est dies quam fecit Dominus exultemus et laetemur in ea : demandez à Dieu ce qu'il demande de vous pour un amour si grand ; Et nunc, Israel, quid Dominus postulat ? Je suis chargé aujourd'hui de vous annoncer comment il ne demande de vous qu'en retour de son amour ; nisi ut diligas eum. Il promet de vous aimer, si vous lui donnez votre cœur ; ego diligentes me diligo. Il promet avec son Père et le Saint Esprit de faire en vous sa demeure ; ad eum veniemus et mansionem apud eum faciemus. Il ne peut pas vous faire de plus belles promesses pour vous engager... à l'aimer : laissez-le donc venir vous chercher, et attirer votre cœur par le charme de toutes ses perfections divines. Trahe me post te ; curremus in odorem unguentorum tuorum. Reconnaissez comme le dit Saint Léon, reconnaissez votre dignité ; Agnosce, ô chrétien dignitatem tuam ; ne venez plus par une vie indigne de votre nom tomber plus bas dans le mépris, et perdre le rang magnifique auquel vous avez été appelés : vous avez vu dans vos cœurs, le corps et le sang, votre créateur, votre rédempteur, votre dieu, votre juge et ami.
Ar reng caër da behini oc'h bet zart : velet oc'h eus eno calono, corf a goad, o crouer, o redemptor, o doue, o barner a mounis. Agnosce, o Christe ! Una tat ar facturis ar privilejo baerret a zo scuillet voarnoc'h, a postupl a ve e teuffach hoas da gommetti ar memu crimon evel diaroc, a d'an em renta indign deus ar hrac oc'h eus recevet ; Doue a zo enam incarret ennoc'h ; Choaset en Deus o calon evit e templ ; na deut quet eta mas lonyur ab cuer Jésus-Christ crucifiet evidoc'h, na deut quet darentan belloc'h ar horf-ze corf ar bechet. Savetoc'h dreist an oll grouadurien savetoc'h bete an Env ; Ego dixi Dii estis et filii excelsi omnes. Pera a uniss-ha admirapl, un Doue a d'a obeissant da vez d'un den, obedienti voci hominis, da disquen voal an Auter, da repos en on halon, da galmin on fassiono, da rein deump an ners ac ar gourech da resistar ous ennemiet or religion. O Doue, inspirit dezo bete fin o buez, ar zantimant-se en quent d'ot Sacra-mant deus e Carantez. Mas mar deo consolant evit an Ilis goelet d'ar-n dent e bugale fidel da acomplissa e gourchemenno, pequen bras nan deo e glac'har la voel cals d'on-nez leu-n a repris evit va-hoal an-zo o redec d'asem goll evit eur jamad, nonobs... d'an interest e deus evite. Ia chrétien, na nallan quet tevel var negligenç, indifferanç a lachité quen lus a Gristenien Bize e voel gant-e chom en occasiono ar bechet, a d'an o habitujo fal erit na-ze, beran evel bugale Doue, a donit da receo ar ruz ous an Doll zantel Deus ar gommunion.
Agnosce, ô chrétien ! Considérez les privilèges qui ont été versés sur vous, et serait-il possible que vous veniez encore commettre les mêmes crimes comme auparavant, et à vous rendre indignes de la grâce que vous avez reçue ; Dieu s'est incarné en vous ; Il a choisi votre cœur pour son temple ; ne venez donc pas souiller le cœur de Jésus-Christ crucifié pour vous, ne venez pas donner plus longtemps ce corps-là au corps du péché. Élevés au-dessus de toutes les créatures, élevés jusqu'au Ciel ; Ego dixi Dii estis et filii excelsi omnes. Quelle union admirable, un Dieu qui se fait obéissant à la voix d'un homme, obedienti voci hominis, de descendre sur l'Autel, de reposer dans notre cœur, de calmer nos passions, de nous donner la force et le courage de résister aux ennemis de notre religion. Ô Dieu, inspirez-leur jusqu'à la fin de leur vie, ce sentiment envers votre Sacrement de son Amour. Mais s'il est consolant pour l'Église de voir venir ses enfants fidèles pour accomplir ses commandements, combien grand n'est pas son chagrin de voir beaucoup d'entre eux pleins de mépris pour leur salut qui courent à leur perte pour toujours, nonobstant... l'intérêt qu'elle a pour eux. Oui chrétiens, je ne peux pas me taire sur la négligence, l'indifférence et la lâcheté de tant de chrétiens qu'on voit rester dans les occasions de péché, et dans leurs mauvaises habitudes pour cela, vivre comme des enfants de Dieu, et venir recevoir la rougeur à la Table sainte de la communion.
Ma Doue hui o unan a zo capapl da touch o halon a do hontatiss... graet dezo c'hoant ar sour deus o graç cheini o guelo ac o suppli hoas da dont d'an em santifia. Meas pera a zo causa-na leu-n quen lus a Gristen de o de-playen da dostaat d'o sacramancho ; Chetu int aman. chrétien, ar gorruption deus ar galon ac an dalliguez deus ar speret. Mas comprenomp quenta Pera eo eur galon corrompet : eur galon corrompet eo eur galon dominēt gant ar fassiono, gant an avariciet, an orgouil, ar gassoni, gant an desir da pliget d'ar bed, da gontanti ar natur corrompet ; concupiscentia carnis, concupiscentia oculorum et superbia : Chetu az pera eo eur galon corrompēt eur galon tehini nan deo quet maestr dezi e-unan, mas tehini a zo chadennet gant ar fassiono. Oc'h, en goulen a ran digant an dut libertin-ze, digant an dud-ze quen negligent evit an affer important deus o silsidiguez ; goulen a ran digant-ze en n-an de-gant ho halon dominun gant-eus ar fassiono merus de-azeet voar o halon evel voar o zron ? Refus a riont da Doue ar galon-ze tehini an Dezo crouit evite o unan, evit e gart ac e servigi. O calon deus ar chrétien, Plec'h eman ar robën gaer ze a voe ganisquit voar on fonchio sacr, allas soullet eo gant ar fassiono, ar bed ac e blijadurezo miliguet ; Caer e tezo goulen digant ar bed, pe Deus Doue de goulen diguenit, neuse e anasi da faul mat allas, na vo quet an amzer. Ar galon-at-else soullet a deu hoas da dallan as speret malitia cordis eorum excecavit eos ; eur galon corrompet a eun dallit ar speret.
Mon Dieu vous seul êtes capable de toucher leur cœur et de les contenter... donnez-leur le désir de la source de votre grâce pour laquelle on vous verra et vous suppliera encore de venir se sanctifier. Mais quelle est la cause que tant de chrétiens se déplaisent à s'approcher de vos sacrements ; Les voici ici chrétiens, la corruption du cœur et l'aveuglement de l'esprit. Mais comprenons d'abord ce qu'est un cœur corrompu : un cœur corrompu est un cœur dominé par les passions, par l'avarice, l'orgueil, la haine, par le désir de plaire au monde, de contenter la nature corrompue ; concupiscentia carnis, concupiscentia oculorum et superbia : Voici ce qu'est un cœur corrompu, un cœur qui n'est pas maître de lui-même, mais qui est enchaîné par les passions. Oh, je le demande à ces gens libertins, à ces gens si négligents pour l'affaire importante de leur salut ; je leur demande s'ils n'ont pas leur cœur dominé par les passions honteuses assises sur leur cœur comme sur leur trône ? Ils refusent à Dieu ce cœur-là qu'il avait créé pour lui seul, pour l'aimer et le servir. Ô cœur du chrétien, où est cette belle robe qui fut revêtue sur nos fonts sacrés, hélas elle est souillée par les passions, le monde et ses plaisirs maudits ; vous aurez beau demander au monde, ou à Dieu de vous demander, alors vous connaîtrez votre faute mais hélas, il ne sera plus temps. Ce cœur-là ainsi souillé vient encore aveugler l'esprit, malitia cordis eorum excecavit eos ; un cœur corrompu et un aveuglement de l'esprit.
Mas penos e arru quement-ze ? Chetu an aman chrétien : Ar galon en état deplorapl-ze, a bella dious ar speret quement o alfe e instrui ac en eslarigeni : reflexiono series, lecturio spirituel, sermonio touchant, aviço, exhortationo salutair, petra na ra impression voarnezo ; na houlën quet compren ar ners deus ar gouirionez a annoncier dezo, noluit intelligere ut bene ageret : ussa rei anem étourdisso voar e malheur. Chetu aman eun exempl frappant deus ar vicion-ze aman. Vaou den a neusa hoant da gontanti o fassiono mezus en peuc'h ac ep remors : evit ze e cosonansont da vouga enne ar sklerigen d'ar ar fe, evit gallout muet enem lissa d'ar pechet gant muioc'h a hardisson ac impudancc : cur voach arru er faent-ze ar chrétien a long ar bechet vel an dour ; an drouc speret eo o mastr, a Doue a zo obliget da quitaat eus galon a nevoa crouet ; no deus quen desir ebet da retorn ; corrupti sunt et abominabiles facti sunt in studiis suis. Adieu auterio zantel, adieu tabernaclo, adieu offiço, adieu ilis zantel, Adieu ma Doue, chetu hiri mafruet Disaetec gant o bugale pere a verit bemdeiz, e voa bare e scuillet hoas o craço ; filios enutrivi, ipsi autem spreverunt me. Chetu aze bete petra paent a ra ar chrétien an deüd ar malheur da resta gant blijadur in habitujo criminal, a da bellat dious an doll zantel Deus ar gommunion : Terrupla punition a beurz Doue ; ar beched be a ra bemdeiz efforche da zerri outan an ent da vont d'an Env. a Doue n'a deu da dallan e speret namet dre uneffet deus e justiç redoutapl. Evit evitan eur malheur quen bras, quemeret exempl voar
Mais comment cela arrive-t-il ? Voici comment chrétiens : Le cœur dans cet état déplorable, s'éloigne de l'esprit tout ce qui pourrait l'instruire et l'éclairer : réflexions sérieuses, lectures spirituelles, sermons touchants, avis, exhortations salutaires, rien ne fait impression sur eux ; ils ne veulent pas comprendre la force de la vérité qu'on leur annonce, noluit intelligere ut bene ageret : ils se complaisent à s'étourdir sur leur malheur. Voici ici un exemple frappant de ce vice-ci. Combien d'hommes ont le désir de contenter leurs passions honteuses en paix et sans remords : pour cela ils consentent à étouffer en eux la lumière de la foi, pour pouvoir mieux se laisser aller au péché avec plus de hardiesse et d'impudence : une fois arrivés à ce point le chrétien avale le péché comme l'eau ; le mauvais esprit est leur maître, et Dieu est obligé de quitter ce cœur qu'il avait créé ; ils n'ont plus aucun désir de retour ; corrupti sunt et abominabiles facti sunt in studiis suis. Adieu autels saints, adieu tabernacles, adieu offices, adieu église sainte, Adieu mon Dieu, voici aujourd'hui comment vous êtes délaissé par vos enfants qui mériteraient chaque jour, qu'on vous verse encore vos grâces ; filios enutrivi, ipsi autem spreverunt me. Voilà jusqu'où conduit le chrétien le malheur de rester avec plaisir dans des habitudes criminelles, et de s'éloigner de la table sainte de la communion : Terrible punition de la part de Dieu ; le péché fait chaque jour des efforts pour lui fermer le chemin pour aller au Ciel, et Dieu n'en vient à aveugler son esprit que par un effet de sa justice redoutable. Pour éviter un malheur si grand, prenez exemple sur les enfants qui ont eu aujourd'hui le bonheur de recevoir leur Dieu, et sur les chrétiens fidèles par leur conduite édifiante ne cessent de vous reprocher votre aveuglement.
ar vugale pere o deus bet hirie ar bonheur da receo o Doue, a voar ar Gristenien fien dre o hondu edifiant na cessont da reproch d'ac'h o lall diguez. Retornit da gat Doue, revertere ad Dominum Deum tuum, diguerrin ra e vreach eternel evit rein d'ac'h ar marz a beuc'h ac e garantez. Chelaouet ar reprucho affectu-ous a ra d'ac'h dre ar Prophet Esaïe ; Quid ultra facere vineae meae non feci ? Pera alc'hen ober ouspenevit captiva o carantez : evidoc'h ehon nem vroit den ; evidoc'h, var ar Galter, on n'em vroit sclat ; formam servi accipiens ; evidoc'h am eus durnet quement bars en eur hraou-dis-ter vel an dusteran deus an oll ; Ego sum vermis et non homo ; evidoc'h on bet goapaet, mepriset, flagellēt, opprobrium hominum et abjectio plebis ; evidoc'h am beus andurēt eur bassion gual-veurbet am bet lataet douffret ar maro ; factus obediens usque ad mortem, ac ar hruellan deus ar marvo, maro ar Groas ; mortem autem crucis. Pera a eller ober ouspene evit mervel evidoc'h ? Eus, chrétien, hount zo eur hrac muioc'h incomprehensapl, muioc'h carantezus ; teurtet an Deus goude e varo instituo chem quenenn er Sacramant adorapl Deus on Auter, evit nem rei deomp da nourritu-r. Petore din ac en a elle ober muioc'h evit gounit o calon ; ac o puy-mil galon na vijent quet suffisant evit eur hrac, a pa n'em gontant Doue oc'hini eunan, itout hoas de refus dezan. A ma Doue re vad oc'h bet enn on dret, a me re ingrat en o quert. Enem deureta ran dro trait, on opidira da gavout truez ouzomp, ni pere a neus bet o carantez dre un ingraterie quen bras ;
Retournez vers Dieu, revertere ad Dominum Deum tuum, il ouvre ses bras éternels pour vous donner la marque de paix et son amour. Écoutez les reproches affectueux qu'il vous fait par le Prophète Ésaïe ; Quid ultra facere vineae meae non feci ? Qu'ai-je pu faire de plus pour captiver votre amour : pour vous je me suis fait homme ; pour vous, sur le Calvaire, je me suis fait éclatant ; formam servi accipiens ; pour vous j'ai tant enduré dans une étable misérable comme la plus misérable de toutes ; Ego sum vermis et non homo ; pour vous j'ai été moqué, méprisé, flagellé, opprobrium hominum et abjectio plebis ; pour vous j'ai enduré une passion très cruelle j'ai été mis à mort j'ai souffert la mort ; factus obediens usque ad mortem, et la plus cruelle des morts, la mort de la Croix ; mortem autem crucis. Qu'est-ce qu'on peut faire de plus que mourir pour vous ? Il y a, chrétien, une grâce plus incompréhensible, plus aimante ; Dieu a daigné après sa mort instituer comme gage dans le Sacrement adorable de notre Autel, pour se donner à nous pour nourriture. Quelle dignité pourrait-il faire de plus pour gagner votre cœur ; et vos mille cœurs ne seraient pas suffisants pour une telle grâce, et alors que Dieu se contente du vôtre seul, vous le lui refusez encore. Ô mon Dieu vous avez été trop bon à notre égard, et moi trop ingrat envers vous. Je m'en repens amèrement, je vous supplie d'avoir pitié de nous, nous qui avons payé votre amour par une ingratitude si grande ;
Punissit a hanon, just eo er rafac'h, nampas var ma abandonni, mad ous ma hontatissa, ous nem deureil ar varnon evel a druer ac a gompassion. Courach eta chrétien imitomp ar buguel prodig, leromp eta gantan a greis on halon ; Surgam et ibo ad Patrem ; a boe n'am beus quitaat Doue n'am beus bet na peuc'h na repos ; mas quitaat a rin ar pechet ; terrin rin ma goal habitujo, dilazel a rin an occasiono, ac enem adreste d'am zalver deus on supplian a rin d'am godait ; Surgam et ibo ad te. Tedomp amanda tell et on Daëro, on fedenno, on foanniou, a surtout da gonsideri ar briz deus on inë, goad Jésus-Christ. Tehini a ret hoas voar ar groas evidomp. Surgam et ibo ad te. Enem bre-vbas a re tostaat d'en neud preparomp dazan aur gonsianc, Pur, animēt gant ar fe ac ar garantez. Neuse a ellet laret dezan gant confiance, in te Domine speravi non confundar in aeternum hirie a vez espad an eternite ma joa a ma heureusted. Quam dilecta tabernacula tua Domine Virtutum ; Sequeren caret eo d'am halon an tabernacl zantel. Deuit ama Doue, deiri Domin... Deuit da voilhi ar ber a zo annon fa souillet ; Deuit da sicour ar resolutiono a guemeromp hirie en o presanç ; groet deomp anten en ent mad, agoud-bean antent, roet deomp ar hrac da berseveri bete ar fin : Usque quad est devum ; A hui bugale, ac imoc'h fidel, deit eus d'ac'h an amzer d'us an Dol zantel-man. Da augmenti ar hrac oc'h eus en-m raet treki eur bed corrompet, evit an pich da berissa mal naufraich ; deuralis, da dantsa pequen Douç pequen carantezus eo Doue, gustate et videte quoniam suavis est Dominus. Deuomp tout chrétien, da bentsa tarquerren celatant a zo reservēt deomp bars an Env. Amen
Punissez-moi, il est juste que vous le fassiez, non pas en m'abandonnant, mais en me convertissant, en jetant sur moi un regard de pitié et de compassion. Courage donc chrétiens imitons l'enfant prodigue, disons donc avec lui du milieu de notre cœur ; Surgam et ibo ad Patrem ; depuis que j'ai quitté Dieu je n'ai eu ni paix ni repos ; mais je quitterai le péché ; je briserai mes mauvaises habitudes, je délaisserai les occasions, et je m'adresserai à mon sauveur que je supplierai de me pardonner ; Surgam et ibo ad te. Présentons amende honorable avec nos larmes, nos prières, nos peines, et surtout de considérer le prix de notre âme, le sang de Jésus-Christ. Lequel coule encore sur la croix pour nous. Surgam et ibo ad te. Préparons-nous à nous approcher de lui, préparons-lui une conscience pure, animée par la foi et l'amour. Alors vous pourrez lui dire avec confiance, in te Domine speravi non confundar in aeternum aujourd'hui et durant l'éternité ma joie et mon bonheur. Quam dilecta tabernacula tua Domine Virtutum ; Combien est cher à mon cœur le tabernacle saint. Venez ici mon Dieu, veni Domine... Venez laver le péché qui a souillé mon âme ; Venez secourir les résolutions que nous prenons aujourd'hui en votre présence ; faites-nous entendre dans le bon chemin, et après avoir entendu, donnez-nous la grâce de persévérer jusqu'à la fin : Usque quad est deum ; Et vous enfants, et vous fidèles, le temps est venu pour vous de cette Table sainte. Pour augmenter la grâce que vous avez reçue en quittant un monde corrompu, pour empêcher de périr par un mauvais naufrage ; d'ailleurs, de goûter combien Doux combien aimant est Dieu, gustate et videte quoniam suavis est Dominus. Allons tous chrétiens, pour penser à la récompense éclatante qui nous est réservée dans le Ciel. Amen