Breton
Erant appropinquantes ei publicani et peccatores ut audirent illum. Ar bublicanet ac ar bec herien a dostae ous Jesus evit en chelous. Sant Luc 15.
Français
Erant appropinquantes ei publicani et peccatores ut audirent illum. Les publicains et les pécheurs s'approchaient de Jésus pour l'écouter. Saint Luc 15.
Quasi impossibl eo deomp, Christenion, diguerri an Aviel ac ar lenn e-barr en Pehini e ranfermit ar guirioneo deus on relijion, e-plen en oll bajenno an effejo admirabl deus a vadelez Doue en quever ar bec herien. Gvelet a reomp Jésus-Christ e-barr an Aviel o paemte d'ar bublicanet a d'ar becherien tostait Dean evit en chelous : erant appropinquantes ei etc. O invita anezo da ober Pinigen, da sonjal er recompance a so reservet dezo en Ciel : Paenitentiam agite, appropinquat enim regnum caelorum. Prometi a ra dezo bezan o recompance epad un eternité : ego ero merces tua magna nimis ; Goudere a chetomp anezo o ober deomp ar reprocho ar muia touchant, quemert a ra an oll fagenno possibl evit essa gounit ar becher, ac ad-na deuse-quet en chelous, ac ar becher a zo insansibl d'ar blemo ara bemdez dezo a Doue. Gvelemp anezo o scuill daero foat ar maleur deus a Jerusalem behini na houlequet enam gonvertissay : Et videns civitatem, flevit super eand : O velet na servich e exhortationo da netra e teu e galon da rannan gant ar boan ac an drithediguez ; Jerusalem, Jerusalem, emean, nac a voes nam beus quet essaet gounit da vugaliz, a nam beus quet gallant en ober, nac a voes nam beus quet presantet cur vrech paternel evit o sicour, allas, ac o deus detract o-fen evit nomp-ur-magui.
Il nous est quasi impossible, chrétiens, d'ouvrir l'Évangile et de le lire, dans lequel sont renfermées les vérités de notre religion, sans voir en toutes les pages les effets admirables de la bonté de Dieu envers les pécheurs. Nous voyons Jésus-Christ dans l'Évangile se peindre aux publicains et aux pécheurs s'approchant de Lui pour l'écouter : erant appropinquantes ei etc. Les invitant à faire Pénitence, à penser à la récompense qui leur est réservée au Ciel : Paenitentiam agite, appropinquat enim regnum caelorum. Il leur promet d'être leur récompense pendant une éternité : ego ero merces tua magna nimis ; Ailleurs nous le voyons faire envers nous les reproches les plus touchants, il prend tous les moyens possibles pour essayer de gagner le pécheur, et celui-ci ne l'écoute pas, et le pécheur est insensible aux coups que Dieu lui porte chaque jour. Voyons-le verser des larmes sur le malheur de Jérusalem laquelle ne voulait pas se convertir : Et videns civitatem, flevit super eand : En voyant que ses exhortations ne servent à rien, son cœur en vient à se fendre de peine et de tristesse ; Jérusalem, Jérusalem, dit-il, combien de fois n'ai-je pas essayé de gagner tes enfants, et je n'ai pas pu le faire, combien de fois n'ai-je pas présenté un bras paternel pour les secourir, hélas, et ils ont détourné la tête pour ne pas me regarder.
Nac a voes nam beus quet o assistet er malheur, o honsolet en o affliction, ac en retorn a quemit zo narentont din nemet ingrateria Jerusalem, Jerusalem, quoties volui congregare filios tuos, et noluisti ? O quat valeurus, couetout er brassan deus an oll valeurio, na hanaveus quet madelez Doue enes andret a nan dont quet reconnaissant evit a vadoberio : All en punition eler eta d'as abandonni dindan puissance d'as ennemiet : Ecce relinquetur domus vestra deserta.
Combien de fois ne les ai-je pas assistés dans le malheur, consolés dans leur affliction, et en retour de tout cela ils ne me rendent que de l'ingratitude Jérusalem, Jérusalem, quoties volui congregare filios tuos, et noluisti ? Ô quoi de plus malheureux, tombé dans le plus grand des malheurs, tu ne connais pas la bonté de Dieu à ton égard et tu ne deviens pas reconnaissant pour ses bienfaits : il est donc juste de t'abandonner sous la puissance de tes ennemis : Ecce relinquetur domus vestra deserta.
Profitomp, Christenion, deus ar quental instructif a ro deomp ar gve deus a Jerusalem ; anaveomp madelez Doue enon andret ; becherien a beomp it reconnaissant, d'arret eo mar domp becherien enam gonvertissomp, a mar domp just continuomp d'asen bepret d'a gad ar perfection. Sonjomp benos conversion eur becher a zo ur veur bet agreabl da Doue i-v-macomp erfad, Christenion, benos pa dei unan ahonomp da nem gonvertisso, an Ent a vo en joa ac en jubilation ; ar Saint ac an Eliz a guni da Doue cantico a action a hrac ; gaudium erit in caelo super uno peccatore paenitentiam agente. Ar sujet man a zo consolant evidomp, ac estice it-e-teuan hira d'en proposi d'ac'h evit essa destrain ous Doue ar re ahonomp a ell bean hoas bell dioutan dre ar goindiration deus a vadelez Doue en quever ar bec'herien, a dre ar goindiration deus ar baz a dle ar becher da Doue evit e ditservich.
Profitons, chrétiens, de la leçon instructive que nous donne la vue de Jérusalem ; connaissons la bonté de Dieu à notre égard ; pécheurs que nous sommes soyons reconnaissants, il est temps si nous sommes pécheurs de nous convertir, et si nous sommes justes continuons d'être toujours à chercher la perfection. Pensons que la conversion d'un pécheur est une chose très agréable à Dieu si nous comprenons bien, chrétiens, que quand l'un d'entre nous vient à se convertir, le Ciel sera en joie et en jubilation ; les Saints et l'Église chanteront à Dieu des cantiques et des actions de grâce ; gaudium erit in caelo super uno peccatore paenitentiam agente. Ce sujet est consolant pour nous, et c'est pour cela que je viens maintenant vous le proposer pour essayer d'attirer vers Dieu ceux d'entre nous qui pourraient encore être loin de lui par la considération de la bonté de Dieu envers les pécheurs, et par la considération de la dette que doit le pécheur à Dieu pour ses services manqués.
Madelez Doue evit ar becher, reconnaissanç ar becher evit Doue.
Bonté de Dieu pour le pécheur, reconnaissance du pécheur envers Dieu.
1er Tout ar pez ara Doue evit ar becherien zo egister eud-tugad-trao a encourajamant ac a gonsolation.
1er Tout ce que fait Dieu pour les pécheurs est plein de motifs d'encouragement et de consolation.
Becherien, Doue a hortos ahanoch d'ober Pinigen daus ofuer dre-ment a quemet-ze so un offet deus a vadelez en doch : Expectat Dominus ut misereatur vestri. Aboue ar momet quenta o chaus bezet ar malheur d'an offanti, meritit bean punisset ; netra na veret bean muioc'h punisset evit ar bechet. Da deu an den d'a n'em revolte enep e grouer sco Doue, an oll grouadurien a gri venjeanç enep d'ur rebellion quen horrubl a quen funest. A hoant oc'huittu, a lavar ar Scriperien Doue an Tad a famill, a hoant oc'heus-e, a barmetti a ret deomp lenna deus o slis an id-ze so patriel a deu da destrenon an dud dangerus-ze-lamel dezo an douar an dud dangerus-ze-bere die o exemple fall a ra o possibl evit ioll ar gristenien vad a fersant ? Vis, imus et colligimus ea? A bermeti e ret e din o anglou-tissa barr em abymo, enam diguerri emean douar, evit ober dezo disquan en bès ar plaç infernal-ze behini so destinet evit o receo goud- o maro ; Vis imus et colligimus ea. An oll elemancho a deu da grial venjeanç enep d'hrouadur ingrat-ze. Me-el-lara respont an Tad a misericord : nan, nan, emean, gortoct hoat un neubet amzer ; martese ar becher ze a assisto an aut instruction benac pehini a doucho e galon : Sinite utraque crescere usque ad messem. Patiantet, an drai-ze a ell bean changet en greun mad, ar becher a ell distrei ouzin ac enam gonvertissa : Da deu ar becher da n'em egari a da bellaat dious e Doue, an tad carantezus-ze en-tou-fr gant patiantet ef lavar-netra, mas e hrac'h- no huitaguet, a hrac'h- a zo bepret ganta evit o sicour d'a retorn. O Domine, ibam longius, et recedebam a te, et non fugiebas.
Pécheurs, Dieu vous attend pour faire Pénitence après vos fautes et cela est un effet de sa bonté envers vous : Expectat Dominus ut misereatur vestri. Depuis le premier moment où vous avez eu le malheur de l'offenser, vous méritez d'être punis ; rien ne mérite d'être plus puni que le péché. Quand l'homme en vient à se révolter contre son créateur, toutes les créatures crient vengeance contre une rébellion si horrible et si funeste. Et pourtant, dit l'Écriture, Dieu le Père de famille, voulez-vous, et nous permettez-vous de lire sur ses lèvres ces paroles qui sont paternelles et viennent détourner les hommes dangereux... leur enlever la terre ces hommes dangereux qui par leur mauvais exemple font tout leur possible pour gâcher les bons chrétiens et les fervents ? Vis, imus et colligimus ea? Et nous permettez-vous de les engloutir dans mes abîmes, de m'ouvrir, dit la terre, pour leur faire descendre dans la tombe à cette place infernale laquelle est destinée pour les recevoir après leur mort ; Vis imus et colligimus ea. Tous les éléments viennent crier vengeance contre cette créature ingrate. Moi seul, répond le Père de miséricorde : non, non, dit-il, attendez encore un peu de temps ; peut-être ce pécheur assistera-t-il à une instruction quelconque qui touchera son cœur : Sinite utraque crescere usque ad messem. Patientez, cette chose peut être changée en bon grain, le pécheur peut revenir à moi et se convertir : Quand le pécheur vient à s'égarer et à s'éloigner de son Dieu, ce père aimant le souffre avec patience il ne lui dit rien, mais sa grâce l'attend, et sa grâce est toujours avec lui pour le secourir à son retour. O Domine, ibam longius, et recedebam a te, et non fugiebas.
Ma doue, a lere Sant Augustin pa voa hoas bechet, bamdeiz enam bellaan d'ouzoch mui our mui ; ma oll bojo, ma oll demarcho a voa quen lies a action inutil evit ma silvidiguez, quen lies a adfail barr er bechet ; ma fassiono a grentae bepret, a couscoude ma Doue, a voa advalec'h a batiantel evit ena supporti ; et non fugiebas. Laromp it-e eta d-u-n gant Sant Augustin : Bequen admirabl eo o batiantet, o ma zolid, bean zo quen lied a de quen lies a vadelez aboue ma meus o tilesset, aboue m'o offans bp discontinui, a couscoude nochous quet punisset hoas abanit. evit bera, Christenion, fo quen bras madelez Doue, desiret a ra on honversion, desicout e retorn-f- dezo dre ar binigen. Patientes agit propter vos, nolens aliquos perire, sed omnes ad paenitentiam reverti. (Sant Pierre)
Mon Dieu, disait Saint Augustin quand il était encore pécheur, chaque jour je m'éloignais de vous de plus en plus ; tous mes pas, toutes mes démarches étaient autant d'actions inutiles pour mon salut, autant de rechutes dans le péché ; mes passions s'accroissaient toujours, et pourtant mon Dieu, vous étiez assez patient pour me supporter ; et non fugiebas. Disons donc avec Saint Augustin : Combien est admirable votre patience, ô ma force, il y a tant de bonté depuis que je vous ai délaissé, depuis que je vous offense sans discontinuer, et pourtant vous ne m'avez pas encore puni. En effet, chrétiens, pour faire voir la grande bonté de Dieu, il désire notre conversion, il attend notre retour par la pénitence. Patientes agit propter vos, nolens aliquos perire, sed omnes ad paenitentiam reverti. (Saint Pierre)
D'ar devoa hoant da denna deus an dud eur bunition eclatant deus ar becheyo a bare a voant n'em rentet coupabl en amzer an delug, na deu da executi e dessein nemet gant call a queve, e-vel ma lar deomp ar Scritur santel : Tactus dolore cordis intrinsecus, delebo, inquit, hominem quem creavi, a facie terrae. Nemerco ased un expressiono ar fahat santel : Tactus dolore cordis intrinsecus. Arglaicher-ze a discoa Doue cat o punissan ar bed, a d'ery a reomp, em Sant Ambroas, ar gredustad deus a becheyo an dud a veve er amzer-ze : Ut exprimitur peccatorum nostrorum acerbitas.
Quand il avait le désir de tirer des hommes une punition éclatante de leurs péchés dont ils s'étaient rendus coupables au temps du déluge, il n'en vient à exécuter son dessein qu'avec peine, comme nous le dit l'Écriture sainte : Tactus dolore cordis intrinsecus, delebo, inquit, hominem quem creavi, a facie terrae. Remarquez cette expression de l'esprit saint : Tactus dolore cordis intrinsecus. Cette douleur que Dieu montre en punissant le monde, et nous y voyons, dit Saint Ambroise, la gravité des péchés des hommes qui vivaient en ce temps-là : Ut exprimitur peccatorum nostrorum acerbitas.
Couscoude anem gontant da lavarel : Delebo, distruja rin an dud. evit bera e lar a tisbrujo anera quel var ar momet e-zo santout ar voulen deus e venjustis, nan deus quet man-g a buissan-e da executi out projet quen terrubl a carm-ant amzer quen just. Mas an deneridiguez deus e galon a rang o aster-lissa, a comr dezo e-re-avan-e Doue ar bunition a beheni int menaut, evit s'engage a rein dezo amzer d'arre coupabl da appaisé a y-ober da n'em r-e-l... A vertisse ra nezo Doue ar malheur a behini int menacet bell aroc m'at-l-arrout, evit ma al-f-e an distrein dre o finigen. Cas a ra dezo Noe evit prescy dezo ar binigen, ac evit o asuri peros mar changent a vuez, Doue an d-d-v-je truez outi, ac a chang- ve a resolution. Si impius egerit paenitentiam ab omnibus peccatis suis, omnium iniquitatum ejus genus operatus est non recordabor. Ar Patriarch Santel a la-ca cant vloaz da gonstruin an Arch evit spouronni ar becherien a cober dezo antren enne o unan Delebo. Nac a batiantet, nac a efforchou abeurs Doue : Guemit-ze, ma Doue, zo inutil, ar becher a zo insansibl, ac enem voel Doue obliget da destruja ar bed dre an delug. Evit verifian ar detanç terrubl prononcet en-f- ar bechel, in peccato vestro moriemini. Ja, becher marvel a ri enes bechet, pa refus d'a retorn ous Doue hirie pa deu hoas da supplian. A bera refe it-e inutil evidomp batiantel Doue our on gortos ; laret a deomp- ve hirie Delebo, distrujarin ahanoch dre cur maro eternel mar na chanchit a vuez.
Pourtant il ne se contente pas de dire : Delebo, je détruirai les hommes. En effet il ne dit pas qu'il les détruira à l'instant même où il ressent la volonté de sa justice, il n'en vient pas tout de suite à l'exécution de son projet si terrible et car... un temps si juste. Mais la tendresse de son cœur les range... avertit, et Dieu annonce aux hommes la punition dont ils sont menacés, pour s'engager à donner aux coupables le temps d'apaiser... Et Dieu les avertit du malheur dont ils sont menacés bien avant qu'il arrive, pour qu'ils puissent s'en détourner par leur pénitence. Il leur envoie Noé pour leur prêcher la pénitence, et pour les assurer que s'ils changeaient de vie, Dieu aurait pitié d'eux, et changerait de résolution. Si impius egerit paenitentiam ab omnibus peccatis suis, omnium iniquitatum ejus genus operatus est non recordabor. Le Saint Patriarche met cent ans à construire l'Arche pour effrayer les pécheurs et leur faire entrer en eux-mêmes Delebo. Quelle patience, quels efforts de la part de Dieu : Tout cela, mon Dieu, est inutile, le pécheur est insensible, et Dieu se voit obligé de détruire le monde par le déluge. Pour vérifier la sentence terrible prononcée contre le péché, in peccato vestro moriemini. Oui, pécheur tu mourras dans ton péché, si tu refuses de revenir à Dieu aujourd'hui quand il vient encore te supplier. Et pour nous, ne serait-il pas inutile que la patience de Dieu nous attende ; il nous dirait aujourd'hui Delebo, je vous détruirai par une mort éternelle si vous ne changez pas de vie.
Doue na n'em gontant quet da hortos ar becher dont a ra bete un invita da ober binigen. Jerusalem, emean, bet out eur buguel ingrat, prostituet e hous da galon d'ar grouadurien ; couscoude retorn ouzin a me as recevo : Fornicata es cum amatoribus multis, tamen revertere ad me dicit Dominus, et ego suscipiam te. Chalu are ar hontro a adress Doue d'un ine coupabl, bars er testament ancien : revertere ad me : antre ennout da unan, a retorn ouz da Doue. Chelaouomp ar be-a lavar-hoat en testam-ent-ne-de-z : Venite ad me omnes qui laboratis et onerati estis, et ego reficiam vos. Deut d'am h-v-ant chui tout pere a zo er boan ac en dristidiguez : becherien, chui pere a d'e scoas o ye-ya er bechet, chui pere an deus hoat un neubet a relijion, deut d'am havout a me o soulageo : deut da danta pequen dous eo caret Doue, pequen faul eo observi e hourhemeno. Gustate et videte quoniam suavis es Dominus. Ar Pastor mad-ze a ra m-a-m-e d'a gl-an d-n-d-v-at egaret : gvelomp aneran o quemert cals a boan ac a fatiq o clasq gounit ar Samaritanes ; gvelomp aneran o clasq Madel-hoas becheres, behini a voe enfin gant annerh Doue d'ar hrac ac a deuet eur Penitantes vrad. Gvelomp aneran o redee evit laret varlerch eud Sant Baul behini voa ar brassan persecuto deus ar relijion, a deuas unan deus e brassan ministret, ac unan deus ar re a-gont ebarr on bed cals a ineo pere an deuet sant-telit. Gvelomp e antraille touchet a gompassion exit an oll becherien : Misericordiam volo et non sacrificium ; non enim veni vocare justos, sed peccatores. O bequen lies a voet madelez Doue ne deus quet on reunisso tout e-na galon ; mas n'er goulomp quet : quoties volui congregare filios tuos... Bamdeiz e teu da o-r-e-s-sa da invita ar becher d'an-em gonvertissa, a marn-eus ar bonheurt a retorn en recedevet a vuguel.
Dieu ne se contente pas d'attendre le pécheur, il en vient jusqu'à l'inviter à faire pénitence. Jérusalem, dit-il, tu as été un enfant ingrat, tu as prostitué ton cœur aux créatures ; pourtant reviens à moi et je te recevrai : Fornicata es cum amatoribus multis, tamen revertere ad me dicit Dominus, et ego suscipiam te. Écoutez cet appel qu'adresse Dieu à une âme coupable, dans l'Ancien Testament : revertere ad me : entre en toi-même, et retourne vers ton Dieu. Écoutons ce qu'il dit encore dans le Nouveau Testament : Venite ad me omnes qui laboratis et onerati estis, et ego reficiam vos. Venez à moi vous tous qui êtes dans la peine et dans la tristesse : pécheurs, vous qui êtes accablés sous le poids du péché, vous qui avez encore un peu de religion, venez me trouver et je vous soulagerai : venez goûter combien il est doux d'aimer Dieu, combien il est facile d'observer ses commandements. Gustate et videte quoniam suavis es Dominus. Ce bon Pasteur court après la brebis égarée : voyons-le prendre beaucoup de peine et de fatigue en cherchant à gagner la Samaritaine ; voyons-le cherchant Madeleine encore pécheresse, laquelle fut enfin avec l'aide de Dieu par la grâce devenue une grande Pénitente. Voyons-le courir pour appeler après lui Saint Paul lequel était le plus grand persécuteur de la religion, et il devint l'un de ses plus grands ministres, et l'un de ceux qui ont compté dans le monde beaucoup d'âmes qu'il a sanctifiées. Voyons ses entrailles touchées de compassion pour tous les pécheurs : Misericordiam volo et non sacrificium ; non enim veni vocare justos, sed peccatores. Ô combien de fois la bonté de Dieu n'a-t-elle pas voulu nous réunir tous dans son cœur ; mais nous ne le voulons pas : quoties volui congregare filios tuos... Chaque jour il vient nous inviter, inviter le pécheur à se convertir, et s'il a le bonheur de revenir, il est reçu en enfant.
Ja, Christenion, mar quitaet an occasions lort d'ar bechet, mar dilaset och habitujo fall, mar retornit ous Doue, eo prest d'o bardoni, rac lour eo a vadelez ac a misericord : quia multus est ad ignoscendum.
Oui, chrétiens, si vous quittez les occasions de péché, si vous délaissez vos mauvaises habitudes, si vous retournez vers Dieu, il est prêt à vous pardonner, car il est plein de bonté et de miséricorde : quia multus est ad ignoscendum.
Gvelomp ar virionez-man dre an exempl ar muia consolant a offr deomp an Aviel va d'ar sujet-man. Ar buguel prod. a ner-v-a desipet e oll vado o veva en libertin a her-v-e e bassiono brutol : vivendo luxuriose, a lavar deomp an Aviel. Quer fall a l-ac-uas anezan reduiset da eur vised quen bras, quen a voa contant da dibri ar bez a vera voarla-o ar loenet ac muia egonant : Cupiebat implere ventrem de reliquiis quas porci manducabant : roet din, emean, da biana ar bez a dibra loenet d-i-z. Couscoude den na roe netra dean : brassan mised, tristan situation !! Enfin touchet o velet e stad malheurud, o tigor e daoulagad foat ar malheur en devoa bet o quitaet ar goellan deusan oll dado, ac e quemert ar resolution da retorn d'a dy an tad carantezus-ze : Surgam et ibo ad patrem ; retorn a rin da gavout ma zad. Tera malheurud, goude m'a-heus-groet dezan quement a boan, goude m'a-heus groet dezan scuill quemet a daero, goude m'a-heus lequet ane-zan-vous bord ar bèz dre da gondu fall, ebeus hoas an hardis-san da laret : surgam etc. mont a rin da gavout ma zad. Mas a te a ell esperout bean receuet ? Ja, Christenion, pa s-v-iel e dad aneran o retorn, e voe touchet a gompassion redec a ra d'en cavout no-h-o-bstant de r-v-ad vras, enem deul a ra ent-e e divrech evit rein dean ar merq deus e garantez : Et accurrens cecidit super collum ejus et osculatus est eum.
Voyons cette vérité par l'exemple le plus consolant que nous offre l'Évangile à ce sujet. L'enfant prodigue avait dissipé tous ses biens en vivant en libertin et suivant ses passions brutales : vivendo luxuriose, nous dit l'Évangile. Sa mauvaise conduite le réduisit à une si grande misère, qu'il était content de manger les restes que laissaient les animaux les plus immondes : Cupiebat implere ventrem de reliquiis quas porci manducabant : donnez-moi, dit-il, pour le moins les restes que mangent les pourceaux. Pourtant personne ne lui donnait rien : plus grande misère, triste situation !! Enfin touché en voyant son état malheureux, en ouvrant les yeux sur le malheur qu'il avait eu de quitter le meilleur de tous les pères, il prend la résolution de retourner à la maison de ce père aimant : Surgam et ibo ad patrem ; je me lèverai et j'irai trouver mon père. Quoi, malheureux, après que tu lui as fait tant de peine, après que tu lui as fait verser tant de larmes, après que tu l'as mis au bord de la tombe par ta mauvaise conduite, tu as encore l'hardiesse de dire : surgam etc. j'irai trouver mon père. Mais peux-tu espérer être reçu ? Oui, chrétiens, quand son père le vit revenir, il fut touché de compassion, il court à sa rencontre malgré son grand âge, il se jette entre ses bras pour lui donner la marque de son amour : Et accurrens cecidit super collum ejus et osculatus est eum.
Ma zad a lavar ar buguel malheurud-ze : bechet am beus enep d'ac'h, peccavi in caelum et coram te ; na verita quen bean guel-t-e-p-u-guel.
Mon père, dit cet enfant malheureux : j'ai péché contre vous, peccavi in caelum et coram te ; je ne mérite plus d'être appelé votre fils.
Pag-ueet-ahano-en-reng o servicherien. Nan, nan, a respont e Dad be-u-t gant an daero : Cito proferte stolam primam : ma buguel a voa collet, a am beus-e cat, ma buguel a voa maro ac e eo ressuscitit.
Mettez-moi au rang de vos serviteurs. Non, non, répond son Père tout en pleurs : Cito proferte stolam primam : mon enfant était perdu, et je l'ai retrouvé, mon enfant était mort et il est ressuscité.
Evelse ive, Christenion, quen-quent a-man-deus quemert ar becher ar resolution ferm da retorn ous Doue a da n'em gonvertissa, in se raverset Doue a vel anezan o tont a bel ; Cum adhuc longe esset, vidit illum : er momet ze, touchet a gompassion, e a voar ben hant d'ar becher, rein a ra dean graco, favoriser anezan deus a gonsolationo, ac e lace anezan ane-ttad quenta, o pardoni dezan e direglamancho tremenit. Allas, ma Doue, a lavar ar becher paenitant, an daero ene daoulagad ac ar glach'ar en e galon : Na non quet dign da douquen an ano a gristen am boa recepet em badiant ; souillet am beus ma bu- Doue a bep sort crimio : bet on un impudig, un medisant, eur me-r-u-un-te-uer- Doue ; abuset am beus deus o graco, dissipet am beus ar mad o-p-oa roet din : non sum dignus vocari filius tuus ; Na-n-eus-fors, emean Doue, contant on da ancouaat da vuez tremenit, gant ar gondition ma teui da n'em reconcili er tribunal sacr deus ar binigen, ma teui rannet da galon gant ar glach'ar, a ma ri ur propos ferm da nomp dont quen d'am abandonni, gant ar gon-d-e-t-u-i-v-e a-rentin ar rob-n a-vinocance a-heus-collet.
De même aussi, chrétiens, dès que le pécheur a pris la résolution ferme de retourner vers Dieu et de se convertir, Dieu voit qu'il revient de loin ; Cum adhuc longe esset, vidit illum : à ce moment, touché de compassion, il va au-devant du pécheur, lui donne des grâces, le favorise de ses consolations, et il le met dans son premier état, en lui pardonnant ses dérèglements passés. Hélas, mon Dieu, dit le pécheur pénitent, les larmes aux yeux et le chagrin dans le cœur : Je ne suis pas digne de porter le nom de chrétien que j'avais reçu à mon baptême ; j'ai souillé ma vie devant Dieu de toutes sortes de crimes : j'ai été un impudique, un médisant, un mépriseur de Dieu ; j'ai abusé de vos grâces, j'ai dissipé le bien que vous m'aviez donné : non sum dignus vocari filius tuus ; Peu importe, dit Dieu, je suis content d'oublier ta vie passée, à condition que tu viennes te réconcilier au tribunal sacré de la pénitence, que tu viennes le cœur brisé par le chagrin, et que tu fasses un propos ferme de ne plus m'abandonner, avec la conduite de maintenir la robe d'innocence que tu as perdue.
2e P. Becherien, Doue dre e misericord en doch a deurre o cortos d'ober Pinigen par-consequant na d'let quet scouisan e batiantet en doch ; dont a ra do quental a do invita, par-consequant e t-l-est-it-e-tostait dean, o condui oud gver muioc'h gristen ; dont a ra d'o receo a da bardonni d'ac'h o becheyo, a-ca-bal-a-m-u-r-de-ze-all-oot-ive-bean fidel da accomplissa ar bar a gomm-ant d'ac'h. Chela are an devorio a reconnaissance a exig diguenach evit ar vadelez an De-e- disouet ac a discoa bemdez evidoc'h.
2e P. Pécheurs, Dieu par sa miséricorde envers vous vient vous attendre pour faire Pénitence par conséquent vous ne devez pas épuiser sa patience envers vous ; il vient vous instruire et vous inviter, par conséquent il est temps de s'approcher de lui, en menant une vie plus chrétienne ; il vient vous recevoir et vous pardonner vos péchés, et par amour pour cela vous devez être fidèles à accomplir le bien qu'il vous commande. Écoutez les devoirs de reconnaissance qu'il exige de vous pour la bonté qu'il a montrée et montre chaque jour pour vous.
Beua, pecher, Doue o souffr, Doue o cortos, achui en lech profitan deus e batiantel, lacat urs e no consciand ac enam gonvertissa, a da gomm-a-t bechet var bechet, avane-d-el, medisanço, gve-ti-et, par-jurio, blasphemo, se-d-on-it ; ane-nd obeis a ret d'ar baz a depand ahanoc'h, evit scouisa an ini na-g-asq nemit o mad. Bean zo dec, uguent, tregont vloaz, aboue ma mor Doue ous o cortos, ma breur paour ; a man our o coste evit o sicour da deposi ar bech ponner behini a zam-o consciand aboue bell amzer ; aman our o coste evit o sicour da n'em gonvertissa. Nac a veach no heus quet dirrot o-f-en ous n'em laret dezan gant eud roue impi : non serviam ; nan nan, na houla-n-quet deus a Doue, na deus ar relijion. Goue de quen lies a refus d-o-beurs, nan de-u-quet anem scouiset, eman hoas hirie ous dor o calon, o houlen deyet ; mas mar-mar deus hoas hirie debet ar scouarn vouzar, a annonça d'ac'h deus a beurs peros mar na houlennet quet profita deus e vadelez, e ho-i-h voar ar boent da santout an effejo terribl deus e justic : horrendum est incidere in manus Dei viventis. A possibl a-ra-e-n-e-ach malheurus a-v-a-lech evit mepresa beprit an tresorio deus e vadelez, de-u-t-a batiantet en doch : An divitias bonitatis ejus et batiantiae et longanimitatis contemnis!
Voyez, pécheur, Dieu souffre, Dieu attend, et vous au lieu de profiter de sa patience, de mettre de l'ordre dans votre conscience et de vous convertir, vous commencez péché sur péché, vanités, médisances, guet-apens, parjures, blasphèmes, séductions ; vous obéissez au fardeau qui dépend de vous, pour épuiser celui qui ne cherche que votre bien. Il y a dix, vingt, trente ans, depuis que Dieu vous attend, mon pauvre frère ; il est à votre côté pour vous aider à déposer le fardeau pesant qui charge votre conscience depuis longtemps ; il est à votre côté pour vous aider à vous convertir. Combien de fois n'avez-vous pas détourné la tête en lui disant avec un roi impie : non serviam ; non non, je ne veux pas de Dieu, ni de la religion. Malgré tant de refus de votre part, il ne s'est pas lassé, il est encore aujourd'hui à la porte de votre cœur, demandant l'entrée ; mais si vous faites encore aujourd'hui la sourde oreille, il vous annonce de sa part que si vous ne voulez pas profiter de sa bonté, vous êtes sur le point de ressentir les effets terribles de sa justice : horrendum est incidere in manus Dei viventis. Est-il possible que vous soyez assez malheureux pour mépriser toujours les trésors de sa bonté, qui est sa patience envers vous : An divitias bonitatis ejus et batiantiae et longanimitatis contemnis!
A refus a ra-i-h d'ober Pinigen a-bal-a-m-u-rt ma-t-e-u Doue d'o cortos ? E vadelez a d'le er hontiel o angagi da nompas differin belloc'h : an ignoras quoniam benignitas Dei ad paenitentiam te adducit ? Ar galedet deus o calon a denno voarnoch an tresorio a goler Doue, ac an duiz redoutabl deus e f-u-j-a-mancho secundum duritiam tuam et impaenitens cor thesaurizas tibi iram. En pequen bras n'an deo quet o tallidig-uer ac ar galedet deus o calon pa na denquet da bean touchet dre vadelez Doue d'er un Doue pe-h-u-i a-v-e-u-r-v o cortos da ober binigen. O condu indign a denno voarno-h coler thesaurizas tibi iram. A guemit-ze a arruo quena-i-h dre f-a-u- Doue an de-v-u-s-groet quemet a depand deus aneran evit lacat ahon da ober o silvidiguez : Accordet an de-v-u-s d'ac'h ar hrac d'en anave da distinqui an droue dious ar vad ; discoe-et an deus d'ac'h e vadelez infinit, bemdez a-ell o punissa, a bemdez er hontiel a teu d'o asperg alies an devous menacet ahanoc'h, a hirie e teu hoas d'o menaci Doue ar rigueur deus e f-u-j-a-m-an-cho, mar-na-dont quet da n'em gonvertisso. Mar och eus eta becherien, ar malheur da chanf-p ober pinigen a-v-e-v-a-bell dious o Doue, a ellet laret gant guirionez benos en hui o unan a zo caus do coll. thesaurizas tibi iram in die irae : Profitet eta deus a vadelez Doue pehini o cortos da ober Pinigen, dionasit da scouiza e batiantet o differin bemdez, ne differas de die in diem.
Refusez-vous de faire Pénitence parce que Dieu vient vous attendre ? Sa bonté doit au contraire vous engager à ne pas différer plus longtemps : an ignoras quoniam benignitas Dei ad paenitentiam te adducit ? La dureté de votre cœur attirera sur vous les trésors de la colère de Dieu, et le jour redoutable de ses jugements secundum duritiam tuam et impaenitens cor thesaurizas tibi iram. En quoi n'est-ce pas votre aveuglement et la dureté de votre cœur quand vous ne venez pas à être touché par la bonté de Dieu, d'un Dieu qui vient vous attendre pour faire pénitence. Ô conduite indigne qui attirera sur vous la colère thesaurizas tibi iram. Et tout cela vous arrivera par la faute de Dieu qui a fait tout ce qui dépend de lui pour vous mettre à faire votre salut : Il vous a accordé la grâce de le connaître, de distinguer le mal d'avec le bien ; il vous a montré sa bonté infinie, chaque jour il peut vous punir, et chaque jour au contraire il vient vous épargner alors qu'il vous a menacés, et aujourd'hui il vient encore vous menacer Dieu de la rigueur de ses jugements, si vous ne venez pas à vous convertir. Si vous avez donc pécheurs, le malheur de changer... faire pénitence et vivre loin de votre Dieu, vous pouvez dire avec vérité que vous êtes seuls la cause de votre perte. thesaurizas tibi iram in die irae : Profitez donc de la bonté de Dieu qui vous attend pour faire Pénitence, évitez d'épuiser sa patience en différant chaque jour, ne differas de die in diem.
Doue na n'em gontant quet da hortos ar becher a da differin ar bunition an deus meritit aboue ar momet-quen ma eo drit d'en offansi, e breuve eo dirazan on ineo pe-ra o devous coustet gvad a maro Jésus-Christ. Dont a ra da n'em adress inter-euramant d'on halon, dont a ra d'on quervel : mas bera a h-l-e-o-m-p- da ober evit respont d'un demarch quen complaisant ? Ara, Christenion, a-e-t-f-e-m-p- ober a neubelo-h evit na vero dont da viana da respont d'e-assel. Ar brassan outraj a-e-t-f-e-m-p- da ober d'eur benac, a re tremenit-e rain respont ebet d'ar goulenn a adress deomp. Nac a veach non deus quet outrajit on Doue en eur façon cals mu-o-h indign pa d-e-u-o-m-p- da dremen-f- respont d'ar homzo a adress deomp bemdez ! Nac a veach Doue n'an deus quet comret ous on halon ac on speret, canedeit da ober deomp sonjal en etat trist deus on ene, er malheurio a so reservet er bed man ac ar bed all d'ar re a ve-r-a-p-doujan-f Doue ; pa deu da discoua deomp panos un amzer on deus bet bete hirie a zo collet evit on silvidiguez, ac a deu un dur d'on hon daoni ? T-a-h-o-m-p- eta, Christenion, aroc ma arruo an nos la pehini na de-v-o- jamat a-fin ; t-a-h-o-m-p- da rapari on amzer gallet ; beomp fidel da chelaou voez Doue pehini na baou-e-ous on quervel.
Dieu ne se contente pas d'attendre le pécheur et de différer la punition qu'il mérite depuis le premier moment où il a osé l'offenser, il éprouve devant lui nos âmes lesquelles lui ont coûté le sang et la mort de Jésus-Christ. Il vient s'adresser intérieurement à notre cœur, il vient nous appeler : mais qu'avons-nous à faire pour répondre à une démarche si complaisante ? Eh bien, chrétiens, nous ferions moins que de venir pour le moins répondre à son appel. Le plus grand outrage que nous puissions faire à quelqu'un, est de passer sans répondre à la demande qu'il nous adresse. Combien de fois n'avons-nous pas outragé notre Dieu d'une façon bien plus indigne quand nous venons à passer sans répondre aux paroles qu'il nous adresse chaque jour ! Combien de fois Dieu n'a-t-il pas parlé à notre cœur et à notre esprit, pour nous faire penser à l'état triste de notre âme, aux malheurs qui sont réservés dans ce monde et dans l'autre à ceux qui manquent de craindre Dieu ; quand il vient nous montrer comment un temps nous a été donné jusqu'à aujourd'hui qui est perdu pour notre salut, et qui vient un jour nous condamner ? Tâchons donc, chrétiens, avant qu'arrive la nuit laquelle n'aura jamais de fin ; tâchons de réparer notre temps perdu ; soyons fidèles à écouter la voix de Dieu laquelle ne cesse de nous appeler.
Bean zo eur laëen berer behini Doue a ra deomp misericord, evel ma lavar deomp Sant Ambroas : ar laëen-ze eo an union deus on bolontez gant ini Doue. Doue a houlen on silvidiguez, mas ive n'on sau-v-i-t-a-s-quet ne-f-et deomp, e justic en difen : quervel a ra ahonomp, ac e t-h-o-m-p-i-t-e- respont ; diguerri ra deomp e divrech evit on difen ous on ennemiet, eman d-o-l-o-m-p-i-t-e eta etre e divrech sacr-ze evit ma vehomp sicouret : Discoue a ra deomp an hent mad, deomp-eo-ive, Christenion, d'antren ennan a d'en heuil epad on buez.
Il y a un lien secret par lequel Dieu nous fait miséricorde, comme nous le dit Saint Ambroise : ce lien-là est l'union de notre volonté avec celle de Dieu. Dieu veut notre salut, mais aussi il ne nous sauve pas sans nous, sa justice le défend : il nous appelle, et nous devons répondre ; il nous ouvre ses bras pour nous défendre contre nos ennemis, nous devons donc être entre ces bras sacrés pour que nous soyons secourus : Il nous montre le bon chemin, c'est à nous aussi, chrétiens, d'y entrer et de le suivre pendant notre vie.
Doue a gomm-anc, Doue a-b-e-r-f-e-ction an ouvray deus on silvidiguez deomp-eo-ne-u-ze da unissa on bolonte de ini evit labourat da un action quem important. Mas betore volonte a houlen diguane-m-p ? (Note en marge : a muet respont ar hourais d'etery ous Doue) Eur volonte pehini a rai deomp respont da vadelez Doue endonf- ni ; eur volonte pehini a rai deomp enam lacat etre daouarn Doue evit ma rai ahanomp ar pez a blijo gantan, eur volonte pehini a la-v-o-ahanomp da laret de-r-a-n-gant Sant Paul : Domine, quid me vis facere? Ma Doue, per a a-f-l- d'ac'h a ra-f-e-n me ; Paratum cor meum, paratum cor meum ; ma halon a so disposet da ober ar pez a houlennet digu-en-e. Gve-l-ar Christenion, an betore dispositiono e voa Sant Paul diaroc e gonversion ; en-e-unan en desy deomp : Clevet och-e-us, emean comz deus ma buez a deus ma ouvro, a-r-o-c ma r-o-u-s Doue din ar hrac d'an em gonvertissa : persecuten aren Ilis Jésus-Christ ac an oll gristenien, en eur façon quen cruel, ha quen barbar, quen ar sonj a quemit ze a ra din frenmian : Quoniam supra modum persequebar Ecclesiam Dei. Pi-v-e an d-i-s-v-je jamas credit peros madelez Doue e-v-j-e choaset ar momet-ze evit chanj ma halon evit ma quervel d'an em gonvertissa ? Couscoude-m-u-s-e-n-em voelis, emear-m-a-m-e Abostol, environnet a sclerigen, ac e cle-v-e eur voez pehini a lere din : Saul, Saule, evit bera e teui d'am persecuti ? Saule, Saule, quid me persequeris? Me eo da Zalver, me eo da Doue ac e teus d'am persecuti, ac e teus d'ar-m-ar-m-i- en-f din : ego sum quem tu persequeris.
Dieu commence, Dieu perfectionne l'ouvrage de notre salut à nous alors d'unir notre volonté à la sienne pour travailler à une action si importante. Mais quelle volonté demande-t-il de nous ? (Note en marge : et faire répondre le courage d'écouter Dieu) Une volonté qui nous fasse répondre à la bonté de Dieu envers nous ; une volonté qui nous fasse nous mettre entre les mains de Dieu pour qu'il fasse de nous ce qu'il lui plaira, une volonté qui nous amène à dire avec Saint Paul : Domine, quid me vis facere? Mon Dieu, qu'est-ce que vous voulez que je fasse ; Paratum cor meum, paratum cor meum ; mon cœur est disposé à faire ce que vous demandez de moi. Voyez chrétiens, dans quelles dispositions était Saint Paul avant sa conversion ; il nous le dit lui-même : Vous avez entendu, dit-il, parler de ma vie et de mes œuvres, avant que Dieu ne me donne la grâce de me convertir : je persécutais l'Église de Jésus-Christ et tous les chrétiens, d'une façon si cruelle, et si barbare, que le souvenir de tout cela me fait frémir : Quoniam supra modum persequebar Ecclesiam Dei. Qui aurait jamais cru que la bonté de Dieu aurait choisi ce moment pour changer mon cœur pour m'appeler à me convertir ? Pourtant je me vis, dit le même Apôtre, environné de lumière, et j'entendis une voix qui me disait : Saul, Saule, pourquoi viens-tu me persécuter ? Saule, Saule, quid me persequeris? C'est moi ton Sauveur, c'est moi ton Dieu et tu viens me persécuter, et tu viens t'armer contre moi : ego sum quem tu persequeris.
Or, Christenion, ar pez a zo arruet en eur façon quen eclatant evit Sant Paul, a arru hoas bemdez en andret ar becherien. Doue a deu do quervel, Doue a deu do hlaou, en amzer m-a-m-u-t ma tis-cl-a-r-ont- Dean ar brezel ar muia cruel. Ja, Christenion, mar quet a-v-o-u-s-in ar becherien, e-on-e-arten-penos, o torn-f-a-o-consciand, et et obliget da gonsantin-f-h-e-us-cle-vet-tali en fons o halon o voez Doue pehini a gommze outoch en amzer m'in-offanset ha muian. Bequ-en lies a veach n'an deus laret d'ac'h pa ve-ch var ar boent da gommittin eur action fall benac, va-f-u-n-q-u-e da bedenn-o, p-e- d'offi-c-e ma buguel, na ra quet an action-ze, exposi a ra-f-es da m'indigni ; evit bera e teus d'am persecuti ? ego sum Jesu. me eo da Zalver, me eo da Doue, pehini a deu hoas hirie d'as quervel, pehini a deu hoas hirie d'as clasq. Pera d'leomp-ni da ober pa deu ar hrac d'on sollicitan ? En em tournati, obeissan da voez Doue, a laret dezan gant an den santel Job : Ma Doue, na van-quin quet da respont d'ac'h, pa deu-f-u-t d'am quervel, mas ive mouret ahanon d'a vean fidel d'ac'h : Vocabis me, et ego respondebo tibi ; operi manuum tuarum porriges dexteram ; Ma Doue, complet och-eus ar bazo ambu... groet ebarr ar bechet, gout a-u-t an nombr bras deus ma crimio, gout a ret bequen bel on diouroc'h tu quidem gressus meos dinumerasti, mas retorn a ran da cado ma Doue, pardonnet din ma fecheyo : sed parce peccatis meis.
Or, chrétiens, ce qui est arrivé d'une façon si éclatante pour Saint Paul, arrive encore chaque jour à l'égard des pécheurs. Dieu vient les appeler, Dieu vient leur parler, au temps même où ils déclarent contre Lui la guerre la plus cruelle. Oui, chrétiens, si vous interrogez les pécheurs, ils avoueront, en rentrant dans leur conscience, ils sont obligés de consentir qu'ils ont entendu parler au fond de leur cœur la voix de Dieu laquelle parlait à vous au temps où vous l'offensiez le plus. Combien de fois ne vous a-t-il pas dit quand vous étiez sur le point de commettre une action mauvaise quelconque, avant tes prières, ou l'office mon enfant, ne fais pas cette action-là, elle t'exposerait à mon indignation ; pourquoi viens-tu me persécuter ? ego sum Jesu. c'est moi ton Sauveur, c'est moi ton Dieu, qui vient encore aujourd'hui t'appeler, qui vient encore aujourd'hui te chercher. Que devons-nous faire quand la grâce vient nous solliciter ? Se tourner, obéir à la voix de Dieu, et lui dire avec l'homme saint Job : Mon Dieu, je ne manquerai pas de vous répondre, quand vous viendrez m'appeler, mais aussi aidez-moi à vous être fidèle : Vocabis me, et ego respondebo tibi ; operi manuum tuarum porriges dexteram ; Mon Dieu, vous avez compté les pas que j'ai... faits dans le péché, vous connaissez le nombre grand de mes crimes, vous savez combien j'ai été devant vous tu quidem gressus meos dinumerasti, mais je reviens vers vous mon Dieu, pardonnez-moi mes péchés : sed parce peccatis meis.
Madelez Doue, enfin a zo quen bras quen a laca anezan da vean prest da ober an oll sacrificio evit sicour e vugaliz pa deuont da antren enne o unan a da retorn outan : misericordiae Domini quia non sumus consumpti. Receo a ra ar becher paenitant goude bean en gortoet epad bell am-s-er, ac evel ar goellan deud an oll da Doue, a teu da restablisso anezan en e oll droajo, a da bardonni dezan e vuer dremenet. Just e ve e-t-u-e Doue da dre-tan ar becher evel m'an deus an tretet ; va-laret eo Christenion, e ve just e-t-u-e Doue da refus d'en tad un neubet amzer da n'em reconcilian gant eur becher behini an devous refuset epad bell amzer retorn outan, ac e ve quen dis-a-las da bardonni, ama eo bet ar becher dis-a-las da anavout e f-a-u-cho a da houlen pardon deus anezo. O ma Doue, comz a ran aman her-v-e sonjasono an den ; mas bequen different eo o santimancho deuson re ; o sentimancho a-t-o-u-g-nompas d'ar venjeanç, mas d'ar remission a d'ar hrac : Cogitationes p-a-u-t et non afflictionis nam-f-o-r-t da bel-ore heur, da bel-ore de-v-r-e a teu ar becher da n'em humilian dindan breich buissant e Doue, e teu d'ancouaat-f-e-nos a zo a-jug ac e-s-a-r-n-e-z, a na voy bell-o-h- o-r-e-m-et-en e qualité a da-d. Christenion, Chetu a zo bete petore point e a madelez Doue.
La bonté de Dieu, enfin est si grande qu'elle le rend prêt à faire tous les sacrifices pour secourir ses enfants quand ils viennent à rentrer en eux-mêmes et à revenir vers lui : misericordiae Domini quia non sumus consumpti. Il reçoit le pécheur pénitent après l'avoir attendu pendant longtemps, et comme le meilleur de tous envers Dieu, il vient le rétablir dans tous ses droits, et lui pardonner sa vie passée. Il serait juste que Dieu traite le pécheur comme il l'a traité ; c'est-à-dire chrétiens, il serait juste que Dieu refuse au père un peu de temps pour se réconcilier avec un pécheur lequel avait refusé pendant longtemps de revenir vers lui, et qu'il soit aussi difficile de pardonner, comme le pécheur a été difficile à reconnaître ses fautes et à en demander pardon. Ô mon Dieu, je parle ici selon les pensées de l'homme ; mais combien sont différents vos sentiments des nôtres ; vos sentiments ne tendent pas à la vengeance, mais à la rémission et à la grâce : Cogitationes pacis et non afflictionis peu importe à quelle heure, à quel moment le pécheur vient à s'humilier sous le bras puissant de Dieu, il vient à oublier qu'il est juge et juste, et ne veut plus être que son père. Chrétiens, voilà jusqu'à quel point est la bonté de Dieu.
Mas bera a dle ar becher convertisset ober evit eud hrac quen cair ? Bean fidel de Doue, a fidel, bete ar maro, qui perseveraverit usque etc. D-l-est a ra renonce entieramant d'ar becheyo a zo bardonnet dezan ; na dle quen dont da gontristan ar Speret Santel pehini a zo leun a joa o velet ar gonversion so-l-ed a i-v-i-c-e-t, mas pehini a gondaon it-e ar honterrio-n-e inconstant-ze, pere na badont nemit neubet amzer. D-l-e-v-i-t a ra ar becher-ze goelan epad ar rest deus e buez, goelan da vezan gortoit que-bell da n'em roi de Doue. Imitit an de-u-n ar roue prophet en bechet D-l-e-s-t a ra-v-e-en-m-i-t-a ene retorn ous Doue ; e bechet a voa bepret dirac e daoulagad : Peccatum meum contra me est semper : arrosia re gant e daero ar bara a quemert evit nourritur : panem meum cum fletu miscebam ; enam-i-a-l-i-a en fons e galon, a-c-e-v-o e galon rannet gant ar glach'ar a voel e infidelité dremenet. Na baoues da celebri madelez Doue pehini an deus bardonet dezan e bechet a tennet anezan deus d'a fons ab-a-l-i-m-o- Misericordiam Domini in aeternum cantabo. Glorificabo nomen tuum in aeternum, quia misericordia tua magna est super me, et eruisti animam meam ex inferno inferiori. Chetu a zo, Christenion, santimancho ar roue Paenitant, chetu are ive ar santimancho a bera e dleomp bean animet.
Mais que doit faire le pécheur converti pour une grâce si belle ? Être fidèle à Dieu, et fidèle, jusqu'à la mort, qui perseveraverit usque etc. Il doit renoncer entièrement aux péchés qui lui sont pardonnés ; il ne doit plus venir contrister le Saint-Esprit lequel est plein de joie en voyant la conversion solide et sincère, mais lequel condamne aussi ces pécheurs inconstants, qui ne durent que peu de temps. Il doit ce pécheur-là pleurer pendant le reste de sa vie, pleurer d'avoir attendu si longtemps pour se donner à Dieu. Imitez l'un, le roi prophète en péché, il ne pensait qu'à son âme retournée vers Dieu ; son péché était toujours devant ses yeux : Peccatum meum contra me est semper : il arrosait de ses larmes le pain qu'il prenait pour nourriture : panem meum cum fletu miscebam ; il s'humiliait au fond de son cœur, et avait son cœur fendu par le chagrin et voit son infidélité passée. Il ne cesse de célébrer la bonté de Dieu laquelle lui a pardonné son péché et l'a tiré du fond de l'abîme. Misericordiam Domini in aeternum cantabo. Glorificabo nomen tuum in aeternum, quia misericordia tua magna est super me, et eruisti animam meam ex inferno inferiori. Voilà, chrétiens, les sentiments du roi Pénitent, voilà aussi les sentiments dont nous devons être animés.
Gvelet och, Christenion, bequen bras eo madelez Doue : dont a ra d'on invita d'on quervel, patra benac ma omp indign : ar h-e-n-t-a essai a reomp d'en-on razon eo evit enem bellaat dioutan ac enam roi oll d'ar bed : demp-a-l-e-s-v-f deomp on unan, enem divertissomp, profitomp deus ar plijadurezo quent a ma-e-l-l-o-m-p- en ober, Venite et fruamur bonis quae sunt ; na refusomp deomp-ni netra a quemit a ellé contanti on fassiono. Chetu ar on dispositiono oter-ti-al deus on bugaleach On honsianç an naus caer on-g-e-nan, caer anent Doue comz ; na reomp netra. Bellaat a reomp bemdez dioutan mui-out-mui ac evit be-que-it ? Allas, hant na vo-m-p-a-r-r-u voar vordon bèz. Goulen a reomp martese digant Doue bean delitret deus ar bechet, bellaat dious on an occasions, mas er memes amzer a crenomp gant aon na deu-f-e d'on exauci on feden. O Christenion, bras eo madelez Doue, e-v-e-l ma och-eus gvelet, mas ive diouallet da dont da abusi deus e batiantet : Car ar Prophet a deiz deomp benos n'an deo madelezus nemit e-n-que-te-ar-ze o deus doujanç Doue, a nompas evit ar re a d-u-er f-a-ç-o-n-ze da veprison e buissan-e. Misericordia autem Domini ab aeterno et usque in aeternum super timentes eum. Desquomet eta d'obeissa d'on Doue pehini a deu d'on hlasq ; a goud... bean obeisset da voez pehini on quels da retorn outan, e ellomp esperi en madelez Doue, mar berseveromp bete ar fin d'a vean fidel dean ; esperomp en misericord Doue, mad-g-r-u-o-m-p- Pinigen. Peromp dezan peros eo hirie an deiz an de-v-o designit a b-o-b-l eternité evit on honversion, a chelaou enfin e voez pehini on quels abae bell amzer : peros na nellomp-quet ampechon halon da d-e-n-e-r-a-i-t o velet e garantez evidomp, t-e-domp anezan da scuill e venediction voar ar resolution a quemeromp hirie, a voar ar h-a-s quenta a reomp evit e accomplissan, pedomp anezan d'on sicour en unaffer-que-m-e-m-p-o-r-t-a-n-t.
Vous voyez, chrétiens, combien grande est la bonté de Dieu : il vient nous inviter à nous appeler, quoique nous soyons indignes : le premier essai que nous faisons de notre raison est pour nous éloigner de lui et nous donner tout entiers au monde : donnons-nous à nous-mêmes, divertissons-nous, profitons des plaisirs tant que nous le pouvons, Venite et fruamur bonis quae sunt ; ne nous refusons rien de tout ce qui peut contenter nos passions. Voilà nos dispositions dès notre enfance. Notre conscience a beau nous gronder, beau est de l'entendre Dieu parler ; nous ne faisons rien. Nous nous éloignons chaque jour de lui de plus en plus et jusqu'à quand ? Hélas, jusqu'à ce que nous arrivions au bord de la tombe. Nous demandons peut-être à Dieu d'être délivrés du péché, de nous éloigner des occasions, mais en même temps nous tremblons de peur qu'il ne vienne à exaucer notre prière. Ô chrétiens, grande est la bonté de Dieu, comme vous l'avez vu, mais aussi prenez garde de venir abuser de sa patience : Car le Prophète nous dit que sa bonté n'est que pour ceux qui ont la crainte de Dieu, et non pas pour ceux qui ont cette façon de mépriser sa puissance. Misericordia autem Domini ab aeterno et usque in aeternum super timentes eum. Apprenez donc à obéir à notre Dieu qui vient nous chercher ; et après avoir obéi à la voix qui nous appelle à revenir vers lui, nous pouvons espérer en la bonté de Dieu, si nous persévérons jusqu'à la fin à lui être fidèles ; espérons en la miséricorde de Dieu, mais faisons Pénitence. Prions-le pour que ce soit aujourd'hui le jour qu'il a désigné de toute éternité pour notre conversion, et écoutons enfin sa voix laquelle nous appelle depuis longtemps : pourquoi ne pourrions-nous pas empêcher notre cœur de s'attendrir en voyant son amour pour nous, prions-le de répandre sa bénédiction sur la résolution que nous prenons aujourd'hui, et sur le premier pas que nous faisons pour l'accomplir, prions-le de nous secourir dans une affaire si importante.