Breton
Gaudete et exultate ecce enim merces vestra copiosa est in caelis. En em livret d’ar joa a d’ar gonsolation, rac o recompance a zo bras ebarz en Ene. Matth. 5.
Français
Gaudete et exultate ecce enim merces vestra copiosa est in caelis. Livrez-vous à la joie et à la consolation, car votre récompense est grande dans le Ciel. Matth. 5.
Saludomp hirie dre an oll desirou ac an oll veniou Deus on halon an Jérusalem celestiel, ar rouantelez caër-ze preparet gant un Doue evit on recompansin: cujus artifex et conditor est Deus. Saludomp ar guer vullant-se pehini a retentiss bepret Deus a veuladi ar zænt ac an alek, o pehini a voue diskouet d’an Abostal bras, o tisquen Deus an Ene, sclerigenet a hloar ac a vajeste: Et ostendit mihi civitatem sanctam Jerusalem descendentem claritatem Dei: evrouchet un Doue en pehini e reuniss e oll servicherien fidel evit chom gantan, ac evit ober o c’huvustad. Ecce tabernaculum Dei cum hominibus: Gemissomp, emana domp var lerc’h ar plaç se Deus on bonheur eternel. Tastomp da demeranc on alek, en pehini eman an oll gristenien fidel bere o deus betet aroc deomp. Accessistis ad Sion montem, ecclesiam Primitivorum qui conscripti sunt in caelis: ha d’an oll malheureus Deus an dizouren man o deio, sounj on daoulagad var ar plaç a-beuc'h.
Saluons aujourd'hui par tous les désirs et tous les vœux de notre cœur la Jérusalem céleste, ce beau royaume préparé par un Dieu pour nous récompenser : cujus artifex et conditor est Deus. Saluons cette ville brillante laquelle retentit toujours des louanges des saints et des élus, laquelle fut montrée au grand Apôtre, descendant du Ciel, éclairée de gloire et de majesté : Et ostendit mihi civitatem sanctam Jerusalem descendentem claritatem Dei : l'ouvrage d'un Dieu dans lequel il réunit tous ses serviteurs fidèles pour demeurer avec lui, et pour faire leur bonheur. Ecce tabernaculum Dei cum hominibus : Gémissons, nous sommes loin de cette place de notre bonheur éternel. Goûtons à l'avance de notre demeure, dans laquelle se trouvent tous les chrétiens fidèles qui y sont allés avant nous. Accessistis ad Sion montem, ecclesiam Primitivorum qui conscripti sunt in caelis : et à tous les malheureux de cet exil, tournons nos yeux vers la place de paix.
Destinet evit ober on bonheur ac on eurusted eternel: aspicientes et salutantes: caer on daoulagad voar an douar ar bonheur ac an eurusted a desir on halon; Salomon, gant coll furnez, gant coll opulence, gant coll autorité, goude bean tantet tout ar pez a ell ar bed procurin da un den, a deu da laret gant glac’har a compunction: Vanitas Vanitatum. Mas ar pez na ell quet ar bed rein deomp, an ent a Doué d’en offr d’ar guir gristen: ar pez na ell quet an den da gompren, ar fe ar fe gristen a deu d’en revelin dezan. A chetu aman ar mystere bras-se: Doue eo fin divezan an den; Doue eo e vad souveran: calon crouet evitan na ellont bean contant, nemet pa deio ar bonheur d’an possedin: pequen n'an deo quet ar vourioner-man evit an den! Doue pehini an deus on hrouet, a vezo hoas on recompance: bean omp e vugale, e hieritourien, coheritourien Jésus-Christ: haretag parfet, haretag eternel da behini e omp quelnet dre destamant un Doue marvet douar groas.
Destiné pour faire notre bonheur et notre félicité éternelle : aspicientes et salutantes : cherchons sur la terre le bonheur et la félicité que désire notre cœur ; Salomon, avec toute sa sagesse, avec toute son opulence, avec toute son autorité, après avoir goûté tout ce que le monde peut procurer à un homme, en vient à dire avec douleur et componction : Vanitas Vanitatum. Mais ce que le monde ne peut pas nous donner, le Seigneur Dieu l'offre au vrai chrétien : ce que l'homme ne peut pas comprendre, la foi, la foi chrétienne vient le lui révéler. Et voici ici ce grand mystère : Dieu est la fin dernière de l'homme ; Dieu est son souverain bien : des cœurs créés pour lui ne peuvent être contents, sinon quand viendra le bonheur de le posséder : combien n'est pas ce bonheur pour l'homme !. Dieu lequel nous a créés, sera encore notre récompense : nous sommes ses enfants, ses héritiers, cohéritiers de Jésus-Christ : héritage parfait, héritage éternel auquel nous sommes appelés par le testament d'un Dieu mort sur la croix.
N'an deus na rousfe quemet ta: bean eürus, a parfetamant eürus, eo bean exant Deus an drougo possibl, a jouissanc Deus an oll vad possibl, o ebarren Ene, e jouissomp Deus an dacu avantag-se. Eur reach arc'h barados, na vezo quen na dacro, na boan, nac affliction neque luctus, neque clamor, neque dolor erit ultra. Quement-se tout a vezo tremenet, rac an Ene eo demeuranc un Doue gant e vugale tabernaculum Dei cum hominibus: ober a rai e delico da chom ganti evit ober o foa ac o gonsolation absterget Deus omnem lacrymam ab oculis eorum: eno ar horf ac an ene a vezo exant a viserio exant a glenessio pere eo voar ar bed-man, ar frouit funest Deus ar pechet ac an éprouv Deus ar vertuz; mas ebarzen Ene na vezo quan a becheyo da bunissan, rac na antreo netra a souillet, non intrabit in eam aliquid coinquinatum: na vezo quen de a vertuz da éprouvin, rac amzer an eternite eo an amzer da recompansin ar vertuzo. Eno na vezo quen a becheyo, rac an Ene eo rouantelez ar justic. Eno non devo quen a bassiono ous on tourmantin, n’on devo quen a banchantevit an drouc-ner huc na deuiquit d’en em reveltin ous ar speret! n’on dezo quet da souten combatou pere an eus groet na nadin ar brassan zænt, gant an desir de vozan delivret deus o horf a bechet. Eno na vezo a dentationo, na spont, na danger, na boan, na chagrin, tout a vezo conform da volanté Doue.
Il n'a aucune limite : être heureux, et parfaitement heureux, c'est être exempt de tous les maux possibles, et jouir de tous les biens possibles, et dans le Ciel, nous jouirons de ces deux avantages. Arrivés au paradis, il n'y aura plus ni pleurs, ni peine, ni affliction neque luctus, neque clamor, neque dolor erit ultra. Tout cela sera passé, car le Ciel est la demeure d'un Dieu avec ses enfants tabernaculum Dei cum hominibus : il fera ses délices de demeurer avec eux pour faire leur joie et leur consolation absterget Deus omnem lacrymam ab oculis eorum. Là le corps et l'âme seront exempts de misères, exempts de maladies qui sont sur ce monde-ci, le fruit funeste du péché et l'épreuve de la vertu ; mais dans le Ciel il n'y aura plus de péchés à punir, car rien de souillé n'y entrera, non intrabit in eam aliquid coinquinatum. Il n'y aura plus de vertu à éprouver, car le temps de l'éternité est le temps de récompenser les vertus. Là il n'y aura plus de péchés, car le Ciel est le royaume de la justice. Là nous n'aurons plus de passions pour nous tourmenter, nous n'aurons plus de penchant pour le mal qui ne viendra plus se révolter contre l'esprit !. Nous n'aurons plus à soutenir de combats qui ont fait gémir les plus grands saints, avec le désir d'être délivrés de leur corps de péché. Là il n'y aura ni tentations, ni effroi, ni danger, ni peine, ni chagrin, tout sera conforme à la volonté de Dieu.
O buez eürus: o deiz eürus rac asperon a ran deus a vudeler ma doun penos e raou din ar hrac den gousket ebarz en e hload. Guir eo penos ar scandal ac ar pechet ayreez beudeur tout an douar maes o beret truez ous e servicherien fidel, a tennet anezo deus ar boan ac an affliction. Liberavit me de persecutionibus meis.
O vie heureuse : o jour heureux car j'espère de tout mon cœur qu'il me sera donné par la grâce d'être couché dans sa gloire. Il est vrai que le scandale et le péché agitent tout le monde mais il a pitié de ses serviteurs fidèles, et il les retire de la peine et de l'affliction. Liberavit me de persecutionibus meis.
Bean exant deus an oll drougo, a zo eur loden dister meurbet Deus a eurusted ar zænt ebarz en Ene: Jésus-Christ a zo savet drest an eneo ascendit super omnes coelos: dorejo an eternité a zo en em digoret dirac ar Roue a hloar. Quitet an deus an douar evit mont d’an Ene, da brefaren deomp bel a blaç: vado parare vobis locum: ar na vezo nemit pa vecomp unisset d’ar zænt e santesomp an doucedez ac ar brio deus on eurusted. Interrogomp Sant Paul, inspiret gant ar Speret Santel, a na laro deomp nemit daou pe dri hir dour quement ta: lagad an den n’an deus jamas guelet nace skouarn clevet, nac e galon tantet, ar pez an deus preparet Doue d’ar re en Ene. An expressions a vank an idees a Doue d’en em voulla, pa gonsider ar mystere deus on eurusted. Ar barados, destinet vit recompansin ar hristen fidel, eo chef d’euvr furnez, providanc a carantez un Doue. O Israël a lar ar Prophat, pequen pinvic eo o recompance! O Israël, quam magna est domus Dei! servicherien fidel da Doue, pequen bras, pequen caër na vleguet bean o heritag. Doue a dle bean on recompance ebarzen Ene, en promettet an deus da Abraham, a deomp oll: sellet emean, ar bed, a tout ar pez a zo ennan, nan deo coastet nemit un gomz. Dixit et facta sunt, gallout a llan en rein dach: mas nan deo netra en comparaison d’ar recompanc aman emeus preparet dach: Me ma unan a vezo o racompanc: ego ero merces tua magna nimis. Me ma unen a zo capabl d’o ranten eururus. O ma Doue, carantez, bera a zanten dach is it eur hrac-quen caër a pequen ta na rin nemit unan ganeic'h.
Être exempt de tous les maux, est une petite partie de la félicité des saints dans le Ciel : Jésus-Christ est monté au-dessus des cieux ascendit super omnes coelos. Les portes de l'éternité se sont ouvertes devant le Roi de gloire. Il a quitté la terre pour monter au Ciel, pour nous préparer une place : vado parare vobis locum : et ce ne sera que quand nous serons unis aux saints que nous sentirons la douceur et le prix de notre félicité. Interrogeons Saint Paul, inspiré par le Saint Esprit, et il ne nous dira que deux ou trois mots seulement : l'œil de l'homme n'a jamais vu ni l'oreille entendu, ni son cœur goûté, ce que Dieu a préparé pour les siens au Ciel. Les expressions manquent aux idées de Dieu pour se manifester, quand il considère le mystère de notre félicité. Le paradis, destiné pour récompenser le chrétien fidèle, est le chef-d’œuvre de la sagesse, de la providence et de l'amour d'un Dieu. O Israël dit le Prophète, combien est riche votre récompense ! O Israël, quam magna est domus Dei !. Serviteurs fidèles de Dieu, combien grand, combien beau doit être votre héritage. Dieu doit être notre récompense dans le Ciel, il l'a promise à Abraham, et à nous tous : regardez dit-il, le monde, et tout ce qui est dedans, n'a coûté qu'une parole. Dixit et facta sunt, je peux vous le donner : mais ce n'est rien en comparaison de la récompense que j'ai préparée pour vous : Moi-même je serai votre récompense : ego ero merces tua magna nimis. Moi-même je suis capable de vous rendre heureux. O mon Dieu, amour, je sens que vous êtes pour nous une grâce si belle que je ne ferai qu'un avec vous.
Jésus-Christ Doue e unan a zo capabl de gontanten on halon, a gant Doue n’on devo netra da desirout. N'on deus nemet antren bars en on halon ac e lesqueomp gantan. Piv d’an den nemet Doue a vezo capabl d’en renten eururus. Hui a interroguean hirie, tud deus ar bed, hui pere a glasc gant quement a soign ar favouriou, an henoriou, ar plijaduresio, ar armado pere a distribue d’ar re a hay onten o halon; mas antreomp ebarz er galon-ze, rentomp deomp cont deus on loxion. Ar bed an deus comblet a hanoir pe deus e henoriou, deus e vado, roet an deus deomp tout ar pez a elle rein; beuet am eus ananezo, en e blijadurio; mas gant quement-se tout a vezo-te contant, a ni a zo eururus, ac an eo ranplisset an desirio deus on halon. A voueon-pan gant guirionez canos e eo malheurus arre a hay o halon ous traou ar bed, na ellont quet procurin d’an den eur bonheur solid a parfet: an den ambitieus carguet a henoriou, a desir hoas sœl huelloch: an den avaricius o sellet e dusor, a glasc en oll moyenno evit gallout en augmentin: an den voluptueus en crais e blijadurio, a glasc hoas plijaduresio neves da bed Deus ar bed na alfet quet laret ar pez a lere beach oll Doue d’an Israëlitet, hadet och us cals, ac och eus serret neubet: deminastis multum, et intulistis parum. Da laret eo, labouret och eus cals evit an douar a n’och eus tennet frouis abeti ac o calon na deo quet contant, en hevelep façon ma och obliget de laret: O ma Doue, ma halon a zo groat evit o possedin, a na vezo en peuc'h nemet pa reposo ennac’h: fecisti nos ad te et irrequietum est cor nostrum donec requiescat in te. Ar fe a disg din penos recompance an Ene a gontanto ma halon. Satiabor cum apparuerit gloria tua.
Jésus-Christ Dieu lui-même est capable de contenter notre cœur, et avec Dieu nous n'aurons rien à désirer. Nous n'avons qu'à entrer dans notre cœur et nous le laissons avec lui. Qui pour l'homme sinon Dieu sera capable de le rendre heureux. Vous, je vous interroge aujourd'hui, gens du monde, vous qui cherchez avec tant de soin les faveurs, les honneurs, les plaisirs, les richesses lesquelles vous distribuez à ceux qui ont pour elles leur cœur ; mais entrons dans ce cœur-là, rendons-nous compte de notre position. Le monde nous a comblés d'honneur ou de ses honneurs, de ses biens, il nous a donné tout ce qu'il pouvait donner ; j'ai bu de ceux-là, dans ses plaisirs ; mais avec tout cela serez-vous contents, et sommes-nous heureux, et les désirs de notre cœur sont-ils remplis. On voit bien avec vérité combien sont malheureux ceux qui ont leur cœur aux choses du monde, elles ne peuvent procurer à l'homme un bonheur solide et parfait : l'homme ambitieux chargé d'honneurs, désire encore plus haut : l'homme avaricieux en regardant son trésor, cherche tous les moyens pour pouvoir l'augmenter : l'homme voluptueux au milieu de ses plaisirs, cherche encore des plaisirs nouveaux. On ne peut pas dire ce que disait Dieu jadis aux Israélites, vous avez semé beaucoup, et vous avez récolté peu : seminastis multum, et intulistis parum. C'est-à-dire, vous avez travaillé beaucoup pour la terre et vous n'avez pas tiré de fruit d'elle et votre cœur n'est pas content, de telle façon que vous êtes obligés de dire : O mon Dieu, mon cœur est fait pour vous posséder, et il ne sera en paix que quand il reposera en vous : fecisti nos ad te et irrequietum est cor nostrum donec requiescat in te. La foi me dit que la récompense du Ciel contentera mon cœur. Satiabor cum apparuerit gloria tua.
Mas mar deo Doue e unan capabl da gontanten on halon, pa on dezo ar bonheur da bossedin Doue na chomo guenemp netra da desirout, rac Doue eo ar mad souveran, ac a sa poss infinitament quement mad a ellomp da imaginan. Bean eo ar sourcen deus ar furnez, ar sourcen deus an oll gonsolation fons totius consolationis: leun a buissanc, a douçder a vudeler, a furtie a santaler ac a beb sort perfectiono Suavis, bonus, sapiens, omnipotens; chetu ar pez a dle ober on bonheur, an ini a dlasomp da velet, da garet, da bossedin pa sortissomp deus ar bed man. Maes piv a zo capabl da expliquan a da gompren eur mystere quement bras! Bremman n’en gouelomp nemit dre on fe; santes e ra goulomp leun a hloar, leun a vajeste, leun a buissanc. N’on deo quet avoalc’h; ar garente pehini a zo ardant voar an douar, a deuio anezo bete an Ene: ar garante-ze a ramerit an den voar an douar, ar garente-ze a vezo e recompanc: ar garente-ze a ra d’an dud just ober actiono quen caër, henferont Doue persecutiono quen poannius: hi an eus goleit ar chafaucho a verzerien, carguet an desercho ac ar hoencho a zænt ac a vourc’heset. Mas mar deus e ffet-ze quen admirabl carantez an douar, ur garantez hoas foibl a fragil, perana tlequet ober voarnomp carantez ar barados, ar garantez barfet, eur garantez curunet gant dorn un Doue. Deus charitas est. Eur garantez pehini a bossedo an objet deus e veniou: ar fe en lar deomp. Doue a vezo ar brix deus on œuvro, Doue a vezo on recompance ego ero merces tua magna nimis.
Mais si Dieu lui-même est capable de contenter notre cœur, quand nous aurons le bonheur de posséder Dieu il ne nous restera rien à désirer, car Dieu est le souverain bien, et il possède infiniment tout le bien que nous pouvons imaginer. Il est la source de la sagesse, la source de toute consolation fons totius consolationis : plein de puissance, de douceur et de grâce, de sagesse et de sainteté et de toutes sortes de perfections Suavis, bonus, sapiens, omnipotens ; voilà ce qui doit faire notre bonheur, celui que nous devons voir, aimer, posséder quand nous sortirons de ce monde-ci. Mais qui est capable d'expliquer et de comprendre un mystère si grand !. Maintenant nous ne le voyons que par notre foi ; nous le verrons plein de gloire, plein de majesté, plein de puissance. Ce n'est pas assez ; l'amour lequel est ardent sur la terre, montera avec nous jusqu'au Ciel : cet amour qui anime l'homme sur la terre, cet amour sera sa récompense : cet amour qui fait faire aux gens justes des actions si belles, supporter pour Dieu des persécutions si pénibles : il a couvert les échafauds de martyrs, chargé les déserts et les couvents de saints et de dévots. Mais si ces effets sont si admirables par l'amour de la terre, un amour encore faible et fragile, que ne doit pas faire sur nous l'amour du paradis, l'amour parfait, un amour couronné par la main d'un Dieu. Deus charitas est. Un amour lequel possédera l'objet de ses vœux : la foi nous le dit. Dieu sera le prix de nos œuvres, Dieu sera notre récompense ego ero merces tua magna nimis.
Chetu are ar vuez evit pehini e omp crouet a pehini a zo o hortos pehini a hanon-te be tourmant deus ar bed man. A consoundre-lou a song er bonheur se? N'an deo quet ar gristenien-te deul o bere ar speret n’an deo occupet nemet da seren mado, a deus a tantis ar bed, bera na chelont nemet gant poan ac ennui ar pez a lever dezo Doue a eurusted an Ene. Van deo quet ite an dud-ze pere na glaskont nemet ramplir eur blijadur dre un oll blijadur. Pere na sonj quasi jamas ebarz an Ene, a bere par consequant n’an dent quet dign da antren ennan. Consoundremant hi a song penos un deir tremenet en tabernacl un Doue, a zo preferabl da villiono a vlaye tremenet e jouissanc deus a oll blijaduresio ar bed. melior est dies una in atriis tuis super millia.
Voilà donc la vie pour laquelle nous sommes créés et laquelle nous attend, laquelle pour nous est le soulagement des tourments de ce monde-ci. Est-ce que nous pensons à ce bonheur-là ?. Ne sont-ce pas les chrétiens seuls dont l'esprit n'est occupé qu'à amasser des biens, et des plaisirs du monde, lesquels ne cherchent qu'avec peine et ennui ce que dit Dieu de la félicité du Ciel. Ne sont-ce pas ces gens-là lesquels ne cherchent qu'à remplir un plaisir par un autre plaisir. Lesquels ne pensent quasiment jamais au Ciel, et lesquels par conséquent ne sont pas dignes d'y entrer. Pensez-vous qu'un jour passé dans le tabernacle d'un Dieu, est préférable à des millions d'années passées dans la jouissance de tous les plaisirs du monde. melior est dies una in atriis tuis super millia.
Setomp eta on halono, voarzu an Ene, a na lesomp quet anezo da trainan voar an douar leveren sursum cordia, ne sistatis in terra. Imitomp ar zænt bere a zo ous on gortos ebarz an Ene, dirrein a rant o daoulagad diouar treu ar bed, evit o fixan voar an treu eternel. Petra benac ma omp pecherien, e omp consounde obreudeur? petra benac ma int dehouet diouzeomp dre ar spaç a zo etre an douar ac an Ene; omp consounde unisset gante dre gommunion ar zænt, ac a formomp gante Iliz Jésus-Christ. betint ar pez a omp breman, na d’e fand nemit Deus a befini ahanon-te da vean ar pez a int. Amar n’on deus quet ar vertuz-ze ar couraj da ober ar pez o deus groet, eo abalamour na avisageomp quet evelta ar recompanc villdent a zo ous on gortos. Sonjeomp evelta ebarz en Ene, desiromp evelta, esperomp evelta, ac evelta e obteniomp eur bonheur n’on pas seula-ment parfet mas eternel.
Tournons donc nos cœurs, chrétiens, vers le Ciel, et ne les laissons pas traîner sur la terre en disant sursum cordia, ne sistatis in terra. Imitons les saints lesquels nous attendent au Ciel, ils tournent leurs yeux des choses du monde, pour les fixer sur les choses éternelles. Quoique nous soyons pécheurs, nous sommes tout de même leurs frères ?. Quoique ils soient séparés de nous par l'espace qui est entre la terre et le Ciel ; nous sommes tout de même unis avec eux par la communion des saints, et nous formons avec eux l'Église de Jésus-Christ. Ils ont été ce que nous sommes maintenant, il ne manque de personne de nous de devenir ce qu'ils sont. Si nous n'avons pas cette vertu, ce courage de faire ce qu'ils ont fait, c'est parce que nous n'envisageons pas comme eux la récompense de lumière qui nous attend. Songeons comme eux au Ciel, désirons comme eux, espérons comme eux, et comme eux nous obtiendrons un bonheur non seulement parfait mais éternel.
Labouret evit e silvidiguez, gounit an Ene, chetu a-se buez ar hristen sic currite, ut comprehendatis: mas evit renissan ebars en eun affer quen important e ranque distagan e galon deus a draou ar bed: omnis autem qui in agone contendit, ab omnibus se abstinet. rac ar bed, a racompanc o ar bed a dremen en berr instant mundus transit et concupiscentia ejus: bemdez e omp testo deus ar wirionez-man: en evelip façon ma elemp laret gant ar Prophet: gaelet emeus an den bras, an den puissant, an den eururus-e-hervoz an dud; n'amen groet nemet tremen, ac eo disparisset; transivi, et ecce non erat; clasquet ameus anezo goudeze, ac am beus cavet un all o occupin e blaç: quaesivi, et non est inventus locus ejus. E buissanc, e vado, ar pez a rea e eurusted tout an douar n'an dent quet et deus. Lered a n’an dint quet disquennet gantan ebarz en e vez: neque descendet cum eo gloria domus ejus. Doue a ra tremen ar mado deus an eil dorn, en equile, n'eo quet un den nemet evit en disquen goudeze, evit disquos deomp an neni ac ar vanite Deus ar bed a deus e recompanco: mundus transit et concupiscentia ejus. Mas setomp on daoulagad drest d’an douar ac consideromp an Ene. Vos fate in coelum oculos vestros: ze companço an Ene n’an dint quet evel recompanço an douar, recompanço an Ene a bado eternellaman. Justitia mea non deficit. Mar dleser bean pront da bean prest da ober an oll sacrificio, da souffr an oll boannio, an oll persecutiono evit tan to fo un deiz isquian déliços ac eururus ebarz en Ene; perana dleomp quet ober evit o zanvo evit eur jamas: pa nao preferabl un deir tremenet en tabernacl Doue, evit milliono a vlaye tremenet en oll delices an douar melior est dies una in atriis tuis super millia. Pequen incompregnabl na dlequet bean on bonheur, pa dlehue pad n’ompas un deiz, n’ompas eur certen nombr a vlaye, mas un eternite. O eternite eururus pehini na dezo jamas a fin a pehini a bado quent a Doue. Salus in aeternum in sempiternum erit.
Travaillez pour votre salut, gagner le Ciel, voilà la vie du chrétien sic currite, ut comprehendatis : mais pour réussir dans une affaire si importante il faut détacher son cœur des choses du monde : omnis autem qui in agone contendit, ab omnibus se abstinet. Car le monde, et la récompense du monde passent en un court instant mundus transit et concupiscentia ejus : tous les jours nous sommes témoins de cette vérité-là : de telle façon que nous pouvons dire avec le Prophète : j'ai vu l'homme grand, l'homme puissant, l'homme heureux selon les gens ; il n'a fait que passer, et il a disparu ; transivi, et ecce non erat ; je les ai cherchés après cela, et j'ai trouvé un autre occupant sa place : quaesivi, et non est inventus locus ejus. Sa puissance, ses biens, ce qui faisait sa félicité sur toute la terre ne sont pas venus avec lui. Ils ne sont pas descendus avec lui dans son tombeau : neque descendet cum eo gloria domus ejus. Dieu fait passer les biens d'une main à l'autre, en alternance, il n'élève un homme que pour le descendre après, pour nous montrer le néant et la vanité du monde et de ses récompenses : mundus transit et concupiscentia ejus. Mais tournons nos yeux au-dessus de la terre et considérons le Ciel. Vos fate in coelum oculos vestros : les récompenses du Ciel ne sont pas comme les récompenses de la terre, les récompenses du Ciel dureront éternellement. Justitia mea non deficit. S'il faut être prompt à être prêt à faire tous les sacrifices, à souffrir toutes les peines, toutes les persécutions pour savourer un jour délicieux et heureux dans le Ciel ; pourquoi ne devons-nous pas faire pour le savourer pour toujours : car il est préférable d'un jour passé dans le tabernacle de Dieu, que des millions d'années passées dans toutes les délices de la terre melior est dies una in atriis tuis super millia. Combien incompréhensible ne doit pas être notre bonheur, quand il doit durer non pas un jour, non pas un certain nombre d'années, mais une éternité. O éternité heureuse laquelle n'aura jamais de fin et laquelle durera autant que Dieu. Salus in aeternum in sempiternum erit.
Nan deo quet eur vuez autrus a zo prometet deomp, mas eur vuez eternellamant eururus. Ar relijion asud, ac ober a reomp profession deus ar guirione-ze be-le-comp on credo: vitam aeternam amen. Nan deo quet eur rouantelez a zo prometet deomp, mas eur rouantelez pehini na dezo quet a fin, ba eo rouantelez Jésus-Christ e unan: cujus regni non erit finis: mado, joaio, possession, peuc'h tout e int eternel en Ene: an dud just, eme Jésus-Christ, a antreo er vuez eternel Justi autem in vitam aeternam. Nac evel ar fatz pinvic na sortio jamas deus an tân gant pehini eo devont, evel-se-tarer ac ar re eururus na deuint jamas a-biseit deus o eurusted. At or Speret Santel o comz deomp deus a eurusted d'an Ene, a hant anezi gloar eternel, silvidiguez eternel, haretag pehini na ello bean na distruget, na corrompet: rouantelez eternel Jésus-Christ on Doue, ac on Zalver: in aeternum regnum domini nostri et salvatoris Jésus-Christ.
Ce n'est pas une vie ordinaire qui nous est promise, mais une vie éternellement heureuse. La religion nous l'assure, et nous en faisons profession de cette vérité-là dans notre credo : vitam aeternam amen. Ce n'est pas un royaume qui nous est promis, mais un royaume lequel n'aura pas de fin, car c'est le royaume de Jésus-Christ lui-même : cujus regni non erit finis : biens, joies, possession, paix tout y est éternel au Ciel : les gens justes, dit Jésus-Christ, entreront dans la vie éternelle Justi autem in vitam aeternam. Et comme le mauvais riche ne sortira jamais du feu par lequel il est brûlé, de même Lazare et les gens heureux ne sortiront jamais de leur félicité. Et le Saint Esprit en nous parlant de la félicité du Ciel, l'appelle gloire éternelle, salut éternel, héritage lequel ne pourra être ni détruit, ni corrompu : royaume éternel de Jésus-Christ notre Dieu, et notre Sauveur : in aeternum regnum domini nostri et salvatoris Jésus-Christ.
Gouie-eo, eta, penos eurusted ar zænt en Ene na finisso jamas. Gouie eo penos goude milliono a cant milliono a vlaye bonheur ar zant a vezo beprez ar memes ini, ac a vezo bepret neveu evit-ho. O eternite eururus, piou a roau deic'h asquel evit dar goulen, evit sevel o bete: quis dabit mihi pennas sicut columbae et volabo et requiescam? Nan deus den na desire bean eternellamant eururus: mas na veulont ober netra evit-hen. Quement-se consounde rouantelez an Ene a zo eur raron pehini a renqueomp da hounit, eur gurunen pehini a renqueomp da veritout: violenti rapiunt illud: rouantelez an Ene eo demeuranc ar zanteler: dorejo an Ene na veuint digor nemit evit an dud innocant: sear benniguet: mas mar n’an domp quet a-unanet deus ar bed ac e vado, ac e blijadurio, n'omp quet innocant na contant, na par consequant dign da antren en Ene. Petore reflexion a dleomp ober aman: a petore impression a dle ober an eternite eururus deus on inspirisiou on halono. Pa e cradomp d'ar barados, petra gredomp quet. mas gredomp quet, armada na voint quet evel-se p... on ini a zo dega groat. Mas mar er domp er recompance a bromet Doue d'e servicherien, para a ra d'ach bivan evel pana gredach quet. pa veila an darn vuia deus ar gristenien quen occupet deus an douar, a quen indifferant evit an Ene; o sacrifian tout evit o fortun, evit eur blijadur d'eur mement un Ene ac o silvidiguez: petra a allan da songeal, petra a allan da laret. Polach eman ar guirione-ze a ra evit an Ene ar pez a reont evit an douar: ni on unan, Jésus-Christ, respontomp gant guirionez: ober a reomp-ni evit an Ene, evit mado an Ene, ar pez a reomp bemdez evit an douar, evit mado an douar?
On sait donc, chrétiens, que la félicité des saints au Ciel ne finira jamais. On sait qu'après des millions et des centaines de millions d'années le bonheur des saints sera toujours le même, et sera toujours nouveau pour eux. O éternité heureuse, qui me donnera des ailes pour te demander, pour m'élever vers toi : quis dabit mihi pennas sicut columbae et volabo et requiescam ?. Il n'y a personne qui ne désire être éternellement heureux : mais ils ne veulent rien faire pour cela. Car le royaume du Ciel est un trésor lequel nous devons gagner, une couronne laquelle nous devons mériter : violenti rapiunt illud : le royaume du Ciel est la demeure de la sainteté : les portes du Ciel ne seront ouvertes que pour les gens innocents : race bénie : mais si nous ne sommes pas unis au monde et ses biens, et ses plaisirs, nous ne sommes pas innocents ni contents, ni par conséquent dignes d'entrer au Ciel. Quelle réflexion devons-nous faire ici : et quelle impression doit faire l'éternité heureuse sur nos inspirations nos cœurs. Quand nous croyons au paradis, à quoi croyons-nous. Mais si nous n'y croyons pas, pourquoi ne serions-nous pas ainsi... celui qui est déjà fait. Mais si nous croyons en la récompense que promet Dieu à ses serviteurs, qu'est-ce qui vous fait vivre comme si vous n'y croyiez pas. Quand on voit la plus grande partie des chrétiens si occupés par la terre, et si indifférents pour le Ciel ; sacrifiant tout pour leur fortune, pour un plaisir d'un moment un Ciel et leur salut : qu'est-ce que je peux penser, qu'est-ce que je peux dire. Voilà où se trouve cette vérité-là qui fait pour le Ciel ce qu'ils font pour la terre : nous-mêmes, chrétiens, répondons avec vérité : faisons-nous pour le Ciel, pour les biens du Ciel, ce que nous faisons tous les jours pour la terre, pour les biens de la terre ?.
Ma vije nin a raje eur buez neve-ze, a sellexe an douar evel fae, pa sellexe an Ene quan voa de leun quem caelum aspicio. Nan deus nemet recompanc an Ene da vean eternel: Justi in perpetuum vivent. Chetu are recompanc ar zant: Ecce merces Sanctorum; chetu are recompanc ar re a guir a-ia servich Doue; eur rouantelez a zo preparet dezo, mas eur rouantelez pehini na dezo quet a fin: eur gurunen, mas eur gurunen immortel ecce merces Sanctorum: Chetu are recompanc ar re a bouff, erre a em sortifi arre a vev evit Doue. Ecce merces Sanctorum; chetu a-ze recompanc an dud humbl a vertuzus, pere dre o humilité, a fusantet a neze o unan bean bras dirac Doue: ar hloar eternel a vezo o recompanc, evit bean bet mepriset a gouffret gant an dud impi a lisperten Ecce merces Sanctorum. An henora rent dezo an Iliz voar an douar, a ellor henvel un hanor eternel, ac a dle representin on honhant a fin an amzer a vezo celebrat o victorio, o zriumpho, o vertuiou, hant a fin an amzer a vezo celebrat en Iliz o goëlio, evit exhortin ar gristenien fidel da dont d'o imitan. Ecce merces Sanctorum; chetu are recompanc bugalez Doue, cheh recompanc bugalez ar bed a disparis en un mement ac a disquen ganto ebarz er bez: erit memoria eorum cum sonitu. Nac a den bras, nac a den puissant n’an deus quet bet voar an douar, mas allas malheureusamant enter o flaç nan deuint ebarz en Ene, ac o hloar a zo tremenet evel eur voguden. Nan deus nemet ar zantelez a vez capabl de lavel an den d’eist e unan a de ranten anezan en objet deus ar benediction ac ar veneration eternel. In memoria aeterna erit justus: Ia ma Doue, epad un eternite e zænt a vezo henoret, caret, a recompenset voar an douar ac en Ene: nimis honorificati sunt amici tui Deus.
S'il en était ainsi nous mènerions une vie nouvelle, et regarderions la terre avec mépris, quand nous regarderions le Ciel tout plein quem caelum aspicio. Il n'y a que la récompense du Ciel pour être éternelle : Justi in perpetuum vivent. Voici donc la récompense des saints : Ecce merces Sanctorum ; voici donc la récompense de ceux qui aiment à servir Dieu ; un royaume leur est préparé, mais un royaume lequel n'aura pas de fin : une couronne, mais une couronne immortelle ecce merces Sanctorum. Voici donc la récompense de ceux qui souffrent, de ceux qui se mortifient, de ceux qui vivent pour Dieu. Ecce merces Sanctorum ; voilà la récompense des gens humbles et vertueux, qui par leur humilité, ont voulu d'eux-mêmes être grands devant Dieu : la gloire éternelle sera leur récompense, pour avoir été méprisés et avoir souffert avec les gens impies et libertins Ecce merces Sanctorum. L'honneur que leur rend l'Église sur la terre, peut être appelé un honneur éternel, et doit représenter notre joie à la fin du temps quand seront célébrées leurs victoires, leurs triomphes, leurs vertus, jusqu'à la fin des temps quand seront célébrées dans l'Église leurs fêtes, pour exhorter les chrétiens fidèles à venir les imiter. Ecce merces Sanctorum ; voici donc la récompense des enfants de Dieu, telle récompense des enfants du monde qui disparaît en un moment et qui descend avec eux dans le tombeau : erit memoria eorum cum sonitu. Tant de gens grands, tant de gens puissants n'ont-ils pas été sur la terre, mais hélas malheureusement à leur place ils ne viennent pas au Ciel, et leur gloire est passée comme une fumée. Il n'y a que la sainteté qui soit capable d'élever l'homme au-dessus de lui-même et de le rendre l'objet de la bénédiction et de la vénération éternelle. In memoria aeterna erit justus : Oui mon Dieu, pendant une éternité vos saints seront honorés, aimés, et récompensés sur la terre et au Ciel : nimis honorificati sunt amici tui Deus.
Ell deimeus ahanomp, Jésus-Christ, a nezo ar bonheur de bartagin eurusted ar zænt, ac da ober o demeuranc en tabernacl un Doue? Quis ascendet in montem Domini? An ini a zo just, deus a beini an daouarn a zo spetach, ac ar galon buë. Innocens manibus et mundo corde. An ini an deus hoant da antren er vuez, a laras Jésus-Christ, a dle observ. ar gourhemenno: serva mandata: a dle sortial Pur deus an douar, evit bean recevet en eur rouantelez en peini na antre netra a souillet ac a impur. Non intrabit in eam aliquid coinquinatum: evit bean gant ebars en Ene, e renqueud bean betet gant voar an douar: nan ar d’an Ene nemet goude bean gounezet en-Ene dre on vertuiou ac on œuvro mad: Regnum caelorum vim patitur, evel tui a ra bet ar gombat bras a violant, tel iue ar gurunen a vezo triumpho a glorius. Puraget-ta, Jésus-Christ fidel, miserio, boannio, afflictiono ar bed-man nan dent netra evit gounit ar gurunen a immortalité. Gwid hoar ad eternitatem. Gouer eo penos evit heuil Jésus-Christ en ene, e renqueomp douguen on croas: tollat crucem tuam; mas goude bean partaget e souffranço, e roou deomp la debarr en e hloar: si sustinebimus, et conregnabimus.
Qui d'entre nous, chrétiens, aura le bonheur de partager la félicité des saints, et de faire sa demeure dans le tabernacle d'un Dieu ?. Quis ascendet in montem Domini ? Celui qui est juste, dont les mains sont pures, et le cœur pur. Innocens manibus et mundo corde. Celui qui a envie d'entrer dans la vie, a dit Jésus-Christ, doit observer les commandements : serva mandata : doit sortir Pur de la terre, pour être reçu dans un royaume dans lequel rien de souillé et d'impur n'entre. Non intrabit in eam aliquid coinquinatum : pour être ensemble au Ciel, il faut avoir lutté sur la terre : on ne va au Ciel qu'après avoir gagné le Ciel par nos vertus et nos bonnes œuvres : Regnum caelorum vim patitur, de même celui qui a fait le grand et violent combat, aura la couronne de triomphe et de gloire. Purgez-donc, chrétiens fidèles, misères, peines, afflictions de ce monde-ci ne sont rien pour gagner la couronne d'immortalité. Gwid hoar ad aeternitatem. On sait que pour suivre Jésus-Christ au Ciel, nous devons porter notre croix : tollat crucem tuam ; mais après avoir partagé ses souffrances, il nous donnera de partager sa gloire : si sustinebimus, et conregnabimus.
Amar bemp tentet da goll couraj er hombacho ma dlasomp da souten enep an drouc-speret, ar bed corrompet ac on bassiono demisust; mar bemp tentet da goll ar fiaun Deus on boannio ac on afflictiono a gueromp en ent an Ene: setomp on daoulagad, sellomp araoc deomp, ac e voeleomp ar barados en tent an hent dre behini e querzomp. houe eur mement a batiantel, houe eur mement a gowrac'h, ac e receveomp ar recompance eternel, ar gurunen on deus meritet dre on vertuiou.
Si nous sommes tentés de perdre courage dans les combats que nous devons soutenir contre le mauvais esprit, le monde corrompu et nos passions déréglées ; si nous sommes tentés de perdre le fruit de nos peines et de nos afflictions que nous éprouvons sur le chemin du Ciel : Tournons nos yeux, regardons devant nous, et nous verrons le paradis au bout du chemin par lequel nous marchons. Encore un moment de patience, encore un moment de courage, et nous recevrons la récompense éternelle, la couronne que nous avons méritée par nos vertus.