Qui abscondit scelera sua non dirigetur

Sermon bilingue — breton du XIXe siècle / traduction française

Breton

Qui abscondit scelera sua non dirigetur, qui autem confessus fuerit et reliquerit ea, misericordiam consequetur.

Sian benac a nach e bechejo na vezo quet pardonet, mais an ini ho hoavessao gant ar resolution d'o houitait kenneur a reuvo Pardon a misericord. Prov. chapitre 28.

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Qui abscondit scelera sua non dirigetur, qui autem confessus fuerit et reliquerit ea, misericordiam consequetur.

Celui qui cache ses péchés ne sera pas pardonné, mais celui qui les confessera avec la résolution de les quitter désormais recevra Pardon et miséricorde. Prov. chapitre 28.

Breton

An Apostol Sant Paolo instruin queach all an habitanted deuseas gaar a corinth dersar buen ar hlenjo, ar malheurio ar marvo subit a arrue en o touez a lere dezo : na attebuil ma breudeur, ar malheurio-ze nemet d'un usag fall a ret deus ar Sacramantcho ; ideo inter vos multi infirmi et imbeuilles et dormiunt multi. gallout a ran hirie, Christenien, adress dach ar memes comzo : enem estonni a ra cals o velet penos na ellont quet reussissa evel ma ed leet in o afferio temporel, deus ar hollio, deus ar blenrejo, deus ar halamiteo, ac ar marvo affligiant a voelt d'o arriout alies ; laret a ran dach gant an Apostol : na damallet quemet-za tout nemet dach o unan, d'ar buhet, d'ar corruption a ren en o touez, d'an abandon entier oc'haus graet deus o iovio, a principalement deus an abus sacrileg, d'ar profanation indign a ret deus a Sacramantcho. En effet bet na sortiont quet bemdez tud an an tribunal al goission, coupaploc'h evit na oant antreet ennan ; bet na queront quet enno admaro d'an amzer ma tlefont bean cadarvoir? Bet en eur guir indign deud

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L'Apôtre Saint Paul, en instruisant autrefois les habitants de la ville de Corinthe au sujet des maladies, des malheurs, des morts subites qui arrivaient parmi eux, leur disait : ne vous méprenez pas mes frères, ces malheurs ne viennent que d'un usage mauvais fait des Sacrements ; ideo inter vos multi infirmi et imbeuilles et dormiunt multi. Je peux aujourd'hui, chrétiens, vous adresser les mêmes paroles : je m'étonne beaucoup de voir comment beaucoup ne peuvent pas réussir comme il se doit dans leurs affaires temporelles, des pertes, des maladies, des calamités, et des morts affligeantes que l'on voit arriver souvent ; je vous dis avec l'Apôtre : ne blâmez rien de tout cela sinon vous-mêmes, la vie, la corruption qui règne parmi vous, l'abandon entier que vous avez fait de vos âmes, et principalement l'abus sacrilège, la profanation indigne que vous faites des Sacrements. En effet, combien ne sortent pas chaque jour de l'audition du tribunal de confession, plus coupables qu'ils n'y étaient entrés ; combien n'y cherchent pas en eux-mêmes la mort spirituelle au moment où ils devraient être vivants ? Combien en un mot indigne de se présenter sous le nom de pénitent vont se confesser sans préparation, sans examen, sans douleur d'avoir offensé Dieu, sans propos ferme de satisfaire à sa justice ; plutôt par habitude que par un désir de changer de vie.

Breton

An hano a berritantel a ia da goves ep preparation, ep exam ep glachar dar vean offancet doue, na prepos firm da satisfian de justic ; quentoc'h dre acustumanç evit gant un desir lir da chanch a vuez Nac a govesion n'o chaussequet groet aba s'lanç quentan ; bet demas anero agredet herve o conscian a zo bet mas, agreabl da doue, a brofitabl erit o ene : bet goach n'ochouzgnet neglizet dre-valie-za en defaut a exam da laret certen bechejo, deusa bere couscoude o pezo eur g levrubl da rentan unan deusan deua man. Bet goach no'chu laret da doue voas ar boant da recev an absolven o poau glachar brae d'er bean offançet, a quement ar resolution fe van servigi fidelamant : os fidel o'hu bet d'o bromess Allas, ar gondeu desorden a del'hat houi, ar nio-a gonnrit pret, an occasions a del'het bemdez da antretani o passion a da nem direnange, chetu ar bezo a ra din gaout aon na vez pu o coveshionon nul ; Boant eo couscoude, Christenien, Briat bras eo dach ober var un affer quin important eur reflexion digne deus o noad a deus o furnez rac an amzer a dremen, ar maro a dosta ac o puez a zo hoas carguet agrimo ac abominationo. Desir am beus eta d'o secour en eun affer quen important a da anseignin dach ar moyen da antren en gray gant doue, bet oc'haussi ar malheur da goll o ine dre ar bechet : ostende te sacerdoti ; et garout ministrutJésus-Christ, ent m'en recommanda

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Combien de confessions n'ont-elles pas été faites depuis longtemps déjà ; combien d'entre elles, d'après ce que dit votre conscience, ont été bonnes, agréables à Dieu et profitables pour votre âme : combien souvent n'avez-vous pas négligé, par l'effet de ce défaut d'examen, de dire certains péchés pour lesquels pourtant vous aurez un livre à rendre devant Dieu. Combien souvent n'avez-vous pas dit à Dieu, au moment de recevoir l'absolution, que vous aviez une grande douleur de l'avoir offensé, et que vous aviez la résolution de le servir fidèlement : avez-vous été fidèles à vos promesses ? Hélas, la conduite désordonnée que vous tenez, les colères qui vous emportent vite, les occasions que vous tenez chaque jour d'entretenir vos passions et de vous déranger vous-mêmes, voilà ce qui me fait craindre que vos confessions ne soient nulles ; il est temps pourtant, chrétiens, il est très urgent pour vous de faire sur une affaire aussi importante une réflexion digne de votre âge et de votre sagesse car le temps passe, la mort approche et votre vie est encore chargée de crimes et d'abominations. J'ai donc le désir de vous secourir dans une affaire aussi importante et de vous enseigner le moyen d'entrer en grâce avec Dieu, si vous avez eu le malheur de perdre votre âme par le péché : ostende te sacerdoti ; et demandez aux ministres de Jésus-Christ, en vous recommandant.

Breton

Maes bera a zo necess evit ma vezo o confesion agreabl da doue a ma elli obten dach ar pardon deus o pechejo : Quentan Poent. ha bera a zo cos ma eo bet marteze bete hirie ho covehiono nul a sacrileg. Eil Poent. Descin am beus eta da discue dach conditiono ar govesion vad ac an defautcho a dleet evitan er govesion.

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Mais ce qui est nécessaire pour que votre confession soit agréable à Dieu et que vous puissiez obtenir pour vous le pardon de vos péchés : Premier Point. Et ce qui est cause que vos confessions ont été peut-être jusqu'à aujourd'hui nulles et sacrilèges. Deuxième Point. J'ai donc le dessein de vous montrer les conditions de la bonne confession et les défauts que vous devez éviter dans la confession.

Breton

Deus a quemet an deus biscoas etablisset un Doue evit consolation an den a prouvin e silvidiguez, na remerquan nitra a bublife muioch e vadelez en e andret, nac a dle rei d'ochi muioch a gonfianç en e groued evit n'an deo ar govesion : In effet pa deuas beach all an Apostol Sant Perda houlenn digante l'estr bet goach a bardonje d'un adversour en devoa e offançet, chetu aman ar respont a ret dear Jésus-Christ. Per, eme Jesus, na laran quet dach a tleet en obed mil na dec mil goach epquen, mas quen-liet-veach a ma teuo da houlen pardon gante ep galon glacharet : non dico tibi usque septies sed usque septuagies septies. Goelet braman, Christenien, an avantach caer a ellet da dennan deus eur govesion groet mad. Goude eur bechet marvel ocheus bet ar malheur da gommettin, chetu hui rentet adversouren da un doue, bugaler dan drouc-speret Maes dre eur govesion groet mad chetu hui rentet a nevez flam mignoned da Jésus-Christ, heritourien d'eud e rouantalez : cohaeredes Christi. Couscoude nonobstant d'an oll avantageo-ze tout, a hui a voalas biscoas nitra a vije neubetoc'h a estim evitan, erit

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De tout ce qu'un Dieu a jamais établi pour la consolation de l'homme et prouver son salut, je ne remarque rien qui publie davantage sa bonté à son égard, ni qui doive lui donner plus de confiance en son créateur que ne le fait la confession : En effet quand autrefois l'Apôtre Saint Pierre vint lui demander combien de fois il devait pardonner à un adversaire qui l'avait offensé, voici ici la réponse que fit Jésus-Christ. Pierre, dit Jésus, je ne te dis pas que tu dois pardonner mille ni dix mille fois seulement, mais autant de fois qu'il viendra te demander pardon avec un cœur affligé : non dico tibi usque septies sed usque septuagies septies. Voyez maintenant, chrétiens, l'avantage magnifique que vous pouvez tirer d'une confession bien faite. Après un péché mortel que vous avez eu le malheur de commettre, voici que vous êtes rendus adversaires d'un Dieu, enfants du mauvais esprit. Mais par une confession bien faite, voici que vous êtes rendus à nouveau flambants amis de Jésus-Christ, héritiers de son royaume : cohaeredes Christi. Pourtant nonobstant tous ces avantages-là, vous n'avez jamais rien vu qui soit l'objet de moins d'estime que le Sacrement de pénitence ; aucun homme n'est jamais plus malheureux que celui qui ne peut jamais s'en approcher,

Breton

na zo evit ar Sacramant deus ar binigen ; nac a den a zo biscoas malhurus a voale h'erit n'on pas tortael jamas, cals all na destaont nemet eur veach, de bloaz pe da via- diou veach d'ar pellan tout, a bere achom evelsec'houec'h, seiz mizen stad a bechet marvel ; cals all na deuont nemet evit heul ar hid, evel ma larent, a bere dre eur valie criminna reont effort ebet evit evitan ar bechet ; ar govesion en ad sort tud-ze a zo eur boeson mortel, i behini a zo bet instituet gant Jésus-Christ evel eur remed assur itou ar goulio degarus deus on ine : Sarn ali a neus muioch a zil es o silvidiguez ac a dosta aliesoch, mas ac e sorte justij deus an tribunal Zantel ; en desrouit aran, Christenien, daus a greit-ma halon, rac n'an des nemet gant ar greden-ze e accordon dach an absolven ; mas na houlenan quet donet da varn ini e- abanoch ; chan da discue dach ar conditiono necessair evit ober eur govesion vad, a goudeze e ello pepini abanoch enem varn e unan. Ar govesion a dle bean humbl, sincer, a entier.

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beaucoup d'autres n'en approchent qu'une fois l'an ou tout au plus deux fois, et ceux-là restent ainsi six, sept mois en état de péché mortel ; beaucoup d'autres ne viennent que pour suivre le rite, comme ils disent, et ceux-là par une habitude criminelle ne font aucun effort pour éviter le péché ; la confession chez ces gens-là est un poison mortel, laquelle a pourtant été instituée par Jésus-Christ comme un remède assuré pour les blessures mortelles de notre âme. Personne n'a plus de zèle pour son salut et ne s'approche plus souvent, mais sort justifié du tribunal Saint ; je le souhaite, chrétiens, de tout mon cœur, car ce n'est qu'avec cette croyance que je vous accorde l'absolution ; mais je ne demande pas à venir vous juger maintenant ; je vais vous montrer les conditions nécessaires pour faire une bonne confession, et après cela chacun pourra se juger lui-même. La confession doit être humble, sincère et entière.

Breton

Pera a intenter dre eur govesion humbl? Da laret eo, Christenien, a tleomp disclair on fechejo gant eur var ac eur gonfusion vras da veran offancet Doue : pa n'embresantomp d'a goves saer e omper el criminalet pere a baress dirac o Jug, evit recev an arret a dle o lacaet en liberte pe o hondo- ar Jug souveren-ze, eo an ini an Deus goelet a hanonf.

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Qu'entend-on par une confession humble ? C'est-à-dire, chrétiens, que nous devons déclarer nos péchés avec une honte et une confusion grande d'avoir offensé Dieu : quand nous nous présentons à la sainte confession, nous sommes comme des criminels qui comparaissent devant leur Juge, pour recevoir l'arrêt qui doit les mettre en liberté ou les condamner. Ce juge souverain est celui-là même qui nous a vus pécher,

Breton

pechin, a behini a voel on oll santimancho ac on oll demarcho Allas a zo d'elchet en tribunal zantel deus ar binigen, gant un den evel domp, mas enno e agis er hano Jésus-Christ dre ar pouer sacr aneus roet d'ean en e ordination : quorum remiseritis peccata remittuntur eis et quorum retinueritis retenta : ar bechejo a vezo remittet d'ar re bere o bezo remittet anero, ac ar bechejo na vouent quet effaçet d'ar re na vezo quet effaçet anero. Vle out a reomp eta enem bresanti gant un humilite vras, evel criminalet pere a denna deus e frison evit bean interroghet ; sera a sonjach deus anero m'o bez an insolanç d'a n'em bresanti dirac o jug gant un atfud ac arrogant dirac o jug aneus en e dorn ar zetanç deus o buez pe deus o maro. Vle bien, Christenien, ni a zo i d- criminalet, pere a zo crem resoltet enep da Doue, a bere a reit ar brassan tourmancho : tennit omp ite deus a fonç an abimo, pere on devoa meritet mil a mil goach, on ano vije quet d'eud dorn puissant on doue d'on souten voar vor d'ar Crucific : ar zetanç deus on buez spirituel, pe deus on maro a zo entre daouarn e ministr : na vezo eta nemet dre ar santimancho a gonfusion ac a humilite e ellut dont da flechissan o sarnid. Ma trefach da rancont de vinistr e vezo d'ean e unan e lenach da rancont, Qui vos spernit me spernit, a da veria en oc'h Deus e misericord en o andret : o humilite a dle bean en o calon ac en o exterieur.

Français

et celui-là même qui voit tous nos sentiments et toutes nos démarches. La place est tenue dans le tribunal saint de la pénitence par un homme comme nous, mais en lui agit le nom de Jésus-Christ par le pouvoir sacré qui lui a été donné lors de son ordination : quorum remiseritis peccata remittuntur eis et quorum retinueritis retenta : les péchés seront remis à ceux à qui ils auront été remis, et les péchés ne seront pas effacés pour ceux à qui ils ne seront pas effacés. Nous devons donc nous présenter avec une humilité grande, comme des criminels qui sortent de prison pour être interrogés ; que penserait-on de ceux qui auraient l'insolence de se présenter devant leur juge avec une attitude arrogante alors que le juge a dans sa main la sentence de leur vie ou de leur mort ? Eh bien, chrétiens, nous sommes ces criminels, qui se sont révoltés contre Dieu, et qui ont mérité les plus grands tourments : tirez-nous donc du fond des abîmes, que nous avions mérités mille et mille fois, notre nom n'aurait pas été dans la main puissante de notre Dieu pour nous soutenir sur la mer du Crucifix : la sentence de notre vie spirituelle ou de notre mort est entre les mains de son ministre : ce ne sera donc que par les sentiments de confusion et d'humilité que vous pourrez venir fléchir sa colère. S'il vous arrive de rencontrer son ministre, ce sera pour lui-même que vous le rencontrerez, Qui vos spernit me spernit, et pour voir en lui Dieu et sa miséricorde à votre égard : votre humilité doit être dans votre cœur et dans votre extérieur.

Breton

Eur galon manbret a glacharet, a houlen Doue diguan : Cor contritum et humiliatum Deus non despiciet. Eur galon bera gant eur guir humilite : Pater peccavi in celum et coram me zad o offancet am eus bemdez aboue m'ocheus roet din ar vuez : nondum dignus vocari filius tuus, na veritan quet bean hanvet o buguel ; arsalich o'cheus laret, Christenien, Eur penitent mad man en e galon ar santimancho se a humilite, g a ra stad carantezul an disposition en behini e och da n'em reconcilian gantan. Asoutomp hoas an humilite exterieur ; da laret eo en o aer, en o lostur, en o façon de n'em accusin ; o taoulagad modest a fixet ous an douar Evelse, e len ar rouanez re adrebuissant d'eud an den da n'em humilian ous treit ministr Jésus-Christ mar o deud hoas da rean pardonet. Deposin a reont ar merquo deus o dign- an disquibien i o unan a baress en tribunal goud. be- quitaet ar marquo deus o autorite ; rac enno na v'eu nemet pecherien pere a deu da houlen pardon : En guir an tribunal an oll benno a dle enem humilian a blegan d- gud an douar ; sel rui a och bras a buissant, sel rui a l- enem humilian ac e queraet graç dirac Doue ; quanto magnes humilia te in omnibus, et coram Deo invenies gratiam : enem humiliet dirac e vinistr : Presbytero humilis animam tuam. Penitante evel eur gadelen, enem brosternet ous treit o Salver, goelhet anero gant o daero ; deur da ober dion

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Un cœur brisé et affligé, c'est ce que Dieu demande de vous : Cor contritum et humiliatum Deus non despiciet. Un cœur avec une vraie humilité : Pater peccavi in celum et coram me, mon père je vous ai offensé chaque jour depuis que vous m'avez donné la vie : nondum dignus vocari filius tuus, je ne mérite pas d'être appelé votre enfant ; vous avez assez dit, chrétiens, qu'un bon pénitent porte en son cœur ces sentiments d'humilité, ce qui rend aimable l'état de la disposition dans laquelle vous êtes de vous réconcilier avec lui. Ajoutons aussi l'humilité extérieure ; c'est-à-dire dans votre air, dans votre tenue, dans votre façon de vous accuser ; vos yeux modestes et fixés sur la terre. Ainsi, on voit les rois les plus puissants du monde s'humilier aux pieds du ministre de Jésus-Christ pour obtenir d'être pardonnés. Ils déposent les marques de leur dignité et paraissent au tribunal comme des disciples. Ils quittent les marques de leur autorité ; car en ce lieu il n'y a que des pécheurs qui viennent demander pardon : En vérité dans le tribunal toutes les têtes doivent s'humilier et se courber jusqu'à terre ; plus vous êtes grands et puissants, plus vous devez vous humilier et vous chercherez grâce devant Dieu ; quanto magnes humilia te in omnibus, et coram Deo invenies gratiam : humiliez-vous devant son ministre : Presbytero humilis animam tuam. Pénitente comme une Madeleine, prosternez-vous aux pieds de votre Sauveur, lavez-les de vos larmes ; venez faire l'aveu

Breton

en behini e och roet ar boent da gouean ! Chang a ra an tribunal deus a misericord un Doue, en un tribunal a vengeance ac a chatimancho ; m'itit a vez dach gorta un zetanç favorable gant un exterieur quen dissiper a gant santimancho pere na ellont quet conveni da eur pecher penitent.

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de l'état dans lequel vous êtes tombés ! Le tribunal de miséricorde d'un Dieu se change en un tribunal de vengeance et de châtiments ; n'attendez pas de lui une sentence favorable avec un extérieur aussi dissipé et avec des sentiments qui ne peuvent pas convenir à un pécheur pénitent.

Breton

Ar penitant a dle ive bean humbl e façon de disclerian e bechejo ; ous n'em govessait gant humilite d'en behini a hant ar boez ac ar grevustet deus o fa- Na dle quet lauraet e bechejo voar an ners deus an habitude voar an occasions, na voar an hum- fall deud an deud gant pere e zo oblijet da veva. Ne dle quet ite rason disclair e bechejo evel ma raconte un histioar behini na salle quet anean a behini na dle ober impression ebet voarnon : brassan indifferanç, brassan arre- ganc barr en certen panitanted pere a deu da n'em disputi gant o hovessour, ac a neus hoant da obten digantan evel dre forç, an absolven, pere a deu da turm- voar ar binigen a vez imposet dezo, voar an avijo a vez roet da bellait deus ar bechet a deus an occasions ar re a zo er santimancho na merit quet disposet mad ac o hovesion a zo hansal ous ini an orguillus Phar- Sortial a raint deus un templ muioch coupabl evit pa voant antreet. Enem bresantet eta gant un

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Le pénitent doit aussi être humble dans sa façon de déclarer ses péchés ; en se confessant avec humilité de celui qui sent le poids et la gravité de ses fautes. Il ne doit pas rejeter ses péchés sur la force de l'habitude, sur les occasions, ni sur l'humain déchu avec lequel il est obligé de vivre. Il ne doit pas non plus déclarer ses péchés comme s'il racontait une histoire qui ne le concerne pas et qui ne doit faire aucune impression sur lui : la plus grande indifférence, la plus grande arrogance chez certains pénitents qui viennent se disputer avec leur confesseur, et qui veulent obtenir de lui comme par force, l'absolution, qui viennent se plaindre de la pénitence qui leur est imposée, des avis qui leur sont donnés pour s'éloigner du péché et des occasions ; ceux qui sont dans ces sentiments ne méritent pas d'être bien disposés et leur confession est semblable à celle de l'orgueilleux Pharisien. Ils sortiront du temple plus coupables qu'ils n'y étaient entrés. Présentez-vous donc avec un

Breton

exterieur humbl a modest deus an den just d'eud an Ati-el : pehini na grede nac antran en templ, na sevel e daoulagad leun ac an auter, mas brosternet d'an daoulin evel ar brassan cri- minal, a scuill daero, a sco voar e beutun o lavaret : Deus propitius esto mihi peccatori ; hui bini a neus ma hrouet, o ma doue sellet me oped a duez ac a gompassion ous a. pecher man behini a voelet brosternet dirach evit goulen uon, pardon a misericord. Imitet ive an den zantel man ; enem brosternet enem brosternet en templ, enem sellet indign da sevel o daoulagad d- gud an end ; scoit voar o beutun, a laret gant guir santimancho a confusion ac a humilite : Deus propitius esto mihi peccatori. Ma Doue, bet propic evit eur pecher paour, behini a zo indign da vean pardonet : llanadin a ra evel ar brassan criminal. ingemuicó tanquam reus ; rreia a ra gant ar var pa soing en e vuez dremenat ; na gredet quet sevel o cad a dal geloit a grimo culpa rubet vultus meus ; o supplean a ra hirie d'en pardon Supplicanti parce Deus. mar o'ez ar bonheur da gaout ar santimancho se, e sortit justifiet deus an tribunal zantel.

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extérieur humble et modeste tel l'homme juste Publicain : lequel n'osait pas entrer dans le temple, ni lever ses yeux pleins vers l'autel, mais prosterné à genoux comme le plus grand criminel, versait des larmes et se frappait la poitrine en disant : Deus propitius esto mihi peccatori ; vous qui m'avez créé, ô mon Dieu, regardez-moi avec piété et compassion, moi ce pécheur-là que vous voyez prosterné devant vous pour demander pardon et miséricorde. Imitez aussi cet homme saint ; prosternez-vous dans le temple, regardez-vous indignes de lever vos yeux vers le ciel ; frappez votre poitrine et dites avec de vrais sentiments de confusion et d'humilité : Deus propitius esto mihi peccatori. Mon Dieu, soyez propice à un pauvre pécheur, lequel est indigne d'être pardonné : il gémit comme le plus grand criminel, ingemisco tanquam reus ; il rougit de honte quand il songe à sa vie passée ; n'osez pas lever la tête chargée de crimes, culpa rubet vultus meus ; il le supplie aujourd'hui de lui pardonner, Supplicanti parce Deus. Si vous avez le bonheur d'avoir ces sentiments-là, vous sortirez justifiés du tribunal saint.

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Eil Insegnamant: Quare alium te esse simulas? Evit bera o cheus hoant da dremen evit ur sor n'on da dreg- 3 reg. 14. 6.

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Deuxième Enseignement : Quare alium te esse simulas? Pourquoi as-tu voulu passer pour une autre personne ? 3 Rois 14. 6.

Breton

Ja neu ar belec estabelisset jug gant Jésus-Christ deus a behini a tetch as flaç en tribunal zantel deus ar binigen, ur pecher a dle dont da n'em accusin dirach gant ar memes sincerite a m'ongras dirac Doue oz, ma baressach dirac Jésus-Christ evit descler deano beche- in baton santimancho enem gavaich, a hui a gredé da diminuin an nombre deus o pechejo, be d'o excusin a chi a nefe hoant da dremen dirazan evit ar b- n'an doch quet? A hui a deufe da n'em servichi an horo dre berr o covehon na nall quet o anavezout, ac- raz marteze douguet d'a gredin na vech quet coupabl en defaut n'a nem expliquit quet ervad : chetu un defaut essentiel a contrcl d'an el golet recussa evit ober eur govesion vad : Da laret eo d'as sinas behini a gonsist o tisclerian on bechejo evel m'o n- reomp ep donet n'a d'o augmanti, na d'o diminuin, na d'o excusin.

Français

Le prêtre établi juge par Jésus-Christ, de qui il tient la place dans le tribunal saint de la pénitence, un pécheur doit venir s'accuser devant lui avec la même sincérité que s'il était devant Dieu ; si vous paraissiez devant Jésus-Christ pour lui déclarer vos péchés, dans quels sentiments vous trouveriez-vous, et oseriez-vous diminuer le nombre de vos péchés, ou les excuser alors que vous voudriez passer devant lui pour ce que vous n'êtes pas ? Et oseriez-vous vous servir de termes dans votre confession qui ne permettent pas de vous reconnaître, et ainsi peut-être être portés à croire que vous n'êtes pas coupables à défaut de ne pas vous être bien expliqués : voilà un défaut essentiel et contraire à la règle reçue pour faire une bonne confession : c'est-à-dire la sincérité laquelle consiste à déclarer nos péchés tels qu'ils sont sans venir ni à les augmenter, ni à les diminuer, ni à les excuser.

Breton

D'ar quenta narbat eo donet da augmanti on pechejo en tribunal deus ar binigen ; ret eo laret an treo evel ma maoint, ac enem represanti d'on hovess-

Evel ma cred quenamp bean dirac Doue : narbat eo enem rentin muioch coupabl evit na nomp : ar jugamant a doug- ahanoc'h ar belec, a dle bean conform d'an ini a zo rentet gant Jésus-Christ en lnt ; oz, Christenien, m'ar deut d'a augmante o bechejo na nallo quet ar belec o jugen evel ma eo dleet, dont a reet ive da laret eur gaou behini n'an deo jamas permetet, a neubetoc'h hoas en tribunal, en behini e comsomp ous Doue ret eo eta laret bete betra poent enem gredomp coupabl, a nempas muioch : mas mas nequet permetet augmanti on bechejo, n'an deo quet ive o diminuin.

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D'abord il ne faut pas venir augmenter ses péchés dans le tribunal de la pénitence ; il faut dire les choses telles qu'elles sont, et se présenter à son confesseur

tel qu'on croit être devant Dieu : il ne faut pas se rendre plus coupable que nous ne le sommes : le jugement que porte sur vous le prêtre doit être conforme à celui qui est rendu par Jésus-Christ dans le ciel ; or, chrétiens, si vous venez augmenter vos péchés, le prêtre ne pourra pas vous juger comme il se doit, vous venez aussi dire un mensonge lequel n'est jamais permis, et encore moins dans le tribunal où nous conversons avec Dieu ; il faut donc dire jusqu'à quel point nous nous croyons coupables, et pas plus : mais s'il n'est pas permis d'augmenter nos péchés, il ne l'est pas non plus de les diminuer.

Breton

Ebarz er poent man, en tem am am troop, an naon ac ar var a ell ampech a hanomp da ober eur govesion sincer, mas beomp soing kenneur dam, Janos e venistr pehini a del'h eblas, n'an deus a vellan isidomp nemet santimancho a vadelez ac a visariord. Vle out a reomp eta disolo d'en on ine e d stad ma man : Doue e anat, a deur a deuomp d'avouin on bechet ; goelet aneus tout ar pez on deus groet a songet, goelet a raio ive am a dromplon e vinist ; n'an deo quet un den a dromplomp, mas doue memes. Gallout a ellomp tromplan ar belec behini na voel quet fonç on halon, mas na dromplomp quet Doue dre e speret behini a voel tout, bete an destero soing deus on halon : Scrutans corda et renes Deus.

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Dans ce point-là, la crainte et la honte peuvent nous empêcher de faire une confession sincère, mais prenons soin pourtant car son ministre qui tient la place n'a à notre égard que des sentiments de bonté et de miséricorde. Nous devons donc découvrir notre âme dans l'état où elle est : Dieu le sait, et nous devons avouer notre péché ; il a vu tout ce que nous avons fait et pensé, il verra aussi si nous trompons son ministre ; ce n'est pas un homme que nous trompons, mais Dieu lui-même. Nous pouvons tromper le prêtre qui ne voit pas le fond de notre cœur, mais nous ne trompons pas Dieu par son esprit qui voit tout, jusqu'aux plus petits secrets de notre cœur : Scrutans corda et renes Deus.

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Bean yoa un den hanvet Ananias behini a querras un Doue a behini an orhant na apparchante quet : digas a r- Jarn Deus anero d'en abostal evit o rentan d'o destr- tion. Sant Pera laras de-an evit bera ocheut hoant dromplan ar speret santel, a da derchel darn d'ud an arhant? Nan deo quet an dud a dromplet, mas doue e unan : non es mentitus hominibus sed Deo : El den n'an devoa quetor'h achuet e gomzo, ma couezo Ananias mar- voar ar flaç Audiens autem Ananias haec verba, cecidit et expiravit. An oll a voe saisisset gant ar spont o voel- ar miracl-ze quen terribl. Goelhet a ret-ze, Christenien, be- a deu da bunissun eur gaou muioch bean evit an ini a rafich er govesion : pardonet a niach bet ma viachion bet sincer, mas ellact ocheus tromplan Doue en tribunal a justiç ac a vouiriond. Doue a buniss dre ar maro, gaou neubetoc'h coupabl, betra bunition na dermoquet eta deud arquanier-ze dre bera profanas ar govesio- pour-ce na daclomp overtal our treit ar belec, evel t- an dromplerien sacrileg-ze, mas sloit int deud ra d- maro cals muio'h funezt. Eur zetanç a varo a zo prononçat enep d'ean ; eur horf maro, a sortit deus an tribunal ; heuillon pep ad ar rest deusa e rue, na re- nemet actiono maro, actiono bera a lava or deud d'e reprobation ; bean an deus eur buez animal dirac

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Il y avait un homme nommé Ananias lequel déroba à Dieu de l'argent qui ne lui appartenait pas : il apporta une partie de l'argent à l'apôtre pour le rendre à sa destination. Saint Pierre lui dit : pourquoi as-tu voulu tromper l'Esprit Saint, et garder une partie de l'argent ? Ce ne sont pas les hommes que tu trompes, mais Dieu lui-même : non es mentitus hominibus sed Deo : l'homme n'avait pas achevé ses paroles, qu'Ananias tomba mort sur la place, Audiens autem Ananias haec verba, cecidit et expiravit. Tous furent saisis de peur en voyant ce miracle si terrible. Voyez-vous cela, chrétiens, Dieu vient punir un mensonge bien moindre que celui que vous feriez en confession : il vous aurait pardonné si vous aviez été sincères, mais vous avez trompé Dieu dans le tribunal de justice et de vérité. Dieu punit par la mort un mensonge moins coupable, quelle punition n'attend-elle pas alors ce menteur-là car il profana la confession ; pour cela nous ne tombons pas au pied du prêtre comme ces trompeurs sacrilèges, mais ils tombent morts d'une mort beaucoup plus funeste. Une sentence de mort est prononcée contre lui ; un corps mort sort du tribunal ; suivons pas à pas le reste de sa route, il ne fait que des actions mortes, des actions qui montrent déjà sa réprobation ; il a une vie animale devant

Breton

daoulagad an dud, mas maro eo d'ar hrac : nomen habes quod vivas et mortuus es.

Français

les yeux des hommes, mais il est mort pour la grâce : nomen habes quod vivas et mortuus es.

Breton

Na deu den da laret en tribunal queneur har di a effrontet evel ma dever alies en mesq tud ep religion. Maes level a rer hoas certen bechejo pere a gouste d'eud- ra da laret ; sumen a reomp fonsus voar certen treo pere a neva ezom da vean expliquet, ac en a n'an dequet avoal'ch eur bechet marvel epquen ; Daou, tri. Enem accusin a reomp deus a songesono, lech zo bet actiono criminel be autramant mar n'an doud quet bet actiono, a zo bet desiriou. laret a reomp n'on doud quet quement a blee adur er songesono fall, en amzer mames mon deus bet evitez eur honsant amant volontad a Parfet. Ar grittenien se a deu da imita Pried Jeroboam. Ar brancess-ze a iis da gavarout eur prophet evit goulen outan, ar voilaen evit unan deus e bugaler : chang a ress a exterieur evit n'on pas bean anaveet gant ar Prophet ; man an den zantel inspirit gant Doue e anaveas ac a lavaras de-zi, antret, pried Jeroboam, evit bera etant da n'em dequisa. Ingredere uxor Jeroboam quare aliante m'e simulas. Sachar a vecheren, eillas ive laret dach, evit pera enem dequiset, quare aliante esse simulas. Doue behini a lann en o calon, a voel o crimo ;

Français

Personne ne vient dire au tribunal de manière hardie et effrontée comme cela arrive souvent parmi les gens sans religion. Mais on se tait encore sur certains péchés qu'il coûte de dire ; nous restons vagues sur certaines choses qui ont besoin d'être expliquées, et en cela ce n'est pas seulement un péché mortel ; deux, trois. Nous nous accusons de pensées, là où il y a eu des actions criminelles ou autrement s'il n'y a pas eu d'actions, il y a eu des désirs. Nous disons que nous n'avons pas eu tant de plaisir dans les pensées mauvaises alors même que nous avons eu pour elles un consentement volontaire et parfait. Ces chrétiens-là viennent imiter la femme de Jéroboam. Cette princesse alla trouver un prophète pour lui demander, le voile sur elle, pour un de ses enfants : elle changea d'extérieur pour ne pas être reconnue par le prophète ; mais l'homme saint inspiré par Dieu la reconnut et lui dit : entre, femme de Jéroboam, pourquoi feins-tu d'être une autre. Ingredere uxor Jeroboam quare aliante m'e simulas. Pécheur et pécheresse, je peux aussi vous dire, pourquoi vous déguisez-vous, quare aliante esse simulas. Dieu qui lit dans votre cœur voit vos crimes ;

Breton

Ar belec evit gouir na anar quet o calon, mas sant- a ra avoal'ch dener echeud hoant d'an tromplan ; inter- a ra ahanoc'h, bressan a ra ahanoc'h da gomr muio'h fra- chamant, mas allas na ell obten netra ; anter voalet ar dre an detouriio a bere enem servichit ar goulio deus o in- Savut i gouveit a ra, dions an occasions da bere e och em- esposet, dions o tamperamant, dions o oad, Penos co- quasin impossibl bean sortiet deus ad circonstanç as disclerrit deau, ep pechin, mas befret e continuit d'a nach. Eir an deus goulen diguena'ch evit bera ocheus hoa d'a dequisa o pechet quare te aliam esse simulas, en f- forcit eo d'o credin voar o accusation ; credan a ra o lo- a dorn huit d'o den evit prononç voarnoch ar homzo sacr Deus an absolven ; ac e sortit deus an tribunal gant ar zetanç tuit a recevas pried Jeroboam deus ar pr- Detornit d'ar guer ac a quervet o buguel maro. Monstrur pa Et ire, pecher a pecheres, o ine a zo maro d'ar hrac, maro dre ar bechejo ocheus commetet, maro dre ar Sacra- a rao recevan absolven en stad fall. Evit evitan ar mal- heur-ze, confessao mp on bechejo epaugmanti, o diminu- nac o dequisa ac on traut ar maro on de d'ar bo- na dleomp quet ive enem excus.

Français

le prêtre en vérité ne connaît pas votre cœur, mais il sent assez bien que vous voulez le tromper ; il vous interroge, il vous presse de parler plus franchement, mais hélas il ne peut rien obtenir ; il voit à moitié à travers les détours dont vous vous servez les blessures de votre âme. Il sait pourtant, d'après les occasions auxquelles vous vous êtes exposés, d'après votre tempérament, d'après votre âge, qu'il est presque impossible d'être sortis des circonstances que vous déclarez sans péché, mais vous continuez de nier. Il a envie de vous demander pourquoi vous avez envie de déguiser votre péché quare te aliam esse simulas, en effet il est forcé de vous croire sur votre accusation ; il croit que votre main est prête à le recevoir pour prononcer sur vous les paroles sacrées de l'absolution ; et vous sortez du tribunal avec la sentence que reçut la femme de Jéroboam du prophète : Retournez à la maison et vous trouverez votre enfant mort. Monstre de pécheur et pécheresse, votre âme est morte pour la grâce, morte par les péchés que vous avez commis, morte par le Sacrement de l'absolution reçue en mauvais état. Pour éviter ce malheur-là, confessons nos péchés sans les augmenter, ni les diminuer, ni les déguiser et la sentence de mort se changera pour nous en vie. Nous ne devons pas non plus nous excuser.

Breton

Coupabl omp, bar consequant e lleomp ena vo-

Couscoude a zo tud pere a gar bepret un excus benac d'o fechejo. Deler a reont evel Adam ac Ev padenas Doue da reproch dezo o fechet : Adam a dolas ar faut voar e vreg : ma feud, emean, e deus roet din ar frut-ze, ac e deus trom- pet ahanon ; ar vreg a dolas ar faut voar ar serpent : serpent decepit me : chetu aro ive ar bue arrogant cals a deud pere a neus santimancho re vad anero o unan. Lotel a vezo ar faut voar ar rugater voar an domestiquit : n'an don quet capabl d'o ampech da vont d'ar vlac-man-vlac ; capabl pe na noc'h- quat, carguet oc'h d'e-und anero, ac-ar pont a ret ite deus anero, amur negliget an devis de-z e och road evit un heretic : si quis suorum et maxime Domesticorum Curam non habet est infideli deterior. Maes a laret din, bean zo pechejo pere a zo boannus da anzat : en a rouin aran, ma breus a- ma c'haus guir, mas n'ocheus quet bet a var o commeti anero dirac Doue, a breman etou an drouc-speret, pehini a hardiae a hanoc'h da bechi, da essa servidach o queiro evit o ampech da govessaeto crim. Doue aneus o coelet, a da Doue etuit ive da anzat o faut. An car deo hoas chancelant o seir, ancouact evit eur momet bera eo an den o chelas ; torret o troulayad, a na songet nemet in ini aneus goelet, ac a voel fonç o calon. Covessait

Français

Coupables nous sommes, par conséquent nous devons l'avouer.

Pourtant il y a des gens qui aiment toujours avoir une excuse quelconque pour leurs péchés. Ils font comme Adam et Ève quand Dieu leur reprochait leur péché : Adam rejeta la faute sur sa femme : ma foi, dit-il, elle m'a donné ce fruit-là, et elle m'a trompé ; la femme rejeta la faute sur le serpent : serpent decepit me : voilà aussi l'attitude arrogante de beaucoup de gens qui ont une trop bonne opinion d'eux-mêmes. Ils rejetteront la faute sur les enfants, sur les domestiques : je ne suis pas capable de les empêcher d'aller dans tel ou tel endroit ; capable ou non, vous êtes chargés d'eux, et pour l'avis que vous leur donnez, vous l'avez négligé comme s'il était destiné à un hérétique : si quis suorum et maxime Domesticorum Curam non habet est infideli deterior. Mais vous me direz, il y a des péchés qu'il est pénible d'avouer : je le crois, mes frères, ce que vous dites est vrai, mais vous n'avez pas eu honte de les commettre devant Dieu, et maintenant le mauvais esprit, qui vous enhardissait à pécher, essaie de vous fermer la bouche pour vous empêcher de confesser votre crime. Dieu les a vus, et à Dieu venez aussi avouer votre faute. Ne soyez plus chancelants en votre âme, oubliez pour un moment qui est l'homme que vous voyez ; baissez les yeux, et ne songez qu'à celui qui vous a vus, et qui voit le fond de votre cœur. Confessez

Breton

o pechet evel pa na vee nemet Doue ous o clovet. Cals a deud o deus aprouvet benos ar reflexion ze a sicour anero da vont da d'esclerin ffiblesso a miserio an den voar an douar. laret dean a galon ; Jug leun a doue d'e leun a visariord, dont a ran da anzat our och ad bechejo o goelet a hanomp o commeti.

Français

votre péché comme s'il n'y avait que Dieu qui vous écoutait. Beaucoup de gens ont éprouvé comment cette réflexion les aide à aller déclarer les faiblesses et les misères de l'homme sur la terre. Dites-lui de cœur : Juge plein de Dieu et plein de miséricorde, je viens avouer mes péchés car vous m'avez vu les commettre.

Breton

Consideret ar gresusted deus ar bechet a gomma- mar deut da dehisa pe d'agoach eur bechet benac er govesion mar nen hoessait quet, sell dious bean pardonet, on- deud an tribunal coupabl deus eur sacrileg : ep ar go- Deus ar bechet-ze n'an deus pardon ebet evido'h ; oblija- och d'en coressait, se autramant e vertet en o bechet let da brossan corfa goad Jésus-Christ a et Daantassi sacrileg voar sacrileg bete an heur deus o maro : ac ar momet terribl-ze, m'ar n'on coressael quet, evel tollet evit eu- Ma s'alereat in houd ar maro en coressain : sera differen- bete ar maro bechejo a gouit hirie quemet dach da discl- continuin da veran en dishaç o Doue, en oubraji en mepris- ac esperin bean pardonet en eur ad maro ; enem exposin o- da vervel en o bechet ; in peccato vestro moriemini. A hui a- neure mui a amzer, mui a volonte, mui a hardisson erit ocheus breman : A hui a ello repari o sacriliges ; nac a den re- deud quet evelse coach d'o fechejo, Casset anero gante

Français

Considérez la gravité du péché commis si vous venez à déguiser ou à cacher un péché quelconque dans la confession car s'il n'est pas confessé, loin d'être pardonné, vous sortez du tribunal coupables d'un sacrilège : pour ce péché-là il n'y a aucun pardon pour vous ; vous êtes obligés de le confesser, sinon vous restez dans votre péché, prêts à profaner le corps et le sang de Jésus-Christ et à entasser sacrilège sur sacrilège jusqu'à l'heure de votre mort : et à ce moment terrible, si vous ne l'avez pas confessé, vous serez perdus pour l'éternité. Si vous attendez l'heure de la mort pour le confesser : quelle différence jusqu'à la mort les péchés que vous cachez aujourd'hui vous feront-ils ! Continuer à être dans le déshonneur de Dieu, à l'outrager en le méprisant et espérer être pardonné au moment de la mort ; vous exposer à mourir dans votre péché ; in peccato vestro moriemini. Et vous n'aurez plus de temps, plus de volonté, plus de hardiesse que vous n'en avez maintenant : Et vous pourrez réparer vos sacrilèges ; mais personne ne peut ainsi cacher ses péchés, les emporter avec lui

Breton

hente evit o malheur ac o reprobation.

Français

pour son malheur et sa réprobation.

Breton

Supposomp couscoude o bezo an amzer suffisant da go vessait en heur ar maro : pa voelet ar momet fatal-ze o tostaat, petore reflexiono a dremeno dre o speret ; petore remorso a gonsianç a deio d'o genan ! Gallout am bije covessait ma fechejo en un amzer all, a n'am beus quet groet : aboe ar momet-ze n'am beus groet nemet trisqui an nombre deus ma profanationo ; a me a ell hoas esperin bean pardonet Allas ; ma ficher a zo re vras evit meritit ad pardon : major est iniquitas mea quam ut veniam merear. Petore ambarras ! ober a ellet eur govesion general, mas ac i a reparo o sacrilego ; a hui a nevo eur guir gontri- tion : arriout a rai quena'ch ar bez a zo arriuet gant quemet a real : ar boan deus ar hlenreit, osperet affaiblisset, un naon ac ad var a seuro dach o gueno : an disesper a deio ive da obar dach cass que- nach d'an ifern, o reet fatal in peccato vestro moriemini. Bean d'eand Ame e leres a Dieu. Sensez year/book 32. histoire.

Français

Supposons pourtant que vous ayez le temps suffisant pour confesser à l'heure de la mort : quand vous voyez ce moment fatal approcher, quelles réflexions passeront dans votre esprit ; quels remords de conscience viendront vous gêner ! J'aurais pu confesser mes péchés en un autre temps, et je ne l'ai pas fait : depuis ce moment-là je n'ai fait qu'augmenter le nombre de mes profanations ; et je peux encore espérer être pardonné ? Hélas ; mon péché est trop grand pour mériter le pardon : major est iniquitas mea quam ut veniam merear. Quel embarras ! Vous pourriez faire une confession générale, mais réparera-t-elle vos sacrilèges ; et aurez-vous une vraie contrition ? Il vous arrivera ce qui est arrivé à tant d'autres : la douleur de la maladie, l'esprit affaibli, la peur et la frayeur vous fermeront la bouche : le désespoir viendra aussi vous faire tomber en enfer, vous resterez fatalement in peccato vestro moriemini. On le voit chez Saint Augustin, année 32 de l'histoire.

Breton

Gallout a ret hoas evitan eur malheur quen bras, covessait ar bechejo ocheus voar o conscianç, teutet ar boeson behini a lae'h o ine. Mar o'cheus confesion breman, o anzat o bechet, a vezo brassoc'h hoas en dair Deus ar jugemant ; obliget e veet d'an goelet disolout dirac fäç ac an Doueo, en bresanç Jésus-Christ ac e vam ar guerches, en bresanç ar zant ac ar- alez ac en bresanç an oll tud assamblez. Songet erfad penos o

Français

Vous pouvez encore éviter un malheur si grand, confessez les péchés que vous avez sur votre conscience, rejetez le poison qui tue votre âme. Si vous faites confession maintenant, votre aveu de péché sera bien plus grand au Jour du jugement ; obligés que vous serez de le voir découvert devant la face de Dieu, en présence de Jésus-Christ et de sa mère la vierge, en présence des saints et des anges et en présence de tous les hommes assemblés. Songez bien que

Breton

coresour behini o clov a zo oblijet d'ar brassan seert. Te- panes e zo un den eveldoch, sujet d'ar memes misariour pecher eveldoch, a behini an deus teuz ous o infirmites sellet anean evel ar brassan Deus amiet, da behin a ellet dont da disclair ar tarrago o conscianç ep Can- doan da vean trahisset ; sellet anean evel eur medeur charitabl pehini a neus muioch a hoant d'o coelait, evit nocheus hui, a behini na glassg nemet cuill voar o coulo eur baum salutar evit o ine.

Français

votre confesseur qui vous entend est obligé au plus grand secret. Pensez que c'est un homme comme vous, sujet à la même misère et pécheur comme vous, et lequel a pitié de vos infirmités. Regardez-le comme le plus grand des amis, à qui vous pouvez venir déclarer les tourments de votre conscience sans crainte d'être trahis ; regardez-le comme un médecin charitable lequel a plus d'envie de vous voir guéris que vous n'en avez vous-même, et lequel ne cherche qu'à verser sur votre blessure un baume salutaire pour votre âme.

Breton

Chetu ar honsiderationo a dle o angagin d'ober un descl- sincer deus o bechejo amar be'h fidel daquemet-ze clareet ive a henor Jésus-Christ ar homzo consolant-man O bechejo a zo effacet dirac ma daoulagad, deuit gan Confianç da jouissa etc -

Français

Voici les considérations qui doivent vous engager à faire une déclaration sincère de vos péchés si vous voulez être fidèles à tout cela et déclarer aussi à l'honneur de Jésus-Christ ces paroles consolantes : vos péchés sont effacés devant mes yeux, venez avec Confiance jouir et cetera -

Breton

Convalimini et agite poenitentiam ab omnibus iniquitatibus vestris. Enem gontrisset, a groet binigen deus o oll bechejo. Ezechiel. 18. 30.

Français

Convalimini et agite poenitentiam ab omnibus iniquitatibus vestris. Repentez-vous et faites pénitence de tous vos péchés. Ezéchiel. 18. 30.

Breton

Ar Sacramant a binigen ministr Jésus-Christ a zo estabelisset da jugen deus a dispositiono mad pe fall deud ar penitanted, ret eo de-an ita evit remplissa e garg anaveout calon ar becher ; mas impos- sibl e v'evit anezan un anadeguez necessair, ep un declaration deus an oll bechejo ; chetu are doctrin ad honcil Zantel a Drant, behini aneus lancet un anatheme enep d'ar re a vije hardi a rout'h evit nach ar vouirionez. 2e. Ar memes Concil a gompai ar horessour ous eur medeur carguet da voelait goulio a cleveyo an ine, mas evit se e reng anaveout sourcen an droug ac ar bez a deu d'an crisquin. Goelet ar medeur deus o corf nac a question na raquet evit anaveout en hlent eur horessour a dle ober ad memes tra evit o ine ; vleut a ra charg o goulio, mas no relet quet, evit rin dezo ar remed convenabl. Ret eo eta d'ar penitant ober eur govesion entier.

Français

Le Sacrement de pénitence des ministres de Jésus-Christ est établi pour juger des dispositions bonnes ou mauvaises des pénitents, il faut donc pour remplir sa charge connaître le cœur du pécheur ; mais il lui est impossible d'avoir une connaissance nécessaire sans une déclaration de tous les péchés ; voilà la doctrine du saint Concile de Trente, lequel a lancé un anathème contre ceux qui seraient hardis au point de nier la vérité. Deuxièmement, le même Concile compare le confesseur à un médecin chargé de soigner les plaies qui blessent l'âme, mais pour cela il doit connaître la source du mal et ce qui vient à l'augmenter. Voyez le médecin de votre corps, combien de questions ne fait-il pas pour connaître le mal ? Un confesseur doit faire la même chose pour votre âme ; il prend la charge de vos blessures, mais ne les guérit pas s'il ne peut pas leur donner le remède convenable. Il faut donc pour le pénitent faire une confession entière.

Breton

Dre eur govesion entier e intenter eur govesion en pe- hini e tiscleriur an oll bechejo marvel, gant an nombre de- anero ac ar circonstances pere a augmant ar bechet. En defaut a quemet se e es impossibl e alfe ar belec ana- veout ar bechejo a dle remette, ac ar re a dle derchel na exercer ar fonctio a jug ac a vedecin bere a zo confiet

Français

Par une confession entière on entend une confession dans laquelle on déclare tous les péchés mortels, avec leur nombre et les circonstances qui augmentent le péché. À défaut de tout cela il est impossible que le prêtre puisse connaître les péchés qu'il doit remettre, et ceux qu'il doit retenir, ni exercer la fonction de juge et de médecin qui est confiée

Breton

dean evit gloar Doue a silvidiguez an ineo : ar medeur na ell quet goellait eur droug pehini na anarquet. Ar bene- pehini na houlenquet disquen en detail deus e bechejo pe na houlenquet enem rein da anaveet d'e goressour ar bez ma eo, se n'an em hanve quet en e unan, be e zo e galon quen corrompet gant maximo ar bed, quen na la- quen ar remoryo deus e gonsianç. Pit condaon ad sor tud-ze ar honcil santel a Drant a dranc enos on m- Zantel an Ilis a neus anseignit a beb amzer, enos ar g- non entier deus ar bechejo a zo instituet gant Jésus-Christ evel necessair dindan boan a damnation, evit quemet ini a- deus bet ar malheur da bechi aboue o badeiant : rac on Zalver Jésus-Christ, aroc vignal en end, aneus groet ar velaen vicairet voar an douar : Ar gristenien a zo oblijet da de- da disclier dezo, an oll bechejo marvel, en bere e int cou- evel ma allowent o remettin d'o derchel, hervez ar pouer a zo acordet dezo : quorum remiseritis peccata remittuntur et Evelse ar baintant m'ar neus hoant da obten ar pardon a zo en obligation da disclerian e oll bechejo be voint coachat be na voint quet na suffiz quet laret sen os on- offancet doue, ret eo expliqua beb pechet en particulieu. Bean zo tud a n'a ném accusont evit laret nemet deuso- leo douet etc. or bechejo enep d'ar stad a d'ar condition or lait goele, ar songesono fall, an desiriou, ar medisanç, ar

Français

à lui pour la gloire de Dieu et le salut des âmes : le médecin ne peut pas guérir un mal qu'il ne connaît pas. Le pénitent qui ne voudrait pas descendre dans le détail de ses péchés ou qui ne voudrait pas se faire connaître à son confesseur tel qu'il est, celui-là ne se connaît pas lui-même, ou bien son cœur est si corrompu par les maximes du monde, qu'il n'entend plus les remords de sa conscience. Pour condamner ces gens-là le saint Concile de Trente et notre Mère Sainte l'Église ont enseigné de tout temps que la confession entière des péchés est instituée par Jésus-Christ comme nécessaire sous peine de damnation, pour quiconque a eu le malheur de pécher après son baptême : car notre Sauveur Jésus-Christ, avant de monter au ciel, a fait de ses prêtres ses vicaires sur la terre : les chrétiens sont obligés de venir déclarer devant eux tous les péchés mortels, lesquels seront remis ou retenus, selon le pouvoir qui leur est accordé : quorum remiseritis peccata remittuntur et cetera. Ainsi le pénitent, s'il veut obtenir le pardon, est dans l'obligation de déclarer tous ses péchés, qu'ils soient cachés ou qu'ils ne le soient pas. Il ne suffit pas de dire seulement que nous avons offensé Dieu, il faut expliquer chaque péché en particulier. Il y a des gens qui ne s'accusent pas d'avoir commis tel péché etc. ou les péchés contre l'état et la condition où ils vivent, les pensées mauvaises, les désirs, la médisance, les

Breton

halomnio, an inimiteo, ar furer quiminit d'on deud da lacet on disurr ac ar disurion efamillo : en dud-ze- interroghet enem ger coupabl deus a gols ad bechejo-ze ac a discue dre o negligeanç da n'em accusin eur gonsianç disposet fall, tud pere na deus quet an estim necessair evit ar Sacramant deus ar binigen.

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calomnies, les inimitiés, la colère criminelle pour mettre le désordre et la désunion dans les familles : ces gens-là interrogés se trouvent coupables de tous ces péchés-là et montrent par leur négligence à s'accuser une conscience mal disposée, gens qui n'ont pas l'estime nécessaire pour le Sacrement de la pénitence.

Breton

Eur govesion evit bean entier a dle hoas bean groet our n'em laret an nombre deus on bechejo, da laret eo, peb pechet en particulier, ac on nombre deus i veach on deusan commetet. Mar on neus song deus an nombre just a veagez, tleeomp en laret, ep en cresqui nac en diminuin : mar na ouit quet an nombre just, e co ret an nombre, hervez on honsianç, ar muia just a ma ellomp ; agoud bean recart an absolven mar deua da song deomp deus an nombre just, e tleeomp en laret en on hovesion quentan. masa laraet quemet- se a zo impossibl : groet deuso costez ar pez a ellaet, a Doue a vezo contant, requiet eus soign raisonnabl da n'em exa- mina, a mar ancouact un dra benac ep o faut, Doue en pardonna dach, gant ma teueet goudeze d'en disclier mor o pez song. Ac ouspen da-ze, an nombre deus o pechajo n'an de quet quen dies a ma song quena'ch ; gouveet o ret a r hui a gommet- alies eur bechet benac, pe bemdez, pe beb sun, pe beb mis, pe beb plavez : gallout a ret laret commetet am beus ad

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Une confession pour être entière doit aussi être faite en disant le nombre de nos péchés, c'est-à-dire, chaque péché en particulier, et le nombre de fois que nous l'avons commis. Si nous nous souvenons du nombre juste de fois, nous devons le dire, sans l'augmenter ni le diminuer : si vous ne connaissez pas le nombre juste, il faut dire le nombre selon votre conscience, le plus juste que vous puissiez ; après avoir reçu l'absolution s'il vous revient en mémoire le nombre juste, vous devez le dire dans votre confession suivante. Mais diront certains, tout cela est impossible : faites de votre côté ce que vous pouvez, et Dieu sera content, ayez un soin raisonnable de vous examiner, et si vous oubliez quelque chose sans faute de votre part, Dieu vous le pardonnera, à condition que vous le déclariez ensuite si cela vous revient. Et de plus, le nombre de vos péchés n'est pas si difficile à savoir que vous ne le pensiez ; vous savez si vous commettez souvent tel ou tel péché, soit chaque jour, soit chaque semaine, soit chaque mois, soit chaque année : vous pouvez dire que vous avez commis tel

Breton

bechet-se diou pe deir goes bemdez, ar zun, ar mis, ar b- dre ar voyen-ze o hovessour pehini a voar aboue pegouls na och quet bet o coressait, a veuro a peu pret an nombre deus o bechejo. O hovesour a zo hoas oblijet da houlout a hui- ret en habitujo fall, a hui a usa enem goveigan, ac en- zo eur changemant benac en o condu, evit goelet a och a zo dign da recev an absolven ; oblijet oc'h eta da an- vean on nombre, gallout a ret laret d'ean penos e co manet enem goveigan deus a un habitu fall benac dre an oxpost deus o buez, dre ar hombajo a vezo be- d'an drouc-speret, dre ar victorio a vezo remportet, e- comprenao faul o disposition vad pe fall : mar nobez na- feiblesso, a miserio commun d'on natur corrompet p- mad-ze a fero jugamant o hovesour voarnoc'h, ac a anean da rein dach quentoc'h an absolven.

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péché deux ou trois fois chaque jour, la semaine, le mois, l'année par ce moyen-là votre confesseur qui sait depuis quand vous n'avez pas été confessés, saura à peu près le nombre de vos péchés. Votre confesseur est aussi obligé de savoir si vous êtes dans des habitudes mauvaises, si vous vous confessez habituellement, et s'il y a un changement quelconque dans votre conduite, pour voir si vous êtes dignes de recevoir l'absolution ; vous êtes donc obligés de dire le nombre, vous pouvez lui dire comment s'est maintenue votre habitude mauvaise selon le cours de votre vie, selon les combats qui ont été livrés au mauvais esprit, selon les victoires qui ont été remportées, pour qu'il comprenne bien vos dispositions bonnes ou mauvaises : si vous ne disiez pas vos faiblesses, et vos misères communes à notre nature corrompue, ce confesseur-là porterait un jugement sur vous, et cela l'amènerait à vous donner trop vite l'absolution.

Breton

Ret eo hoas disclerian ar circonstances a rent ar b- muioch grevust bean zo d'a deu principal : Ar circon- deus an amzer, labourat ad zul, manquout d'assista en offiço, enem vevi ar zul epad an offiço, chetu ar cir- constanço bere a rent on buhet cals muioch grevust : bra- gant exces un dair a zun, ka er hoaraiz ; cozeal pe ho- zin en Ilis epad ar sacrifiç, epad ar gourao ; paqued eo padet an amzer en pehini ocheus bet a-venon-ze nassan ; epad pegueit o'cheus bet distractions en offi-

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Il faut aussi déclarer les circonstances qui rendent le péché plus grave, il y en a deux principales : Les circonstances de temps, travailler le dimanche, manquer d'assister aux offices, se divertir le dimanche pendant l'office, voilà les circonstances qui rendent votre conduite beaucoup plus grave : manger avec excès un jour de jeûne, ou pendant le carême ; causer ou rire dans l'Église pendant le sacrifice, pendant les offices ; le temps pendant lequel vous avez eu ces pensées-là ; pendant combien de temps vous avez eu des distractions aux offices

Breton

ar zul ac ar goueli quemet-se a gresq pe a diminu or bechet. Circonstanço ar blaç : Ar blaç en behini a commetet or pechet a deu ive d'en cresqui ; Dre exempl eur pechet commetet en Ilis, songesono fall, desiriou, actiono fall en templ zantel, voar ar haret, be en eur blaç santel benac a deu da vean sacrilegos. eur vedisanç eur galomni a zo cals muioch pernicius d'on nellen a cals muioch coupabl pa veront groet dirac cals a dud : eur bechet commetet en public a zo bepret Scandalus.

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le dimanche et les jours de fête, tout cela augmente ou diminue votre péché. Circonstances de lieu : Le lieu dans lequel vous commettez votre péché vient aussi l'augmenter ; par exemple un péché commis dans l'Église, pensées mauvaises, désirs, actions mauvaises dans le temple saint, sur les fonts sacrés, ou dans un lieu saint quelconque vient à être un sacrilège. Une médisance, une calomnie est beaucoup plus pernicieuse et beaucoup plus coupable quand elle est faite devant beaucoup de gens : un péché commis en public est toujours Scandaleux.

Breton

Circonstanço behini a zel an dra : lacaet ocheus ; mas ret eo laret pegueit ; groet o'cheus dommaj d'on nessan mas ret eo laret en bera, a pequemet a dal an dommaj o'cheus groet ; tout o'cheus doue, mas betore laodont ; pe blasphemo pe m- fractiono desobeisset o'cheus ; mas ac en o'cheus desobeissel en eun poent considerabl ; ac o'cheus groet cals a boan d'o tad a d'o mam : laret ocheus querrel ; mas ac en a voa dre valie, ac evit ober gaou vius o nessan : drouc comret o'cheus deus o nessan ; mas betore drouc o'cheus laret anean ; an drouc-ze ac en a iaa anaveet gant ar real.

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Circonstances qui touchent l'objet : vous avez dérobé ; mais il faut dire combien ; vous avez fait un dommage à votre prochain, mais il faut dire comment, et à combien s'élève le dommage que vous avez fait ; vous avez juré, mais quel serment ; par blasphème ou par infraction vous avez désobéi ; mais avez-vous désobéi sur un point considérable ; et avez-vous fait beaucoup de peine à votre père et à votre mère : vous avez dit une querelle ; mais était-ce par méchanceté, et pour faire du tort à votre prochain : vous avez mal parlé de votre prochain ; mais quel mal avez-vous dit de lui ; ce mal-là est-il connu par tout le monde.

Breton

Circonstanço behini a zel an dud. Drouc comret ocheus de- und consacret da Doue, deus un den behini a jouille deus eur reputation vad, a da behini dre o medisanç, dre o calomnio o'cheus groet col e blas gant behini a soutene e famill, a brema e co oblijet da glassg a vouet.

Goelet dre enno brassan gaou no'cheus quet groet dear dommaj behini o'h oblijet da repari ; laret o'cheus comzo re libr a dishonet, dirac tud Iaouanc, dirac- Jugaliz. Quentan Poent. Pera a difen Jésus-Christ e unan da scandalisan : laret a ra mam-1 senos an ini a vezo malhurus avoalich evit scandalisa eur buguel, a re goel dean a ve laqueet eur min milin en e houz ac e ve toul- et fonç ar mor : Expedit ei ut suspendatur mola asinaria in collo ejus et demergatur in profundum maris : laret o'cheus ar homzo ze dirac cals a dud, ar-ze a rent ad scan- dal muioch bras ; ar circonstances ze ac ad-re alhansal a dle bean discleret er govesion. Bean oc'h tad, m- Superiur, a dre ze an exempl fall a roet a zo muioc- criminel dirac Doue. Goude bean co vesseet as beche- commun d'an oll, covessait ive ar bechejo a zo stag ous o condition a-rugucl, a domatig, a dad a vam a vaistr pe sarbed. bean zo hoas circonstances all ne- boc'h remarcabl ; ar motivo a ra deomp pechi ; calomnit o'cheus eur re benac dre jalousie erit enor rangu.

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Circonstances qui touchent les personnes. Vous avez mal agi envers une personne consacrée à Dieu, envers un homme qui jouissait d'une bonne réputation, et à qui par votre médisance, par vos calomnies vous avez fait perdre sa place avec laquelle il soutenait sa famille, et maintenant il est obligé de mendier sa nourriture.

Voyez là le plus grand tort que vous avez fait par ce dommage que vous êtes obligés de réparer ; vous avez dit des paroles trop libres et déshonnêtes, devant des jeunes gens, devant des enfants. Premièrement, ce que défend Jésus-Christ lui-même c'est de scandaliser : il dit que celui qui sera assez malheureux pour scandaliser un enfant, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui mît une pierre de moulin à son cou et qu'il fût jeté au fond de la mer : Expedit ei ut suspendatur mola asinaria in collo ejus et demergatur in profundum maris : vous avez dit ces paroles-là devant beaucoup de gens, ce qui rend ce scandale beaucoup plus grand ; ces circonstances-là et les autres semblables doivent être déclarées dans la confession. Vous êtes père, ou supérieur, et par là l'exemple mauvais que vous donnez est plus criminel devant Dieu. Après avoir confessé vos péchés communs à tous, confessez aussi les péchés qui sont liés à votre condition d'enfant, de domestique, de père ou de mère, de maître ou de serviteur. Il y a encore des circonstances moins remarquables ; le motif qui nous fait pécher ; vous avez calomnié quelqu'un par jalousie ou pour l'honneur du rang.

Breton

Ar Suito ac an effetio terribl deus and bechet o rent a hanomp-ite muioch coupabl dirac Doue : bean o'h manet, mas laret ive penos ar verenti a ra dach toul Doue, enem fachan, laret comzo fall, a laça o groue ac o Jugaliz da vezan malhurus a da veva er viser ac

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Les suites et les effets terribles de votre péché nous rendent aussi plus coupables devant Dieu : vous êtes restés dans le péché, mais dites aussi comment la rancœur vous fait tourner le dos à Dieu, en vous fâchant, en disant des paroles mauvaises, ce qui conduit vos enfants à être malheureux et à vivre dans la misère et

Breton

er baourantez, goude m'ocheus dre o condu brutal evit o goud a diserraet abuez : assistet ocheus, er spectaclo- bal, en dans, ac en assambles dongud ; mas ajoutet ive penos e och retornit deus ar plaço-ze gant neubetoc'h a gout evit ar baraz el Doue ac ar religion, gant cals a Jenaen evit ar beden, o speret ac o imagination exallit a troublet gant o passono. At evelse deusa quels a dreo all ; eur bechet, na vez casi jamas commetet en e unan ; bepret e antuna voar e lerc'h cals a real ; ret eo eta anzar tout ar sourcen, an effetjo, an amzer, ar blaç, an dud en quemet a ma ellomp. Quemet se a zo boannius, m'en avouin a ran, Christenien, mas comprenet da viana dre enno pegu- bras drouc eo ar bechet, begueur deplorable eo aban- donni Doue : Scito et vide quia malum et amarum est derelinquere. Dont a reomp da gommettin ar bechet dre blijadur, mas goudaze e leu da lacet an dristidiguez en on halon : Extrema gaudii luctus occupat. Enem Iborrassomp ta deus ar chagrin-ze dre eur govesion groet mad pehini- Dezo ar galite inexplicabl ite. beomp eur galon hervez Doue ac un desir vras da bliget d'ean ; groon-se ar pez a ellomp da ober, a Doue a vezo contant, naglasg nemit pardonni d'ar re a go vessa evel ma eo dleet. Songet erfad penos mar pez ar malheur da goach eur bechet benac er govesion,

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dans la pauvreté, après que vous avez par votre conduite brutale abrégé votre vie : vous avez assisté aux spectacles, aux bals, aux danses et aux assemblées mondaines ; mais ajoutez aussi comment vous êtes revenus de ces lieux-là avec moins de goût pour le Paradis, pour Dieu et la religion, avec beaucoup de gêne pour la prière, votre esprit et votre imagination exaltés et troublés par vos passions. Et ainsi de beaucoup d'autres choses ; un péché n'est presque jamais commis seul ; il entraîne toujours après lui beaucoup de suites ; il faut donc avouer toute la source, les effets, le temps, le lieu, les personnes autant que nous le pouvons. Tout cela est pénible, je l'avoue, chrétiens, mais comprenez au moins par là quel grand mal est le péché, comme il est déplorable d'abandonner Dieu : Scito et vide quia malum et amarum est derelinquere. Nous commettons le péché par plaisir, mais ensuite il vient mettre la tristesse dans notre cœur : Extrema gaudii luctus occupat. Débarrassons-nous donc de ce chagrin par une confession bien faite, laquelle vous apportera une joie inexplicable. Ayons un cœur selon Dieu et un désir grand de lui plaire ; faisons ce que nous pouvons faire, et Dieu sera content, il ne cherche qu'à pardonner à ceux qui se confessent comme il se doit. Songez bien que si vous avez le malheur de cacher un péché quelconque dans la confession,

Breton

a commetet eur sacrileg : tostait a rit ous an Val Zantel ac erit eur profanation cals muioch coupabl evit an ini quentan. A mar continuet evelse epad neub- vlavezo, contet nac a sacrileg, nac a profanation o pezo quet groet. A mar teret voar o bechet bete ar maro ; o condition didovan, ar vatic asacramant an Nouen a lacai fin d'o buez dre dre sacrileg, a na vez quet goel queneup. Covessant on fechet, eve- enem espos da eur malheur quen bras. Digorit o calon d'o coressour evel d'ar brassan deus an oll amiet, evel d'eud medeur charitabl pehini a solo a interest evido'h, a na glassg nemet goellait d'o ine : na ellaquet ampech da vezan touchit, o voelet orgonf- o'cheus ennan, o voelet o couraj da vont da anzat vean s'infidelite, a da desolo end goulio dangerust pehini a goache'h gant cals a soign aboue pell amzer. Goelut a rais curt, en behini ar feiz n'an de squet hoas maro, a voar behini ar song Deus a jugamancho Doue a ra un impression benac : amar be'h disposet mad a hant all, na valanç quet d'a brononç voarnoch eur zeta- behini a vezo ratifiet. Vempeta da goves saet on oll bechejo gant humilite sincerite a Doue on pardonna : Confitebor adversum me injustitiam meam Domino et tu remisisti imputatem peccatum mei.

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vous commettez un sacrilège : vous vous approchez de la Sainte Table et vous faites une profanation beaucoup plus coupable que la première. Et si vous continuez ainsi pendant quelques années, comptez combien de sacrilèges, combien de profanations vous aurez faits. Et si vous persistez dans votre péché jusqu'à la mort ; votre condition sera vaine, le viatique et le sacrement de l'Extrême-Onction mettront fin à votre vie par un sacrilège, et il n'y aura rien de pire pour vous. Confessons nos péchés pour ne pas nous exposer à un malheur si grand. Ouvrez votre cœur à votre confesseur comme au plus grand de tous les amis, comme à un médecin charitable qui se soucie et s'intéresse à vous, et qui ne cherche qu'à guérir votre âme : il ne pourra s'empêcher d'être touché, en voyant la confiance que vous avez en lui, en voyant votre courage à venir avouer vos infidélités, et à découvrir les blessures dangereuses que vous cachiez avec tant de soin depuis longtemps. On voit clairement celui en qui la foi n'est pas encore morte, et sur qui la pensée des jugements de Dieu fait une impression quelconque : s'il est bien disposé par ailleurs, il n'hésitera pas à prononcer sur vous une sentence qui sera ratifiée au ciel. Venons donc confesser tous nos péchés avec humilité et sincérité et Dieu nous pardonnera : Confitebor adversum me injustitiam meam Domino et tu remisisti imputatem peccatum mei.