Telles sont les paroles que Jésus-Christ a adressées dans la personne de ses apôtres. Quel autre qu’un Dieu pourrait parler de la sorte ? Non, il n’appartient qu’à un Dieu aussi grand que le nôtre de faire une promesse pareille. Et ce n’est point une simple promesse, c’est un serment solennel que fait Jésus-Christ de tout accorder à la prière.
Et ce n’est pas un serment prononcé une seule fois : tous les Évangélistes attestent que notre Divin Sauveur n’a jamais parlé autrement de la prière. Ce n’est point aux prières de ses disciples seulement qu’il accorde cette prérogative, c’est en général à tous les chrétiens qui demanderont omni enim qui petit accipit.
Enfin, ce n’est point un privilège borné, limité, mais indéfini pour les temps, les lieux, les besoins, les personnes. N’est-il pas étonnant qu’étant assurés comme nous le sommes du succès et de l’infaillibilité de la prière, nous ayons si peu de soin de nous appliquer à ce saint et pieux exercice !
Autorisés comme nous le sommes à puiser à la source de la grâce, invités par Jésus-Christ lui-même à lui demander tous nos besoins, fondés sur les promesses les plus positives et les plus solennelles à tout espérer de la prière, comment se peut-il faire que nous soyons si dépourvus de grâces, si pauvres, si misérables ? C’est parce que nous ne prions point ou que nous ne prions pas assez.
Dans les desseins de la miséricorde de Dieu, c’est la prière qui est le canal des grâces et la source des richesses spirituelles : c’est la prière qui doit nous fortifier, nous fournir des armes, et nous servir de bouclier pour repousser les attaques du démon.
Avec le secours de la prière les saints ont toujours été victorieux et ont triomphé de tous les obstacles qu’ils ont rencontrés dans le chemin du salut : sans la prière, ils auraient comme nous, été vaincus et abandonnés à leurs propres forces.
De l’avantage que les saints ont trouvé dans la prière, et de l’expérience funeste que nous avons de notre faiblesse et de notre fragilité, quelle conséquence tirerons-nous, sinon l’obligation absolue où nous sommes d’observer le précepte de Jésus-Christ qui nous commande de prier, de demander si nous voulons être exaucés. Petite et accipietis.
Que de raisons et de motifs, mes frères n’ai-je point à vous proposer pour vous engager à vous livrer à l’exercice de la prière ? Sa nécessité ; son efficacité ; sa facilité, ses avantages.
L’Écriture Sainte nous prouve que la prière est le devoir le plus essentiel et le plus indispensable de la vie chrétienne. Ce serait vous ennuyer que de vous citer mille et mille passages répandus dans l’ancien, et dans le nouveau testament, où l’Esprit Saint nous prouve l’obligation de la prière.
Il suffit de vous dire que Jésus-Christ nous en fait un précepte dans mille et mille endroits de l’Évangile ; et rien ne fut jamais ni plus naturel, ni mieux fondé. Car enfin, soit que nous soyons pécheurs, soit que nous soyons justes, nous ne pouvons nous dispenser de prier.
Si nous sommes pécheurs, nous avons absolument besoin de la prière pour nous convertir : si nous sommes justes, la prière nous est encore absolument nécessaire pour persévérer. Oui, pauvres pécheurs la prière vous est absolument nécessaire pour vous convertir.
Car sans la grâce point de conversion, point de pénitence : or la grâce est essentiellement attachée à la prière. Petite et accipietis : Demandez et vous recevrez. Voilà la règle que Jésus-Christ nous a prescrite ; voilà la clef de tous les trésors de la miséricorde divine ; voilà le canal par où les grâces célestes doivent nous être communiquées.
J’en conclus avec le Docteur Angélique, qu’un pécheur ordinairement parlant, n’a point d’espoir d’obtenir sa conversion de la miséricorde de Dieu, qu’en vertu de ses prières, et que s’il n’a pas recours à la prière, jamais il ne se convertira.
Pour vous en convaincre de plus en plus lisez toutes les conversions dont l’Évangile nous fait l’histoire, et vous verrez qu’il n’en est aucune où la prière n’ait quelque part. La Cananéenne se convertit, mais c’est après avoir prié. Le Publicain se convertit mais c’est après avoir prié, et dit à Dieu : Seigneur ayez moi propice. La Samaritaine fait pénitence, mais c’est après avoir demandé à Dieu l’eau salutaire qui doit effacer ses péchés. Enfin, le bon larron se convertit mais c’est après avoir...
Trouvez-moi un pécheur qui n’ait pas besoin de grâce pour se convertir, et je vous dirai qu’il n’a pas besoin de prière ; mais comme il est impossible de se convertir sans le secours de la grâce, il est aussi impossible de se convertir sans le secours de la prière.
MAIS si la prière est nécessaire aux pécheurs pour opérer leur conversion, elle n’est pas moins nécessaire aux justes pour persévérer dans l’état de grâce. Car ne vous imaginez pas que parce que vous êtes justifiés devant Dieu, ou par le baptême ou par la pénitence, vous puissiez éviter le mal et faire le bien, indépendamment de tout autre secours, et que pour pratiquer la vertu, il suffit de l’aimer et de la connaître.
Non, non, sans le secours de la grâce vous ne sauriez vous soutenir longtemps dans cet heureux état, ni satisfaire aux autres devoirs de piété qui vous sont prescrits. Car enfin, que de tentations à surmonter dans le cours d’une vie chrétienne ? Que d’ennemis à combattre, que de passions à réprimer, que de vertus à pratiquer, que de devoirs indispensables à remplir ?
Or présumer, mes frères, de pouvoir faire tout cela sans y intéresser la grâce de Dieu par vos prières, ce serait le comble de l’aveuglement. Je ne m’étonne donc plus quand je vois tant de chrétiens faibles dans la vertu, roulant de précipices en précipices, trouvant les exercices de piété si durs et si pénibles : je ne m’étonne plus que Pierre ait succombé à la tentation où il s’était engagé.
Invité, sollicité jusqu’à trois fois de la part de Jésus-Christ, à prier avec lui pour demander à Dieu la grâce de lui être fidèle, cet Apôtre triomphant n’en voulut rien faire. Enfin le voilà aux prises avec l’ennemi, il combat, il résiste, il balance quelque moment ; mais la tentation est forte, Pierre est faible ; Pierre est vaincu.
Qui fut donc la cause de cette chute funeste et éclatante ? C’est que Pierre résista à la grâce de la prière. Il aurait trouvé dans la prière un remède assuré contre la tentation qui devait l’attaquer ; mais il négligea la prière, il fut vaincu, et le chef et le prince des apôtres devint un blasphémateur et un parjure.
Passons à un motif bien propre à nous donner du goût pour la prière ; c’est son admirable efficacité. Elle a une telle force qu’elle rend la parole de l’homme aussi puissante, et même plus puissante que la voix de Dieu ; puisque Dieu lui-même obéit à la voix de l’homme. Obediente deo voci hominis.
Qui ne sait que ce fut par la prière que Moïse remporta les plus glorieuses victoires sur les Amalécites ? Tandis qu’il tenait les mains élevées vers le ciel, l’avantage était du côté du peuple de Dieu : au contraire, dès qu’il les baissait, ce peuple, tout vaillant qu’il était, commençait à plier ; de sorte que pendant le combat, il fallut que deux hommes soutinssent Moïse ; l’un d’un côté, l’autre de l’autre, afin qu’il pût avoir les mains toujours élevées et qu’Israël remportât la victoire.
Qui ne sait que ce fut par la prière que Josué arrêta le soleil au milieu de sa course ; qu’Élie fit descendre le feu du ciel ; que Manassès obtint miséricorde et fut rétabli sur son trône. Que David reçut la rémission de son crime et Ézéchias la prolongation de ses jours ?
N’est-ce point la prière qui a sauvé Amnon, délivra la ville de Béthulie, protégé l’innocence de Suzanne contre ses infâmes calomniateurs ? Faut-il s’étonner après cela que Daniel vécût au milieu des lions affamés, que Jonas se sauvât du fond des abîmes, que les enfants de la fournaise trouvassent leurs délices et leur sûreté au milieu des flammes ?
Mais si la prière eut autrefois tant d’efficacité qui ne sera t-elle pas maintenant, depuis que Jésus-Christ l’a consacrée ; depuis qu’il lui a appliqué les mérites de son sang ; depuis qu’il s’est lui-même devenu, auprès de son Père, notre médiateur et notre pontife, pour le conjurer par ce qu’il a de plus cher au monde, de nous accorder tout ce que nous lui demandons.
Lisez l’Évangile : qu’y trouverez-vous ? Des aveugles éclairés, des lépreux guéris, des boiteux redressés, des morts ressuscités ; et tous ces prodiges opérés par la vertu de la prière.
Si les liens de St Pierre se brisent, si les portes de sa prison s’ouvrent, si le chef de l’Église est mis en liberté ; si Paul, de persécuteur de l’Église devient un vase d’élection ; si le Saint Esprit descend sur les apôtres assemblés dans le cénacle n’est-ce point à la prière qu’on doit attribuer toutes ces merveilles et tous ces miracles ???
Ô homme de peu de foi, que craignez-vous donc pour votre salut, si vous êtes homme de prière ? Est-il dans tout l’univers un ennemi dont vous ne puissiez triompher par le secours de la prière ?
Le monde est corrupteur je le sais bien ; il est rempli d’écueils, de périls, d’occasions de chutes ; les exemples, la coutume nous entraînent ; les plaisirs, les honneurs, les richesses, tout contribue à amollir, à charmer notre cœur. Pour résister à ces dangers où trouverons-nous des forces, où trouverons-nous des ressources ? Dans la prière.
Quand le monde entier serait contre nous, ne craignons rien, si, par la prière, nous avons mis le Seigneur dans notre parti, dans nos intérêts. Si consistant adversum me castra, non timebit cor meum.
Vos passions vous tentent : tantôt c’est une noire envie qui vous porte à censurer, à critiquer, à condamner les actions les plus saintes de votre prochain, et à traverser tous ses desseins, toutes ses résolutions. Tantôt c’est un fonds d’orgueil et d’amour propre : tantôt c’est le démon de l’impureté qui nous livre des attaques réitérées ; tantôt c’est une attache à la créature ; un assoupissement léthargique et une négligence coupable pour notre salut.
Quel parti prendre au milieu de tant de misères et de tentations ? Prions, mes frères, prions : et de même qu’on vit autrefois les murs de Jéricho tomber au son de la trompette, ainsi nous verrons nos passions et nos vices s’abattre et se briser dans nos cœurs par la force de nos prières.
Le démon vous persécute : il rôde continuellement autour de vous cherchant le côté faible de votre cœur pour l’attaquer. Tentations, pièges dangereux, images honteuses, artifices, suggestions malignes, il met tout en usage pour vous perdre. Pour vaincre un ennemi si puissant et si rusé quelles armes emploierez-vous ? N’en cherchez pas d’autres que celles que vous trouverez dans la prière.
Ce sont là ces armes spirituelles et invincibles qui triomphent de tout. Que d’exemples ne pourrais-je pas vous citer pour prouver l’efficace de la prière : les apôtres assemblés à Jérusalem, prient, et le Saint Esprit descend sur eux ; l’assemblée des fidèles prie pour la délivrance de St Pierre, dès lors ses chaînes se brisent, les portes de sa prison s’ouvrent, et le chef de l’Église est mis en liberté.
La prière triomphe du cœur de Dieu : l’exemple de Moïse, suffit pour nous le prouver. Le SEIGNEUR voulait détruire les enfants d’Israël : parce qu’ils avaient adoré le VEAU d’or. Moïse se met en devoir d’intercéder pour eux, et lui dit : Pourquoi, Seigneur, votre fureur s’allume-t-elle contre votre peuple que vous avez tiré d’Égypte dans la puissance de votre bras ?
Grâce, Seigneur, GRÂCE, pour votre peuple ! Laissez-moi, Moïse, lui répondit le Seigneur. Ne vous mettez point en devoir de prier pour ce peuple sa perte est assurée. Il m’a trop outragé pour lui accorder le pardon que vous sollicitiez pour lui ; laissez-moi le punir. Dimitte me ut irascatur furor meus contra eos.
Laissez-moi suivre le cours de ma justice ; il est temps que je fasse peser sur lui le poids de ma vengeance. Eh quoi, Seigneur, qui est Moïse pour s’opposer au maître du ciel et de la terre ? qui est cet homme faible pour vous lier les bras ?
NON, mes frères ce n’est pas MOÏSE qui lie les bras de Dieu ; c’est la prière qui le désarme, et qui lui arrache des mains, les carreaux et les foudres qu’il était prêt de lancer. Ô prière que ta force est grande et admirable.
Ah, mes frères quel spectacle de voir un MOÏSE, qui prie sur la montagne, enchaîne, pour ainsi dire, les mains du Tout-Puissant, arrête sa vengeance prête à éclater sur son peuple, et l’oblige de rendre à sa prière ce témoignage si glorieux qu’elle lui ôte la liberté d’agir et de se venger ! Dimitte me, ut irascatur furor meus.
Mais quel spectacle encore plus beau et plus consolant de voir tous les jours les larmes d’un pauvre pécheur qui prie, triompher du cœur d’un Dieu ; sa langue, devenue comme la clef du ciel ouvrir, comme malgré lui les trésors de sa grâce, et ses soupirs aller lui faire violence jusque sur son trône. Telle est la toute puissance de la prière !
Mais si la prière est si nécessaire et si puissante remercions la Divine Providence de l’avoir rendue encore si aisée. Toutes les actions de cette vie que nous faisons tous les jours, peuvent être autant de prières.
Entendre la parole de Dieu, c’est prier ; satisfaire aux obligations de son état, c’est prier ; assister à la Messe et aux autres offices de l’Église, fréquenter les sacrements, c’est prier ; faire quelques bonnes lectures dans quelque livre de piété, méditer sur son salut c’est prier.
Prendre ses repas dans la vue de plaire à Dieu, souffrir, être malade, calomnié, méprisé, persécuté pour la justice c’est prier ; nos gémissements et nos soupirs prient pour nous ; nos aumônes, nos jeûnes, notre repos notre sommeil prient pour nous.
Si nous sommes justes : oratio est NON, rien ne saurait vous empêcher de prier : ni les lieux, ni le temps, ni les différentes circonstances de la vie. Nous pouvons prier en tout lieu, en tout temps et dans toutes les circonstances.
MOÏSE priait à la tête d’une armée nombreuse et formidable : Samuel priait assidûment dans le temple, sans qu’on l’entendît. Parce que Dieu ne demande de nous pour la prière, qu’une âme un esprit et un cœur ; une âme qui s’élève vers lui, qui l’adore et qui l’invoque ; un esprit qui reconnaisse ses besoins, ses misères, ses faiblesses ; un cœur qui soupire, qui désire et qui demande la guérison de ses maux à celui seul qui peut la guérir.
ESTHER priait assise sur son trône, environnée de toute la pompe et de tout l’appareil de sa royauté, et de la multitude de ses sujets. St Paul priait dans la prison chargé de fers pour la gloire de son divin maître. St JOSEPH priait dans sa pauvre boutique, et ISIDORE à la tête de son troupeau.
Dans quelque état, dans quelque condition de la vie que nous nous trouvions, rien ne saurait nous empêcher d’en vaquer à ce pieux exercice de la prière. Non impediris...
Ah mes frères combien le SEIGNEUR rend encore plus facile ce doux exercice par l’accès favorable qu’il nous donne auprès de son infinie bonté ? Voyez la peine qu’on a à se présenter devant un monarque ou un grand du monde, non seulement pour obtenir de lui quelque grâce, mais encore pour la lui demander.
Combien de moments favorables ne faut-il pas ménager pour avoir son audience ? Combien de gardes ne faut-il pas traverser pour arriver à son trône ? Combien de patrons puissants ne faut-il pas employer auprès de lui pour être exaucé, ou même pour être favorablement écouté ? À combien de refus, d’humiliations, de mépris ne faut-il pas s’exposer pour essayer de mériter sa bienveillance et son estime !
Il n’en est pas de même de vous, ô mon DIEU ! on vous aborde en tout lieu, en tout temps, en toutes circonstances sans argent, sans dépense et sans défilé. Non, mes frères il n’est pas nécessaire de rechercher loin de nous. Puisqu’il est toujours au-dedans de nous et qu’il a fait de notre cœur un temple dans lequel il veut que nous lui présentions nos sacrifices et nos vœux.
Il ne faut point attendre le jour, ni l’heure commode pour s’approcher de lui parler. Il est disposé à nous accueillir à toute heure et en tout temps, bien différent des grands du monde, que nous importunons à mesure que nous demandons notre DIEU, infiniment riche et libéral, répand d’autant plus sur nous ses richesses et ses grâces que nous sommes plus assidus à les lui demander.
Que dis-je ! il nous invite, il nous presse de lui demander ; il se plaint même amèrement de ce que nous ne lui demandons pas sans cesse. Usque modo non petistis quidquam in nomine meo. Et quel sacrifice exige-t-il pour cela ? Aucun sacrifice. Un mouvement de notre cœur, une invocation secrète qui demande un cri amoureux qui demande Pardon et miséricorde...
Il est donc vrai, que la prière est nécessaire puisque sans elle nous ne saurions nous convertir, ni persévérer dans la grâce de notre conversion ; il est donc vrai qu’elle est efficace, puisque par elle nous obtenons infailliblement de Dieu, toute que nous lui demandons : qu’elle est enfin très aisée et très facile puisque nous pouvons tous riches et pauvres, grands et petits, recourir à Dieu dans tous les temps de notre vie, sans craindre d’en être rebutés.
Que s’ensuit-il de là ? Il s’ensuit que nous devons désormais faire de la prière notre occupation essentielle. Placés sur la mer orageuse du monde, exposés à heurter contre les écueils et à faire naufrage, dérobons quelques heures à nos occupations journalières pour les considérer au saint exercice de la prière.
Dans quelque état que nous puissions nous trouver, prions et ne cessons de prier. Sommes-nous pécheurs ? Prions. Dans cet état déplorable où nous restons, prions, conjurons Dieu de toucher notre cœur et de nous convertir.
Sans cela permettez-moi de craindre que vous n’ayez jamais le bonheur de vous réconcilier avec votre Dieu, qui n’accorde cette grâce qu’à la prière. Sommes-nous justes ? Et avons-nous un sujet raisonnable de croire que vous vivez habituellement dans la grâce de votre Dieu ?
Ne vous croyez point pour cela exempt de l’exercice de la prière ; car il faut persévérer dans la justice pour être sauvé : Judas avait bien commencé, mais il a eu le malheur de finir mal : c’est la fin qui couronne notre vie, et on ne parvient guère à une bonne fin sans la prière.
Si vous êtes tentés, la prière vous fera triompher de la tentation ; si vous êtes faibles, la prière sera votre force ; si votre âme est altérée la prière sera une fontaine d’eau jaillissante d’une source d’eau vive qui vous désaltérera pleinement ; si vous êtes persécutés la prière sera votre appui ; si vous êtes dans la peine, la prière sera votre consolation.
DAVID est fatigué à force de gémir, il a mouillé sa couche de larmes ; ses yeux ont été troublés de crainte au souvenir de la colère de Dieu : il est plongé dans un océan d’amertume. DAVID prie le Seigneur a entendu sa prière et l’a exaucé. Le voilà plein de consolation et de force.
Ô mes frères, quel bonheur de trouver en notre Dieu un protecteur tout puissant, un médecin qui guérisse nos plaies, un Père qui exauce nos vœux. Quel bonheur de trouver dans ce saint exercice une main chérie qui essuie nos larmes, une lumière qui dirige nos pas, une ressource dans tous nos besoins, et un moyen efficace d’obtenir l’éternité bienheureuse que Jésus-Christ etc.
On t’a donné des conseils diaboliques : on t’a dit pourquoi la Messe ? La sanctification du Dimanche ? Des prières ? Des confessions, des communions ? Malheureux tu les as crus... et tu as négligé la Messe, le Dimanche, la prière etc.
Es-tu heureux depuis que tu as suivi ce mauvais conseil. Mets ta main sur la conscience et réponds-moi. Les hommes qui t’ont donc éloigné de Dieu et de ses pratiques etc n’ont donc pas pu te rendre heureux. Au contraire ils ont augmenté tes tourments et tes peines.
Que faire ? Continuer à marcher dans la mauvaise voie où tu es engagé ? Oh ! non, tu aggraverais ton malheur et tu finiras dans le... Écoute maintenant ton Dieu. C’est la personne chargée de te parler de Dieu, de ton bon Père, ton Sauveur et ton rédempteur, ton appui, ta consolation.
Écoute cette voix qui te baptise qui te fait toi, enfant de Dieu. Est-ce là ce qu’on fait généralement ? Hélas non. On se défie du prêtre et quand on aura besoin d’un conseil dans une circonstance importante on ne consultera pas le prêtre, le prêtre votre ami, qui ne peut vous donner que de bons conseils ; qui ne cherche qu’à être le serviteur de tout le monde, qui ne cherche que votre bien, les derniers étant.
Et on ira consulter celui qui vous jettera dans la boue pour s’élever plus haut, etc... voyez-moi. Et s’il se trouvait un homme assez mal intentionné, ce que je ne suppose pas parmi Dieu à quelqu’un d’entre vous dans ces moments de trouble et de désordre ; mette le prêtre dans la prison, enchaîne le Seigneur dans les...
Serait-il quelqu’un d’assez cruel sans doute le conseil. Je ne le crois pas ; je l’ignore ; Mais qu’il sache que je ne lui ai jamais fait de mal.
Du malveillant Dieu est le désespoir, le désordre, l’irréligion que demanderez-vous : la paix, l’union entre les hommes enfin. Vous prierez pour tous ; vous donnerez l’exemple de la vertu à vos domestiques. Vous prierez dans votre Église : vous vous rendrez par cela aux affaires de la paroisse, aux off....
Je ne fais pas de reproches aux présents... Quel beau spectacle... tant de chrétiens venus de leur plein...