Breton
Recogitabo annos meos in amaritudine animæ meæ.
Tremen a rin dre ma spered gant cals a quen ac a blachad an oll blavejo deus ma buez.
Français
Recogitabo annos meos in amaritudine animæ meæ.
Je repasserai dans mon esprit avec beaucoup de peine et de chagrin toutes les années de ma vie.
Breton
Ma vigemp bet, hag reconnaissant avoalc'h en queri Doue, evit conservi ar Justiç ac ar hracç on devoa recevet en on badeiant nan dije quet bet ezom Jésus-Christ da institui ur Sacramant evit remission ar bec'hejo. Mas evel ma eo misericordius, a ma anav on fragilité an deus stabilisset ur Sacramant evit en re a deuje da gouean ebars er bec'het. Ar Sacramant se eo Sacramant ar binigen. Comprenomp hag peguen bras eo an avantajo deu ar Sacramant-se : Diguiri a ra deomp Dorajo an Eñv; rein a ra deomp on Ifern, retablissen a ra ahanomp en graç ac en carantez Doue, rein a ra deomp on droajo da rouantelès an Eñv peze on devoa collet dre ar bec'het; servia a ra on hano deus en levr a vuez, goude ma voant effaçet dre on hrimes; rein a ra deomp nerz a couraig da guerit enent ar teltadiquies, rentin a ra d'on ene ar Peoc'h ac ar bonheur on devoa collet dre ar bec'het. Sujet a joa ac a gonsolation evidomp : benedic anima mea domino ; dleout a reomp trugarecat Doue pehini aneus ar vadelez da bardoni deomp on bec'hejo qui propitiatur omnibus iniquitatibus tuis ; pehini a deu da selaou on infirmiteo qui sanat omnes infirmitates tuas ; pehini a den on ene deus ar maro eternel, a da breparin eur gurunen a hloar baron d'it. qui redimit de interitu vitam tuam, qui coronat te in misericordia et miserationibus.
Français
Si nous avions été des chrétiens assez reconnaissants envers Dieu, pour conserver la justice et la grâce que nous avions reçues dans notre baptême, Jésus-Christ n'aurait pas eu besoin d'instituer un Sacrement pour la rémission des péchés. Mais comme il est miséricordieux et qu'il connaît notre fragilité, il a établi un Sacrement pour ceux qui viendraient à tomber dans le péché. Ce Sacrement est le Sacrement de la pénitence. Comprenons donc combien sont grands les avantages de ce Sacrement : il nous ouvre les portes du Ciel ; il nous ferme l'Enfer ; il nous rétablit dans la grâce et dans l'amour de Dieu ; il nous rend nos droits au royaume du Ciel que nous avions perdus par le péché ; il réinscrit notre nom dans le livre de vie, après qu'il en eut été effacé par nos crimes ; il nous donne la force et le courage de lutter contre les tentations ; il rend à notre âme la paix et le bonheur que nous avions perdus par le péché. Sujet de joie et de consolation pour nous : benedic anima mea domino ; nous devons remercier Dieu qui a la bonté de pardonner nos péchés qui propitiatur omnibus iniquitatibus tuis ; qui vient guérir nos infirmités qui sanat omnes infirmitates tuas ; qui délivre notre âme de la mort éternelle, et prépare une couronne de gloire pour toi qui redimit de interitu vitam tuam, qui coronat te in misericordia et miserationibus.
Breton
Mas evit uza an oll avantajo se er Sacramant ar binigen a ranqued caout an dispositions necessar. gouret a ret teus : ar binigen a zo sefurm ar gontrition, Covision, satisfaction. Mas evel ma renquer anasout ar bec'hejo araoc ma ellat caout quen a glachar d'o bean commitet, ac er araoc ma ell' o tedecliar er gomin dac'h deud an examen a gonsianc. Quentan : Pera eo. Eil : An obligation d'en em examina. Trede : Penos e thaer enem examina. Petaret : War bera eter enem examina.
Français
Mais pour utiliser tous ces avantages dans le Sacrement de la pénitence, il faut avoir les dispositions nécessaires. Vous savez : la pénitence se compose de la contrition, de la confession, de la satisfaction. Mais comme il faut reconnaître les péchés avant de pouvoir en avoir de la douleur de les avoir commis, et avant de pouvoir les déclarer dans la confession, vient l'examen de conscience. Premièrement : Qu'est-ce que c'est. Deuxièmement : L'obligation de s'examiner. Troisièmement : Comment il faut s'examiner. Quatrièmement : Sur quoi il faut s'examiner.
I. — Qu'est-ce que l'examen de conscience
Breton
Examinar ar gonsianc eo antren ennomp on unan ; restechissan gant attention warnomp on unan, clasq en on memoar an oll bec'hejo on deus commitet, evit ober d'a anasout d'on horozous ar stad deus on ene. Examinar ar gonsianc eo clasq ar dra on deus groet, pe laret, pe ometet. rentin cont deon on unan deus on honde, evit gallout rentin da Doue ar memes cont ebars en tribunal santel deus ar binigen : redde rationem villicationis tuæ.
Français
Examiner sa conscience, c'est entrer en nous-mêmes ; réfléchir avec attention sur nous-mêmes, chercher dans notre mémoire tous les péchés que nous avons commis, pour les faire connaître à notre confesseur dans l'état de notre âme. Examiner sa conscience, c'est chercher les choses que nous avons faites, ou dites, ou omises. Se rendre compte à soi-même de sa conduite, pour pouvoir rendre à Dieu le même compte dans le tribunal sacré de la pénitence : redde rationem villicationis tuæ.
II. — L'obligation de s'examiner
Breton
An examen a gonsianc a zo absolutamant necessar evit ober ur govisiou vad ; rac ma n'ellit quet caout sonj deus an oll bec'hejo, nac o desclarian ar govisiou, mar non dequet bet a soign d'o blasq en en em unan gant cals a soign a reflexion, evel ma ordren deomp on honal Santel a Drant : quorum memoria cum debita et diligenti præmeditatione habeatur. Impossibl eo deomp caout sonj deus ar pez on deus groet a beun daou, tri, petar mis, eur bloaz martez.
Français
L'examen de conscience est absolument nécessaire pour faire une bonne confession ; car si vous ne pouvez pas vous souvenir de tous vos péchés, ni les déclarer dans la confession, si vous n'avez pas pris soin de les chercher en vous-mêmes avec beaucoup de soin et de réflexion, comme nous l'ordonne notre sainte Église et le concile de Trente : quorum memoria cum debita et diligenti præmeditatione habeatur. Il nous est impossible de nous souvenir de ce que nous avons fait depuis deux, trois, quatre mois, ou un an peut-être.
Breton
Mar na quemeromp quet un amzer suffisant evit enem examina a tremen an amzer se dre on spered befin an d-on ? bean o caout sonj deus ar pez on deus groet epad ar mament-se. a bar consequant on devo cals muioch a boan o caout sonj deus ar pez on devo groet ebars tri chise te : a ca renquernt tremen eun amzer suffisant evit caout sonj deus an action fall an deus groet hac an amzer. Na teufech quet da ancaout eur bec'het benac dre negligeanc da nem examina evel ma eo dleet o govisiou a ve nul a sacrileg ; coupabl da nom pas bean quemeret ar boan da glasc ho bec'hejo.
Français
Si nous ne prenons pas un temps suffisant pour nous examiner et repasser ce temps dans notre esprit, comment faire ? en ayant souvenir de ce que l'on a fait pendant ce moment-là. Par conséquent, nous aurons beaucoup plus de peine à nous souvenir de ce que nous aurons fait il y a trois mois de cela : et il faut passer un temps suffisant pour se souvenir des actions mauvaises que l'on a faites et du temps. Si vous veniez à oublier quelque péché par négligence de vous examiner comme il est dû, votre confession serait nulle et sacrilège ; coupable de n'avoir pas pris la peine de chercher vos péchés.
Breton
Mas a laro darn ; non deus quet a amzer da obrar examen-se ? Na cheus quet a amzer da sonjal en affe-ar muian important oc'heus war an douar ; hui deu anue quemet a amzer da goll er mil dra inutel, hui ere amus quemet a amzer da dremen en hosteleries, vafancie Doue, o drouc comz deus o nessan o laret mil gomz inutel ! Nac a amzer gollet, ac a sor goelloc'h impliet o examina o consianc Ar Zul ar goail. Darn a n'e allet consacrin eur momat benac da sonjal en o fues dremenat, mas allas an deio ze-lera dlap bean consacret da servijon, a va tresent o bec'hin. Clac'h ma tlejach doun pa d'is Zul araoc o govisiou, tremen darn deus an deio santel ze, prac pegende o offies, evit n'em breparin da netat o consianc dre eur govisiou groet mad.
Français
Mais certains diront : nous n'avons pas le temps de faire cet examen-là ? Vous n'avez pas le temps de penser à l'affaire la plus importante que vous ayez sur la terre ; vous trouvez bien assez de temps à perdre en mille choses inutiles, vous trouvez assez de temps pour passer dans les hôtelleries, offensant Dieu, en disant du mal de votre prochain et disant mille paroles inutiles ! Que de temps perdu, et qui serait mieux employé à examiner votre conscience le dimanche au soir. Certains ne pourraient-ils pas consacrer un moment quelconque à penser à leur vie passée, mais hélas ces jours-là devraient être consacrés au service de Dieu, et ils passent à pécher. Alors que vous devriez être à genoux le dimanche avant votre confession, passer une partie de ces jours saints là, près de vos offices, pour vous préparer à nettoyer votre conscience par une confession bien faite.
Breton
Si-lant a sonj en o fechejo memes epad o labour ; piou a ampech ahanomp d'o somitan ? Sonjal a reomp en quan d'er ran, a eler e manis muiscl d'on ind, a ca ve sal deomp ober eur reflexion se-eur benac warnomp on unan. David epad e repos pa difun en creiz an noz, a sonja en e bec'hejo labour : ingemitu meo, ac ad sonj salut se a rez dezañ glibian e sela gant e daero : lacrymis meis stratum meum rigabo.
Français
Si l'on pense à ses péchés même pendant son travail ; qui nous empêche de les compter ? Nous pensons au gain que nous faisons, et nous le sentons plus dans notre esprit, et il serait bon pour nous de faire une réflexion quelconque sur nous-mêmes. David pendant son repos quand il s'éveille au milieu de la nuit, et pense à ses péchés passés : ingemitu meo, et cette pensée salutaire lui fait mouiller sa couche de ses larmes : lacrymis meis stratum meum rigabo.
Breton
Darn all a laro seños Deus eur examen o honsianc na ellont quet caout sonj deu oll bec'hejo. Ar dud se o deus bêr a queront a remoal ha question deus o affero temporel, deus eur gonten il-benac, pe deus un action fall benac pehini emm-bliganint da racontan evit d'istruian re al d'iaus ar religion, pe deus o deverio a gristen : mas pa ve question deus o deverio, deus ar manquamancho o deus groet da lesen Doue pa ve question deud un affer pehini a zel an eternel, neus n'o deud na spered, na memoar. hant a beguele bugalez ar bed, bugalez an drouc spered a vezo muioch sclerigenet evit bugalez Doue : filii hujus sæculi prudentiores filiis lucis in generatione sua sunt.
Français
D'autres diront peut-être que dans l'examen de leur conscience ils ne peuvent pas se souvenir de tous leurs péchés. Ces gens-là ont une bonne mémoire quand il est question de leurs affaires temporelles, d'un compte quelconque, ou d'une mauvaise action quelconque qu'ils s'emploieront à raconter pour détruire ce que les autres disent de la religion, ou de leurs devoirs de chrétiens : mais quand il est question de leurs devoirs, des manquements qu'ils ont faits à la loi de Dieu, quand il est question d'une affaire qui touche à l'éternité, ils n'ont plus ni esprit, ni mémoire. Combien les enfants du monde, les enfants du mauvais esprit seront plus éclairés que les enfants de Dieu : filii hujus sæculi prudentiores filiis lucis in generatione sua sunt.
Breton
Na cheus soñg a netra goude bean bet mis op d'ont da govestal : mas quement se a erru marteze dre na n'em anasut aoalc'h, dre na restechis set quet aoalc'h war o actions. Ha'n tremant e oc'h marteze deuran d'it : pera a gentant netra ar brassan bec'hep bean a zo un treust en o lagad a na goelet quet : habeant in oculo suo non vident. Groet oc'heus dac'h unan eur gonsianc harer ar bed, eur religion acunithel conform d'o santimancho a do bassiou, ac ar brassan crimo a seblant marteze dac'h actions caer a cadmirabl. Nanco-quet Doue eo evidoc'h actor ar religion, mas chui oc'hunan a ra dac'h unan eur religion harvez o bolontez ; a martaze four ben neubet a amzer, mar las Doue va quenach an amzer, elequet ar brassan bec'hejo en rencar brassan vertùio, ac ar brassan vertùio en rencar brassan crimo. O Doue hant a begouls e lestit ar betherien da vean quen insolant, a do betan en eur façon quan indign, hant a begouls a lesseit anezo da heul o deveriou corrompet deut o habon ? Quousque peccatores gloriabuntur!
Français
Vous n'avez souvenir de rien après avoir été six mois sans venir vous confesser : mais cela arrive peut-être parce que vous ne vous connaissez pas assez, parce que vous ne réfléchissez pas assez sur vos actions. Ou autrement, vous êtes peut-être devant Dieu : ceux qui ne voient rien, le plus grand péché étant une poutre dans leur œil et ils ne le voient pas : habeant in oculo suo non vident. Vous vous êtes fait à vous-mêmes une conscience selon le monde, une religion commode conforme à vos sentiments et à vos passions, et les plus grands crimes vous semblent peut-être des actions belles et admirables. Dieu n'est pas pour vous l'auteur de la religion, mais vous-mêmes vous vous faites à vous-mêmes une religion selon votre volonté ; et peut-être dans peu de temps, si Dieu vous laissait encore le temps, vous placeriez les plus grands péchés au rang des plus grandes vertus, et les plus grandes vertus au rang des plus grands crimes. Ô Dieu, jusqu'à quand laisserez-vous les pécheurs être si insolants, et se comporter d'une façon si indigne, jusqu'à quand les laisserez-vous suivre leurs devoirs corrompus selon leurs habitudes ? Quousque peccatores gloriabuntur!
Breton
Dre exempl, bean zo tud pere na bavezont da prononc lodanc da prononc enep da Doue a dezo eunan ar maledictiono ac an imprecations ar muian horrubl, a na quesent netra da laret pa arr-ons bued arbeler, bean a zo rou tell loze na bauezont o laret ar querio ar muian veacus ont onesta, da drouc comz deus ar real pa dre galonni pe dre redisance, a fere na grêdont quet offancin Doue alies marselamant, abalamour ma quemermont eid unt jeu ac un divertissant, laret quetur acober d'o nessan coll e honor ac e reputation ! Bean zo real deus a heno pere na sonje nemet cousson e corruption ; seblant-e rae d'an-ni agler andud valeurus-se Arnor Doue anner : groet un explem enez, credin a ra un den eur o blivet penos no dauquet un ene da sauvetat, va deuont et se gant ar loerel brutal da ruillal ebars ar fane deus ar vilan passiouou. Penos a vont da biou eo o halon, a schine a re o fartaig goude bean bet ministret da Satan. Clasq a reont gousat bean an oll inoa anas d'al malheur do chalou : na ellont ober sortial deus o halon nemet ar barazo ennan : ex abundantia cordis. A chetu an dud na quesent netra da laret en tribunal santel deus ar binigen.
Français
Par exemple, il y a des gens qui ne cessent de prononcer contre Dieu et contre eux-mêmes les malédictions et les imprécations les plus horribles, et qui ne trouvent rien à dire quand ils arrivent devant le prêtre. Il y a des mauvaises langues qui ne cessent de dire les paroles les plus blessantes contre l'honnêteté, de dire du mal des autres soit par méchanceté ou par médisance, et qui ne croient pas offenser Dieu, souvent seulement parce qu'ils le prennent pour un jeu et un divertissement, de dire et de faire que leur prochain perde son honneur et sa réputation ! Il y a certains parmi eux qui ne pensent qu'à satisfaire leur corruption ; il semble qu'ils ignorent la valeur de l'Amour de Dieu : faites-en l'exemple vous-mêmes, on croit un homme sur sa parole comment il n'a pas une âme à sauver, ils descendent ainsi avec l'instinct brutal à rouler dans la boue des viles passions. Comment vont-ils savoir à qui est leur cœur, s'ils le partagent après avoir été les ministres de Satan. Ils cherchent à faire connaître à tous l'ignominie de leur malheur : ils ne peuvent faire sortir de leur cœur que ce qui est dedans : ex abundantia cordis. Et voilà les gens qui ne trouvent rien à dire dans le tribunal sacré de la pénitence.
Breton
Ar re en unan coupabl a zo ordinal ar re enem gar ar muian innocent ; an dud se a long ar bec'het evel an dour : an eneojuster hont el enem igat bepret coupabl. Pera a zo caus na quent netra ogenan on honsianc ? Abalamour, evel ar Prophet Isäie, na restechissent aoalc'h, na glisquint quet gant soign, a na denter quet ar granest d'o doud ar bec'het. non recogitant in mente sua, neque cognoscunt, neque intelligunt. Blequet o pechejo gant attention, ac o heveit, quarsit e insenriter. Pidet Doue ac a receut digantan al sclerigen necessar evit deslo o pechejo : groet alies ar beden man epad o examen Ma Doue, roit din ar hrac da anasout ma fechejo. Domine ut videam.
Français
Ceux qui sont coupables sont ordinairement ceux qui se croient les plus innocents ; ces gens-là avalent le péché comme l'eau : les âmes justes se trouvent toujours coupables. Quelle est la cause qu'ils ne trouvent rien pour gêner leur conscience ? Parce que, comme le prophète Isaïe, ils ne réfléchissent pas assez, ils ne cherchent pas avec soin, et ne ressentent pas la crainte de l'amertume du péché. non recogitant in mente sua, neque cognoscunt, neque intelligunt. Regardez vos péchés avec attention, et voyez-les, cherchez votre insensibilité. Priez Dieu et vous recevrez de lui la lumière nécessaire pour déceler vos péchés : faites souvent cette prière pendant votre examen : Mon Dieu, donnez-moi la grâce de connaître mes péchés. Domine ut videam.
Breton
Na deut quet da laret penos n'allet quet distinguin ar vad deus ar drouc ? Piou a zo dac'h d'aquement-se ? Pera a respontet da Doue pa deï goude o maro da houlon cont diguenac'h deus an instructions an evoa preparet Gidoc'h, a da bere noc'h eus quet deurtet a selaou ? Doue aneus-é instruct alies ar blavejo quentan deus o buez, roit amzer d'ach bean an a teud da instruis, refuset oc'heus d'o chelao dre negligeanc, pe dre taprit, a bean Doue enep soun-se en eur o maro, ego quoque in interitu vestro ridebo. Marteze e oc'h deus an dud se pere na boulenont quet enem instruis evit ober ar vad : noluit intelligere ut bene ageret ; en haur ar maro memes na ellit quet receit un solven mar ignort ar guerio-mes prinicipalan deus orations. Tud avanet en oad, ancoual ocheus o religion, o catechès, a hoas na hoalennit quet enem instruis. Pera respontet da Doue pa reprocho dac'h ho ignorance en em instruct hudiniin ; assistit en instructions assistit en kateches ac a tiquact o deverio ac o obligations a gristen : requivite diligenter in libro Domini.
Français
Ne venez pas dire que vous ne pouvez pas distinguer le bien du mal ? Qui vous a dit cela ? Que répondrez-vous à Dieu quand il viendra après votre mort vous demander compte des instructions qu'il avait préparées pour vous, et que vous n'avez pas voulu écouter ? Dieu vous a instruits souvent dès les premières années de votre vie, il vous a donné le temps d'être instruits, vous avez refusé de l'écouter par négligence, ou par caprice, et Dieu rira de cela à l'heure de votre mort, ego quoque in interitu vestro ridebo. Peut-être êtes-vous de ces gens qui ne veulent pas s'instruire pour faire le bien : noluit intelligere ut bene ageret ; à l'heure de la mort même ils ne peuvent recevoir une absolution s'ils ignorent les paroles les plus principales de leurs prières. Gens avancés en âge, vous avez oublié votre religion, votre catéchisme, et encore vous ne voulez pas vous instruire. Que répondrez-vous à Dieu quand il vous reprochera votre ignorance de ne pas vous être instruits ; assistez aux instructions, assistez au catéchisme et vous apprendrez vos devoirs et vos obligations de chrétien : requivite diligenter in libro Domini.
Breton
Na leret quet penos ar katechis a zo evit ar vugalez, muioch bugalez oc'h entez evit ar re a gouarn o religion : ar katechis a zo evit ar vugalez, a gant ar maximo intant se e chommec bugalez epad 30, 40, 50 bloaz. puer centum annorum. an amzer ma voar cos ac uset ebars ar bec'het. Guan ordinal : ar re evoz ar re vuan instruct, ac Lant an importanc deus obledigadez, a voele-er Dreptan deus an instructions ac a suclan enn-ze d'ei an re muian ignorant a roal d'o bellat, na houlont diguin an ent a goude d'an Ent ; a mar chomont en un instruction benac, na rezo quet evit enem instruis roar an bez na suront quet, n'on deo quet evit profiton deud ar bar a glevount ; mat aliat evit bean comz Doue en ridicult, evit o hriticis ; na suront quet beros meprisan comz Doue, ev meprisan Doue memes, qui vos spernit, me spernit : na wevont quet penos comzo Doue mar na servijon quet evit o rentan muioch christen, a servicho evit o rentan muioch coupabl. Comzo Doue na ellont quet bean inuit, a na gouanoint war an douar ; Verbum dei manet in æternum.
Français
Ne dites pas que le catéchisme est pour les enfants, vous êtes plus enfants que ceux qui apprennent leur religion : le catéchisme est pour les enfants, et avec cette maxime-là vous restez enfants pendant 30, 40, 50 ans. puer centum annorum : le temps où l'on est vieux et usé dans le péché. Mal ordinaire : ce sont ceux qui sont les moins instruits, et qui sentent l'importance de leurs devoirs, qui s'écartent le plus des instructions et qui s'en moquent, ce sont les plus ignorants qui s'éloignent, ne voulant pas savoir le chemin et après le chemin ; et s'ils assistent à une instruction quelconque, ce n'est pas pour s'instruire sur ce qu'ils ne savent pas, ce n'est pas pour profiter de la parole qu'ils entendent ; mais seulement pour tourner la parole de Dieu en ridicule, pour critiquer ; ils ne voient pas que mépriser la parole de Dieu, c'est mépriser Dieu lui-même, qui vos spernit, me spernit : ils ne voient pas que les paroles de Dieu s'ils ne s'en servent pas pour se rendre plus chrétiens, serviront pour les rendre plus coupables. Les paroles de Dieu ne peuvent pas être inutiles, et ne tomberont pas sur la terre ; Verbum dei manet in æternum.
Breton
Noc'heuz quet eta hag all, da vevan ignorant ; nac o defet a memoar ac a amzer, evit o ampech da nem examina : Doue an deus founet d'ach an oll moyeno necessar evit enem examinan en lues eo dleet : gant ma quemeront dac'h ober ar boan ac ar soign necessar. Bean zo a-ac Doue da goraiait goude 6, 12, ep bean sonjet arse d'e-no fechejo. Ar sort tud se n'an deo quet deud goutet caout sonj de Doue guet a se ; na goupranont an importanc deus an action se ; Deus examen pehini a zo necessar evit ober ur govisiou vad. A mar deuoent da ancouat eur bec'het benac dre o faut, a rentont govisiou nul a sacrileg. Ma ve quistion deus un deit-er an interest temporel, a tremen jant an deiz ac an noz evit enem occupis d'uunan-ze ; mas na deudent quet ur moment da gonsacrin da interest o ene. O Cavitas hominum! filii hominum usquequo gravi corde estis.
Français
Vous n'avez donc plus d'excuse de vivre ignorants ; ni votre manque de mémoire et de temps, pour vous empêcher de vous examiner : Dieu vous a donné tous les moyens nécessaires pour vous examiner comme il est dû : pourvu que vous preniez la peine et le soin nécessaires. Il y en a que Dieu guérit après 6, 12 [mois], sans qu'ils aient pensé un moment à leurs péchés. Ce genre de gens ne pense pas à Dieu avec cela ; ils ne comprennent pas l'importance de cette action ; de l'examen qui est nécessaire pour faire une bonne confession. Et s'ils venaient à oublier un péché quelconque par leur faute, ils rendent leur confession nulle et sacrilège. S'il était question d'un intérêt temporel, on passerait le jour et la nuit pour s'en occuper ; mais on ne vient pas consacrer un moment à l'intérêt de son âme. O Cavitas hominum! filii hominum usquequo gravi corde estis.
III. — Comment il faut s'examiner
Breton
Deus meus, illumina tenebras meas.
Ma Doue, sclerigenet ma spered troublet gant an devaligen. Psalm 17. 29.
Ar govis diroc'an am boa comzel eta hiric da- Mas na ellonp netra epar on unan deus a braç Doue evel ma en gouzoc'h tout. it a rezo deomp eta implorin ar rucur deuzan evit penetrin en font on halon, a anasout e oll inclinationo fall. Ar hanta tra eta on deud da ober o commanc on examen eo da gaout recours d'an ini on deus offancet, evit obter digantan ar sclerigen on deus ezom evit enem anasout. Bidonf eta ar spered santel da dont da rain deomp an Donason a sclerigen : Veni sancte Spiritus ; Bedonp Doue da diqueri on spered, evit meditan war on fechejo atoa armanamcho, on deus groet enep e laren. Bedonp Schine a lenn en font an d-galone, sourrit ahanon da anasout ar gorruption deus ma ini : evit berson o fagam an chondentat Scrutabor Jerusalem in lucernis. En d-ez-ze Doue a dleanf eta tremen en on spered an oll blavejo deus on buez. Recogitabo tibi annos etc. Phout a reomp implori a hieue enem retiran en e-templ santel, de un endroit all, e-lecl ma vemp tranquil evit enem examina ; ac eno neuse gant glachar a tristidiques, e rediteonp war on fechejo Sicut passer solitarius in tecto.
Français
Deus meus, illumina tenebras meas.
Mon Dieu, éclairez mon esprit troublé par les ténèbres. Psaume 17, 29.
La confession dont j'avais parlé était donc ici — Mais nous ne pouvons rien par nous-mêmes sans la grâce de Dieu comme vous le savez tous. Il nous faudra donc implorer sa grâce pour pénétrer dans le fond de notre cœur, et connaître toutes ses inclinations mauvaises. La première chose donc que nous ayons à faire en commençant notre examen est d'avoir recours à celui que nous avons offensé, pour obtenir de lui la lumière dont nous avons besoin pour nous connaître. Prions donc le Saint-Esprit de venir nous donner le don de lumière : Veni sancte Spiritus ; Prions Dieu d'ouvrir notre esprit, pour méditer sur nos péchés et nos manquements, que nous avons faits contre sa loi. Prions-le de lire dans le fond de notre cœur, de m'aider à connaître la corruption de mon cœur : pour voir en mon âme en cherchant Scrutabor Jerusalem in lucernis. En ce jour-là Dieu devrait donc repasser dans notre esprit toutes les années de notre vie. Recogitabo tibi annos etc. Il nous faut implorer et s'il se peut se retirer dans un temple saint, ou dans un autre endroit, un lieu où nous serions tranquilles pour nous examiner ; et là alors avec douleur et tristesse, nous reviendrons sur nos péchés Sicut passer solitarius in tecto.
IV. — Sur quoi il faut s'examiner
Breton
Goude bean evelse goulenet sclerigen ar spered santel evit anasout on fechejo, a dleanp clasq an Sern on dus offancet Doue dre sonj : goulemp ac en a zo tremenet en on spered songeasono fall, enep ar fe, ar garantés, ar bureté ; desires criminal, en eur guir quement tra a alfemp da veran sonjet enep da laren Doue ; ac en on deus quemeret plijadur er songasono ze. Dre gomzo : goulemp ani aneus laret lardanet, imprecationo, blasphemo, medisance, calomne, comzo dishonest, quernet-te. Dre actions ; ac i on deus quemeret un dra benac d'it on goust ar real ; groet dommaig da den-bet, lloit ; libertès. Dre omission ; goelemp ani a zo manquet on d-bedenno d'an offern, d'on officio, d'on d-varis, d'on labour, d-ug-te. Pechin a reomp dre omission quen ne-zo quet a ma rancomp da ober ar bès a on obliget.
Français
Après avoir ainsi demandé la lumière du Saint-Esprit pour connaître nos péchés, nous devons chercher les sens par lesquels nous avons offensé Dieu. Par la pensée : voyons ce qui est passé dans notre esprit, les pensées mauvaises, contre la foi, la charité, la pureté ; les désirs criminels, en un mot tout ce que nous aurions pu avoir pensé contre la loi de Dieu ; et si nous avons pris plaisir à ces pensées-là. Par les paroles : voyons si nous avons dit des serments, des imprécations, des blasphèmes, de la médisance, de la calomnie, des paroles déshonnêtes, etc. Par les actions : si nous avons pris une chose quelconque appartenant à autrui ; fait du dommage à quelqu'un, volé ; libertés. Par omission : voyons ce en quoi nous avons manqué dans nos prières, à la messe, aux offices, à nos devoirs, à notre travail, etc. Le péché que nous faisons par omission n'est pas moins grave quand nous ne faisons pas ce à quoi nous sommes obligés.
Breton
Ba autramant mar queset faciloch examinit ar bec'hejo oc'heus commitet dre o oll sancho, Sire, ord a lar sur bioc'het, bere eo an - dre behini e antre ar maro en on ind : Mors per fenestras. Ac evit ob d'an examen gant ar glachar ac ar gomposition necessar best sonj deus ar bez a arruo d'ac'h en haur ar maro. Ar bale pa ronon dac'h Sacramant ar Noun a bedo Doue da bardonni dac'h dre ar vertu deus ar sacramant ze ar bec'hejo o bezo commetet dre o voulagad d-o s-erestun santel, etc.
Français
Ou autrement si vous trouvez plus facile, examinez les péchés que vous avez commis par tous vos sens, car, dit saint Bernard, ce sont les fenêtres par lesquelles la mort entre dans notre âme : Mors per fenestras. Et pour faire l'examen avec la douleur et la componction nécessaires, pensez à ce qui vous arrivera à l'heure de la mort. Le prêtre quand il vous donnera le Sacrement de l'Extrême-Onction priera Dieu de vous pardonner par la vertu de ce sacrement-là les péchés que vous aurez commis par vos yeux, par vos oreilles saintes, etc.
Breton
Fechejo d'e on daoulagad : ac en on deus sellet oby d-tangerus, a bropre da digas deomp songesono, desires etc. Dre on diou scarn : mar on deus chalaouet gant blijadur medisance, calomnie, discourso combel da garanter a d'eomm d'on nessan comzo dishonest etc. Dre on queno ac on Zeaud ; mar on deus commitet ar bec'het vil deus ar gourmandès en debru pe en eva ous n'em viri ; o téaud ac e n'an deo quet bet evel ma laret Sant Jacques, eur source a bob sort bec'hejo Universitas iniquitatis ; a bui noch eus quet servichit deusane evit seuill Dre oll ur goel comz, ar redisance an impurté, ar leadant, an imprecations ar blasphemo. na a veach a nerz deus o fassions n'e deus graet sortiat deus o queno comzo capabl d'a d'essanar in- d-e-te. Dre an Daouarn : hoares, laeronci, libertès criminalet. Dre an treid : Vanv, beajeo groet evit pec'hin a disonnet gant lesen Doue, allas gallout a ellet manter-darn ahanoc'h laret gant ar becherien e-deus a bere a comz ar fur Salomon : enem epuiset, enem souncet onp en hent ar bec'het ; a bera a chom quenne-hiru goude quement a boan lassati sumus in via iniquitatis. Examinit eta evvad naca bec'hejo oc'heus commitet dre o sancho. Mors per fenestras.
Français
Péchés de nos yeux : si nous avons regardé des objets dangereux, et propres à nous apporter des pensées, des désirs, etc. Par nos oreilles : si nous avons écouté avec plaisir la médisance, la calomnie, des discours contraires à la charité et au respect envers notre prochain, des paroles déshonnêtes etc. Par notre bouche et notre langue : si nous avons commis le péché vil de la gourmandise en mangeant ou en buvant outre mesure ; votre langue n'a-t-elle pas été comme le dit Saint Jacques, une source de toutes sortes de péchés Universitas iniquitatis ; et ne vous en êtes-vous pas servi pour souiller par de mauvaises paroles, la médisance, l'impureté, le mensonge, les imprécations, les blasphèmes. Combien de fois par la force de vos passions n'avez-vous pas fait sortir de votre bouche des paroles capables de scandaliser etc. Par les mains : jeux, vols, libertés criminelles. Par les pieds : Vains voyages faits pour pécher et déshonorer la loi de Dieu, hélas on pourrait peut-être pour certains d'entre vous dire avec les pécheurs dont parle le sage Salomon : nous nous sommes épuisés, nous nous sommes fatigués sur le chemin du péché ; et qu'est-ce qui reste après tant de peine lassati sumus in via iniquitatis. Examinez donc bien quels péchés vous avez commis par vos sens. Mors per fenestras.
Breton
Goudeze examinit ar bec'hejo o bezo commitet dre an oll facultes deus on ; dre o spered te, dre o memoar te dre o jugeamant it, dre o calon ousi ; en lizron anas an de deverio corompet. Ac evit anasout gant muioch a assurance ar bec'hejo oc'huis commitet dre oll sancho enem examinit war gourchemenou Doue ac ar Ilis. Chetu aman penos dleet enem examinar war gourchemenou Doue : Tremenit dre o spered an oll gourchemenou an eil goude e quile ; as examinit en bera oc'heus manquet d'o obligations en befini.
Français
Ensuite examinez les péchés que vous aurez commis par toutes vos facultés ; par votre esprit, par votre mémoire, par votre jugement, par votre cœur aussi ; en reconnaissant vos devoirs corrompus. Et pour connaître avec plus d'assurance les péchés que vous avez commis par tous vos sens, examinez-vous sur les commandements de Dieu et de l'Église. Voici ici comment on doit s'examiner sur les commandements de Dieu : Repassez par votre esprit tous les commandements l'un après l'autre ; et examinez en quoi vous avez manqué à vos obligations dans chacun.
Examen sur les Commandements de Dieu
Breton
Joar ad 1°. Un Doue-te. Saret dac'h ounan argourchemen man a ordren din credin en Doue, ameus-ere credet ennan evel ma eo dleet ; ac en nan beuz quet bet un dous bonus hoas eur soucion benac deus ar se ; a nam beuz quet bet a soñj professin ma fe dirac tud-maise ? Ar gourchemen-ze a ordren din esperin en Doue ; a laquel ameis ma honstanc ennan evel ma eo dleet ; ac en nam beus quet disentent deus e misericord a deue-ma-teltidiquies ? a en nan m-beus quet contet re vour a vadelez on devoffanci it ? Dre-f-re, presomption. Ar gourchemen a ordren din er cart Doue : ac en ambeus caret anezan evel ma eo dleet ; ac en nam beus quet caret ar grouadurian, ar madio, ar blijaduresio muioch evit Doue ; ac en ameus groet acto a garantè ; martaze e oc'h bet epad blavejo entier en stad a bec'het maro, a par consequant incapable da ober un act a garantè : obliget oc'h d'e da gart ma nessa te. Obliget oc'h d'e da rgourchemen ze da adorin Doue, ar dra a renferm an oll deveriou deus ar religion. na-a n'ach courcond. nam beus manquet d'an bedenno, d'on offern-te. Pa gadassaliha devotion ; mac a vlaffhe-m, nac a sacrifeg nac a superstition.
Français
1er Commandement. Un seul Dieu. Demandez-vous à vous-mêmes : ce commandement m'ordonne de croire en Dieu, ai-je cru en lui comme il est dû ; et n'ai-je pas eu un doute peut-être ou une soustraction de la foi ; et n'ai-je pas eu peur de professer ma foi devant les méchants ? Ce commandement m'ordonne d'espérer en Dieu ; et de mettre ma confiance en lui comme il est dû ; et n'ai-je pas douté de sa miséricorde et de sa bonté ? et n'ai-je pas compté trop sur sa bonté pour l'offenser ? Désespoir, présomption. Le commandement m'ordonne d'aimer Dieu : et l'ai-je aimé comme il est dû ; et n'ai-je pas aimé les créatures, les biens, les plaisirs plus que Dieu ; et ai-je fait des actes de charité ; peut-être avez-vous été pendant des années entières en état de péché mortel, et par conséquent incapables de faire un acte de charité : vous êtes obligés d'aimer votre prochain. Vous êtes obligés par ce commandement d'adorer Dieu, ce qui renferme tous les devoirs de la religion. Dans votre conscience, n'avez-vous pas manqué aux prières, à la messe ? Par fausse dévotion ; blasphèmes, sacrilèges ou superstitions.
Breton
Eil gourchemen. Hano Doue te. Doue a difensorecomp dre ar gourchemen-ze ar blasphemo, ar lodonet, an imprecations, discourd-nac a roir e ve tranguerr-et ar gourchemen santel-ze, nac a voez na brommet quet ar homzo-ze, bep momet, alies bep guid. disen ara on deveriouf ni zezamancho faus ac a darpuroa ; nac a bec'het commetet en un d-un gant an d-ud valeurus se pere a zo custum da touet Doue, a da brononc ar homzo-ze eze a lless Doue warn an dud chritan.
Français
2ème Commandement. Le Nom de Dieu. Dieu nous défend par ce commandement les blasphèmes, les serments, les imprécations, les discours où l'on méprise son saint commandement, combien de fois n'avez-vous pas prononcé ces paroles-là, à chaque moment, souvent à chaque pas. Désobéissant à nos devoirs par des serments faux et trompeurs ; péché commis souvent par les malheureux qui ont l'habitude de jurer par Dieu, et de prononcer ces paroles-là qui attirent la colère de Dieu sur les chrétiens.
Breton
Trede gourchemen. Ar Sullio-te. Ar gourchemen se a ordren deomp sanctifian an deiz santel deus ar Zul dre onire mad, ournim assistan en officio evel ma eo dleet : benos on deus assistet en officio ac en instructions ? Na f-re-m ara de ourecomp ar labour, ep ar necessité extraordinaire.
Français
3ème Commandement. Les Dimanches. Ce commandement nous ordonne de sanctifier le saint jour du Dimanche par de bonnes œuvres, en assistant aux offices comme il est dû : comment avons-nous assisté aux offices et aux instructions ? Nous interdit de faire le travail, sans une nécessité extraordinaire.
Breton
Petaret gourchemen : Da tad, da vam, de gouelomp arin aneus manquet d'argaranté, d'ar respect a d'an obeissance a dleanp d'on Zad a d'on mam, d'on mastr a d'on mastres : de An tado a ar mamo, ar mastr ac ar mastres a zo iv obliget da reillat d'e-
Français
4ème Commandement. Ton père, ta mère. Voyons si l'on a manqué à la charité, au respect et à l'obéissance que l'on doit à son Père et à sa mère, à son maître et à sa maîtresse : Les pères et les mères, les maîtres et les maîtresses sont aussi obligés de veiller sur eux.
Breton
Cempet gourchemen : Ar gourchemen man a difensurecomp lazari, ober drouc da den-bet, na caout hoant d'en ober ; difen a ra Scandaliza ac insultin on nessan. etc.
Français
5ème Commandement. Ce commandement nous défend de tuer, de faire du mal à quelqu'un, ou d'en avoir le désir ; il défend de scandaliser et d'insulter son prochain, etc.
Breton
C'houec'hvet Gourchemen. Na hoanta dra luxurit etc. Ar gourchemen man a difensurecomp ar bec'hejo dishonest, an desires : goelet a bui ameus groet netra a quemet a rae dac'h bruia dirac Doue a dirac an dud. Doue n'an deo quet nem-goulen-tet deus eur gourchemen-et defensurecomp ar bec'het se : etc.
Français
6ème Commandement. Ne désire pas de luxure etc. Ce commandement nous défend les péchés déshonnêtes, les désirs : voyez si vous n'avez rien fait qui vous fasse rougir devant Dieu et devant les hommes. Dieu n'est pas seulement mécontent de l'acte, mais il défend le péché etc.
Breton
7°. Gourchemen. Dommag-ebet da den-bet. Ar gourchemen se a difen ourecomp ober gaon d'on nessan en e d-vas temporel. Dre laeronci, injustice, servitied nac a bec'het a gommet-ise bember enep d'ar gourchemen-ze ; a deus a bere na deu d'en da n'em accusen.
Français
7ème Commandement. Pas de dommage à personne. Ce commandement nous défend de faire du tort à notre prochain dans ses biens temporels. Par vols, injustice, services ; que de péchés on commet contre ce commandement-là ; et dont on ne vient pas s'accuser.
Breton
8°. Gourchemen. Guened nane f-fals testerni-te. Bezañ en n'on deus quet a fals testeni ? ac en n'on deus quet laret querio, calomne, laret trao evit lacut an disunion ebars ar familho ; ac en n'on deus quet groet a jujamancha temer-? Chetu are ar march a ellit da heuil evit gourchemen an Iles ac ar bec'hejo capital.
Français
8ème Commandement. Témoignage faux. Voyons si nous n'avons pas fait de faux témoignage ? si nous n'avons pas dit de paroles, de calomnie, dit des choses pour mettre la désunion dans les familles ; et n'avons-nous pas fait des jugements téméraires ? Voilà la marche que vous pouvez suivre pour les commandements de l'Église et les péchés capitaux.
Les obligations d'état et les mauvaises habitudes
Breton
On bale-ech-ls a dlean deomp bean baros a tleonp-vi enem examinan war obligations Doue on stad. Pepherin aneus deverio da remplissen harvez ar gang an d-ud dous an Doue : eur labourer, un artisan, eun tad eur vam, eur buguel eundamentig aneus deverio da remplissen harvez o hondition ac o harg. obliget onp te d'an-ni examinan d'on obligations deus on stad. Bean zo tud ace ver erfad d'ol particulierum ; mas evel tad a mam a rai-m-u-o-tilsidiques evel mastr a mastres eze rapplissant quet o deverio ac enem gollont e o unan our nem leset anezo da n'em goll : plijet gant Doue, hag all, enem acquitach evel ma eo dleet deus ar garg important an deus roet Doue dac'h ; na elf'et quet laret nan dac'h o-met-trant-et it.
Français
Nous devons aussi voir et nous examiner sur les obligations de notre état. Chaque pécheur a des devoirs à remplir suivant le rang des gens devant Dieu : un laboureur, un artisan, un père, une mère, un enfant a des devoirs à remplir suivant sa condition et sa charge. Nous sommes obligés de nous examiner sur les obligations de notre état. Il y a des gens qui voient bien chez les particuliers ; mais en tant que père et mère manquent à leurs devoirs, en tant que maître et maîtresse ils ne remplissent pas leurs devoirs et se perdent eux-mêmes en les laissant se perdre : s'il plaît à Dieu, acquittez-vous comme il se doit de la charge importante que Dieu vous a donnée ; vous ne pourrez pas dire que vous n'en étiez pas instruits.
Breton
Dleout a ret hoas enem examinan war o habitujo fall : dre habitujo fall e intentat ar fauche d'on agor m-temp alies, bemidier, be-quem l-it-goet a rea quatempan occasion. Evel ar enem laca en coles pa de-er-distiran tra de quenan ; a re a antruter en o halon un bastion benac ; ar re o devoz songasono fall en Bar a quemeront plijadur ; ar re lar comzo fall ar re enem vat ar re drouc comz d'eus on nessan. An habitujo fall ze a beren deud nus baddiion fall benac ; examinat e a anavout, mare reomp quet d'ezo, tachomp d'on enem d'isober d'ionti, ac a vo-onp- bènose na- a va a- o- rouent Doue on bec'hejo.
Français
Vous devez aussi vous examiner sur vos mauvaises habitudes : par mauvaises habitudes on entend les fautes où l'on tombe souvent, chaque jour, chaque fois qu'on en a l'occasion. Comme ceux qui se mettent en colère pour un rien ; ou ceux qui laissent entrer dans leur cœur une passion quelconque ; ceux qui ont des pensées mauvaises et qui y prennent plaisir ; ceux qui disent des paroles mauvaises, ceux qui jurent, ceux qui disent du mal de leur prochain. Ces mauvaises habitudes là viennent de quelque mauvaise inclinaison ; examinez-les et reconnaissez-les, si nous n'y prenons pas garde, tâchons de nous en défaire, sinon nous ne recevrons pas de Dieu le pardon de nos péchés.
Péroraison
Breton
Chetu are penos e tleet enem examina : groet o examen gant cals a soign, ep espergi na bean nac-en-rod-questiono deus o ind : groet an examen ze gant reguil a gant cals a bredanc : groet an surtout gant eur galon gontritet a glachar-it : ac ous n'em voelet an nombr bras a bec'hejo a bere e och enem rent-et coupabl goelet gant ar prophet Jeremie vae o malheurs. O ma-i-he bera achous groet deus a quen led a hrac'o ! Select-e cou et onp innocenc ar l-a recevet ar vad di-ocean ma speroa receut an absolven : En em souillet out goude bean bet quen caër a quen brillant : Quomodo obscuratum est aurum et mutatus est color optimus ; Select-e rastag an deud groet ar bec'het ebars on ind : offancet ameud ma Doue : Peccavi Domino : Piou a roio d'am daoulagad trou-ruselen a daëro evit goulan nos deiz ar malheus ameus bet ? Quis dabit oculis meis fontem lacrymarum, et plorabo die ac nocte!
Français
Voilà donc comment vous devez vous examiner : faites votre examen avec beaucoup de soin, sans vous épargner sur vos questions : faites cet examen avec règle et avec beaucoup de prudence : faites-le surtout avec un cœur contrit et avec douleur : et en voyant le nombre de vos péchés dont vous vous êtes rendus coupables voyez avec le prophète Jérémie vae ô malheurs. Ô mon âme qu'as-tu fait de tant de grâces ! Nous avons perdu l'innocence que nous avions reçue, la grâce dont mon esprit avait reçu l'absolution. Nous nous sommes souillés après avoir été si beaux et si brillants : Quomodo obscuratum est aurum et mutatus est color optimus ; voyez la tâche que le péché a faite en notre âme : j'ai offensé mon Dieu : Peccavi Domino : Qui donnera à mes yeux des ruisseaux de larmes pour pleurer jour et nuit les malheurs que j'ai eus ? Quis dabit oculis meis fontem lacrymarum, et plorabo die ac nocte!
Breton
Pecher malleurus ! bera a respontin d'am barner pa deuo da sondin ar honsianc gant ar brassan reguierd Quid sum missi tunc dicturus. Ar enoy-e da evitan bean barnet gant rigueur, eo da n'em varn ni on unan quita ma onp war an douar. Discouet ameus dac'h penos e tleet ober an examen se, evit preparin Doue do accordin dac'h o bardon dre ar Sacramant ar binigen : goelet nac a govisiouno fall noc'heuz quet en defaut da vean enem examinat gant an oll soign ac an oll bredanc possible.
Français
Pécheur malheureux ! que répondrai-je à mon juge quand il viendra sonder ma conscience avec la plus grande rigueur Quid sum miser tunc dicturus. Le moyen de ne pas être jugé avec rigueur, c'est de nous juger nous-mêmes pendant que nous sommes sur la terre. Je vous ai montré comment vous devez faire cet examen, pour préparer Dieu à vous accorder son pardon par le Sacrement de la pénitence : voyez combien de confessions mauvaises vous n'avez pas faites faute de vous être examinés avec tout le soin et toute la prudence possibles.
Breton
Deomp eta hag all, do reparin quita ma ellonp ober ? Pa - ma Doue tremen a reomp on oll blavejo dre on spered gant quen a glachad : Recogitabo tibi annos meos in amaritudine animæ meæ. An examen ze a roou d'am honsianc ar Peoc'h ac an Tranquilli Ecce in pace amaritudo mea amarissima : Evelse, Doue a misericord e tebareet ma ene deus ar maro eternel Eruisti animam meam ut non periret. Fa ma Doue, pa voeloat ma resolutiono mad arguer a cargla-cher ameus do bezo offancet, a ancouait ma fechejo ac a accoidit din ar bardon.
Français
Allons donc, pour le réparer pendant que nous le pouvons encore ? Ô mon Dieu, nous repasserons toutes nos années dans notre esprit avec tant de douleur : Recogitabo tibi annos meos in amaritudine animæ meæ. Cet examen donnera à ma conscience la paix et la tranquillité Ecce in pace amaritudo mea amarissima : Ainsi, Dieu de miséricorde, vous avez préservé mon âme de la mort éternelle Eruisti animam meam ut non periret. Oui mon Dieu, quand vous verrez mes bonnes résolutions et la douleur que j'ai de vous avoir offensé, vous oublierez mes péchés et vous m'accorderez le pardon.