L'Église, dans sa signification générale, comprend la société des fidèles de tous les temps ; notre tâche se renferme dans les bornes de l'Église chrétienne. Pour apprécier l'économie de la sagesse de Dieu, qu'on se rappelle le renversement de l'ordre primitif causé par le péché ; le genre humain en proie à l'ignorance, devenu le jouet de ses passions, dépouillé de noblesse, de sentiment, dégradé, affaibli, indigent et malheureux. Qu'on se rappelle les fonctions intellectuelles paralysées, les idées obscurcies, la faculté de la raison absorbée dans les sens.
Aussi lorsque le christianisme parut dans le monde, il se vit obligé de réédifier l'édifice social, sapé dans ses fondements ; il trouva bien des erreurs à détruire, bien des opinions, bien des préjugés à combattre. À cette époque, le genre humain ne vivait que dans le plaisir des sens ; chacun se faisait la religion qui convenait le mieux à ses penchants. Celui-ci plaçait le bonheur et la vertu dans la débauche, la bonne chère, et la volupté ; celui-là dans ce qui pouvait contribuer à augmenter sa fortune, à faire briller l'éclat de sa gloire et de sa réputation.
Mais qu'avait le christianisme à opposer à cet attrait enchanteur qui n'offraient au cœur de l'homme ni contrainte, ni tourment ? Les rigueurs de la pénitence, la fatigue du travail, le renoncement à soi-même, la cendre, les cilices, des mortifications en tout genre. Voilà quelles étaient les armes avec lesquelles l'esprit cherchait à conquérir l'univers et à gagner les cœurs. Mais les moyens qu'il employait étaient plus propres à exaspérer les esprits qu'à se les concilier.
Aussi dès qu'on entendit parler de cette doctrine singulière, on se souleva contre elle dans toutes les parties de l'univers. Les empereurs la combattirent par politique, les sages et les philosophes par orgueil, le monde froissé dans ses passions la persécuta dans tous les temps, tantôt par la puissance, tantôt par la doctrine, et toujours par son esprit. Dans ces persécutions, le christianisme s'est toujours montré plus fort que le monde, par un effet merveilleux d'un ordre invariable de la Providence, prédit par Jésus-Christ : « Mais ayez confiance, j'ai vaincu le monde. » Sed confidite, ego vici mundum.
À peine le christianisme a-t-il commencé à se répandre dans le monde, qu'il se vit en butte aux attaques de millions d'ennemis. De violentes persécutions s'élèvent contre les propagateurs de cette religion, et contre ceux qui osent l'embrasser et la professer. On a recours à tous les moyens pour tâcher d'extirper dans son berceau une doctrine si peu conforme aux penchants corrompus de l'homme qui jusque là n'avait pensé qu'à satisfaire sa volupté, ses plaisirs. Voyez pendant trois siècles entiers les maîtres du monde déployer toute leur puissance, épuiser la rigueur des tortures et l'horreur des supplices contre des vieillards, des femmes, des enfants… Entendez sous l'Amphithéâtre retentir ce cri barbare : « Les chrétiens aux lions ! »
On les regardait comme de sacrilèges déserteurs, et des ennemis publics : tous les ordres de l'État, étranger, père, mère, frère, sœurs, tous se déclaraient contre eux. Et s'ils avaient le courage de mépriser leur tendresse déplacée, ils se voyaient prisonniers, relégués dans les déserts, exclus des charges et des honneurs. On leur faisait subir tous les raffinements d'une cruauté inouïe : les feux lents, les grils embrasés, les huiles bouillantes. On sciait les uns, on écorchait les autres tout vivants ; plusieurs étaient enduits de bitume, après quoi on y mettait le feu pour éclairer Rome pendant la nuit. Ô cruauté incroyable ! Mais l'histoire est là…
Voyez toutes les provinces couvertes d'échafauds, où l'on immole par milliers ceux qui refusent de revenir à leur premier égarement. Voyez la terre durant l'espace de trois siècles inondée du sang de plus de douze millions de martyrs.
Vous aussi avez cru le christianisme immolé dans son berceau. Mais non. Il marche tête levée au milieu des torches, des échafauds, des tourments les plus cruels ; il triomphe des mesures de ses adversaires, et fait tomber le fer meurtrier de la main de ses bourreaux. Des vieillards, des petits, de tendres vierges couraient à l'échafaud et aux bûchers ; des enfants qui bégayaient à peine, ont prononcé les premières paroles qu'ils avaient articulées pour confesser Jésus-Christ et demander le baptême. Les ministres de la tyrannie se convertissaient, et devenaient martyrs à leur tour. La Croix règne sur le monde étonné ; du fond des catacombes et des prisons, elle s'élance et va se placer sur le front des empereurs et des rois. Elle brille dans Rome, jusque dans le palais des Césars. Jupiter banni du Capitole et le Champ de Mars devient le boulevard de la chaire apostolique. La Croix est élevée en triomphe sur le faîte des palais, sur les portes des villes ; la Croix brille dans les temples, sur les autels, dans les habitations mondaines comme dans l'asile de la religion. C'est ainsi que le christianisme triomphe des puissances du monde.
Après avoir couronné le triomphe du christianisme, examinons la funeste mort de ses persécuteurs. Je n'ai pas besoin de rappeler à votre souvenir la fin de Néron et de Domitien ; le premier, condamné par le Sénat à être précipité du haut de la Roche Tarpéienne, et à être traîné tout nu dans les rues de Rome, pour se soustraire à cette condamnation infamante, se vit obligé de s'enfoncer un poignard dans la gorge ; le second, malgré ses précautions, fut assassiné par un affranchi de Domitia. Vous citerai-je la triste fin de Sévère, prince irréprochable s'il n'eut point armé un édit contre le christianisme ; le malheur où se précipita Dèce, le revers à jamais mémorable de Valérien, devenu l'esclave d'un roi barbare, qui en fit son jouet le reste de sa vie, et qui en prolongea l'opprobre en le faisant écorcher après sa mort ? Tirons le rideau sur la funeste mort des autres persécuteurs, et surtout sur ce triumvirat sacrilège d'une persécution de dix ans.
À la persécution du glaive que le monde avait exercée, s'ajouta celle de la doctrine et des sophismes. La puissance des ténèbres ne pouvant éteindre la lumière, s'arme de nouveau pour la dénaturer et l'obscurcir. Elle a recours à l'esprit d'erreur et de mensonge pour attaquer les points fondamentaux de notre foi. Elle veut par un Manès détruire l'unité de Dieu ; par un Arius la divinité de Jésus-Christ ; par un Macédonius la divinité du Saint-Esprit ; par un Pélage la nécessité de la grâce du Rédempteur. Elle essaie aussi d'ébranler la foi du mystère de l'Incarnation et de la maternité divine de la Sainte Vierge ; et pour cela elle se sert des Nestoriens et des Eutychéens. Tremblez, mes frères, à la vue de ces flots de novateurs qui menacent de répandre sur votre foi un voile obscur d'erreurs et d'hérésie. Que votre crainte soit sublime de confiance et vous serez victorieux, vous triompherez de la perfidie du monde et de sa doctrine antichristianisme.
Déjà j'aperçois l'étendard de l'hérésie s'arrêter et prendre la fuite, à la voix d'hommes puissants en œuvres et en paroles suscités par la providence divine. Tel qu'une colonne inébranlable au milieu des ruines qui l'entourent, Athanase lutte seul contre l'univers. Pendant une longue vie, il fut le fléau de l'arianisme et le principal rempart de la foi catholique. Après lui, paraissent à la tête des bannières du catholicisme, un Hilaire, un Basile, un Grégoire de Nazianze, dont les vertus et les talents contribuèrent beaucoup à la chute de l'arianisme en Orient. Soutenus par le secours d'un saint Cyrille d'Alexandrie, dont le zèle éclata contre les Nestoriens jusqu'à les dénoncer au Pape saint Célestin, et à provoquer la réunion d'un concile à Éphèse en qualité de légat du Saint-Siège, il présida à leur condamnation. Saint Augustin, le flambeau de l'Église dans la recherche et dans la condamnation des erreurs subtiles de Pélage ; car à ce sujet, un concile se tint à Carthage contre le Pélagianisme et ses adhérents. Les évêques de ce concile écrivirent au Pape saint Innocent qui confirma leur sentence et excommunia les Pélagiens. Après ce décret du Pape, saint Augustin regardait la cause comme terminée, et d'un cri de victoire il s'écrie : « Rome a parlé, la cause est finie. » C'est ainsi que les sectaires en voulant corrompre la religion, ont prouvé sa divinité et l'ont fait triompher.
À diverses époques, tous nos dogmes ont été attaqués. Il ne restait plus à notre siècle qu'à vouloir ébranler les vérités éternelles, base nécessaire de toute morale et de toute société. Par la nature même de l'esprit humain, aux hérésies devait succéder l'incrédulité. Cette philosophie désolante qui anéantit tout principe ne laisse aux hommes ni dogmes, ni langage commun pour s'entendre. Les suffrages de toutes les passions, l'enthousiasme de la nouveauté semblaient assurer le triomphe de cette philosophie. Des tonnerres d'applaudissements retentissaient dans tout l'univers. Qui a changé ces cris d'applaudissements en cris de détresse ? Qui a résisté au monde ? Qui a fortement réclamé les droits de Dieu, ceux des rois, ceux de l'humanité ? Je n'ai pas besoin de vous le dire, c'est la Religion. Celle qui a triomphé de l'erreur, qui s'est montrée incorruptible. Celle que Fénelon et Bossuet ont défendue. Le génie humain s'est égaré dans ses propres lumières ; le christianisme seul reste immobile et assuré dans sa foi.
Le christianisme reste ; mais tout change autour de lui. Il voit les maîtres de l'erreur se séparer et se combattre, dès qu'il s'agit d'établir les premiers éléments de la morale. Il voit le monde passer en peu d'années du christianisme au déisme, du déisme à l'athéisme et de l'athéisme au doute général et à une indifférence absolue. Le christianisme voit les trônes se renverser, les sceptres se briser, les royaumes, les empires se succéder d'âge en âge, de générations en générations, et lui, immobile, il assiste de front à ces bouleversements. Ces systèmes paraissent, dominent et s'évanouissent, comme on voit les flots de la mer s'élever, s'entrechoquer et disparaître. Le christianisme, fondé sur la pierre inébranlable, tient dans sa main la vérité qui l'éclaire, la vertu qui fait son bonheur et qui l'unit par cette chaîne non interrompue de siècles à l'immense suite des enfants de Dieu.
Le monde a éprouvé le christianisme par son esprit de curiosité qui, suivant les temps et les circonstances, s'est divisé en mille ramifications variées. L'esprit de notre siècle est celui de l'indifférence ; genre funeste de persécution à laquelle la foi ne résiste qu'avec peine. L'indifférence, dernier terme de la dégradation morale, triste signal de dissolution et de ruine, sommeil de mort qui dégrade et flétrit les âmes, et les rend également incapables des hautes pensées de la foi et de la sublime élévation des vertus chrétiennes ! Non, les efforts de l'impiété n'auraient servi qu'au triomphe de la Religion, si l'indifférence — cette doctrine détestable — n'eût levé l'étendard de la révolte contre Dieu et contre son Christ. Voyez-la s'accroître et s'étendre avec une effrayante rapidité, entraînant dans l'abîme tous les âges, toutes les conditions, tous les peuples ! Voyez cette maladie contagieuse s'emparer de l'enfant presque au sortir du berceau, voyez-la lui prodiguer des caresses multipliées mais perfides, et ayant soin de lui dérober à ses regards la profondeur incommensurable de l'abîme sur le bord duquel elle le promène, lui faire passer des jours de récréation et de plaisirs. Voyez-la voler d'une extrémité du monde à l'autre, du pôle Arctique jusqu'au pôle Antarctique. Si vous êtes sages, fermez-lui la porte de vos maisons ; fermez-lui la porte de votre cœur.
Vous entendrez peut-être l'infortuné qui en est atteint vous adresser quelques paroles captieuses dans l'intention de soulager sa douleur, en épanchant dans votre cœur une partie de son mal. Vous l'entendrez peut-être vous répéter ce sophisme paradoxal : « Je ne m'astreins à aucune profession de foi particulière ; mais j'ai un vaste symbole qui renferme les croyances de tous les peuples. Je ne suis ni chrétien, ni Musulman, ni Juif, ni Païen ; mais je suis tout cela à la fois. En fait de religion, sans examen, j'honore et je respecte tout. » Mieux vaudrait dire, mon cher ami, je méprise tout en fait de religion. Car enfin qui ne discerne rien n'estime rien ; et si vous aimez tous les hommes également, vous êtes sans ami ; et si toutes les religions vous sont égales, vous êtes sans religion. Car qu'est-ce que la religion ? Elle est le lien de soumission et de dépendance qui unit l'homme à la Divinité, le code sacré des devoirs qu'il a à remplir envers elle, l'hommage suprême par lequel il reconnaît son souverain domaine sur toutes les créatures. Or, où est le lien qui vous attache à la Divinité, vous qui êtes neutre et indifférent en tout et sur tout ? Vous qui vous affranchissez de tout culte : car le grand culte universel que vous professez n'a ni temple ni autel, ni prêtre, ni rite, ni sacrifice. Mais pourquoi vouloir éveiller celui qui dort son sommeil de mort ?
Cependant je ne puis m'empêcher de trembler quand je vois cet infortuné sous la main de Dieu, en proie au malheur, aux souffrances, aux persécutions. Alors il lève les yeux vers le ciel où habite le Dieu qu'il a méconnu. Mais j'aperçois l'indifférence s'approcher pour récompenser son adepte. Elle tient d'une main le poignard et de l'autre le poison ; elle lui adresse un insultant sourire. « Choisis, voici le secret d'échapper aux maux de la vie… » Quel triste passeport pour l'éternité ! Pour ce chrétien parjure qui, né dans l'Église de Jésus-Christ, sorti d'une longue chaîne de générations fidèles, marqué de son sceau par le baptême, nourri dans son enfance de sa Parole et de ses sacrements, instruit de la sainteté de ses lois et de la sublimité toute divine de son culte, a eu le malheur de vivre dans la secte de l'indifférence et d'en être la victime. Pour éviter un pareil inconvénient, rappelons-nous qu'un chrétien zélé est plus fort que le monde. Pour cela nous avons besoin de secours.
Voilà le signe qui nous rendra victorieux, qui nous donnera de la force et du courage ; le Signe de notre rédemption. Voilà le Labarum de notre foi, de notre espérance et de notre amour. Puisse-t-il nous rallier tous, nous faire marcher par le même chemin à la voix d'un même Pasteur. Puisse-t-il faire rentrer dans le sein de l'Église ceux qui en sont malheureusement sortis ; nous réchauffer tous dans le sein de la tendre mère qui a nourri notre vigoureuse enfance. Puisse-t-elle nous réunir dans le sein de sa vérité, dans la conformité de croyances et de vertus, afin qu'après avoir été un vrai chrétien sur la terre, nous soyons du nombre des vrais élus dans le ciel.
Le cœur du pécheur gémit profondément, en voyant le mécréant, avide d'un bonheur sans bornes, s'agiter en tout sens pour le trouver. Il le poursuit partout, dans les profondeurs de son âme, dans ses semblables, dans la nature, dans la concupiscence de la chair, dans la concupiscence des yeux, dans l'orgueil de la vie. Il cherche ce bonheur sans relâche, il l'appelle, il l'implore, ce fantôme insaisissable, mais c'est en vain ; il ne le rencontre nulle part.
L'âme du juste se dilate par la foi, en voyant le chrétien lever les yeux vers un autre séjour. C'est là que doit se réaliser l'objet de nos désirs, c'est là que notre âme altérée d'un bonheur sans nom étanchera sa soif ardente à une source inépuisable. Le chrétien le méritera en sanctifiant son séjour sur la terre. Cette loi est gravée au fond de son cœur. Et en lui obéissant, il obtiendra le bien-être intérieur, le calme et la paix de la conscience, l'estime et l'approbation de son semblable.
Oui, bien-aimés frères, conservez religieusement cette foi antique qui, pendant tant de siècles, a fait votre force, votre félicité, votre gloire ; c'est la plus belle auréole qui puisse briller sur le front de l'homme. Aussi longtemps que vous resterez fidèles à ses dogmes, à ses maximes, vous serez l'objet des complaisances de votre Dieu, et il répandra sur vous l'abondance de ses grâces. Pour nous, nous rendons grâce à Dieu toutes les fois que nous nous souviendrons de vous, et nous ne faisons jamais de prières sans ressentir une grande allégresse de ce que vous avez reçu l'Évangile, et de ce que vous y avez persévéré depuis qu'il vous a été annoncé jusqu'à ce jour. Nous avons une ferme confiance que celui qui a si heureusement commencé l'œuvre de votre salut, l'achèvera et le perfectionnera jusqu'au jour de l'avènement de Jésus-Christ.
C'est aujourd'hui notre joie et notre couronne. Demeurez fermes dans le Seigneur. Saluons cette grande semaine, qui nous rappelle le drame lugubre de la Passion et de la mort de Jésus-Christ. Réunissons-nous sur la montagne arrosée du sang d'un Dieu ; purifions-nous de nos souillures dans ce bain sacré. Puisons-y des espérances de vie et d'immortalité, et le gage de la résurrection glorieuse.
Familiarisons-nous avec la pensée de la mort, surtout pendant la sainte Quarantaine, afin de nous y préparer par le jeûne, la pénitence, et toutes les œuvres de justice et de charité que Dieu exige de nous. Tenons-nous prêts à rendre compte à Dieu de toutes nos actions dans le moment du dernier jour ; trouvant la force et l'assurance, nous répéterons pendant cette sainte heure, ce qui est digne d'un vrai chrétien : « Seigneur, faites-moi obtenir par mes pénitences, mes sacrifices, mes prières, la grâce de mourir comme les amis de Dieu. » Moriatur anima mea morte justorum !
Athanase s'élève comme un soleil resplendissant et sans tache, depuis son lever jusqu'à son coucher, ou plutôt Athanase est un astre qui ne connaît pas de couchant et qui continue de resplendir à travers les siècles d'une lumière pure et vive. Rien n'échappe à l'éclat de ses rayons. L'arianisme a beau s'entortiller de subtilités, déguiser, changer de langage suivant les temps et les circonstances, Athanase avec sa dialectique à deux tranchants pénètre d'un seul coup jusqu'au cœur de l'hérésie, fait voir à tout le monde qu'elle condamne les prophètes, les martyrs, tous les saints, qu'elle fausse les Saintes Écritures, et foule aux pieds la tradition chrétienne. Les Orientaux s'irritent, les empereurs eux-mêmes bouleversent l'Église et l'empire par des violences de persécutions ; Athanase est toujours ferme, toujours calme.
Souffre-t-il persécution pour l'Église ? Il se cache, tantôt dans le tombeau de son père, tantôt dans les déserts de l'Égypte, où il fait briller une lumière tout sublime de divinité.
Les années blanchissant ses cheveux et brisant son corps ne purent éteindre cette âme de feu, son zèle et sa charité.