Sermon Méditations sur les fins du monde et sur l'éternité de Dieu

Ah ! Pourquoi par des personnes qui ont reçu la même éducation que nous, qui ont continuellement sous les yeux le monde rempli de l'édification, il s'en trouve malheureusement plusieurs qui n'ont pas conservé la même foi, le même respect, le même amour, pour Jésus-Christ dans le christianisme ? Serait-ce le vent du respect humain et des passions qui, après avoir vibré jusque dans les fondements de Dieu et de leur conscience, l'auraient enfin renversée, et n'auraient de tant d'écoles laissé que des décombres et des débris ? Mon cher Frère, hâtez-vous de recueillir de tels débris sacrés. Eh bien, reculeriez-vous devant ce mot : Mystère !!! (?) Mais reculez donc d'épouvante devant vous-mêmes.

Oui, Jésus-Christ votre Sauveur et le mien réside sur cet Autel sous les apparences du pain. Oui au pied de ce sanctuaire se prosternent tous les jours des personnes dont l'abandonnement non seulement surpasse mais encore la naissance, les connaissances et les qualités... Au pied du tabernacle ont été guéris, consolés, soulagés bien des cœurs profondément ulcérés, des cœurs brisés par les barbares traits des malheurs de toute espèce. Oui bien des chrétiens, vos pères, vos mères, vos frères, vos sœurs, vos amis, vos parents ont adoré Jésus-Christ dans ce sacrement de son amour, ont épanché leur cœur dans le cœur de Jésus-Christ sans être pour votre salut.

Mes frères, faisons de même cet acte de foi, et répétons-le souvent ; et cet acte de foi nous portera sans crainte, nous le porterons même avec confiance devant ce souverain juge qui sera Jésus-Christ. Mon Dieu, le fruit de cette solennité, de cette instruction sera Votre triomphe dont mon cœur... Jésus-Christ gravera en caractères ineffables et étincelants de votre amour pour moi daignez bénir cette heureuse disposition. Hâtons cet acte de notre adoration que nous n'irons porter sans crainte, nous dirons avec confiance au pied du souverain juge.

Mettre toute la jeunesse d'un grand Royaume dans le péril imminent et à peu près inévitable d'embrasser pour toute croyance un doute affreux sur toutes choses, sans athéisme mal déguisé, de multiplier les moyens les plus despotiques pour étouffer le fruit des dispositions loyales qui entretiennent le cœur. C'est-à-dire maintenant sur la terre l'idée de Dieu, la crainte de Dieu, l'amour de Jésus-Christ par le péché.

Au crayon très pâle est écrit : etude critique et historique sur le nationalisme contemporain par l'abbé D. Vutriger = le goffic