Quaeretis me, et in peccato vestro moriemini

Sermon bilingue — breton du XIXe siècle / traduction française

Quaeretis me, et in peccato vestro moriemini. Clasq a reet ahanon, hac o verveut ebarz en o pec'het. Joannes 8.

Breton

Chetu aze ar zetance terribl a dress Jésus-Christ d'un bobl pehini a quere meurbet, a pehini a nese carguet deus e braco. Pobl ingrat, emean, Pera n'am beus quet groet, a Pera na ranquet bemdez d'e interest, a d'e garantez evidonc ? Disquennet on voar an douar evit prozeg dit ma lesen, e froued am beus dre veur a graço. Abouez sel amzer e essaan da honit, a na houlenez quet. Arruvet a rai un amzer en pehini e clequi ahanon, a n'am heveguet ; Arruvet a rai un amzer en pehini as pezo hoant da ober finijen, a na elliquet en obi : ac o varvi ebarz da buhet Quaeretis me, et in peccato vestro moriemini.

Français

Voici là cette sentence terrible que Jésus-Christ adresse à un peuple qu'il aimait beaucoup, et qui était chargé de ses bienfaits. Peuple ingrat, dit-il, qu'est-ce que je n'ai pas fait, et que ne fais-je chaque jour pour ton intérêt et pour mon amour pour vous ? Je suis descendu sur la terre pour te prêcher ma loi, et j'en ai porté les fruits par maintes grâces. Depuis tant de temps j'essaie de te gagner, et tu ne veux pas. Il arrivera un temps dans lequel tu me chercheras, et tu ne me trouveras pas ; il arrivera un temps dans lequel tu auras envie de faire pénitence, et tu ne pourras le faire : et tu mourras dans ta vie Quaeretis me, et in peccato vestro moriemini.

Breton

Mas pa ve question da fiscañ an amzer en pehini llet affectuic dre o conterrio promesseo quen caër prononcet d'itaal leu an tad : chetu aze ar boent essentiel. Boent mat pehini na ellont quet enem intent. Darn a laretinos e renquont hoat gortoz da n'em gonvertissañ, a venos na ellont quet renonc quen abret da fligadurezo, da asaman dre it... Darn venos o deus amzer avoale'h da servichin Doue avoc fin o buiz. Evolse e ret tevel ar remorgio deus o conssianc, ac o viret on dunic voar o conterrio da dont. Mas me a deu d'o avertissañ gant an Apostol sant Paul venos e ce voant d'ac'h d'e finiz : hora est de somno surgere : a venos enem laqueet en ur stad pitoyabl o differin o conversion.

Ah Doue, comet hui o unan ous calon ar bec'het. En goulen aran dre intercession etc.

Français

Voici là aussi cette sentence déplorable prononcée contre tant de pécheurs qui s'écartent pendant leur vie de la voie du salut, qui diffèrent de jour en jour, d'heure en heure, le moment de rentrer, de rentrer en eux-mêmes et de se convertir. État pitoyable dans lequel on se trouve quand on y songe si peu, et qu'on refuse de se convertir. On vous parle de rentrer en vous-mêmes, de renoncer au péché, de retourner vers Dieu, et de se réconcilier avec lui ; et vous répondez que vous ne voulez pas mal faire, et vous faites vous-mêmes les promesses les plus belles et les plus consolantes.

Mais quand il est question de fixer le temps dans lequel vous affectez, par vos contraires promesses si belles prononcées devant le prêtre, [votre retour] : voici là le point essentiel. Point sur lequel ils ne peuvent s'entendre. Certains disent qu'ils doivent encore attendre pour se convertir, et qu'ils ne peuvent renoncer si tôt aux plaisirs, aux amusements etc... Certains pensent qu'ils ont assez de temps pour servir Dieu avant la fin de leur vie. Ainsi on fait taire les remords de sa conscience, et on remet son retour sur ses résolutions à venir. Mais moi je viens vous avertir avec l'Apôtre saint Paul qu'il est temps pour vous d'en finir : hora est de somno surgere : et que vous vous mettez dans un état pitoyable en différant votre conversion. Oh Dieu, venez vous-même dans le cœur du pécheur. Je le demande par l'intercession etc.

Breton

IARET a ret, Mes Breudeur, venos oc'heus hoant da n'em gonvertissañ ; mas laret a ret ive besos un affer quen important a houlenn reflexionio seriul, venos netra n'an deus oves a dressan, ac e arruo un amzer en pehini e ellfet gant muioc'h a facilite enem rein da Doue ac enem gonvertissañ. En laret a ret, ac e credet voat raisonni quen d'an differin o conversion gant assuranç.

Mas enem dromplan a ret, Mes Breudeur en Jésus-Christ, a n'ac enem dromplan on eur façon dangeruz meurbet. Nac netra a muioc'h dangerus, netra a muioc'h criminel, netra a muioc'h perniciez evit n'an deo differin on honversion, a deiz da deiz, a heur da heur etc.

Français

Vous dites, Mes Frères, que vous avez envie de vous convertir ; mais vous dites aussi qu'une affaire si importante demande des réflexions sérieuses, que rien n'est plus pressant, et qu'il arrivera un temps dans lequel vous pourrez avec plus de facilité vous donner à Dieu et vous convertir. Vous le dites, et vous croyez bien raisonner pour différer votre conversion avec assurance.

Mais vous vous trompez, Mes Frères en Jésus-Christ, et vous vous trompez d'une façon très dangereuse. Car rien n'est plus dangereux, rien n'est plus criminel, rien n'est plus pernicieux que de différer sa conversion, de jour en jour, d'heure en heure etc.

Breton

Netra a quioch dangerus : Mas differet o conterrion enem lequeet en un danger bras da n'em gonvertissan jamas. Perac ? Nac na voec'h quet betec an amzer oc'heus fixet evit o conversion. Netra a muioc'h incerten evit an den, evit an amzer da dont ; a mar ro Doue anezan dezañ na voas laqueet e tte bradout na venos elle finissan. Na leufe eur rebenac da laret d'ac'h venos voarben un nombr ag lateso indeterminet ar quer a En. Fa autramant ar res en antied a apparchanto dezañ e quema façh anezan evit un den brelatet, evit un den pehini a nese collet esperet.

mas o sotiz a zo cals muioc'h deplorabl a muioc'h criminel pa deit da rein un amzer dont pehini na apparchant quet d'ac'h, evit fondant nompas d'un affer temporel, mas d'un affer ar muiañ precil o'heus voas an douar, d'aret o ratorn ous Doue, o conterrion, o finigen, o selvidiguez, o éternité. Na feret eta quen, enem gonvertessan a rin gant an amzer, chanch a rin a vuez, bardonnin a rin d'am ennemied, renonc a rin d'an ti ze, d'ar bassun, d'ar blijadur criminel ze ; lacat a ringuerr en affero ma honscianc, ac e rin finigen.

Français

Rien n'est plus dangereux : car en différant votre conversion vous vous mettez dans un grand danger de ne jamais vous convertir. Pourquoi ? Car vous ne vivrez peut-être pas jusqu'au temps que vous avez fixé pour votre conversion. Rien n'est plus incertain pour l'homme que le temps à venir ; et si Dieu le donne à lui, on n'est pas certain de pouvoir le finir. Ne pourrait-on pas dire à vous que vous comptez sur un nombre de jours indéterminés au milieu de l'année. Sinon tout le monde en entier appartiendrait à lui et on le prendrait pour un homme insensé, pour un homme qui aurait perdu l'esprit.

Mais votre sottise est bien plus déplorable et plus criminelle quand vous venez donner un temps à venir qui ne vous appartient pas, pour le fondement non pas d'une affaire temporelle, mais d'une affaire la plus précieuse que vous ayez sur la terre, celle de votre retour vers Dieu, votre conversion, votre pénitence, votre salut, votre éternité. Ne différez donc plus : « je me convertirai avec le temps, je changerai de vie, je pardonnerai à mes ennemis, je renoncerai à cette maison, à cette passion, à ce plaisir criminel ; je mettrai de l'ordre dans les affaires de ma conscience, et je ferai pénitence ».

Breton

Nan, nen lent quen ; car mar las Doue a hanoc'h da vete an amzer ze, n'en gufeit quet. Mas bera assuranc oc'heus da vesan bete an amzer ze pezel quenuic'h evit o conterrio ? Doue ac an deus diganet un al d'un an ent evit en laret d'ac'h ? A mar n'an dussan quet bera a ell a assurin : etid on me na velan netra, nac er brofetet, nac en Apostol aguenit a alfe antretenin o confianc temerel.

Français

Non, n'attendez plus ; car si Dieu vous laisse jusqu'à ce temps-là, vous ne le trouverez pas. Mais quelle assurance avez-vous de vivre jusqu'à ce temps-là plutôt qu'un autre ? Dieu vous a-t-il envoyé un ange pour vous le dire ? Et s'il ne l'a pas fait, qui peut vous assurer : de mon côté je ne vois rien, ni chez les prophètes, ni chez les Apôtres, qui pourrait entretenir votre confiance téméraire.

Breton

Yaouanq oc'h, leun a nerr ac a iechet. Ah ! Mes Breudeur en Jésus-Christ, raisonnio trist, raisonnio vaout a tan ; Yaouanquid nerr a iechet. At marv na espar den- falhat a ra er distinction ar re Yaouang vel are goz, a re foul vel are greñ, ar re iach vel ar re glan. Kar no die jamas guelet o vervel dindan o laoulagad mamel tud Yaouanc, leun a nerr ac a iechet, tud deus o quarent, tud o mignoned, e vraic- exesabl. Mas leret din m'o pet a bera e comzet un alies ebarzer bed ? Doue a gavo an den Yaouanc hont, ar plac'h Yaouanc ze, bera a voa esperanç a consolation o famill ? Bars ar quaer man seulamant bet maro ar sort se n'un deul guit arruet aboue eut bloas ebquey. lest d'ac'h bet d'un a unan bras beañ oc'heus barren o famill maro eun den Yaouanc, eur plac'h Yaouanc da voelan. Et var veret, visitet ar beio enos ennfouret vennet vous-mors da beten vad e co marret arre pere azo enno o ober ofuchous Doue, ac e voelhet penoz e varv muioc'h a re Yaouanc evit a re goz. Fallout a allay da laret d'ac'h denat marteze e vevet bete an amzer oc'heus fixet evit o conterrio, mas ne venos marteze, na reet quet.

Français

Vous êtes jeunes, pleins de force et de santé. Ah ! Mes Frères en Jésus-Christ, tristes raisonnements, raisonnements vains et faux ; jeunesse, force et santé. La mort n'épargne personne - elle ne fait pas de distinction entre les jeunes et les vieux, entre les faibles et les forts, les sains et les malades. N'avez-vous jamais vu mourir sous vos yeux mêmes des jeunes gens, pleins de force et de santé, des gens de votre parenté, des gens vos amis, c'est effroyable.

Mais dites-moi qu'y a-t-il d'autre chose dont on parle souvent dans le monde ? Dieu enlève cet homme jeune, cette jeune fille, qui était l'espérance et la consolation de leur famille ? Dans cette ville seulement tant de morts de cette sorte sont arrivés depuis huit jours seulement. Il arrive à vous d'avoir vous-mêmes dans votre famille un mort jeune homme, une jeune fille à pleurer. Allez au cimetière, visitez les tombes où sont enterrés les vôtres pour prier pour l'âme de ceux qui y sont en train de faire leur office devant Dieu, et vous verrez qu'il meurt plus de jeunes que de vieux. Il faudrait pouvoir vous dire que peut-être vous vivrez jusqu'au temps que vous avez fixé pour votre conversion, mais c'est peut-être, et vous ne savez pas.

Breton

O Jésus-Christ, a lavar sant Jean Chrysostome a conjal a ret ha laqueet marteze ebarz un affer quen important ? Marteze e vezo amzer da n'em gonvertissan, a marteze n'o bezo quet ; marteze e vezo amzer da ober selvidiguez, a marteze no bezo quet ; marteze e vezo ar bonheur da donet d'an Ent ; a marteze e vezo ar malheur da disquen ebard en Iffern. O marteze terrubl a spontus !! A conssianc bars eut marteze e exposet o selvidiguez eternal. Dangerus meurbet ta eo differin sellic'h o conterrion.

Français

Oh chrétiens, comme dit saint Jean Chrysostome, vous seriez-vous mis peut-être dans une affaire si importante ? Peut-être y aura-t-il temps de se convertir, et peut-être n'y en aura-t-il pas ; peut-être y aura-t-il temps de faire son salut, et peut-être n'y en aura-t-il pas ; peut-être y aura-t-il le bonheur de venir à Dieu ; et peut-être y aura-t-il le malheur de descendre dans l'Enfer. Ô peut-être terrible et épouvantable !! Et en conscience sur un peut-être vous exposez votre salut éternel. Il est donc très dangereux de différer sa conversion.

Breton

Mas a leveret din, Doue an deus prometet ar bardon d'ar pec'het ha retorno outan. Gouit eo, inprometet en deus. Mas Doue pehini an deus prometet ar bardon d'un pinigen a don glac'har, n'an deus quet prometet d'un negligeanc an dorgir ar hoas evit ober finigen, ac obten on bardon. Caer am beus clasq quement-se er Scritur, n'in latan semblaid. Anvat a ran quenac'h venos Doue o bardono, mas groet Finigen. Netra a quioch certen. Mas n'an deus jamas prometet rein d'ac'h an amzer, an hoat, ar momet a garfac'h evit ober finigen. A chetu aze artes à laec e éternite ebars un danger bras meurbet. Mas consentin a ran hoat quenac'h e chomet voas an douar quement amzer a ma houlenez, a hui enem gonvertisso en amzer ze.

Français

Mais me direz-vous, Dieu a promis le pardon au pécheur qui retourne vers lui. On le sait, il l'a promis. Mais Dieu qui a promis le pardon à une pénitence de douleur sincère, n'a pas promis à une négligence de remettre à plus tard pour faire pénitence, et obtenir son pardon. J'ai beau chercher cela dans l'Écriture, je n'en vois pas de trace. Je sais bien que Dieu vous pardonnera, mais faites Pénitence. Rien n'est plus certain. Mais il n'a jamais promis de vous donner le temps, la force, le moment que vous voudriez pour faire pénitence. Et voilà pourquoi votre éternité est dans un très grand danger. Mais je consens encore que vous restiez sur la terre autant de temps que vous le demanderez, et que vous vous convertissiez en ce temps-là.

Breton

Atlas Nan : bep sort amzer n'an deoquet amzer ar selvidiguez. Besan a zo un amzer en pehini e cherquet Doue, ac en quefet ; mas ive besan a zo un amzer en pehini en clasquet, a n'en hevequet. Peve ancus laret d'ac'h venos an amzer a horteet evit o nem gonvertissan, a vezo eviddoc'h un amzer favorabl, a nompas quenhic'h un amzer à bunition da vean differet o conterreon In peccato vestro moriemini. Jésus-Christ. Chetu aze ar malheurio terribl da bere enem exposet o differin a deiz da deiz.

Français

Hélas non : tout temps n'est pas le temps du salut. Il y a un temps dans lequel on cherche Dieu, et on le trouve ; mais il y a aussi un temps dans lequel on le cherche, et on ne le trouve pas. Qu'il est difficile de vous dire que le temps que vous attendez pour vous convertir sera pour vous un temps favorable, et ne sera pas plutôt un temps de punition pour avoir différé votre conversion In peccato vestro moriemini. Jésus-Christ. Voilà les malheurs terribles auxquels vous vous exposez en différant de jour en jour.

Breton

IARET a ret oc'heus hoant da n'em gonvertissan pa veet muioc'h avancet in oad. Da laret eo o peus hoant da n'em gonvertissan pa veet rebatet gant ar bed ; pa na ellet quen jouissan deus e blijadurezo, e binvidiguezo, e henorio. Setore outraf d'un Doue a sadeler a ca viseriond pehini aneuz o crouet ac o brenet, ac aneuz o carguet a hraço !!! hoant oc'heus da n'em gonvertissan, den voluptund ?

Mas begouls ? Pa o bezo tremenet o vout, ablasoio caeran deus o buez ebarz en debauch ac ebarz en habitudo ar muiañ criminel ac ar muiañ mozul ; pa pezo contentet o passioño ac o oll inclinationo fall ; pa veet forcet anespet d'ac'h de renonç d'o libertinaço, a da chanch a vuez.

Français

Vous dites que vous avez envie de vous convertir quand vous serez plus avancés en âge. C'est-à-dire que vous avez envie de vous convertir quand vous serez rebutés par le monde ; quand vous ne pourrez plus jouir de ses plaisirs, de ses richesses, de ses honneurs. Quel outrage pour un Dieu de bonté et de miséricorde qui vous a créés et rachetés, et qui vous a chargés de grâces !!! Tu as envie de te convertir, homme voluptueux ?

Mais quand ? Quand seront passées tes plus belles années de ta vie dans la débauche et dans les habitudes les plus criminelles et les plus honteuses ; quand tu auras contenté tes passions et toutes tes inclinations mauvaises ; quand tu seras forcé malgré toi de renoncer à tes libertinages et de changer de vie.

Breton

hoant oc'heus da n'em gonvertissan den injust ac atao ? Mas begouls ? Pa veet enem binnidicaet voas goust ques liad a valeurud ; pa o bezo bernet injustie voal injustie ; pa o bezo evit goad an intantes ac an orphelinet ; a pa ellfet laret gant ar fals binsi deus an HIL : Graahet oc'heus ma do meu vado, veb, et, a groes ches vad, a lav ar bed da vont.

Français

Tu as envie de te convertir, homme injuste et avare ? Mais quand ? Quand tu te seras enrichi sur le compte de tant de malheureux ; quand tu auras accumulé injustice sur injustice ; quand tu auras mangé le sang des veuves et des orphelins ; et quand tu pourras dire avec le faux riche de l'Évangile : « Réjouis-toi mon âme, mes biens sont nombreux, va, mange, et sois content », et tu laisses le monde s'en aller.

Breton

hoant oc'heus da n'em gonvertissan den vindicatif. Mas begouls : pa o bezo tennet vengeance deus o adversouret ; pa o bezo humiliet ofreut ; pa o bezo an brusunet dindag ar boed deus o colet. Neuze martese e comset a beuch hac a reconciliation.

Français

Tu as envie de te convertir, homme vindicatif ? Mais quand ? Quand tu t'auras tiré vengeance de tes adversaires ; quand tu auras humilié ton frère ; quand tu l'auras écrasé sous le poids de ta haine. Alors peut-être tu parleras de paix et de réconciliation.

Breton

Hoant on deus da n'em gonvertissañ. Teyouls ? Pa on deus collet ar quenet se pehini a ree deomp fligat d'an objedo deus on fassion ; pa deus an noad da redan on lisach da touarin on daoulagad, a da effai on talancho bere a renta ahanomp quen aimabl.

Hoant on deus da n'em gonvertissañ. Teyouls ? Pana ellomp quen ober autramant. Pa vezo laret er bed : hen a hen a zo breman d'an offeren, da gofessaet, da ober e leasq, deut eo da vean cudant. Voent a voa bean a lare un all : hoariet an deus epad t'ell amzer oll an drouc-speret : rason an deus da glasc eur refug na houlen den anezan.

Français

Nous avons envie de nous convertir. Quand ? Quand nous aurons perdu cette beauté qui nous faisait plaire aux objets de notre passion ; quand l'âge viendra à rider notre visage, à ternir nos yeux, et à effacer nos talents qui nous rendaient si aimables.

Nous avons envie de nous convertir. Quand ? Quand nous ne pourrons plus faire autrement. Quand il sera dit dans le monde : « un tel et un tel sont maintenant à la messe, à se confesser, à faire leurs Pâques, il est devenu dévot ». « Il était temps de l'être », dira un autre : « il a servi pendant si longtemps le démon : il a raison de chercher un refuge quand personne ne veut de lui ».

Breton

Mas a honi a sons en outraf a ret da Doue ? a hui ancut vidon ar respet a dleet deañ ? Doue an Env ac an Douar enem gontanto deus a restajo ar bed ? Doue an Env ac an Douar enem gontanto mar deit voar o rerd o ber da offr dezañ out galon souillet gant an oll vico, eur horf uset, eur spered corompet, eur rest aduz respuaet gant ar bed, goude mo bezo tremenet o blasoio caër ous n'em heuil o fassiono ac o inclinationo fall ? Nan, nan, o offrand na ell quet beañ agreabl da Doue.

Solemnitates vestras odivit anima mea. O sacrificio a ra voas d'am halon. Facta sunt mihi molesta. Etal Doue an Env ac an Douar e tesiren goelet ahanoc'h o consacrin d'in ar blasoio caër deus o buez, ac oc'heus refuset quemit-se da Doue : Desirout a ren ar blasoio ze a innocenç, ac oc'heus-te souillet gant bep sort vico ; desirout a ren ar galon tenet ze a bropretet ar vertu ac oc'heus-te mastaret ebars or fani deus o fassiono ac o inclinationo fall. Desirout a ren goelet ahanoc'h o tremeno buez en rotiel ebars ma servich a ma herantez, ac oc'heus roet d'ar bed, d'an drouc speret, d'ar pec'het ; ous n'em laret venos o syse amzer avoale'h da servijin o Doue pa vefac'h oayil, ac incapabl da netra. Ame à lava ? Dac'h penal ambous un avertissañ vras evit ar restajo meprisabl deus eur vuez criminel, a venos ma gloar a ma majeste na bermettont quet o recet. Facta sunt mihi molesta.

Français

Mais songes-tu à l'outrage que tu fais à Dieu ? Et oublies-tu le respect que tu lui dois ? Le Dieu du Ciel et de la Terre se contentera-t-il des restes du monde ? Le Dieu du Ciel et de la Terre se contentera-t-il si vous venez sur vos vieux jours lui offrir un cœur souillé par tous les vices, un corps usé, un esprit corrompu, un reste de rebut repoussé par le monde, après que vous aurez passé vos plus belles années à suivre vos passions et vos inclinations mauvaises ? Non, non, votre offrande ne peut être agréable à Dieu.

Solemnitates vestras odivit anima mea. Vos sacrifices sont un poids pour mon cœur. Facta sunt mihi molesta. Devant le Dieu du Ciel et de la Terre je désirais vous voir consacrer à moi les plus belles années de votre vie, et vous avez refusé cela à Dieu : je désirais ces années d'innocence, et vous les avez souillées par toutes sortes de vices ; je désirais ce cœur plein de la pureté de la vertu et vous l'avez sali dans la boue de vos passions et de vos inclinations mauvaises. Je désirais vous voir passer votre vie en entier dans mon service et mon amour, et vous l'avez donnée au monde, au démon, au péché ; en vous disant qu'il y aurait assez de temps pour servir votre Dieu quand vous seriez vieux et incapables de rien. Qu'est-ce que je dis ? Pour vous j'ai un grand avertissement pour les restes méprisables d'une vie criminelle, et sachez que ma gloire et ma majesté ne permettent pas de les recevoir. Facta sunt mihi molesta.

Breton

Chetu aze comzo Doue d'ar fuderien ; chetu aze ive al gonsie a delc'h bemdez en guetel quen liad a bec'hel ac a bec'heien pere a differ da n'em gonvertissañ. Sad negligeanç a zo muioc'h coupabl a muioc'h criminel na ma abusont deus a radelez o Doue, a deul ar batiantet anaul evit o gortoz da ober finigen. Car pe a credet venos Doue o bardonno o continuen d'in offañsin bemdez, pe na gredet quet. Credin venos Doue o bardonno quet, a continuen conscude d'en offañsin bemdez, chetu un desesper. Spontus, a necredan quet capabl da gommetin un hrun quen bras.

Français

Voilà les paroles de Dieu aux pécheurs ; voilà aussi les conseils qu'il tient chaque jour à tant de pécheurs et de pécheresses qui diffèrent de se convertir. Quelle négligence est plus coupable et plus criminelle que d'abuser de la bonté de leur Dieu, et de la patience qu'il a pour les attendre pour faire pénitence. Car soit vous croyez que Dieu vous pardonnera en continuant de l'offenser chaque jour, soit vous ne le croyez pas. Croire que Dieu ne vous pardonnera pas, et continuer pourtant à l'offenser chaque jour, voilà un désespoir. C'est affreux, et je ne vous crois pas capable de commettre un crime si grand.

Breton

Credin a ret eta venos Doue o bardono, a conscude a continuet o vuez deus a criminel. Oh Jésus-Christ, en goulen a ran diguanaoc'h, ac ana zo un esperanç muioc'h vay, eur bresomption muioc'h criminal aut valie muioc'h muioc'h bras ? Quement occasion da offañ Doue, dre eur motif pehini a dlege es hontrel laqueat ahanomp d'en carit a grid on halon, a de vean fidel de lasen.

offañun Doue, abalamour ma eo mat ; en outragin continuelamant, abalamour na vourquet ous on supportin ; veut na houlanquet enem gonvertissan na chanch a vuez, abalamour madelez Doue a zo infinit sic a bado bepret ; bolonte amve da gontinuen ma dizeurz, abalamour m'an deus Doue bepret ar volontè d'am saovetain. An an deoquet az obéziale a Doue ; en outragin bars en e dadelez ac en e visericord – ober eur sou dusa bes a zo a muiañ repsetable a santel.

Français

Vous croyez donc que Dieu vous pardonnera, et pourtant vous continuez votre vie de criminel. Oh Jésus-Christ, je vous le demande, et y a-t-il une espérance plus vaine, une présomption plus criminelle ou une folie plus grande ? Chaque occasion d'offenser Dieu, par un motif qui devrait au contraire nous porter à l'aimer de tout notre cœur, et à être fidèles à sa loi.

Offenser Dieu, parce qu'il est bon ; l'outrager continuellement, parce qu'il ne se lasse pas de nous supporter ; vous ne voulez pas vous convertir ni changer de vie, parce que la bonté de Dieu est infinie et durera toujours ; j'ai la volonté de continuer mon désordre, parce que Dieu a toujours la volonté de me sauver. N'est-ce pas mépriser Dieu ; l'outrager dans sa bonté et dans sa miséricorde – faire un jeu de ce qui est le plus respectable et saint.

Breton

Mas mar deo quen outragant evit Doue differin ar gontarion n'an deoquet ive n-bitoic'h funest a pernicieul evidomp : zentin a reomp dre ennon on honversion bepret muioc'h difficil, evit nompas laret impossibl. Hui oc'h unan a que meran evit juj, da judomp ahanoc'h da ratorn a in Doue a la veuomp dra raisonnio cres a narrul da supplian da n'em gonvertissan op differin, petore respont a reit d'on justification ?? Laret a ret deomp penos na n'em santet quet hoas avoale'h a nerr ac a gouraach evit eur resolution quen generu ; mas venos un deiz, e triumpheet deus an oll obstaclo bere enem offe hiviic d'ac'h ; laret a ret venos na ellet quet tennay en quen ber amzer, grociou pere a zo et quen doañ ebarz en o calon, nac enem deober deus a fassiono bere a zo bet o mastro epad tel amzer. Mas comprenit peguen bras eo o errend.

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Mais si c'est si outrageant pour Dieu de différer sa conversion, n'est-ce pas aussi funeste et pernicieux pour nous : nous sentons en nous notre conversion toujours plus difficile, pour ne pas dire impossible. Vous-mêmes je vous prends pour juges, jugez vous-mêmes votre retour vers Dieu et nous verrons par des raisons fortes et claires pour vous supplier de vous convertir ou de différer, quelle réponse vous faites pour votre justification ?? Vous nous dites que vous ne vous sentez pas encore assez de force et de courage pour une résolution si généreuse ; mais que dans un jour, vous triompherez de tous les obstacles qui s'offrent aujourd'hui à vous ; vous dites que vous ne pouvez pas rompre en si peu de temps, des racines qui sont si profondes dans votre cœur, ni vous défaire de passions qui ont été vos maîtres pendant tant de temps. Mais comprenez combien est grande votre erreur.

Breton

Sera Mes Breudeur en Jésus-Christ. Anrav a ret adalec breman eo'h re foibl evit ober ar vad a pratican ar vertu, ac esperit caout muioc'h goude ma veet hoar feslaet a ma vezo leset o fassiono d'agresact epad 10 J've 12 vloald ? Impossibl eo d'ac'h amveic'h tennay ar chadeno bere o stay ous ar bed, ous ar pec'het, ous o inclinationo fall, ac e esperet o zervir pa o pezo ha double hantal e quih ous un den pehini na ellquet terrin chadeno bere a nese ous e draid, ac e lare penos o loirre quentoic'h ma ve chadennet a daouarn, e disrec'h, ac e dreid. Na ellfet quet breman resistay ous ar pec'het pehini a zo hoas foell bars en o calon, ac e credet resistay voal tan dezo lolet grocioue, a quemeret nerr. Breman n'an doc'h quet on etal da gombattin un nombr bihan, a d'eur raouc iestel ac e credet venos gordere e ellfet resistay ous un arme vuissan a redoutabl meurbet. hirie n'oc'heus da disgromm d'un o calon nemet un habitudo fall pa deou ; a na gredet quet en ober ; ac e sonjet venos goude beañ cozet ebarz oc'heic'het collet faut in de lesel ? NAN, NAN, Jésus-Christ, na n'em dromplet quet ; na sonjet quet venos e obtenet o bardon muioc'h faut, abalamour ma eo o pec'hejo muioc'h nombrul ; na sonjet quet penoz ar voalaen a vezo muioc'h hont, abalamour ma vezo o clenvet sangurud a mortel.

Français

Écoutez Mes Frères en Jésus-Christ. Vous avouez dès maintenant que vous êtes trop faibles pour faire le bien et pratiquer la vertu, et vous espérez en avoir plus de force après que vous serez plus vieux et que vos passions auront grandi pendant 10 ou 12 ans ? Il vous est impossible de rompre les chaînes qui vous attachent au monde, au péché, à vos inclinations mauvaises, et vous espérez les rompre quand vous aurez le double de poids en vous, comme un homme qui ne peut briser les chaînes qui sont à ses pieds, et qui dirait qu'il les brisera plus tôt quand il sera enchaîné aux mains, aux bras et aux pieds. Vous ne pouvez pas maintenant résister au péché qui est encore faible dans votre cœur, et vous croyez résister quand il y aura pris racine et pris force. Maintenant vous n'êtes pas en état de combattre un petit nombre d'ennemis faibles, et vous croyez que plus tard vous pourrez résister à une armée puissante et redoutable. Aujourd'hui vous n'avez à arracher de votre cœur qu'une habitude mauvaise quand elle arrive ; et vous ne croyez pas pouvoir le faire ; et vous pensez que quand elle sera enracinée dans votre être vous pourrez l'arracher ? NON, NON, chrétien, ne vous trompez pas ; ne pensez pas que vous obtiendrez votre pardon plus facilement, parce que vos péchés seront plus nombreux ; ne pensez pas que la guérison sera plus facile, parce que votre maladie sera plus profonde et mortelle.

Breton

Certence ha ta pec'het malhuruz, venos o pezo muioc'h a boan da n'em gonvertissan bars en un poad muioc'h avancet evit na pezo breman. Sil, sel mui e adanceat en oad sel mui ar pec'het enem vroañno ebars en o calon ; sel mui an devo autorite varnoc'h, sel mui e levvel d'en commettin. O passioño a gredao, dre ma tinnuuo o nerr ac o callout. Groaholin a reet bemdez pec'het voar pec'het, cum quad grim. Ar bec'hejo a gommettet breman exterieuramant dindan daoulagad an dud, enem garerno et gosni ebars en o calon, o coleriou s'anportamancho a vezo chastyal en cassoni-matoriuen d'actiono fall a vezo changet en songeo, en desirio. O neubet a religion, a deuo do rentañ impi, a didoue. Pourben o comz s'bec'hejo, o diraglamancho, o disurzo o devo lenet et bel mot o esquery, se a disquenno quenac'h da ruinay ebarz en o bez cum vix in cultere dormient.

Français

C'est donc, pécheur malheureux, que vous aurez plus de peine à vous convertir dans un âge plus avancé que vous n'en avez maintenant. Voyez, plus on avance en âge plus le péché s'enracine dans votre cœur ; plus il aura d'autorité sur vous, plus il vous poussera à le commettre. Vos passions grandiront, à mesure que diminuera votre force et votre pouvoir. Vous accumulerez chaque jour péché sur péché, cumulum peccatorum. Les péchés que vous commettez maintenant extérieurement sous les yeux des gens, s'enracineront et vieilliront dans votre cœur, vos colères et emportements se changeront en haine – vos actions mauvaises se changeront en pensées, en désirs. Votre manque de religion, en viendra à vous rendre impie, et athée. Bientôt on parlera de vos péchés, de vos dérèglements, de vos désordres comme d'une chose établie, et cela vous descendra pour ruiner votre tombe cum vix in cultere dormient.

Breton

MAR amve eut merq a garantez ac a interest darny d'al buehien a zo ous ma klevet, mar mave eur brac da houliz digant en hano Doue an hano selvidiguez so de fidz. Na nompas differin sellic'h o conterrion Non tardez converti ad Dominum. mar deit hirie more o tone ous o quervel, na deit quet da galedin o calon Nolite obdurare corda vestra. Ar Prophet Isaï a discoué deomp ar pec'hor, ac en e dorg un tass pehini a hanteer tass coled un Doue. An tass-se a zo leun deus aus bravaf pahini pa ra iet a zus da ban al lachiel ac a ra dean coll a rason. Ar breusay-ze pehini a tet ar pec'her so o passioño, ac ar bec'hejo da bere enem lirr continuallyamant. Ya ar ra un eil beach, ac etau da gourey a da veañ assorefisssset.

Français

S'il y avait une marque d'amour et d'intérêt pour les pécheurs qui sont en train de m'écouter, s'il y avait un bras pour demander au nom de Dieu le salut de votre foi. Ne différez plus votre conversion Non tardez converti ad Dominum. Si vous entendez aujourd'hui sa voix qui vient vous appeler, ne venez pas endurcir votre cœur Nolite obdurare corda vestra. Le Prophète Isaïe nous montre le pécheur, et dans sa main une coupe qu'il appelle coupe de la colère d'un Dieu. Cette coupe est pleine de breuvage amer qui, lorsqu'on le boit, monte à la tête et fait perdre la raison. Ce breuvage-là que boit le pécheur ce sont ses passions, et les péchés auxquels il se livre continuellement. Oui il boit une seconde fois, et encore pour s'étourdir et s'assoupir.

Breton

Hirie e teuo hoas an drouc speret, s'ortial deus an templ santel man, da bresantiñ deañ eur voeren laun deus eur breusay hoas muioc'h cuit a muioc'h dangerul. Dal emean pec'her, tosta hoas ar voeren d'as mousello, et hovs eur barnac'h evit tennay da iechet. Ar voeren a offray as rento iac'h, contant, ereasurud, quemet-ta ar breusay funest deus ar pec'het, a led ur volein da laret Pliss ar bec'het all, tan Doue out essa tennay ar pec'het a assoupissamant. Bec'her, loant eo det diguerriñ da daoulagad evit anaout ar stad pitoyabl en pehini enem guefet – boant eo dit teurel sel doun it ar breusay funest-due ar maro eternel. Graahalet oc'heus d'ar dresorio a goler erit an deiz vrad deus ar vengeance. Arac couesa ebars an eternite malheuruz, rifflling sonnet eo an heur terribl deus an eternite. hora est de somno surgere : breman eo deomp guelet bera on deus da ober ; pegourglent voat d'on arbedific, en danger bep momet da n'em goll da jamas, pe difuni a guerzet gant couraach ebarzen hent deus a hourhemeno Doue, ebarzen hent pehini a gondo d'an éternite etrud. Ma an deus do choar ; mat choasomp ar barti diouan, se e veomp contant. In Ciel a vo on recompance.

Français

Aujourd'hui viendra encore le démon, en sortant de ce saint temple, pour vous présenter une coupe encore plus douce et plus dangereuse. « Tiens », dit-il, « pécheur, approche encore la coupe de tes lèvres, bois-en encore un peu pour retrouver ta santé ». La coupe qu'il offre te rendra sain, content, tranquille, bois donc le breuvage funeste du péché, et laisse-toi aller à tous les plaisirs du péché, pendant que Dieu de son côté essaie d'enlever le péché et l'assoupissement.

Pécheur, il est temps d'ouvrir tes yeux pour connaître l'état pitoyable dans lequel tu te trouves – il est temps de jeter un regard profond sur le breuvage funeste de la mort éternelle. Vous avez amassé des trésors de colère pour le jour grand de la vengeance. Avant de tomber dans l'éternité malheureuse, sonnez, sonnez l'heure terrible de l'éternité. hora est de somno surgere : maintenant c'est à nous de voir ce que nous avons à faire ; pourvoir à notre avenir, en danger à chaque moment de nous perdre pour jamais, ou s'éveiller et marcher avec courage dans le chemin des commandements de Dieu, dans le chemin qui conduit à l'éternité bienheureuse. Vous avez le choix ; choisissons la bonne part, et nous serons contents. Le Ciel sera notre récompense.