Breton
Oportet omnes nos manifestari oportet ante tribunal christi, ut referat unusquisque propria corporis, prout gessit sive bonum, sive malum.
Defini ahanomp a renquo paressin dirac tribunal Jésus-Christ, evit renten deus an oll actiono, mad pe fall an devezo greed epad a vuez?
Français
Oportet omnes nos manifestari oportet ante tribunal christi, ut referat unusquisque propria corporis, prout gessit sive bonum, sive malum.
Lequel d'entre nous devra comparaître devant le tribunal de Jésus-Christ, pour rendre compte de toutes les actions, bonnes ou mauvaises, qu’il aura faites pendant sa vie ?
Breton
Red eo eta mervel, Christenien, a guitaat evit emd jamas ar bed, e bompo, ac e blijadurezio : red eo mervel ac affarissan dirac an tribunal redoutabl Deus a justic un Doue evit renta cont Deus ar vuez mad pe fall on devezo conduct voat an douar, a receo ar zelanc irrevocabl Deus on eurustet pe deus on daonadur eternel. Christenien, ma breudeur guer, a graet oheus-hu bete breman eur reflexion seriuz benac var an obligation ac un arret quen terribl a quen spontus? Statutum est hominibus mori, post hoc autem judicium; an oll a renquo mervel, a goudeze bean barnet. Gourizioner terribl, ac a nini na gred quet enni, a zo deja juget : qui non credit, jam judicatus est. Credin a reomp er varn general credin reomp er milho redoutabl Deus ar varn general, mas allas na sonjomp quet enni; rac senos e allemp sonjeal enni af donet da n'em corrigon, a sortial Deus ar bechet. St Jean a seblant representin deomp an deiz se evel bresant Ecce venit in nubibus; an oll a velo Jésus-Christ leun a hloar ac a vayeste : videbit eum omnis oculus. Enem transportomp a spered d'an deiz redoutabl se en behini e quini ahanomp a recevo ar selanç a fixo e stad efad un eternite : an eol a refuz e sklerijan, ar loar a zo ruel ar goad, ar sterad a goue deus ar firmamant, ar bed oll a seblant anavout aman voat ar poent da vean distrujet. Un ol a diquen deus an env evit executin ordrenanço Doue; a reünisan en eul memes plaç, an oll dud varo aboue commançamant ar bed. Surgite mortui; venite ad judicamentum. Ar relego santel a befini ahanomp, pere a vezo bet deposet er varet rimynet man, a d'eno d'an n'em reünissa pa glevoint mouez Doue : ossa arida, audite verbum Domini; a da nem renti er plaç se destinet vit receo o selanç : Setu ine euruz, Setu ine salvet a varo Deus a berz ar barros-man. Atancomp, Christenien, assamblet da gad ar blac dastinet evit on barn ac eno e chtomp ar zelanç a vezo prononcet evit sefuni ahanomp. Fixomp on daoulagad var Grouër Jésus-Christ behini a villo ebars an ear, ac a vezo eul juget a raer, a gonfusion ac a desesper evit ar becher. Separet e vezo deus ar re just, chasset evit jamas deus a bresanç e doue a condamnet dar flammo effroyabl deus an ifern. Cequen terribl na vezo quet un hevelep dispârt? Cequen desolant na vezo quet an adieu eternel de Doue, ar sonj da vean bet gallet enem sauvet, a vean enem gollet, a gollet evit eurs jamas? Cuellan desesper! Irel an tonj deus ar varn general a deus a jugemanche a zo, hervez ar Scritur hunan deist ar christenien moyeno evit ongagin da chanch a vuez a da ober pinigen, amenz deisein hirie da descoue dach, mas a confusion ar becher deus ar varn divezan, glac'har a desesper ar beched da nem velet malheurus efad an eternite.
Français
Il est donc nécessaire de mourir, chrétiens, et de quitter pour toujours le monde, ses pompes et ses plaisirs : il est nécessaire de mourir et de comparaître devant le tribunal redoutable de la justice d'un Dieu pour rendre compte de la vie, bonne ou mauvaise, que nous aurons menée sur la terre, et recevoir la sentence irrévocable de notre bonheur ou de notre damnation éternelle. Chrétiens, mes chers frères, avez-vous fait jusqu'à présent quelque réflexion sérieuse sur l'obligation et un arrêt si terrible et si effrayant ? Statutum est hominibus mori, post hoc autem judicium ; il est établi que tous les hommes doivent mourir, et qu’après cela ils seront jugés. Vérité terrible, et celui qui n'y croit pas est déjà jugé : qui non credit, jam judicatus est. Nous croyons au jugement général, nous croyons aux milliers de détails redoutables du jugement général, mais hélas nous n'y pensons pas ; car sinon nous pourrions y songer afin de nous corriger et de sortir du péché. Saint Jean semble nous représenter ce jour-là comme présent : Ecce venit in nubibus ; tous verront Jésus-Christ plein de gloire et de majesté : videbit eum omnis oculus.
Transportons-nous en esprit à ce jour redoutable dans lequel chacun de nous recevra la sentence qui fixera son état pendant une éternité : le soleil refuse sa lumière, la lune est rouge comme le sang, les étoiles tombent du firmament, le monde entier semble reconnaître ici que le moment est venu d'être détruit. Un ange descend du ciel pour exécuter les ordres de Dieu et réunir en un même lieu tous les hommes morts depuis le commencement du monde. Surgite mortui ; venite ad judicamentum. Les restes saints de chacun d'entre nous, qui auront été déposés dans ce cimetière ruiné, viendront s'y réunir lorsqu'ils entendront la voix de Dieu : ossa arida, audite verbum Domini ; et ils se rendront dans ce lieu destiné pour recevoir leur sentence. Voici une âme heureuse, voici une âme sauvée et morte au sein de cette paroisse. Attendons, chrétiens, rassemblés à l'endroit désigné pour notre jugement et là, écoutons la sentence qui sera prononcée pour chacun de nous. Fixons nos yeux sur le Créateur Jésus-Christ qui brillera dans les airs, et qui sera un juge sévère, une source de confusion et de désespoir pour le pécheur. Il sera séparé des justes, chassé pour toujours de la présence de son Dieu et condamné aux flammes effroyables de l'enfer. Combien terrible ne sera pas un tel départ ? Combien désolant ne sera pas l'adieu éternel à Dieu, la pensée d'avoir pu se sauver et de s'être perdu, et perdu pour toujours ? Quel désespoir !
Breton
Un dra certen eo, Christenien, ha fondet voar ar scritur santel penos e recevo ar becher er jujamant universel eur garac un gonfusion estraug, abalamour ma vezo separet deus e compagnonner ar re just, ac abalamour ma vezo desolet et ebecheyo dirac ar bed oll. Sa, eme ar Prophet, David, Doue a reparo ar becherien diout ar re just, evel ma teu a naret da separen ar deuet diout an d... Sicut subtris ante faciem venti. Epad ar vuez man e comp toul mischket assambles ep distinction ebet : an dud superbi ac orgouilluz a voelomp confortet gant ar re humbl; an dud d'avariuz gant ar re liberal; an dud carquet a goler ac a vailz gant ar re dous a batiant; an dud impudic a libertin, gant ar re chast a buzagalon, ar becherien gant gouriuncheon Doue, ac alies e vent eurussoch ebed. Na n'em dromplomp quet, Christenien, na n'em reposet quet becherien. Dud an asamancho ac ar blijadurezio pere a lagre's epoc'har re Just un offerenn quen lend, mas pere a servicho an durent facut ar d'iel var o reprobation eternel i tramen rarit, ac ep dale, an Deiz Deus o brosperite er drouwen man a darvo a seblantet bean eurus, en amzer ma voelet cals a dud just picablet dindan ar beez Deura's vevel ac an affliction, arruet a rai anfin an termen fatal pahini a d'le finis an o buez, a behini a dle ives digueri an or dival ar eternite en behini a vezo groat ahouachand separation dvit meurbet. Jésus-Christ a deuy deomp ar vourionen man ebarz en Aviel; ar becherien, emean, a vezo laquet ar hoste cleiz, ac ar re just ar hoste Deo, separet evit abiviquem et statuet oves a dextris haedos autem sinistris.
Français
C'est une chose certaine, chrétiens, et fondée sur l'Écriture Sainte, que le pécheur recevra au jugement universel une grande et étrange confusion, parce qu'il sera séparé de ses compagnons les justes, et parce qu'il sera déshonoré dans ses péchés devant le monde entier. Ainsi, dit le Prophète David, Dieu séparera les pécheurs d'avec les justes, comme on sépare le grain de la paille... Sicut subtris ante faciem venti. Pendant cette vie, nous sommes tous mélangés ensemble sans aucune distinction : nous voyons les gens superbes et orgueilleux à côté des humbles ; les avares avec les libéraux ; les colériques avec les doux et patients ; les impudiques et libertins avec les chastes de cœur, les pécheurs avec ceux qui craignent Dieu, et souvent ils semblent plus heureux. Ne nous trompons pas, chrétiens, ne vous reposez pas pécheurs. Gens des plaisirs qui méprisez les justes, le jour de votre prospérité dans ce monde s'achèvera, et ce terme fatal qui doit finir votre vie ouvrira la porte de l'éternité dans laquelle sera faite pour toujours une séparation absolue. Jésus-Christ nous donne cette leçon dans l'Évangile : les pécheurs, dit-il, seront mis du côté gauche, et les justes du côté droit, séparés pour toujours : et statuet oves a dextris haedos autem sinistris.
Breton
O Ma douee, peber mar, pebes confusion evit ar becher baour, enem voalet orguillus chasset Deus a gompagnonez an dud fuet, Deus a gompagnonez ar Zent ac an ineo biniguet. An ra a reel quenen, evuz ent var ar eur gonfusion vras d'eun den a famiil, behini an dud cals a estim evit e vod a carapulation, bean chasset deus ar zes, a Doue-a querent; mas a var le a car gonfusion se na n'deo netra, n'an deo quet mam d'eur squand ar eur representation deut a var ac ar gonfusion a recevo ar becher en deiz Deus ar jujamant. Separet a vezo deus ar re just, a renfermet en eul prison a dan a behini na sortiou birviquem : ac ar Bar-a gresque hoas a gonfusion a vezo o voelet a signal an Ineo mad-se pere an devezo quen lias a veach meprisit epad e vuez; voat bere an devezo taulet ar ridicul ba voela anezo o assistan en offices gant fe a devotion, pa voele anezo o dont da rein Vo ine un nourritur spirituel ous an dol santel deut a s-gommunion. Malheruz! Neuse a velo an dud juet e Sade a vezo persecutet a enveroni croaz Jésus-Christ o veza arrosit gant a daero epad o buez, ac i evit e bean meprisit a vezo condannet d'an tan eternel : neuse e voelout da bean a servicho dezo o propojou fall o hompo goulo, Doue, da bean a servicho dezo bean enem bresantet en tampl santel-man gant un ar-a suffizanc : guemet le a ternit evit o foud a o de separen diunt ineo Jésus-Christ. Statuet oves a Dextris, haedos autem a Sinistris. Guemet se a gresque hoas o honfusion ac o desesper : peccator videbit et irascetur.
Français
Ô mon Dieu, quelle horreur, quelle confusion pour le pauvre pécheur, lui qui se voyait orgueilleux, d'être chassé de la compagnie des gens de bien, de la compagnie des Saints et des âmes bénies. C'est déjà une grande confusion pour un homme de famille, estimé pour sa position, d'être chassé de son rang devant ses parents ; mais cette confusion n'est rien comparée à celle que recevra le pécheur au jour du jugement. Il sera séparé des justes et enfermé dans une prison de feu d'où il ne sortira jamais ; et ce qui augmentera encore sa confusion sera de voir les signes de ces bonnes âmes qu'il aura tant de fois méprisées pendant sa vie ; vers lesquelles il aura jeté le ridicule en les voyant assister aux offices avec foi et dévotion, ou s'approcher de la sainte table. Malheureux ! Alors il verra que les gens justes qu'il persécutait et méprisait seront récompensés, tandis qu'il sera condamné au feu éternel.
Breton
Er bed man, Christenien, Doue eleus dont da disolo pecheyo an den, a deu er hontral de distimulin, a do hoach mamo dre an esperanc ma nem qonter t'eto a ma rais Pinijen d'ous anezo : mas ar becher dinatur en andret e Doue, pel da brofitan deus a vadalez a d'ou mam d'a abuzin deut anaze a da gresque befret an nombre dud ebechejo. Dre un hypocrisie detestable a ten da holo dirac an dud an dezurre Deus e vuer grommel. Deud un aparanç a religion : - goelet a vezo ofrequentan an Ilis, o taulut o-u e Sacramancho; mas na n'em dromplomp quet, Christenien, na raquemet-ze nemet caët bean goelet gant an dud a martoze goude bean tromplet en hoas voad : mitan a ra un traitour behini goud bean consommet en e galon an terruplan deud an oll dorfeyo, a deu da drahissa e vesta. Mais an deiz Deus ar jugamant a vezo desolet en oll buchy. Nihil opertum est quod non reveletur. Neuse a vezo desolat dirac ar bed en antier quen liaz a sonj fall, quen lias a desir criminel, quen lias a action coupabl pere on deve coachet bars an tribunal zantel deus ar binigen, a bere nan dint quet bet effaçet voat ar leter a buez. Den repert ac orgouilluz an deiz-se a vezo desolet ar vamtat deus va galon behini a goachet hirie gant quement a soign revelat e vud d'an dud. Den voluptuuz, an deiz se a vezo desolat an affection criminel se pahini a goftit hirie o calon : nonobstant d'an exhortationo ac lles da ober dach. Tout quemit a ma ouff, becherien a becheresed, beomp sonj lenos on deve caer va coach on bachojo dirac an dud, na dromp comp quet Doue peheni a vel tout a behini a digorro un deiz ar becs quemet se, bera a seblant bean cair dirac ar bed, mad bera dirac Doue a zo leun a lousoni ac a ruinadud. Caer ondeus coach onfechejo dindan an apparanc Deus ar vertu, an deiz-varm ar varn Doue a denno ad indrouz ac a rai goele car vourionen. An oll bechejo on deve commetet aboue commançamant on buez, a vezo desolcet marnon de quel effad anezo dre eur gond-reugen. Nihil opertum est...
Français
Dans ce monde, chrétiens, Dieu ne vient pas dévoiler les péchés de l'homme, il fait le contraire pour nous donner l'espérance de faire pénitence ; mais le pécheur dénaturé abuse de cette bonté. Par une hypocrisie détestable, il cache aux hommes le désordre de sa vie criminelle sous une apparence de religion : on le voit fréquenter l'église, recevoir les sacrements ; mais ne nous trompons pas, chrétiens, il ne fait cela que pour être vu des hommes. Mais au jour du jugement, tous ses péchés seront dévoilés. Nihil opertum est quod non reveletur. Alors seront dévoilées devant le monde entier tant de pensées mauvaises, tant de désirs criminels, tant d'actions coupables qu'il avait cachées et qui n'ont pas été effacées par une véritable pénitence. L’homme superbe ce jour-là verra révélée la vanité de son cœur ; l’homme voluptueux verra révélée son affection criminelle, malgré les exhortations qui lui ont été faites. Pécheurs et pécheresses, sachez qu'on a beau cacher nos péchés devant les hommes, on ne trompe pas Dieu qui voit tout et qui ouvrira un jour le livre de notre vie.
Breton
Fixon ahanomp, Christenien, na garre quet bean effaçit e bechey... Dre eur guir binigen evit evidan ar gonfusion da voelet dezo dirac ar bed oll? Is capabl a ramp-ni da bise eur vaez quen accablant, nin bere a deu da houch da vimet Jésus-Christ? Mas mar be quer bras confusion ar bechet, peca a vezo deud ar re a vezo bet cas Deus a bechejo ar reall? Brent, ta becherien, man valas, hui bere a deu da gommunican vad ra dorf d'ach al gorruption deus o calon, bere dre o vigo fall, dre o exemplo semiant a d'u dezo en diaoul pehini no anavent; hui pere dre o secours a zo cos da valheru quentiel a gressen gant bere ochent besit, nac a reprocho evit an ineo se bere o pazo collet, terruplan cont da rentin da Doue sanguinem ejus de manu tua requiram - Crenat, tada a mamo, mastre a mastresed, a hui tout... et d'ar hyt da berz Doue an deus rouet autorite evit refrenan ar ac quement ac e gousut... hui pere nac o deus quitaet ar goida viallact d'at o pugale a degre-z d'ar vagadonn voat o domestiquet; mar laiset anezo da rezan en or oll da frequenti an assambles, an deiz ar varn touguet ar bar ac al confusion deus ocheye, sanguinem etc. Ar bugaler, an domestiquet-ze a saro enef dach evit goulen vangeance pa vezan loset anezo da nem goll. Consorce nac a bechet commetet dre negligeanç, ar re a zo carguet gant Doue den hanistran : nan Deus quen a zel evit gloar douee.
Ministret Jésus-Christ ben-a-deus carguet da blesin a gos emez ar gristenien, on em val hirie en obligation da lort amoz dezo ac ondar a da caret da Doue gant ar Prophet David : Exurge, judica causam tuam, ma Doue deut hui da difen o cos; nin na ellomp quen o difen; areu co-amenret en tehoir a refuzent on instructions ac i rid ar hontrel Deus a bas a enseignomp. Exurge etc. Compit hui o unan, a marno a veet chelaouet, caet on deut a-realla an tuda ac ar mamo Deus o devais, car on d'exhortin da observin o courchemeno; allos neubet a-d'u d'on chalaouen; deut eta hui da difen o cos. Exurge etc. Atan hoas eun amuet deus Christenien, ac a lei da difen e d'va yo Dies Domini : breman e ellet lesquel ar bed gant oll bassiono pa na houlit chilao e ministred, hac eut hoas restrait potestas tenebrarum; mas dont a rai da ober rartout da em emet ar bar Deus e vangeance. Reddam ulteionem hostibus meis; neuse laen-a gonfusion e ansantet; ergo erramus, enem dromplat on f. Nin na deus quet chelaouet an arijo mad a rait deomp. Asoutet bras ad gla'char ac an desesper da vean nem gollet dre o faut.
Français
Tremblez, pères et mères, maîtres et maîtresses, et vous tous à qui Dieu a donné autorité... vous qui n'avez pas quitté la mauvaise voie devant vos enfants et vos domestiques ; si vous les laissez fréquenter les assemblées mauvaises, au jour du jugement vous porterez la confusion de leurs péchés : sanguinem ejus de manu tua requiram (je réclamerai son sang de ta main). Les enfants, les domestiques se lèveront contre vous pour demander vengeance parce que vous les aurez laissé se perdre. Les ministres de Jésus-Christ sont dans l'obligation de vous avertir. Comme le Prophète David, nous disons : Exurge, judica causam tuam, mon Dieu venez défendre votre cause, car nous ne pouvons plus la défendre nous-mêmes face à ceux qui refusent nos instructions. Tournez-vous vers les pères et mères, exhortez-les à observer vos commandements, car peu nous écoutent. Il viendra un temps où Dieu exercera sa vengeance : Reddam ultionem hostibus meis.
Breton
Jésus-Christ pehini aneü receyet digant e dad eternel, eme St Jean, as souez ac an autorite da varn ar re veo ac ar re varo a rassamble dirac an tribunal redoutabl Deus e justic an oll dud a zo bet voar an douar e groas santel, an vironnet gant an alet, a barezo ebars en ad-val-lantoch evit an eol, digoret a vezo al liv eternel pehini a tanquo evit on barn; separet a vezo ar re just diout ar re fall : neuse oue nem adress dar re a vezo ranquet er hoste des a laro; Deuet tud biniguet gant ma dad, deuet da bossedin ar rouanteler a zo bere-rit dach aboue commançamant ar bed : venite benedicti Patris mei, possidete paratum vobis regnum a constitutione mundi. Seut tud biniguet gant ma Zad, o serviget ocheus gant fedelite; obser-vet ocheus a oll gourchemeno, quittaet ocheus ar bed evit en heuil, ha hirie a ro dach an Ine evit recompanc : venite etc. Pratiquet ocheus ar vertuo deût a ber am beid roat dach an exempl; calomniet, outraget, meprisit och bet; souffret ocheus quemet-ze gant batiantet; roet ocheus da zebr dar re o deus naon, gouiiquet ocheus ar re noaz, sonjuget ocheus ad l'haour abalamour d'justic e rech recompancet : venite benedicti etc. heuilet ocheus an arijo mad a zo bet roet dach en instructions. Deuet da receo ar gourunen a hloar ac a eurustet, Deut da quemer plaç etouez an alet, deud da jouissan deus eur bonheur parfat evit ar vuloar ocheus remportet voar ar bed. Deutm-a bugaler, deut d'an Env-ber-a vezo o t'ameuran eternel?
Venite benedicti Patris mei possidete paratum vobis regnum a constitutione mundi. Ma breur ama hoa-guisten, savoplan satan-e evit an ineo euruz. Ma Doue, reit deomp oll ar hrac da gleve Deus o seurs ad letan-favorable se!
Français
Jésus-Christ, qui a reçu de son Père éternel l'autorité de juger les vivants et les morts, rassemblera devant son tribunal redoutable tous les hommes qui ont été sur la terre. Sa croix sainte, entourée d'anges, paraîtra plus brillante que le soleil. Le livre éternel sera ouvert pour nous juger, les justes seront séparés des mauvais. Alors il s'adressera à ceux du côté droit : Venez, bénis de mon Père, posséder le royaume qui vous est préparé depuis le commencement du monde : venite benedicti Patris mei, possidete paratum vobis regnum a constitutione mundi. Venez, car vous m'avez servi avec fidélité, vous avez quitté le monde pour me suivre. Vous avez pratiqué les vertus, vous avez été calomniés et méprisés, mais vous avez souffert avec patience. Vous avez donné à manger à ceux qui avaient faim, vêtu ceux qui étaient nus, et pour cela vous êtes récompensés : venite benedicti... Venez recevoir la couronne de gloire, venez prendre place parmi les anges et jouir d'un bonheur parfait.
Breton
Mas pebe chanchamant a deu da nem bresenti d'am spered : Jésus-Christ pehini a gleyer brema s-viden o barlant gant eur sta-g leun a doue-at ac a garantiz, a voelan breman o tellet eur ad becher-ien bere a zo d'hast er hoste cleiz : goulen a ra digant o belon-usach o deveud graet Deus e hrac; bera o deus graet deus e souffinanç deus e bassion, Deus ar goad en deus scuillet vit o a pehini o deus foulet dindan o zreid pa neint tortet d'ar gommunion gant eul gonscian-s souillet. Cequen terribl jujamancho un Doue pa deu d'antren en jujamant gant ar pecher. Quam terribilia judicia tua Domine! Credan a ra Christenien, voara ze lanc terribl a d'le prononç enaf d'ar becher conterned en bresanç e Doue. Crenet ie, Christenien, mar ocheus hoas un tam fe, a goulen-o-m-assambles ar hrac da vezan braservet deus ous zelanc quen effoyabl. Parein a ra eta voar becher gant eur vrag leun a goler ac a in-dignation, Bellaet d'ouzin, tud milliguet, d'an tan eternel Da-Pere : discedite a me maledicti, in ignem aeternum. Terruplan zelanc Christenien, discedite Bellaet, enem retirit... discedite a me; enem dennet bell d'ouzin; maledicti, tud milliguet; terruplan malediction; in ignem, d'an tan; da vete terruplan boan, eternum, etro pad-un eternite, heran lermen? Chetu eta ar becher baour condannet ar yach-man da vean separet nonpas hepquen deus a gompagnonez ar re Just, ar Zent ac an alet, mas memez deus a gompagnonez e Doue. Singel, Christenien, cequien eo evit eur bugel bean chasset deus a gompagnonez un tad digantan pehini n'an deveze receyet nemet merco ar s-reser-tlor Deus e garantis, ac ar bean da vezan separet diout Doue, a vezo evit an ineo malheuruz eur boan cals muioc'h bras evit an ini a souffreront en tan en behini a muint otevi. Sonjomp dre eno cequen effus eo bean separet Deus Doue.
Français
Mais quel changement se présente à mon esprit : Jésus-Christ, que je voyais tout à l'heure parler avec tant de bonté, je le vois maintenant regarder les pécheurs chassés du côté gauche. Il leur demande quel usage ils ont fait de sa grâce, de ses souffrances, de sa passion, du sang qu'il a versé pour eux et qu'ils ont foulé aux pieds en communiant avec une conscience souillée. Combien terribles sont les jugements d'un Dieu ! Quam terribilia judicia tua Domine! Tremblez, chrétiens, si vous avez encore un peu de foi, et demandons ensemble la grâce d'être préservés d'une sentence si effroyable. Dieu dira au pécheur avec indignation : Éloignez-vous de moi, maudits, au feu éternel : discedite a me maledicti, in ignem aeternum. Sentence terrifiante : discedite, éloignez-vous... a me, de moi ; maledicti, maudits ; in ignem, au feu ; eternum, pour une éternité. Le pécheur est condamné à être séparé non seulement de la compagnie des Justes et des Saints, mais de la compagnie de Dieu lui-même.
Breton
MALS AL LOSS IBL A D'E, o ma puer, nobe na l'euer na compassion ouz ar becher baour! Mannan, emi Jésus-Christ. tremenet eo amze a misericord breman eo amze ar justic; na seblante bean laquet voar an douar nemet evit meprisan ma religion, mad-me an meprisit hirie breman; mintir-che ventir ridebo. Lecent a poa digant ma zad ar faterio a re nellan, ar moyeno ar refaction da ober o silvidi-guer, abuset ocheus anezo tout, mad hirie ive ma zad a ro dach e galediction. Discedite maledicti. Deut a vezen d'u, an Doue a vez. Da breman, selt en betoue stad e ha-d-laquel ahanon : ecce homo quem vos crucifisitis : chetu aman an den a blahat an den a boan, an den a affliction pehini ocheus laquet d'ar maro voar menez Calvar! Vid dolorun, chetu aman an ini, deus a behini ocheus mela mil quich meveact ad souffranço da vuez criminel : chetu aman an ini ocheut gouerret ont eur selaouet, evit eus bechet a hourmandis, evit eur bechet sil a meprisabl quemit se na n'o de-quet bet a-val-t-heut ha fureur. Douguet ocheus un dorn sacrileg voar ar merco sansiflan deus ma harantez voar ma sacramancho bere a dlee brourin dach eur vuez a hloar ac a eurustet; va agotion oll, nac a gom-munion sacrileg; discedite maledicti. Abuset ocheus Deus adonats-uo al s-perat santel; profanet ocheus Dre o puer criminel an tampl an deveu chouaset en o calon, enem refuset och befret d'an inspirationo a roue dach da n'em gonvertissan. hirie steu ira de tethul discedite maledicti; bedet a suppliet amerd ahanoc'h. Dre ma ministret, ha gad recours d'an excellantan deud an oll groadurien, da implori Mari, ma mam, refig a Brotecteur ar becherien; mas serviget infidel, refuset ochu f efret da n'em drest-i dezi; songet-ite banon Mari n'an deo belloc'h o avocades, o abandonni a ra etu daonarn ma justic, discedite. Va biou eta, a vevo recours ar becher? Allas collet an dud seud-vazi, collet an deuse-tan. An oll groadurien oll, ar Zent ac an alet, an in ac an douar a zo bet teito Deus o falla-guez, ac a deu d'on daoni : birviquen repos, jamas a gonsolation, jamas a esperanç, soufr evit eur jamas malheurus efad an eternite. Vermis eorum non moritur.
Français
"C'est fini", dit Jésus-Christ. Le temps de la miséricorde est passé, voici le temps de la justice. Vous m'avez méprisé sur la terre, je vous méprise aujourd'hui. Regardez maintenant celui que vous avez crucifié : ecce homo quem vos crucifisistis. Voici l'homme de douleur que vous avez mis à mort sur le calvaire ! Vous avez porté une main sacrilège sur mes sacrements qui devaient vous donner la vie, mais qui ont causé votre perte par vos communions sacrilèges. Discedite maledicti. Vous avez abusé des dons du Saint-Esprit, vous vous êtes refusés à mes inspirations. Tournez-vous vers Marie, ma mère, refuge des pécheurs ; mais serviteurs infidèles, vous l'avez négligée ; Marie n'est plus votre avocate, elle vous abandonne aux mains de ma justice. Les Saints, les anges, le ciel et la terre témoignent de votre méchanceté et vous condamnent. Jamais de repos, jamais de consolation, souffrir pour toujours. Vermis eorum non moritur (leur ver ne meurt pas).
Breton
Ni jadurezo ar bed tremenet, voat ar barados sevet betach chai ar becher baour goude ma vezo chasset Deus e Doue? In nigrem aeternum d'an tan eternel destinet gant justic da bu-nillan al lechez pahini efad e vuez an eus meprisit e-renyo e gonscianc, mair a vinstret ac an afflictiono stere a voer Dian-vit essa touch e galon. Mas epad bequet; eremo as becher pa on de-anda-u-tan d'umas a nifern epad un eternite a-le-u-u, goude mansi d'echebat anoll deud Deus ar mad, ous n'em limit amran eur bana : -t bib-u-vaz, nan den-guet hoas commançet o boannio. Eternite, kinos a el and'r sonjeal ennot hep crenan, ep bean mantret gant a glac'har, ep dec’han Deura's e dreid gant al spont ac an horreur? Cuiellan desesper, devi a Doue evit eur jamas, devi befret a d'u eh toulaguamant. Na doue sicourt a sustenet o bri-quel; sempl-a ra ma halon da gonsideran partaj ar becher, ac a-le-tane-terrubl a brommet enef dezan. Dieu a-i-r souten eur gondaonation quen foudroyant; Doue a ello souten ar separation gruel ac an adieu eternel a vezo groet an deiz se; ar ne goll et o voalet-ad-re-eo mad o mèl en triomf d'an env, a laro oud n'em voilan, gant eur voiz drist a lamentabl : chetu are ma zad, ma mam, ma breud, ma hoar, ma herent, ma mignonned o vont d'ar barados a me a ia d'an ifern. Couscoude eron-bet evite badast, receet am boa ar memes fe; ar memes lezen, ar memes graco, Participant on bet deus ar memes sa-cramancho, clevet am eus evelti ar memes instructions a ar memes Sarmonio; mas allas eo deus heuillet an arijo ma de de ac evit recompanç e vont dan Env; nin anevezo meprisit ac evit linitione tisquernon en ifern; i a zo n'en sauvetet a ni son nem gollet. Differanç zo bet etre o buez ac on ini, differanç a zo itre on mfin, i a ia d'an Env evit eud jamas, nin disquen en abimo evit un eternite.
Français
Le pécheur, chassé par son Dieu, s'en va vers le feu éternel. In ignem aeternum. L'éternité ! Qui peut y songer sans trembler, sans être accablé de douleur ? Brûler pour toujours, brûler sans cesse. Quel déchirement de voir ses parents, ses frères, ses sœurs entrer en triomphe au ciel, tandis que soi-même on part pour l'enfer. On avait reçu la même foi, les mêmes leçons, mais on les a méprisées.
Breton
NEUSE AR OC disquen er brison a dan pahini a zo destinet evit ar vourmanti efad an eternite, a adressant an aduio armuian tuchant d'an tad eternel; baquet am boa an ro voar an douar evit obiç a lidiguer ac eent a-em gollet dre o faut; nen gouelvan; n'en possede-ment birviquem. Adieu tad eternel; adieu mad-le-z infinit, adieu ent un eternite Jésus-Christ ma-zab-u; hoiset acheus an doms ar arqapadondon, bit-ruet eo bet o corf sacr gant an lofion, douguet ocheus eur groas bonner, ha marvat och bet varnezi dre garantis evit muina; mas o maro a la bassion evit-on-been eivdon eur vagen a silvidi-guer, a ra hirie ma desesper ac a ro con d'am repro-bation : avertisset o p'oa ahanon m'ila mil goet Deus ma strat-da evitan ar bachet, ar sacramancho beo o p'oa instituet evit ma santifian, na deveus servichlet nemet evit rentan ahanon muioc'h coupabl a muioc'h criminel dirac o taou-lagad abuset am eus deus o goad hecud o bassa scuillet svidon, ac a on collet evit eur jamas : Deunita ma-Jésus-Christ ha ma zalver, birviquen no quelon nac o quaran quen.
Marvet on em bechet, nan deus quen na grâç na pardon eidon. Barados, plac a blijadur, plac a boa ac a gonsolation, bro ar-zant heritaj breciuz an ineo euruz, destinet a-voach eivdon, mat ollas collet on; adieu d'o eurustet. Adieu troas-p-reud, instru-mant deus ma redemption, luvsunan a shern, coiler sacr Deus ma Jésus-Christ Doue, adieu o-u-u ore het sacr, ma mam, ma refug, ha ma evocades, mont aran d'an ifern, am a nin bet muioc'h desol dach enen et ise d'an tad quen ac'h. An tad a laro a veu darmas, ar vam d'ar verch evit nempas enem velet pelloc'h; unan a el d'an env ac un al a vezo collet : bevet o deyo oll assamblez en pouch ac en union. Interrit a vam-f-e-mizo, er memes bet, on u-lago-o du-e-posit vell assambler er memes plaç, mas allas birviquen na nem guefomp unitit assambles. Adieu ma horezous, hui behini a notaa quen lias a veach ma avertisset da chanch a vuez; noi oheus neglijit netra quen deu exemplo, quen Deu instructions evit distrein ma halon deus ar bechet, ac en detrun our Doue : refuse ocheus hiet d'en em absolven evit din ton-an stad trist deus maine, deut och alès da voill daero o voelet an insensibilite deud ma halon evit Doue; o bugare-al a ran deus o boannio charitabl; inutil int bet eivdon, abuset am beus deus anezo tout, a d'an ifern o renquan mont. Ah! tristan d'arvez, separation desolant, brassan calonat, terruplan malheur eivdon me; collet on a collet evit un eternite; an douar a digor dindan ar becher, de a couë in abuno eternel.
Français
Alors, en descendant dans la prison de feu, le pécheur adresse un adieu déchirant. Adieu Père éternel, adieu bonté infinie. Adieu Jésus-Christ mon Sauveur ; vous aviez souffert pour moi, mais votre mort fait aujourd'hui mon désespoir parce que j'en ai abusé. Adieu Paradis, lieu de plaisir, héritage des âmes heureuses, je vous ai perdu. Adieu Croix sainte, instrument de ma rédemption. Adieu Marie ma mère, mon refuge, je m'en vais en enfer. On ne se verra plus, l'un va au ciel, l'autre est perdu. Adieu mes parents qui m'aviez tant de fois averti de changer de vie ; vos efforts ont été inutiles, j'ai abusé de tout et je dois aller en enfer. Ô séparation désolante, plus grand malheur, perdu pour une éternité !
Breton
Cequen terribl eo o jujamancho, o ma Doue; quam terribilia judicia tua Domine. Cequen insenset eo an den pana deu quet nor deiz da sonjeal anezo : voarhoat e l'eressomp dirac-h, a hirie e veromp er bechet ac er blijadurezo. Barned redoutabl n'antred quet en jugamant gant o serviger; ne intres in judicium cum servo tuo, Domine. Ar re muia just na ellou-ni quet supportin ar rigueur Deus o jujamancho; bera rai eta or becher coupabl? Behini a vezo sort or christenien aman bresant. A bean o d'estoar malheur da bean en nombran dud reprouvit. Doue a misericord evit deomp ocheus souffret ar maro, eivdomp ocheus scuillet o coad, groit eta na vezo quet inutil eivdomp quen lias a boannio quen lias a souffranço : tantus labor non sit cassus. Ma feden n'an deo quet dign da douch o calon (preces meae non sunt dignae), mas an-arcout a ran o carentiz sed tu bonus fac benigne; goulen eran eta diguenoch ar hrac da gavout ennach eivdomp tout eul jug leun a douse-d'u a b-rait da bardonni deomp a d'on re-at eno ravantelez, Venite benedicti
Français
Combien terribles sont vos jugements, ô mon Dieu ; quam terribilia judicia tua Domine. Combien l'homme est insensé de ne pas y penser et de rester dans le péché. Ne nous jugez pas selon nos mérites, Seigneur ; ne intres in judicium cum servo tuo, Domine. Si les plus justes ne peuvent supporter la rigueur de vos jugements, que fera le pécheur coupable ? Dieu de miséricorde qui avez souffert la mort pour nous, faites que tant de peines ne soient pas inutiles : tantus labor non sit cassus. Ma prière n'est pas digne de toucher votre cœur (preces meae non sunt dignae), mais je m'en remets à votre charité (sed tu bonus fac benigne) ; je vous demande la grâce de trouver en vous un juge plein de douceur qui nous pardonne et nous reçoive dans son royaume. Venite benedicti.