Pesez bien ces trois mots, ô vous qui vivez dans le giron de l'église catholique, et vous y trouverez la solution du problème que l'humanité toute entière cherche vainement depuis la chute d'Adam : le bonheur parfait sur la terre, suivi d'un bonheur plus parfait encore dans le Ciel.
La foi, l'espérance, la charité ces trois mots sont comme un talisman qui préserve de tout danger, de toute crainte, de toute peine physique ou morale et qui même change le mal en bien, la douleur en délices.
Avec ces trois mots gravés dans votre cœur, vous êtes supérieurs à toutes les infortunes, à toutes les grandeurs, supérieurs à tous les regrets à tous les désirs. Avec ces trois mots gravés dans votre cœur, vous ne craindrez rien de la richesse, ce torrent rapide et tumultueux qui se précipite de roche en roche dans un gouffre sans borne et sans fond.
Vous êtes à l'abri de tous les outrages, et quand même les hommes les plus forts et les plus puissants se ligueraient contre vous, tous leurs efforts seraient aussi inutiles qu'une flèche lancée contre les astres. Vous êtes comme une pierre qu'on ne peut entamer ni l'un ni l'autre, ou comme un roc immobile au milieu d'une mer furieuse. Avec ces trois mots gravés dans votre cœur, l'univers s'écroulerait vous n'en seriez point émus.
Adoptez cette devise. et vous marcherez en sûreté au milieu des flammes, et vos pieds ne tomberont point dans les pièges multipliés que le démon dresse sur vos pas.
Adoptez cette devise et je vous le répète, les coups les plus terribles de la destinée ne feront que glisser sur votre âme, et les caractères les plus radieux de la fortune ne sauraient vous faire oublier l'exigence du baptême en traversant ce désert.
Vous ne vous laisserez point séduire par un sourire éphémère, mais vous élevant sur l'aile de votre foi à la contemplation des promesses divines, vous jouirez par anticipation du bonheur du ciel.
Alors. Si vos regards se languissent vers le sol, vos regards se fixeront avec l'éclat de la lumière et du bonheur que Dieu lui-même entretient au firmament. Au lieu d'écouter les bruits de la terre qui produisent souvent de fâcheux effets que les tempêtes d'ici-bas font naître dans le cœur de l'impie, vous entendrez les concerts du grand Maître et les louanges mystérieuses les plus sublimes. Vous comprendrez combien l'homme est noble avec ses frontières, ses limites à travers ses descendants de rang de fortune, car justement encore les charmes du christianisme vous ont été offerts. Vous comprendrez qu'un foyer que la durée des siècles n'est qu'une minute dans l'éternité, combien l'homme est noble et ses projets s'agrandissent de gloire et d'honneur. Si loin de ce grain de sable que les fourmis décorent un royaume et les empires, loin de cette atmosphère noire et froide chargée de nos brouillards et de nos vapeurs méphitiques. Ouvrez votre âme libre au ciel, vous aurez le soleil, les étoiles, l'éclat de Dieu et la pompe des nuits, vous aurez les chœurs mille dieux des anges et des archanges.
À vous tout ce que la création renferme de grand, de beau, de sublime, à vous tout ce qu'elle a de splendeur et de magnificence ; à vous toutes les merveilles du monde visible et invisible ; à vous la paix de l'âme, la tranquillité de la conscience, vous serez sans doute à vous, car Dieu seul peut vous faire respirer en Dieu.
La foi, l'espérance, charité mots sublimes et étincelants qui disent plus à eux seuls que tous les systèmes des philosophes prolixement développés dans des milliers d'infidèles ; vertus sublimes qui agrandissent l'homme et l'élèvent au-dessus de toutes les misères de l'humanité.
Cependant la pratique de ces vertus s'éteint bien vite et presque insensiblement.
Chacun se vante de posséder ces vertus : mais chez plusieurs elles sont mortes elles ne vivent que sur les lèvres et non dans le cœur qui est leur véritable sanctuaire.
Faites-moi part quelque part de ce bonheur que Dieu nous réserve à tous enfin.
Interrogeons cet homme qui se dit chrétien.
Pour moi J'ai la foi : je suis chrétien, je suis catholique. Mais explorons la foi de cet homme : Voyons combien sa bouche ment à son cœur, combien cet être d'apparat s'éloigne de la race sainte. Si c'est un indifférent comme il y en a tant sur la terre dites lui d'accomplir tout le devoir que son titre d'homme lui impose. Il vous répondra qu'il pense au mal que rien ne presse, que d'ailleurs Dieu dont la bonté est infinie ne le point crée pour l'enfer. Admirez dans ce subterfuge. Dans cette réponse n'ose-t-on dire à la face de cet homme de sainte foi...
Si c'est un de ces hommes qui font consister leur bonheur à amonceler de l'argent sur de l'argent, de l'or sur de l'or, suppliez-le de faire aux pauvres seulement l'aumône d'un florin : dites-lui que l'aumône c'est prêter à Dieu, c'est s'amasser un trésor dans le ciel. Dites-lui qu'il ne lui servira de rien de posséder le monde entier s'il vient à perdre son âme, que l'homme ne peut vivre sans la Charité. Voilà un homme qu'on traîne des bordures de l'enfer sans doute la FOI lui crie si tu consens à cette pensée si tu fais cette action, tu perds le ciel ta patrie et tu te précipites toi-même dans les tourments éternels. Il n'en persiste pas moins dans sa passion sacrifiant ainsi un bien sans bornes pour l'éternité pour un bien passager. C'est de la foi mais une foi morte, une foi impuissante et pour mieux dire une foi dérisoire et infortunée. Si vous saviez combien ces bouillonnements de passion sont plus douces que celles de ceux qui ne laissent après elles qu'amertume remords et tourments.
Choisissons encore un exemple parmi les hommes qui font parade de leur foi. C'est quelqu'un qui se dit grièvement offensé. Aussi ne croit-il pouvoir laver son injure que dans le sang, et pour rien au monde il ne pardonnerait à celui qu'il appelle son ennemi. Pourtant la foi lui dit : Si tu ne pardonnes de tout ton cœur à celui qui t'a offensé Dieu ne te pardonnera point à toi-même, et si c'est par le sang du ciel si tu ne cherches à t'en rendre digne par des actes de charité, n'attends de Dieu qu'une sentence de mort ; n'as-tu pas espéré le sourire d'un Dieu sur tes lèvres lors de ta dernière défense.
Insensible aux inspirations de la foi, il persiste opiniâtrement dans son noir projet de vengeance, il aimerait mieux mourir que de pardonner. Ah, malheureux, arrachez arrachez la haine de votre cœur car la haine est une flèche empoisonnée qui déchire l'âme et lui donne le coup de la mort.
Est-il la foi celui qui faisant consister le bonheur dans la jouissance ininterrompue des biens terrestres souille sa vie par d'infâmes débauches ? Est-il la foi celui qui n'accepte qu'avec des murmures les épreuves de la vie et cherche à chaque pas dans la misère de sa vie à substituer à la débauche sa propre déraison ? Est-il la foi celui que l'inquiétude sans cesse tourmente et défiant de la providence de Dieu, se croit malheureux même au sein du bonheur ? Est-il la foi celui qui enchaîné à la vie par les liens du péché regarde le moment de la mort comme le commencement de l'enfer ? Est-il la foi Celui qui a des yeux des oreilles mais qui ne vient ni voir ni entendre ni comprendre les biens de l'éternité.
La FOI, le temple de notre sanctification, n'est plus pour plusieurs de nos frères qu'un temple monceau de cendres et de ruines. Elle se trouve encore sur toutes les lèvres mais elle est bannie du cœur, son propre sanctuaire.
Anges du Ciel pleurez sur ces infortunés qui ont abandonné les rayons de vous s'abreuvent dans le ciel pour s'abreuver de leurs passions et que des flots de larmes sortent aussi de nos paupières car les iniquités de la terre ont portés témoignage contre nous et le Seigneur va les livrer à la désolation sans bornes qui couvrira le monde.
Saint Matthieu au cœur que ne rayonne pas la foi ; car le jour s'abaisse et les ténèbres s'éparpillent de plus en plus. Un bruit précurseur de la colère de Dieu un bruit formidable s'est fait entendre sur les eaux de la mer et l'infidélité qui se promenait d'échos en échos, de vallon en vallon a frappé les villes et les campagnes d'une terreur soudaine et universelle. Malheur à ceux qui rejettent la foi, comme un malade frénétique rejette le remède qui seul peut lui rendre la vie et la santé de l'âme ; car déjà des nues de feu s'élèvent de l'extrémité de la terre ; déjà le vent de la mort souffle dans la route de Dieu ; déjà le plus affreux de l'enfer est prêt d'éclater,.
Quand cette redoutable voix retentira comme au jour du déluge, c'est alors qu'on reconnaîtra qu'elle était la foi. Mais hélas quel spectacle s'offre à mes yeux, d'un côté des pécheurs dont est menacé le pécheur qui n'a pas la foi, mon âme est triste jusqu'à la mort, et dans ma douleur, je m'adresse à mon Dieu :
Seigneur, vous qui sondez les cœurs et les reins, faites-nous connaître où est la foi ? Siège-t-elle dans les cœurs de vos serviteurs ? Oui, Seigneur, j'en ai la douce confiance la foi sur vos visages, dans l'humilité de vos fronts inclinés devant cet autel où nous demandons une augmentation de foi, de la part de l'Esprit saint, et de notre aimable bénédiction.
Oui, Ici, votre foi fait l'admiration des Anges et des Saints. Je n'ai pas besoin d'y ajouter la faible expression de la mienne.
Oui, vous avez le bonheur d'avoir la foi, et elle recevra aujourd'hui un degré d'accroissement aux pieds de cet autel.
Comment ? Ah, ne le demandez pas, la foi a ses mystères. La raison n'y comprend rien, mais Dieu le sait.
Qui opérera cette augmentation de foi Grâce, etc la Grâce de Jésus-Christ. Cette grâce qui arrête Paul, qui le terrasse pour l'élever au rang des Apôtres, qui lorsqu'il cherchait une lumière divine, cette grâce qui parle au cœur de M. Ratisbonne. Cette grâce qui à Rome convertit M. Ratisbonne. Cette grâce qui en France se plaît à conduire aux pieds de MARIE les pécheurs qu'elle ramène à la vertu, et les justes qu'elle y affermit.
Oui, cette grâce va aujourd'hui raviver en vous les vertus théologales. Pour cela prions, unissons nos cœurs pour faire un vœu au cœur de Jésus-Christ descendu sur l'autel.
Oh ! C'est parce que nous savons avec quelle plénitude de joie on se sent avec Dieu, avec quel enthousiasme on marche vers son éternité ; c'est parce que nous sommes heureux sous le bouclier de la foi, que nous voudrions faire partager nos sentiments à tous nos frères. Car pour le chrétien le bonheur n'existe qu'à la condition d'être partagé.
Le mal de la France, le grand mal qui l'avilit c'est l'absence de foi ; voilà la grande plaie de l'état social. Cette plaie est déjà bien profonde, mais nous aimons à le croire, elle n'est pas incurable. Prions le surtout d'inculquer la foi dans tous les cœurs.
Puisse-t-elle bientôt renaître plus brillante cette divine vertu, dont nous voyons en quelque sorte poindre une nouvelle aurore, puisse son éclat resplendir sur le monde, sur la France, sur cette Ville surtout. Puissent nos cœurs ici réunis puissent-ils même concevoir en cet instant cette fleur de foi que vous présente dans tout son éclat un serviteur de Jésus-Christ.
Ô vous, cité étonnante dans le rang que tu occupes dans la France. Je ne puis pas dire que tu renfermes à la fois les extrémités humaines je ne puis pas dire que la faste de l'opulence le disputent aux horreurs de la misère, mais je puis dire que les largesses de ta foi charitable le disputent avec gloire aux professions du luxe des grandes cités. Oui, à ce spectacle d'amour avec un sentiment de consolation, si cette foule d'Apôtres qui ont illustré l'Église, reparaissent au milieu de regretteront point d'en trouver de si nombreux le signal de notre foi, mais ils admireront notre CHARITÉ ; ils administreront notre Bureau de bienfaisance, établi par des hommes puissants en moyens, admirables de zèle, et riches en caractères qui triomphent de tous les obstacles ; ils jetteraient un regard de complaisance sur une Salle d'Asile qui doit son renom à une d'administrateurs éclairés. J'oubliais nos Sœurs de Charité, notre asile pour la vieillesse.
Courage, ne laissons point interrompre la chaîne de courageux qui dans cette ville ont consacré à la Charité son empire et sa religion de couronnes. Amis des pauvres, ils sauront nous aider dans leurs besoins. Et quand nous l'espérons au pied de ce bureau de bienfaisance, auprès de cette Salle d'Asile, dévoué à un de ces plus élégants que les miens qui soutiennent l'homme
Ô homme Soutient toi que tu n'es que poussière et que tu retourneras en poussière / mais soutient toi aussi que si tu es miséricordieux Dieu est miséricordieux.
An darn vian eus an dud a anzav kenos ar Gratiez d'hon Deverio a gristienien, evel ma eo ar reception d'eus ar sacramancho, a zo moyennou puissant evit hon zentan eures epad an Eternite ; mes na ellont quet compren penaos e ellont hon ranten eurus toad an Du-ma? Ma s'interrogchomp Calono ar vugale d'ere a Diu bet hirie ar bonheur da asein gentan r yoncian d'ur ous taol Doue! ac a larount deomp : O béquen caër eo an d'is d'eut eus gommunion quentan! Nan, aboue ma omp rour an douar n'on det quet tantet plijadur azo quen dous a quen ; Ar rouanez toad d'er vro n'an dint quet quen contant a quen eurus a ma omp hirie aboue m'on deus bet ar bonheur da discargan hon honscian barzen tribunal santel d'eus ar binijen a da recev d'er gommunion corf a goad hon Doue. Nan, na houlenomp quet chanch on bonheur evit oll mado, oll blijadurio ar bed.
Ia bugaleo, chetu ar - o dispositions e tar momant mas ma'z on deut d'hor de houlen, digun'ac'h, eo d'o fidi, da gad sonj d'eus an devez solemnel-man, da gad sonj d'eus ar romesso oc'h eus graet da Doue. Recevit gratis don en o calono ar sonj d'eun dur quen caër - rapportin d'ac'h un traict d'istiri a zo bet arruet en amzer ur bersécution en par gristienien
Noli oblivisci omnes retributiones ejus.
La moindre partie des hommes reconnaît combien la Grâce est nécessaire à nos devoirs de chrétiens, tout comme l'est la réception des sacrements, qui sont des moyens puissants pour nous rendre heureux pendant l'éternité ; mais ils ne peuvent pas comprendre comment ils peuvent nous rendre heureux dès ce monde-ci ?
Si nous interrogeons les cœurs des enfants de Dieu qui ont eu aujourd'hui le bonheur de s'asseoir pour la première fois à la table de Dieu ! Et ils nous disent : Oh ! combien est beau le jour venu de la première communion !
Non, depuis que nous sommes sur la terre, nous n'avons pas goûté de plaisir qui soit si doux et si [bon] ; les rois sur la terre ne sont pas aussi contents et aussi heureux que nous le sommes aujourd'hui, depuis que nous avons eu le bonheur de décharger notre conscience dans le saint tribunal de la pénitence et de recevoir à la communion le corps et le sang de notre Dieu. Non, nous ne voulons pas changer notre bonheur pour tous les biens, tous les plaisirs du monde.
Oui enfants, voici vos dispositions en ce moment où je suis venu vous demander, de votre part, c'est de vous prier de garder souvenir de ce jour solennel, de garder souvenir des promesses que vous avez faites à Dieu.
Recevez gratuitement au fond de vos cœurs le souvenir d'un jour si beau — je vais vous rapporter un trait d'histoire qui est arrivé au temps d'une persécution envers les chrétiens.