Breton
Vermis eorum non moritur et ignis non extinguitur. Ar brens deus o honsianc na varvo quet, ac an tan behini o des a bado da viquen.
Français
Vermis eorum non moritur et ignis non extinguitur. Le ver de leur conscience ne mourra pas, et le feu qu’ils ont durera pour toujours.
Breton
Bean ranfermet ebarz er Prison effroyall deus a Justic un Doue oll buissant, ebarz en eul stang la dan ac a soufr enflammet: ignis et sulphur pars calicis eorum; bean chadenet gant ar glaoù tan ardent supet eos carbones. bean e eul flac a gri ac a desesper: ibi erit fletus et stridor dentium. en eul flac a spont ac a disur: sempiternus horror inhabitat. Chetu are demourance an ineo refroutet: terram miseriæ et tenebrarum: chetu are dre demourance ar re a hanomp a neto ar malheur da voya a da sortal en disgrace a Doue. Mas da vianan a zo esperanç a finisso un deiz ar boannio-ze: nan, n'o devo fin ebet: an tan se a zo allumet gant coler un Doue evit tourmanti da viquên ar bec'her malheurus: ignis succensus est in furore meo, et ardebit usque ad inferni novissima: bepret a bado, bepret a turo a na varvo jamas: esperet an den n'an deo quet capabl da garent un ide just divoar an eternite: in aeternum cruciabuntur: bean o tan o tesi-pad un eternite.
Français
Être enfermé dans la prison effroyable de la justice d’un Dieu tout-puissant, dans un étang de feu et qui souffre enflammé : ignis et sulphur pars calicis eorum ; être enchaîné par les charbons de feu ardents super eos carbones. Être dans un lac de cris et de désespoir : ibi erit fletus et stridor dentium ; dans un lac d’épouvante et de désordre : sempiternus horror inhabitat. Voici leur demeure, aux âmes réprouvées : terram miseriæ et tenebrarum : voici leur demeure, ceux d’entre nous qui auront le malheur de vivre et de sortir en disgrâce de Dieu.
Mais au moins y a-t-il espoir qu'un jour finiront ces peines : non chrétiens, elles n’auront aucune fin : ce feu-là est allumé par la colère d’un Dieu pour tourmenter pour toujours le pécheur malheureux : ignis succensus est in furore meo, et ardebit usque ad inferni novissima : toujours il durera, toujours il durera et ne mourra jamais : l’esprit de l’homme n’est pas capable de concevoir une idée juste au sujet de l’éternité : in aeternum cruciabuntur : être dans le feu durant une éternité.
Breton
O un so poennat, a capabl da lacaat ar spont en calono an dud ar muia just ac ar muian santel: Comzo deus a bere ar song ac ar meditation o deus groet quen lies a zent quen lies a Verzer, a verzer ac a Touiche. Mas comzo bere na raint impression ebet voar galono tud caladet ebarz er pec'het, tud bere a gousq en peoc'h voar bord ar Précipice en boni amaint voar ar poênt da guezan: impius cum in profundum venerit contemnit. Mas da vianan nan dent me en on touez pehini na ve quet touchet o clel Comz deus a eternite me Doue, voara behini mil bloas nan dent netra tanquam dies hesterna: Per refroudet ebarzen ifern a ve de soulage mar amefe an esperanç da vean un deiz delivret deus e boannio: mas allas, nan, an eternite a zo a disespere ac a raict en ini, marna n'em bersi-gaem pquet deus ar song-ze evit ober on silvidiguez. Graemp te voarnion reflexio salutar, agravomponn d'ann an on halon.
Français
Oh, une pensée pénible, et capable de mettre l’épouvante dans les cœurs des hommes les plus justes et les plus saints : des paroles dont la pensée et la méditation ont fait tant de saints, tant de martyrs et de chrétiens. Mais des paroles qui ne feront aucune impression sur les cœurs des gens endurcis dans le péché, des gens qui dorment en paix sur le bord du précipice où ils sont sur le point de tomber : impius cum in profundum venerit contemnit.
Mais au moins n’y a-t-il personne parmi nous qui ne soit touché en entendant parler de l’éternité de mon Dieu, envers laquelle mille ans ne sont rien tanquam dies hesterna : Une âme réprouvée en enfer serait soulagée si elle avait l’espoir d’être un jour délivrée de ses peines : mais hélas, non, l’éternité est ce qui désespère et qui rend ainsi, si nous ne nous servons pas de cette pensée pour faire notre salut. Faisons sur nous une réflexion salutaire, gravons-la dans notre cœur.
Breton
Da un eternite a bean ac a dourmanto e-he eta abautissan mado a plijadurio an daou eternite interminabile. Mas conscondé pa deu hoas an den, un despet da venais Doue, Da stagan e galon ous an traou dissonnet, a-ta comp hered, evit en em detabissin, et raonsp compron ar circonstanc spontus deus an eternite. On-ze a bradu enon reflexio serius voas an eternite. Dues o boannio an Ifern estrus mas ber ou fe out cus arvoalt, ont on pas-te da gouean bars en eul malheur gant brad boannio an ifern a zo eps fin, of consolation, of soulagement. Boannio an ifern a vero iternel: comzo berr, mas bian a zo capabl da hompren? Prison iternel, todaliguen siou l, tan iternel, tourmancho, remorsio iternel, Daero iternel; chetu azo ar lera disq deomp ar pe deus a dourmancho an dud refroudet ebarz an ifern: Doue en deus an laret a n'on deus quet dorn a broutino, e-na tertulen gomzo. Comzo un Doue a gomza zo goirion: an In voar an Douar a dremeno, mas e gomzo na dremenoment quet: Cælum et terra transibunt, verba autem mea non præteribunt. Comzo Doue a restis-te iternellamant: Veritas Domini manet in aeternum.
Français
À une éternité de peine et de tourments, elle est alors l'aboutissement des biens et des plaisirs des deux éternités interminables. Mais considérons quand vient encore l’homme, en dépit de la menace de Dieu, d’attacher son cœur aux choses d’ici-bas, comprenons alors, pour nous détacher, et comprenons la circonstance spontanée de l’éternité. Ceci se produit par une réflexion sérieuse sur l’éternité. De ces peines de l’enfer affreuses, mais car vous êtes nos pécheurs, vous n’empêchez pas de tomber dans un malheur avec de grandes peines de l’enfer qui sont sans fin, sans consolation, sans soulagement.
Les peines de l’enfer seront éternelles : paroles courtes, mais qui est capable de les comprendre ? Prison éternelle, ténébreuse si on veut, feu éternel, tourments, remords éternels, larmes éternelles ; voici ce qui est pour nous enseigner la foi au sujet des tourments des gens réprouvés dans l’enfer : Dieu l’a dit et il n’a pas de langue à mentir, ce ne sont pas de vaines paroles. Les paroles d’un Dieu qui parle sont vérités : le Ciel et la Terre passeront, mais ses paroles ne passeront pas : Cælum et terra transibunt, verba autem mea non præteribunt. La parole de Dieu reste éternellement : Veritas Domini manet in aeternum.
Breton
GOUIT CO CLA, Comzo an dud refroudet ebarz an ifern a soufr ac a soufro ep fin ebet, epad un eternite: in aeternum cruciabuntur. esperet an den n'an deo quet capabl da desvria ar spacimmans deus an eternite, behini a gommanç bepret, a na finisso jamas. Vera efel dach a lavarson, evit ober dach compren ar gourio-ze-man: bean a zo ouspen cant mil bloas aboue ma eman Cain o tan, en ifern, a berrê n'an deoquet muioc'h avanset a eternite evit an deiz quentan ma tisquennas er pla-ze a souffranç. Bean a zo mui d'a vlaio aboue ma eman ar falu Pinvidic o laret varze a zo chomet voar a lerc'h voar an douar: Crucior in hac flamma: out goele a dan am eus er certach, eit bean duguel ma halonous mado ur sabel; acar berr a lera bean a zo tri pe fêr cant bloas la lar hous-hini ac en laro da viquên muioc'h in hac flamma. O Doue, o boit truer ou rcomf, ana barm bleq uet o remf collet evit un eternite neque absorbeat me profundum.
Français
Sachez donc cela, les paroles des gens réprouvés dans l’enfer qui souffrent et souffriront sans fin aucune, pendant une éternité : in aeternum cruciabuntur. L’esprit de l’homme n’est pas capable de mesurer l’étendue de l’éternité, laquelle commence toujours, et ne finira jamais. Vraiment il faut que je vous dise, pour vous faire comprendre ces paroles-ci : il y a plus de cent mille ans depuis que Caïn est au feu, en enfer, et pourtant il n’est pas plus avancé dans l’éternité que le premier jour où il descendit dans ce lieu de souffrance.
Il y a plus d’années depuis que le mauvais Riche est à crier d’où il est resté après lui sur la terre : Crucior in hac flamma : avec douleur de feu j’ai certes, pour avoir attaché mon cœur aux biens de ce monde ; et pour cela il y a trois ou quatre cents ans qu’il a crié cela et il le dira à jamais plus in hac flamma. Ô Dieu, ô ayez pitié de nous, ne permettez pas que nous soyons perdus pour une éternité neque absorbeat me profundum.
Breton
UNI Iné refrouvet a ver soulaget me desesperanc da veran un deiz delivret: mas nan, n'an deus esperanç bet evit-o. Ma ver lart d'eun iné collet, peros a rer fin de boannio, gand e bean ranfletet deus e daero, an Hostie-man, en pehini e deus assistet en offic e p na fana Devotion; brassan consolation evit an iné malhurus-se. mas allas, goude bean ranfletet an Hostie-man deus a daero, goude e drent na de quet hoas commancet: nan deoquet arsalch, goudé bean scuillet quem-l a daero ac a zo a-dout voar ar bid en antier, goude bean ranfletet deus e daero, ar spac infinit a zo tre an Ne ac an douar, Ah!, ne vere groet hoas netra evit avancy e-lernite, a eternite na verquet hoas commancet; hour goud quem-l d'un eternite a dan, un eternite a boan ac a souffranç. In aeternum cruciabuntur.
Français
Une âme réprouvée serait soulagée par le désespoir d’être un jour délivrée : mais non, il n’y a aucun espoir pour elle. Si l’on disait à une âme perdue, lorsqu'elle verra la fin de ses peines, après avoir rempli de ses larmes, cette Hostie-ci, en laquelle elle a assisté à l’office sans aucune dévotion ; grande consolation pour cette âme malheureuse.
Mais hélas, après avoir rempli cette Hostie-ci de ses larmes, après elle n'est pas encore commencée : elle n'est pas arrêtée, après avoir versé autant de larmes qu'il y a d'eau sur le monde entier, après avoir rempli de ses larmes, l'espace infini qui est entre le Ciel et la terre, Ah !, n'aurait été fait encore rien pour avancer l’éternité, et l’éternité ne serait pas encore commencée ; après encore autant d’une éternité de feu, une éternité de peine et de souffrance. In aeternum cruciabuntur.
Breton
Goudé quemet a villono a vlaio ac a zo a stouret voar an Douar, ac a zo a hrounen sablan voar bord ar mor, ac a zo stereden ebarz er firmamant, an eternite a vero hoas o commanc. En em arrestin a rant, ma spered na ell quet goalet pelloc'h. Paran ar bera querin deus an eternite: ac ontassan cant millon a vlaio, an eil voar eguile na ellin quet hoas laret dach benos e na disen-cet dach un hin-squem deus an eternite. Chetu ar conseon de Position deplorabl un iné malhurus; chetu are ar malheur behon on gorto, mar na deomf quet de goutaat ar bachet a da chanch a bue: ret eo on-dé collet on-fé, ac e ver collet on halon mar na dinguet ar tourio-ze-man la ober deomp antren ennomp on unan a da Doue on halono. In aeternum.
Français
Après tant de millions d’années qu’il y a de poussière sur la Terre, et qu’il y a de grains de sable sur le bord de la mer, et qu’il y a d’étoiles dans le firmament, l’éternité sera encore au commencement. Je m’arrête ici, mon esprit ne peut aller plus loin. Parlons un peu au sujet de l’éternité : et en comptant cent millions d’années, l’une sur l’autre je ne pourrais pas encore vous dire d’où elle descendrait vers vous une idée de l’éternité.
Voici la conséquence de la position déplorable d’une âme malheureuse ; voici le malheur qui nous attend, si nous ne nous dépêchons pas de quitter le péché et de changer de vie : il faut que nous ayons perdu la foi, et que soit perdu notre cœur si nous n’entendons pas ces paroles-ci pour nous faire entrer en nous-mêmes et vers Dieu nos cœurs. In aeternum.
Breton
ALLAS nan, chetu on deus alies ar tourio-ze-man, eperit sa chang a buez a contan ar béchet, a hiric, evit on malheur, na brodu quet voarnomf muioc'h a effet. Cousconde examiner far bachet a clarq oir consolation ac eul soulagemant benac en creis o boanniou. Seblantout a ra dig goelet ar bachet malhurus o clasq en creis ar flammo, eul soulagemant benac, o mgoal ennon unan songe o boanniou a finisso un deiz: mas e-voiz spontus a deu d'e ditromplan, a da laret de-zan: jamas afin, bepret souffr. Mas da vianan a ellé youvat aboue pegoulz eman o tate mas-s-en-tan: nan, nan: goe-len a ra gant ur yaer lamantabl a truerez: Jedes eo: ac e respontet de-zan b-p beach: eternite, eternite, bepret souffr, jamas a fin. O bachet malhurus, o bliga durezo d’un dé deus ar bed betore malheur a deuent d’oar an den: beque-quera e-gousto a bliga durezo d'ar voluptuez, a d'o d'an avaricieus, e hourmande d'ar mevier, o negli-geanc, o lachete d'ar biosainatourien ar sul ac ar gouil? Un eternite a boan, un eternite a dourmancho... Caer en deus ar bachet Alath essa enam dallan dre e bassiono: bean a zo un ifern, bean a zo un eternite ac etitan ac evidon ma-unan, marnon dete quet a sogn da effacin.
Français
Hélas non, voici nous avons souvent ces paroles-ci, au lieu de changer de vie et de quitter le péché, et aujourd'hui, pour notre malheur, elles ne produisent pas sur nous plus d’effet. Cependant examinons le pécheur et cherchons une consolation et un soulagement quelconque au milieu de ses peines. Il semble que je vois le pécheur malheureux cherchant au milieu des flammes, un soulagement quelconque, se disant à lui-même songeant que ses peines finiront un jour : mais une voix effrayante vient le détromper, et lui dire : jamais de fin, toujours souffrir.
Mais au moins il pourrait savoir depuis quand il est tombé dans le feu : non, non : on l’entend avec un cri lamentable et pitoyable : Quelle heure est-il : et on lui répond à chaque fois : éternité, éternité, toujours souffrir, jamais de fin. Ô pécheur malheureux, ô plaisirs d’un jour de ce monde quel malheur ils apportent sur l’homme : quel prix ont les plaisirs de la volupté, et ceux de l’avaricieux, la gourmandise du buveur, la négligence, la lâcheté des profanateurs du dimanche et des fêtes ? Une éternité de peine, une éternité de tourments...
Le pécheur a beau essayer de s’aveugler par ses passions : il y a un enfer, il y a une éternité et pour vous et pour moi-même, si nous ne songeons pas à l’effacer par une pénitence prompte, par un changement de vie les péchés par lesquels nous nous rendons coupables. Le malheur dont je parle ne fait plus d’impression sur nous, parce que peut-être c’est moi qui vous en parle. Mais s’il venait une âme réprouvée sortir de l’enfer pour vous en parler. Malheur elle serait capable d’expliquer l’impression qu’elle ferait autant sur vos cœurs.
Breton
Dre ur bingen bront, dre ur chanchamant a buez ar bechejo a berrê e omponnerent coufabl. AR VOULCHONUZ derruht-man-na ra mui ur impression bet voarnomf, abalamour mar-der-zo ma e annon d'ach. Mas ma teue un iné refroudet da sortial deus an ifern evit e annon dach. Siou a ver capabl da explican an impression a rae quement-le voar o calono. Nac a chanchamancho a vefe, nac a gonturion na ve quet enon touez, ma permete Doue d'un iné refroudet sortial deus an ifern, evit ma ran flaun ebarz er gadeaer santel-man, a discue deomf Dre e exterieur spontus ar tourio-ze deus an eternite. Mat voeljemp er visage-se, an droulagad-se an horfic, an daouarn-ze goleet a-dort gant un tan behini a bado da viquên? Peron instruction oedont tout? Mas Doue na bresse quet ar bray-ze. Da fafset ous nem laret de-zan sonos a bue a nassa voar an Douar: Moïses ac ar brofetit int annoné de-zan ar tourman-te ac int en instruin. P'é bean, Jésus-Christ, Da abuer Doue, de-nan et do annone dach ar tourio-ze-man, malheur deomp mar na brofiton si quet, rac comzo Doue...
Français
Combien de changements il y aurait, combien de contritions n'y aurait-il pas parmi nous, si Dieu permettait à une âme réprouvée de sortir de l’enfer, pour qu’elle s’écrie dans cette chaire sainte, et nous montre par son extérieur épouvantable les paroles de l’éternité. Si nous voyions ce visage-là, cet œil-là horrible, ces mains-là brûlées tout à fait par un feu qui durera pour toujours ? Quelle instruction seraient-elles toutes ? Mais Dieu ne permet pas cette chose-là.
Il a assez de nous dire ses paroles et la vie que nous faisons sur la Terre : Moïse et les prophètes leur ont annoncé les tourments et ils les instruisent. Puisque Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est venu lui-même vous annoncer ces paroles-ci, malheur à nous si nous n’en profitons pas, car les paroles de Dieu... Si elles ne produisent pas en nous des fruits de salut et de contrition, elles endurciront de plus en plus nos cœurs, et produiront en nous des fruits de réprobation : non retardat sed me vacuum.
Breton
Mar na broduont quet ennomp frouez a silvidiguez ac a gontirrion, a ga-te do mui-ouz-mui on halono, ac a broduo ennomp frouez a reprobation: non retardat sed me vacuum. GOUIT CO CLA, a zo aet ar bachet un eternite a d’an ep na consolation, na soulagemant. Bean a zo ouspen tintoach cant bloas aboue ma eman ar fals Pinvidic ous n'om ifern o houlen me-ban-nach Doue evit en en-raftrichissan, a n'an deus quet recet-et, a na receo biquên. souffr iternellamant, terruplan song evit un iné refroudet: terruplan song evidomp-ni. Mas seblantout a ra e a ver ne-b-t a hanomp a craden en eternite. Bean a zo en eternite: quement a zo mad, ebarz er scritur santel, en tado Santel deus an Ilis, ac ebarzen instructiono, mas ar fe deus an eternite a zo bell deus a spered deus a galon a deus a gonsiance an darn vuia deus ar gristenien. O quemer a raïn Da veet deus a quemet-ze, ma veach persudet mad deus un eternite a supplico evit un bachet mortel epquen, a hiru a elf dont hoas d'en commetin? Nan nan: Pera eta ata tad m-tent d'in commetin quen lies a veach? Allas afe a zo maro... o-fa nan deoquet hen-ver an Avel, fidis temporum et non evangeliorum.
Français
Sachez donc cela chrétiens, qu'est allé le pécheur une éternité de feu sans aucune consolation, ni soulagement. Il y a plus de dix-huit cents ans depuis que le mauvais Riche est en son enfer à demander une goutte d’eau pour se rafraîchir, et il ne l’a pas reçue, et ne la recevra jamais. Souffrir éternellement, terrible pensée pour une âme réprouvée : terrible pensée pour nous-mêmes.
Mais il semble qu'il n'y a personne d'entre nous qui croie en l'éternité. Il y a une éternité : tout cela est vrai, dans l'Écriture Sainte, chez les Saints Pères de l'Église, et dans les instructions, mais la foi en l'éternité est loin de l'esprit, du cœur et de la conscience de la plupart des chrétiens. Oh j'en prendrais à témoin de tout cela, si l’on était persuadé vraiment d’une éternité de supplices pour un seul péché mortel seulement, et qui oserait venir encore le commettre ? Non non : Pourquoi alors est-on si prompt à le commettre tant de fois ? Hélas la foi est morte... elle n'est plus qu'un vain mot au vent, fidis temporum et non evangeliorum.
Breton
Me deomf persudet mad deus ar tourio-ze-man a n'in a desseryé a deiz da deiz da n'am gonsertissan: a-nin a chom f-blas-ep entier an stad a bachet, hep tostail deus on hera-mancho, ac ep dont dagosesset. Of ancet on deus Doue e-omp in danger da n'em goll evit jamas, a quese den na song en eul malheur quin bras, a quasi den na ra netra evit en evitan. Servietur in aeternum. Jésus-Christ, n'amen quet ivez a buissin quemet-le bean am eus marteze, hoas quement a tent ac ameus a den ous ma bleset. Veubit a dud a song en eternite. Ar bachet, em ar Profhet bell-vines ton-gaer-eour, e vitan, na song quet m'en i emni: Non est respectus morte eorum. Juge-man-cho Doue a zo bell d'ious a spered: Auferuntur judicia tua a facie ejus. Na sonjomp nem-ter bed, na n'em occupomp nemet deus ar bed na labouromp nemet evit ar bed, ac an eternite a a-vanç bep-moment, a omp voar ar boent da goean anni. Ar bed couscon-dé a finisso, ac an eternite na finisso jamas: a conscond-ma bren quer, na sonjet quet.
Français
Si nous étions persuadés vraiment de ces paroles-ci nous ne différerions pas de jour en jour de nous convertir : nous ne resterions pas des années entières dans l’état de péché, sans nous approcher de nos sacrements, et sans venir nous confesser. Offensé avons-nous Dieu et nous sommes en danger de nous perdre pour jamais, et presque personne ne songe à un malheur si grand, et presque personne ne fait rien pour l’éviter. Servietur in aeternum.
Jésus-Christ, n’avons-nous pas ainsi à craindre autant peut-être, autant encore que j'en ai à dire sur ma blessure. Rarement des gens songent à l’éternité. Le pécheur, comme dit le Prophète David, l’évite, ne songe pas à lui-même : Non est respectus morte eorum. Les jugements de Dieu sont loin de son esprit : Auferuntur judicia tua a facie ejus. Nous ne songeons qu’au monde, nous ne nous occupons que du monde, nous ne travaillons que pour le monde, et l’éternité avance à chaque instant, et nous sommes sur le point d’y tomber. Le monde pourtant finira, et l’éternité ne finira jamais : et cependant mes frères chers, vous n’y songez pas.
Breton
Goude bean tremenet voar an douar un neubet vlaio laun a boan, laun a triste-diguez, a renguomf-en quitaat, laret a dué var lerc'h a quaremp ar muian voar ar bed, evit antren barr en on eternite: Ibit homo in domum aeternitatis suae. mas bean a song er vourio-ze? Nan deo quet an dud yaouan se pere na glisquont nemet plijadurez, profitan deus an amzer deus o yaouan-quêt evit em goll evit jamas: Nan deo quet de an dud-ze muia-la-avanct en oad pere na glesquont nemet vastummado, a hiriact un tam bu-ehini a d’esent consaurin da Douer a d’o religion. Tout a digass da song deomf Deus a quent-le: an tado, an mamo, a zo de-ya ar bar r on eternite a n'in a el-v-r voar o lerc'h. An iné a song ebarz en eternite, s-en-en gonvertissan, be anus collet. si, penances quen a gonsiance. Aut fidem non hab-ant cor non habet.
Français
Après avoir passé sur la terre quelques années pleines de peine, pleines de tristesse, nous devrons la quitter, dire adieu à ce que nous aimons le plus sur le monde, pour entrer dans notre éternité : Ibit homo in domum aeternitatis suae. Mais qui songe à ces paroles ? Ce ne sont pas ces jeunes gens qui ne cherchent que le plaisir, profitant du temps de leur jeunesse pour se perdre pour jamais : ce ne sont pas les gens plus avancés en âge qui ne cherchent que les profits, et aujourd'hui un peu de vie qu’ils devraient consacrer à Dieu et à leur religion.
Tout nous fait songer à cela : les pères, les mères, sont déjà sur le bord de leur éternité et nous allons les suivre. L’âme qui songe à l’éternité, en se convertissant, ne serait pas perdue. Si pénitence quand on a conscience. Aut fidem non hab-ant cor non habet.
Breton
CARQUET GANT DOUE ronan da dithotte d’o lurgales an hant e gon deu d’ian led: Prezeg ar jourio-ze e-tourmet d’eusam eternite a de bean an objet deus on zel a deusan harantez evit on Doue, ac evit on nessan. Clasquomp dre oll ana queu omp nemet tud occupet deus a vado deus a blissidero ar bed: tud atorrecus, tud leun a bassiono; mas na golete quasi den occupet deus a eternite. Canta cant beach a zo laret deomf abeurt Doue benos a zo un eternite mas on gorto a na tenguemf quet. Siu eo an defun-te hoas evit jamas de somno surgere: brent eo deomf da vianan hirie laret deomf on unan: ana vin me quet unan deus are a vezo condannet da dévin in ifern epad un eternit? Numquid peribis me Deus?
Français
Chargé par Dieu d'annoncer à vos oreilles la parole dont il m'a chargé : prêcher ces paroles qui traitent de l’éternité doit être l’objet de mon zèle et de mon amour pour mon Dieu, et pour mon prochain. Cherchons partout nous ne trouvons que des gens occupés des biens et des plaisirs du monde : gens coléreux, gens pleins de passions ; mais on ne trouve presque personne occupé de l’éternité.
Combien de fois nous a-t-on dit de la part de Dieu qu'il y a une éternité qui nous attend et nous n'écoutons pas. Triste est le sort pour jamais de somno surgere : il est temps pour nous au moins aujourd'hui de nous dire à nous-mêmes : ne serai-je pas un de ceux qui seront condamnés à brûler en enfer pendant une éternité ? Numquid peribis me Deus?
Breton
Allas, an ruer am eus conduit bete hirie sa zo din suzet da grezan, iniquitales meæ supergressæ sunt caput meum. Offancet ameus ma Doue, s'e-vas-ni, ac alis mortellamant. Offancet ameus ma Doue, an an-donquêt-se da vean antreet en graç gantan dre ur goir binigen. Aba-vije nin a long en eternite, a ve-ja goelet ar bachet a tonet aliesoc'h da velhin e iné, a va recet ebarz en e galon ar sourcen deus a silvuidiguez. Preomp eta bepret an eternite drae on daoulagad: anno aeternos in mente habui. Pedomp Doue da chang on meret, on halon, on œuvre, on desirio, on songasono. Cor mundum crea in me deus. Bedomp ar verhel Ver-des Doue, da delivran a hanomp deus ar maro iternel A morte perpetua libera nos, domine. Pidon-m-t ar roué a serman ar-d-och ai-ri-don, eo ma plije gantan lacaat diou-somp an eternite valuerud, a diguerris deomf an eternite eürus
Français
Hélas, l’horreur m’a conduit jusqu’ici car je suis sujet à craindre, iniquitales meæ supergressæ sunt caput meum. J'ai offensé mon Dieu, je le sais, et souvent mortellement. J'ai offensé mon Dieu, avant d'être entré en grâce avec lui par une vraie pénitence. Si nous songions à l’éternité, on verrait le pécheur venir plus souvent laver son âme, et venir recevoir dans son cœur la source du salut. Portons donc toujours l’éternité devant nos yeux : anno aeternos in mente habui.
Prions Dieu de changer nos pensées, notre cœur, nos œuvres, nos désirs, nos réflexions. Cor mundum crea in me deus. Prions la Vierge Mère de Dieu, de nous délivrer de la mort éternelle A morte perpetua libera nos, domine. Prions le Roi du ciel de nous accorder, s'il lui plaît de mettre loin de nous l'éternité malheureuse, et de nous ouvrir l'éternité heureuse