Diocèse de Saint-Brieuc — Département des Côtes-du-Nord Paroisse de Brélévenez, Lannion (Trégor)

Une fabrique paroissiale bretonne sous la Restauration :
économie, tènements et toponymie du compte de 1827

Analyse du compte en recettes et en dépenses rendu par Pierre Marie Salaün,
trésorier comptable de la fabrique de Notre-Dame de Brélévenez


Juillet 2026

Résumé

Le compte que rend en 1828 le trésorier de la fabrique de Brélévenez pour l'exercice 1827 recense cent un articles de recette ordinaire, dix-huit articles de recette extraordinaire et une quarantaine d'articles de dépense, pour un total général avoisinant 3 194 francs de recettes et 2 903 francs de dépenses. Derrière cette arithmétique se dessine l'économie d'une institution rentière, dont le revenu repose presque entièrement sur des rentes foncières, convenancières et hypothécaires dispersées sur une vingtaine de communes du Trégor. Le froment y est converti en argent selon un taux de conversion proche de 1,53 franc le décalitre, apparemment commun à l'ensemble des débiteurs ; le produit des rentes se partage souvent entre « les prêtres » et « la fabrique » selon des clefs variables ; et l'ensemble de l'exercice s'organise, en réalité, autour d'une seule dépense : l'acquisition d'un orgue neuf pour 1 525 francs, financée par un reliquat patiemment accumulé les années précédentes.

Sommaire
  1. 1.Vue d'ensemble : l'économie d'une fabrique paroissiale en 1827
  2. 2.L'assise foncière : étendue et nature des tènements
  3. 3.Le convenant et le domaine congéable
  4. 4.Lire le paysage : la toponymie des parcelles
  5. 5.Le froment et le franc : l'apprécis comme monnaie de compte
  6. 6.Le prix du travail, le prix de la terre
  7. 7.Fabrique et clergé : le partage d'un revenu commun
  8. 8.Ce que doit la paroisse : liturgie et architecture
  9. 9.Conclusion

Note liminaire sur la source et la méthode

Le présent travail s'appuie sur la transcription intégrale d'un registre de comptes de fabrique : celui que rend, pour l'exercice 1827, Pierre Marie Salaün, trésorier comptable de l'église de Brélévenez, arrêté le 28 janvier 1828 et approuvé par le conseil de fabrique le 8 avril suivant. Le document se compose de trois grandes masses : la recette (ordinaire, extraordinaire, et les sommes restant à recouvrer au 31 décembre 1827), la dépense (ordinaire et extraordinaire), et un mémoire annexé du serrurier Mathurin Le Guillou. La transcription, établie feuillet par feuillet à partir des photographies du manuscrit, signale par un système de notes numérotées les lectures incertaines : patronymes, toponymes ou montants dont le déchiffrement reste sujet à discussion, recensées dans un registre des incertitudes en fin de document. Un travail de vérification arithmétique, mené en marge de chaque feuillet, a par ailleurs révélé plusieurs écarts mineurs entre la somme des articles et le total inscrit par le scribe1. L'analyse qui suit prend pour base les grands totaux récapitulatifs portés par le trésorier lui-même en fin de chaque section — totaux qui, à l'échelle de l'exercice entier, s'équilibrent exactement au centime près — plutôt que la resommation article par article, dont plusieurs éléments demeurent incertains. Elle ne prétend donc pas corriger le registre, mais en dégager la logique économique, foncière et sociale.

Vue d'ensemble : l'économie d'une fabrique paroissiale en 1827

Le compte de 1827 affiche, en apparence, une année ordinaire : la fabrique reçoit 3 194,03 francs et dépense 2 902,80 francs, laissant au trésorier un solde en faveur de la fabrique, dû par le comptable, de 291,23 francs. Mais la structure de cette recette révèle d'emblée un trait essentiel de la comptabilité d'Ancien Régime prolongée sous la Restauration : plus de la moitié de la somme disponible, 1 628,68 francs sur 3 194,03, ne provient pas de l'exercice 1827 lui-même mais du reliquat — le solde non dépensé des comptes antérieurs, approuvé l'année précédente par le comité de la fabrique. Le revenu véritablement « frais » de l'année, une fois ce report soustrait, tombe à environ 1 532 francs (recette ordinaire hors reliquat et recette extraordinaire réunies ; le « reste à recouvrer » de 33,30 francs, non encaissé en 1827, en est ici exclu), soit à peine plus que ce que la seule acquisition d'un orgue neuf va coûter à la fabrique au cours de ce même exercice : l'orgue, à 1 525 francs, en absorbera à lui seul près de 99,5 %.

C'est là, en réalité, la clef de lecture de l'année : le 4e article de la dépense extraordinaire, 1 525 francs payés au sieur Husson pour la fourniture d'un orgue à l'église, absorbe à lui seul 64 % de la dépense extraordinaire et plus de la moitié de la dépense totale de l'exercice. Or ce montant correspond, à 103,68 francs près, au reliquat exact reporté des exercices précédents. Tout se passe comme si la fabrique avait, années après années, mis de côté l'excédent de ses recettes courantes pour financer, en 1827, l'investissement le plus lourd qu'ait connu l'édifice depuis longtemps : le renouvellement de son orgue. Le reste de l'exercice — la collecte de plus d'une centaine de rentes minuscules, le paiement des cierges et de la cire, l'entretien du linge liturgique, quelques réparations de couverture — n'est que la routine ordinaire d'une fabrique de taille moyenne, tandis que l'année 1827 tout entière s'organise, budgétairement, autour d'une seule décision capitale.

Tableau 1. Récapitulation générale du compte de 1827 (chiffres du registre)
SectionMontant (fr.)Part du total
Recette ordinaire (dont reliquat 1 628,68 fr.)3 018,3594,5 %
Recette extraordinaire142,384,5 %
Reste à recouvrer au 31 déc. 182733,301,0 %
Total de la recette3 194,03100 %
Dépense ordinaire526,3218,1 %
Dépense extraordinaire (dont orgue 1 525,00 fr.)2 376,4881,9 %
Total de la dépense2 902,80100 %
Solde en faveur de la fabrique (dû par le comptable)291,23—

L'assise foncière : étendue et nature des tènements

Une aire de collecte qui déborde largement la paroisse

L'écrasante majorité de la recette ordinaire de la fabrique de Brélévenez, plus de quatre-vingt-dix des cent un articles de la section, provient de rentes foncières, convenancières ou hypothécairesgl. assises sur des parcelles et des maisons dispersées dans une vingtaine de communes du Trégor — Lannion, Ploubezre, Perros-Guirec, Louannec, Trébeurden, Pleumeur-Bodou, Servel, Buhulien, Coatréven, Ploumilliau, Rospez, Tréduder, Kermaria-Sulard, Plouguiel, Tonquédec, Trégrom, Saint-Quay, Trévou-Tréguignec, Langoat, Tregastel et Ploulech figurent tour à tour comme lieu de résidence des débiteurs ou comme assiette des parcelles chargées. Une telle dispersion ne s'explique pas par l'activité économique d'une paroisse rurale ordinaire : elle est compatible avec l'existence d'un patrimoine de rentes constitué sur la longue durée, notamment par des fondations, legs ou acquisitions antérieures à la Révolution, et témoigne d'un effort de réinscription et de recouvrement entrepris par la fabrique dans le contexte postérieur au Concordat. Le nombre même des articles consacrés, dans la recette extraordinaire, aux « frais d'inscription » (voir §7) témoigne de cet effort de reconstitution administrative des titres.

Terres rurales et maisons urbaines : deux régimes de rente

Le compte distingue nettement, sans jamais le formuler explicitement, deux catégories de biens. D'une part, les parcelles rurales — parcs, prés, jardins (liorzh) —, dont la rente est très souvent exprimée, en tout ou partie, en décalitres de froment convertis « suivant l'apprécis » (voir §5), et qui relèvent le plus souvent d'un convenant nommé (§3). D'autre part, un petit nombre de maisons urbaines à Lannion — rue Saint-Nicolas (art. 26), rue Saint-Malo (art. 90), rue de Kermaria (art. 17, deux maisons), au Faou (art. 91), au Coscoat (art. 92), à Porz an Prat (art. 65, 86), dite « de l'Ange gardien » (art. 93) — dont la rente, dite « censive » ou « hypothécaire », est toujours fixée en argent pur, sans aucune composante en nature. Cette opposition dessine une géographie économique simple : à la campagne, une rente encore adossée à la production agricole et à son cours annuel ; à la ville, une rente purement monétaire, plus proche d'un loyer foncier moderne. Le montant unitaire de ces rentes urbaines n'est d'ailleurs pas systématiquement supérieur à celui des rentes rurales : la maison de la rue Saint-Malo ne rapporte que 7,32 francs nets (art. 90), quand tel convenant rural comme Poul-Fanc, en Perros-Guirec, verse à lui seul 110,75 francs (art. 41) — la plus grosse recette de toute la section après le reliquat.

Deux autres catégories, minoritaires mais significatives, complètent ce tableau : les prix de ferme purs et simples, où un tenancier prend « en ferme » une parcelle sans qu'il soit question de rente ancienne ni de convenant (art. 46, Jean-Marie Guyomard, pour une parcelle de Parc an Prastel) ; et la location de mobilier d'église — bancs, chaises, escabeaux — perçue directement par la fabrique (art. 2, 50,50 fr.) ou par l'entremise du sacristain Jean Guillou (art. 84, 28,90 fr.), rappel que l'usage de l'espace liturgique lui-même constituait, au XIXe siècle, une source de revenu ordinaire pour la fabrique.

Le convenant et le domaine congéable

Le vocabulaire du registre est saturé d'un terme technique propre au droit foncier breton : le convenantgl.. Crec'h-Tommet Bihan (art. 11-12), Kerangarou (art. 9), Poul-Fanc (art. 41) ou Bilinnec (art. 75, 11) en offrent quelques exemples : pas moins d'une vingtaine de convenants ou désignations de convenants sont nommément cités comme assiette d'une rente (voir l'inventaire complet en Annexe B.2, dont certaines entrées correspondent à des variantes graphiques ou à des cas particuliers). Le convenant est l'unité de base du domaine congéable, mode de tenure spécifiquement breton. La propriété du fonds — ici détenue par la fabrique ou par le clergé — s'y dissocie de la propriété des « superficies » : bâtiments, clôtures, arbres, améliorations apportées par l'exploitant, le convenanciergl.. Ce dernier verse chaque année une rente foncière et convenancière — les deux qualificatifs accolés presque systématiquement dans le registre, « rente foncière & convenancière », semblant désigner respectivement la redevance due sur le fonds nu et celle due sur l'exploitation convenancière elle-même, sans que le registre permette de reconstituer avec certitude la nature juridique exacte de chacune. Il peut, en théorie, être « congédié »gl. moyennant remboursement de ses superficies. L'article 39, où François Briant paie pour Parc ar Men guen une rente qualifiée explicitement de « domaine congéable »gl., rappelle que cette terminologie n'est pas un archaïsme de scribe mais désigne une réalité juridique toujours vivante en 1827, plus d'une génération après la Révolution et la suppression théorique des droits féodaux.

Lire le paysage : la toponymie des parcelles

Les cent un articles de la recette ordinaire forment, mis bout à bout, un véritable cadastre parlé du Trégor rural. Le terme le plus fréquent, Parc (le champ clos), désigne l'immense majorité des parcelles : Parc Mezallan, Parc an Toull, Parc Cotrazou, Parc an Nodet, pour n'en citer que quelques-unes (inventaire complet en Annexe B.3). À ses côtés, Liorz ou Liorzh (le jardin ou enclos) apparaît pour des tènements plus réduits, souvent proches d'un bourg (Liorz ar Forn, Liorz Cariou, Liorzh Brelevenez, Liorz Isabelle) ; Prat (le pré) pour les terres basses et humides (Prat Toulquéau, Prat Guidonérès) ; Mez ou Mezou (le champ, au sens plus large) pour Mez Nédelec ou Mezou Crechiou ; Douar (la terre) pour Douar an Dannic ou Douar an Iliz. Le préfixe Ker-, omniprésent dans la toponymie bretonne pour désigner un lieu habité fondé par tel ou tel, se retrouve dans Kermovelin, Kerjan-Bian, Kerangarou, Kervoën ou Kerfanoës. Le mot Porz (la cour, l'enclos attenant à l'habitat) se lit dans Porz an Prat, redoublé de « an Prat », le pré, formant un syntagme complet — « la cour du pré » — typique de la manière dont la toponymie bretonne compose ses noms de lieux par simple juxtaposition déterminant-déterminé.

Le terme an Iliz — l'église — revient à lui seul dans une dizaine d'articles sous des graphies variables : an Iliz, an Ilis, l'Iliz, Iliz hir (« l'église longue »), désignant vraisemblablement des parcelles proches de l'édifice paroissial ou qui lui furent anciennement rattachées. Cette instabilité orthographique — un même toponyme épelé différemment d'un article à l'autre, y compris à quelques lignes d'intervalle — n'est pas un accident de la transcription mais un trait constant du manuscrit lui-même. Plusieurs explications, non exclusives, peuvent en rendre compte : un scribe — trésorier laïc et non notaire de formation — retranscrivant peut-être à l'oreille un toponyme qu'il entend prononcer, en l'absence d'orthographe bretonne fixée ; des habitudes graphiques propres à chaque rédacteur successif ; ou encore la reprise de formulations déjà variables dans les titres et actes antérieurs que le compte résume. Le même constat vaut pour Liorz/Liorzh, pour les finales en -ec/-eg (Bilinnec/Billemnec) ou en -ès/-ez (Kermovelez/Kermovelin). Le registre offre ainsi, presque malgré lui, un instantané de la toponymie orale du Trégor telle qu'elle circulait dans les campagnes en 1827, avant toute fixation administrative ou cadastrale rigoureuse — le cadastre dit « napoléonien », dans plusieurs communes du Trégor concernées par ce compte, n'étant lui-même, à cette période, que d'établissement récent ou en cours.

On notera enfin la persistance, à côté de ce fonds toponymique breton, de qualificatifs français purement descriptifs — Grand-Foarlach, Parc Bras (« grand » en breton, mais souvent doublé d'un équivalent français ailleurs dans le registre), ou de patronymes de propriétaires successifs figés en noms de lieux, comme Convenant Hervé Salaün ou Convenant Le Garrec : le paysage rural du Trégor, tel que le donne à lire ce compte, est un palimpseste où la mémoire d'anciens tenanciers se fige en toponyme longtemps après leur disparition.

Le froment et le franc : l'apprécis comme monnaie de compte

Une part substantielle des rentes convenancières n'est pas stipulée en argent mais en nature — le plus souvent en décalitresgl. de froment, parfois complétés d'avoine, de volaille (« le sixième d'une poule », art. 23, « le sixième d'un chapon », art. 53) ou de menues sommes d'appoint. Chaque année, cependant, c'est bien une somme en francs que le trésorier encaisse et inscrit : la conversion s'opère « suivant l'apprécis » ou « d'après l'agréé »gl., deux formules qui semblent, dans la plume du scribe, désigner un seul et même barème de conversion du grain en numéraire, apparemment commun, fixé chaque année — vraisemblablement sur la base du cours local du froment — et appliqué uniformément à l'ensemble des débiteurs de la fabrique, quelle que soit leur commune.

Le registre permet de reconstituer ce taux avec une précision inhabituelle, grâce à plusieurs occurrences où une même quantité de froment — onze décalitres — est due par des débiteurs sans aucun lien apparent entre eux, et convertie chaque fois en un montant identique :

Tableau 2. Reconstitution du taux d'appréciation du froment pour 1827
Art.DébiteurCommuneFromentMontant netRetenueTaux (fr./décal.)
14Marie Goaziou, veuve DagorneCoatréven11 décal.16,80aucune1,527
27Jacquette DagorneBuhulien11 décal.16,80aucune1,527
81Christien KergueuvecBuhulien11 décal.16,80aucune1,527
33Marie OllivierBrélévenez8¼ décal.10,101/5e≈1,530*
68Pierre MévenServel5½ décal.6,721/5e≈1,527*
78M. de CoëtlogonPloulech16½ décal.20,801/5e≈1,576*

* Taux brut reconstitué avant déduction du cinquième, pour le rendre comparable aux trois premières lignes.

Constat Trois rentes de onze décalitres chacune, dues par des débiteurs de trois communes différentes et sans rapport de parenté ou de voisinage apparent, sont converties au même taux exact de 1,527 franc le décalitre. Trois autres rentes, de quantités différentes et soumises à une retenue du cinquième, donnent, une fois cette retenue neutralisée, des taux compatibles avec le même ordre de grandeur, quoique moins homogènes (de 1,527 à 1,576). Cette convergence — particulièrement nette pour les trois premiers cas — rend très vraisemblable l'existence d'un barème commun fixé en amont et appliqué par le trésorier. Le registre ne permet toutefois pas d'en identifier l'autorité ni les modalités précises d'établissement.

Cette mécanique éclaire la persistance de formes anciennes de redevance foncière dans la comptabilité de la fabrique concordataire : la « déduction du cinquième »gl., mentionnée dans près de la moitié des articles en nature ou mixtes, n'est jamais expliquée par le scribe, mais s'applique avec une régularité qui suggère un prélèvement fixe — peut-être l'équivalent des anciens frais de perception ou d'une retenue légale uniforme — plutôt qu'une remise consentie au cas par cas. Le froment, en 1827, n'est donc plus vraiment une monnaie de paiement : il reste l'unité dans laquelle la rente est due, par fidélité à l'acte constitutif ancien, mais il est systématiquement liquidé en numéraire au moyen d'un taux de conversion apparemment commun, ce qui trahit une monétarisation déjà bien avancée de l'économie rentière rurale, même dans ses secteurs les plus attachés aux formes anciennes du convenant.

Le prix du travail, le prix de la terre

Rapprocher les salaires versés par la fabrique du produit de ses rentes permet de mesurer, en 1827, l'ordre de grandeur respectif du travail et de la terre. L'organiste Jean-Marie Toudic perçoit 100,10 francs pour neuf mois de service en 1827, soit environ 133 francs en année pleine : une somme supérieure au produit annuel du plus gros convenant recensé dans le compte après celui de Poul-Fanc. À l'inverse, le sacristain Jean Guillou, chargé de l'entretien courant, ne reçoit qu'un traitement nominal de 12 francs par an (art. 10 de la dépense) — à peine plus que le produit d'une seule parcelle moyenne comme celle de Marie Ollivier (13,40 fr., art. 34). Le compte le montre par ailleurs associé à une autre opération financière, la location des bancs et chaises de l'église (28,90 fr., art. 84 de la recette), qui transite par lui avant d'être versée à la fabrique : le registre ne permet cependant pas de déterminer si cette perception constituait ou non, dans les faits, un complément à son traitement nominal.

Les travaux d'artisans, lorsqu'ils sont ponctuels, se situent dans une fourchette comparable à celle des rentes rurales moyennes : le couvreur Yves Kerguénou reçoit 24 francs pour la réparation de la couverture de l'église (art. 8), le vitrier Bahic 23,60 francs pour la réfection du vitrage (art. 9), le maçon Allain Lageat 15,25 francs pour des réparations au mur du cimetière — des montants du même ordre que les rentes les plus substantielles perçues sur un convenant unique (13 à 20 francs), mais que dépassent largement les travaux les plus lourds : 138,50 francs versés au peintre Étesse pour un ouvrage dans l'intérieur de l'église (dépense extraordinaire, art. 15), ou 111,95 francs à Guélennec pour l'argenture de la croix, la fourniture d'un fanal et l'accrochage de deux petites cloches (art. 13). Le mémoire annexé du forgeron Mathurin Le Guillou, réglé séparément en mai 1828, offre enfin une échelle de prix au geste : un franc pour quatre boulons de reposoir, deux francs cinquante pour dix pentures d'orgue, vingt-cinq centimes pour la réparation de cinq pentures à une serrure — soit des tarifs qui, ramenés à l'unité, se situent nettement en dessous du rendement d'une rente annuelle, rappelant que c'est la récurrence de la petite rente, additionnée sur la centaine d'articles du compte, qui construit un budget, alors qu'aucun geste d'artisan pris isolément n'y suffirait.

C'est cependant l'orgue neuf, à 1 525 francs, qui donne la mesure la plus frappante : ce seul achat représente plus de onze fois le traitement annuel de l'organiste qui en jouera. Le contraste entre le prix du travail quotidien, mesuré en francs et en centimes à l'article près, et le coût d'un investissement d'équipement de cette ampleur donne toute sa portée à la distinction entre dépense ordinaire — la routine annuelle de l'entretien — et dépense extraordinaire, où se loge, une fois par génération peut-être, une décision d'un tout autre ordre de grandeur.

Fabrique et clergé : le partage d'un revenu commun

Un nombre substantiel d'articles — près d'un tiers de la recette ordinaire — ne verse pas l'intégralité de la rente perçue à la fabrique, mais la répartit entre celle-ci et « les prêtres » ou « le clergé », selon des clefs variables : les deux tiers au clergé et un tiers à la fabrique (art. 16, 19) ; la moitié-moitié approximative (art. 9, 45) ; ou des montants fixes sans proportion apparente, comme à l'article 26 où treize francs reviennent aux prêtres pour cinquante centimes seulement à la fabrique. Certaines rentes, à l'inverse, sont désignées comme dues « totalement » au clergé (art. 93, 94, 100) ou entièrement à la fabrique sans mention de partage (la majorité des articles restants) ; nombre de convenants (voir §3), en particulier, portent ainsi une rente « mitoyenne » ou « médiane » entre les prêtres et la fabrique (art. 34, 96), ou explicitement partagée en tiers ou en portions inégales. Le vocabulaire lui-même oscille entre « les prêtres » au pluriel — évoquant une pluralité de bénéficiaires, peut-être les titulaires de fondations de messes distinctes — et « le clergé » ou « le desservant » au singulier.

Ce partage pourrait s'inscrire dans la continuité d'un système où plusieurs titulaires — fondation de messes, portion congrue du desservant, fabrique d'entretien du bâtiment — se seraient partagé, depuis l'Ancien Régime, le produit d'un même fonds ; le compte ne permet cependant pas de démontrer que cette superposition remonte effectivement, sans interruption, à cette période. Une même parcelle, en effet, pouvait porter simultanément une rente due au titre du bénéfice curial (destinée à l'entretien du desservant, en l'absence ou en complément de la portion congruegl. de l'État), et une rente due à la fabrique proprement dite, chargée de l'entretien matériel de l'édifice et du mobilier cultuel. La Révolution avait aboli les dîmes et nationalisé les biens du clergé, mais un grand nombre de rentes foncières privées, constituées par legs ou fondations pieuses antérieures et rattachées à des particuliers plutôt qu'à l'institution ecclésiastique comme telle, avaient pu subsister ou être reconstituées après le Concordat — d'où la coexistence, dans un même compte de fabrique de 1827, de deux circuits de perception que le compte lui-même ne distingue plus qu'imparfaitement sur le terrain.

Le versement de 64 francs par M. Auffray, recteur de Brélévenez, « pour lumière et obite »gl. (art. 79), et le paiement symétrique, côté dépense, de 13,50 francs au même Auffray « pour fondation de services »gl. (dépense ordinaire, art. 15), montrent que ce circuit fonctionne dans les deux sens : le clergé reverse à la fabrique une part des revenus qui lui sont propres, tout en recevant d'elle le financement des offices fondés — messes anniversaires, obits — que la fabrique est chargée de faire célébrer au nom des donateurs défunts. Fabrique et clergé apparaissent ainsi moins comme deux caisses étanches que comme les deux faces d'une même économie du culte, dont le compte de 1827 donne à voir, article par article, la comptabilité minutieuse.

Ce que doit la paroisse : liturgie et architecture

La dépense ordinaire de 526,32 francs dessine, en creux, les obligations matérielles minimales que la paroisse doit assumer chaque année pour que le culte se célèbre. Le premier poste, et de loin, est celui de l'éclairage et de la cire : 131,91 francs versés au sieur Dufour pour cierges et encens, complétés par la chandelle de suif fournie par Pierre Le Bihan et la veuve Bordeau, et par 54,60 francs versés à M. Dardin pour l'huile destinée à l'usage de l'église — la lampe du sanctuaire, sans doute, mais aussi l'éclairage courant — soit, à eux seuls, près de 195 francs, plus du tiers de toute la dépense ordinaire. Vient ensuite l'entretien du linge liturgique — blanchissage par Anne Le Flau, repassage par Magne Le Guellec, pour ensemble 63 francs —, puis les traitements du personnel attaché au culte : le sacristain, l'organiste, le souffleur de l'orgue François Le Briquis (18 francs), auxquels s'ajoutent les six francs dix centimes payés à M. Hamon, prêtre, pour les saintes huilesgl., et les douze francs versés à Angelle Guégou pour la fourniture du pain d'autelgl. au second semestre. Quelques dépenses, enfin, relèvent directement de la liturgie festive : les quatre francs cinquante versés à André Le Souder pour l'établissement d'un reposoir « pour le pardongl. et pour le sacre », rappel du grand pardon paroissial breton, et les onze francs payés au cordonnier Jean Le Moutréer pour trois paires de souliers destinées aux enfants de chœur, signe du soin apporté, jusque dans le détail vestimentaire, à la tenue du service liturgique.

La dépense extraordinaire, elle, relève moins du culte quotidien que de l'entretien et de l'embellissement de l'édifice : outre l'orgue déjà évoqué, on y trouve les réparations de toiture (couvreurs Kerguénou et Kerambrun), la réfection du vitrage, les travaux du serrurier Mathurin Guillou et du menuisier André Le Souder « autour de l'église et au presbytère », le sciage de bois et l'établissement d'une plate-forme dans l'église par Marc Le Michel, la réparation du mur du cimetière par le maçon Allain Lageat, et surtout un ensemble de travaux d'ornementation : cent trente-huit francs cinquante versés au peintre Étesse pour un ouvrage intérieur, la réargenture de la croix et la fourniture d'un fanal par Guélennec, la fourniture de percale pour le reposoir et pour les aubes des enfants de chœur, l'achat de galon à Guingamp pour décorer l'église, et la peinture du catafalquegl. par Bachic. Ces travaux dessinent une paroisse soucieuse non seulement de maintenir son édifice en état, mais d'en soigner l'appareil festif et funéraire : catafalque, reposoir, croix processionnelle, cloches, éléments qui rythment, bien plus que la messe ordinaire, la vie liturgique visible d'une paroisse du Trégor sous la Restauration.

À ces dépenses de fabrique proprement dite s'ajoute un poste moins attendu mais révélateur : les frais de justice et d'enregistrement. Cinquante-deux francs soixante-cinq versés à l'avouégl. Le Goaziou pour trois inscriptionsgl. et pour les diligences relatives au traité conclu avec M. Rieumer, trente-sept francs huit versés à M. Le Bricquer, commis au bureau de l'enregistrement, pour les droits de sept inscriptions prises au profit de la fabrique : ces sommes trouvent leur exact pendant, côté recette, dans la longue série d'articles de la recette extraordinaire où des débiteurs remboursent individuellement à la fabrique, à raison de cinq à douze francs chacun, les « frais d'inscription » ou de « commission » pris en leur nom. La fabrique de Brélévenez, en 1827, ne se contente donc pas de percevoir des rentes héritées : elle est engagée dans un travail actif et coûteux de sécurisation juridique de ses titres — inscriptions hypothécaires, traités, extraits d'apprécis — dont elle répercute une partie du coût sur ses débiteurs, signe que la reconstitution du patrimoine rentier post-révolutionnaire, un quart de siècle après le Concordat, restait en 1827 un chantier administratif toujours actif.

Conclusion

Le compte de 1827 de la fabrique de Brélévenez, réduit à ses grands équilibres, pourrait sembler l'exercice répétitif d'une petite institution rurale : une centaine de menues rentes collectées, quelques cierges achetés, un toit réparé. L'examen serré de son détail donne à voir tout autre chose : ce que le registre organise, article après article, c'est la gestion patiente d'un patrimoine rentier dispersé bien au-delà de la paroisse, converti en numéraire selon un barème apparemment commun à l'ensemble des débiteurs, et partagé, selon des logiques que le compte donne à voir sans toujours permettre d'en retracer l'origine exacte, entre fabrique et clergé. Cette gestion minutieuse de centaines de très petites sommes ne visait, la plupart des années, qu'à faire fonctionner le culte au quotidien ; en 1827, elle aura aussi permis, par l'accumulation patiente d'un reliquat, le renouvellement de l'orgue.

  1. Les écarts relevés lors de la vérification arithmétique portent, feuillet par feuillet, sur des sommes de l'ordre de quelques dizaines de centimes à une vingtaine de francs : ils s'expliquent le plus souvent par une ou deux lectures de montants demeurées incertaines sur le manuscrit (chiffres partiellement effacés, abréviations), plutôt que par une erreur de calcul généralisée du scribe — comme le confirme la parfaite concordance des grands totaux récapitulatifs de fin d'exercice, recette comme dépense, au centime près. ↩

Sources

Source primaire
Compte en recettes et en dépenses rendu par Pierre Marie Salaün, trésorier comptable de la fabrique de Notre-Dame de Brélévenez (Lannion), pour l'exercice 1827, arrêté le 28 janvier 1828 et approuvé le 8 avril 1828. Registre manuscrit, transcription de travail.
Nature de l'analyse
Étude quantitative et qualitative fondée sur l'intégralité des 101 articles de la recette ordinaire, des 18 articles de la recette extraordinaire, des 3 articles restant à recouvrer, et de l'ensemble des articles de la dépense ordinaire et extraordinaire, ainsi que du mémoire annexé du forgeron Mathurin Le Guillou.

Annexe A — Glossaire de liturgie et de notariat

Les termes ci-dessous, techniques ou vieillis, sont signalés dans le corps du texte par un petit renvoi gl. placé aussitôt après leur première occurrence significative ; chaque notice se referme sur une flèche (↩) qui reconduit au passage concerné.

A.1 — Droit foncier et notariat

Rente foncière, convenancière, hypothécaire, censive (§2)
Quatre qualificatifs pour une même famille de redevances annuelles. La rente foncière grève le fonds nu ; la rente convenancière grève spécifiquement une exploitation tenue en convenant (voir Convenant) ; les deux sont, dans le registre, presque toujours accolées (« rente foncière & convenancière »). La rente hypothécaire est garantie par une inscription sur un bien, indépendamment du domaine congéable ; la rente censive, réservée aux maisons urbaines de Lannion, désigne un cens foncier de type seigneurial résiduel. ↩ retour au texte
Convenant (§3)
Exploitation tenue en domaine congéable (voir ce terme) et, par extension, le lieu-dit lui-même, qui prend souvent le nom de son tenancier fondateur — Convenant Hervé Salaün, Convenant Le Garrec, etc. Une vingtaine de convenants ou désignations de convenants sont nommés dans le compte de 1827 (voir Annexe B.2). ↩ retour au texte
Convenancier (§3)
Tenancier d'un convenant : propriétaire des « superficies » — bâtiments, clôtures, plantations, améliorations — sans être propriétaire du fonds, lequel appartient au bailleur (ici la fabrique ou le clergé). ↩ retour au texte
Congément (§3)
Faculté, pour le propriétaire du fonds, de mettre fin à la jouissance d'un convenancier moyennant remboursement de la valeur de ses superficies ; c'est cet acte de « congédiement » qui donne son nom au domaine congéable. ↩ retour au texte
Domaine congéable (§3)
Mode de tenure foncière propre à la Basse-Bretagne dans lequel la propriété du fonds et celle des édifices ou améliorations qui le couvrent sont dissociées entre deux personnes distinctes — le bailleur du fonds et le convenancier. Il survit, en 1827, comme cadre juridique ordinaire d'une bonne part des tènements ruraux de la fabrique. ↩ retour au texte
Décalitre (§5)
Unité de capacité du système métrique, alors récent (dix litres), utilisée pour exprimer les rentes en froment dues en nature avant leur conversion en argent — voir Apprécis. ↩ retour au texte
Apprécis / agréé (§5)
Barème de conversion des redevances en nature (froment, avoine) en valeur monétaire, fixé pour l'année et appliqué uniformément par la fabrique à l'ensemble de ses débiteurs, quelle que soit leur commune — voir l'analyse du §5, qui en reconstitue le taux pour 1827 (≈ 1,53 fr. le décalitre de froment). ↩ retour au texte
Retenue du cinquième / du dixième (§5)
Fraction — un cinquième, plus rarement un dixième — déduite du montant brut d'un grand nombre de rentes avant versement au trésorier. Son fondement précis (frais de perception ? retenue légale ?) n'est jamais explicité par le scribe, mais son application est trop régulière pour relever d'une remise négociée au cas par cas. ↩ retour au texte
Avoué (§8)
Officier ministériel chargé de représenter les parties devant les tribunaux et de conduire les formalités judiciaires et d'enregistrement ; la fabrique rémunère l'avoué Le Goaziou pour la prise d'inscriptions et la conduite d'un traité avec un débiteur récalcitrant. ↩ retour au texte
Inscription (hypothécaire) (§8)
Formalité d'enregistrement d'une créance ou d'une rente auprès du bureau des hypothèques, destinée à en garantir juridiquement le recouvrement. Son coût, avancé par la fabrique, est ensuite répercuté sur chaque débiteur concerné — d'où la longue série de remboursements de « frais d'inscription » qui compose l'essentiel de la recette extraordinaire. ↩ retour au texte

A.2 — Liturgie et vie paroissiale

Portion congrue (§7)
Sous l'Ancien Régime, revenu minimal garanti au titulaire d'une cure ou d'une vicairie dont le bénéfice propre ne suffisait pas à l'entretien ; le terme survit dans le vocabulaire administratif pour désigner, par analogie, le traitement de base du desservant. ↩ retour au texte
Obite (obit) (§7)
Messe ou service anniversaire célébré, en vertu d'une fondation pieuse, en mémoire d'un défunt ; le mot désigne aussi, par extension, la redevance qui finance ce service. ↩ retour au texte
Fondation de services (§7)
Legs ou don destiné à financer, à perpétuité ou pour un temps déterminé, la célébration d'offices — messes, prières — au bénéfice de l'âme du fondateur ou de ses proches. ↩ retour au texte
Saintes huiles / pain d'autel (§8)
Les saintes huiles — huile des catéchumènes, saint chrême, huile des malades — sont consacrées chaque année par l'évêque et fournies aux paroisses moyennant une redevance ; le pain d'autel, destiné à être consacré lors de la messe, est fourni et facturé séparément à la fabrique. ↩ retour au texte
Reposoir / pardon (§8)
Le reposoir est un autel provisoire dressé en plein air pour le passage d'une procession ; le pardon est la grande fête votive propre aux paroisses bretonnes, associant procession, messe solennelle et rassemblement populaire autour du sanctuaire. ↩ retour au texte
Catafalque (§8)
Estrade drapée de noir dressée au centre de l'église lors des services funèbres et des messes anniversaires, sur laquelle repose symboliquement le cercueil ou son simulacre. ↩ retour au texte

Annexe B — Index toponymique raisonné

Cet index rassemble l'ensemble des lieux-dits, convenants et maisons nommés dans le compte de 1827. Les graphies suivent celles de la transcription ; lorsque plusieurs formes désignent vraisemblablement un même lieu, elles sont regroupées et signalées en variante. Certaines identifications restent conjecturales, la transcription elle-même signalant plusieurs lectures incertaines ; les rapprochements de toponymes homonymes situés dans des communes différentes (par ex. Parc an Prastel, attesté à la fois en Brélévenez et en Lannion) sont proposés à titre d'hypothèse et non comme identification établie.

B.1 — Éléments génériques de la toponymie bretonne du corpus

ÉlémentSensExemples attestés
Parcchamp closParc an Toull, Parc Lapous, Parc Bras…
Liorz / Liorzhjardin, enclosLiorz ar Forn, Liorzh Brélévenez, Liorz Cariou
PratpréPrat Toulquéau, Prat Guidonérès
Mez / Mezouchamp (sens large)Mez Nédelec, Mezou Crechiou
DouarterreDouar an Dannic, Douar an Iliz
Ker-lieu habité, hameauKermovelin, Kerjan-Bian, Kerangarou, Kervoën
Porzcour, enclos attenant à l'habitatPorz an Prat
an Iliz / an Ilisl'égliseParc an Iliz, Parc an Iliz hir, Parc an Iliz Rusquec
Crec'h / Créc'hhauteur, collineCrec'h-Douar, Crec'h-Tommet Bihan, Créc'h-Tanet Bihan
Runtertre, collineRunanvez / Runanvern, Runiou an Ilis
Tachenplacître, parcelle attenanteTachen An Iliz, Tachen Parc Faou

B.2 — Répertoire des convenants

ConvenantCommuneArticle(s)
Bihan-an-HenryCoatréven14
Bilinnec (var. Billemnec)Ploubezre75, extr. 11
BotrazouBrélévenez71
CatelBrélévenez89
Créc'h-Tanet BihanLannion61, 97
Crec'h-Tommet BihanLannion11–12
CréhablyCoatréven49
Dour an DannicLouannecsect. 3, art. 1
Glairec / Glairce (cf. Runanvez / Runanvern)Trébeurden57, 58, extr. 3
Hervé SalaünPleumeur-Bodou28
KerangarouPerros-Guirec9
KerfanoësKermaria-Sulard23
Kerjan-BianBrélévenez34
Kermovelin (var. Kermovelez)Perros-Guirec40, extr. 6
Lanquère (homonyme, deux lieux distincts)Brélévenez / Plouguiel38 / 100
Le GarrecBuhulien27
Plas an AnquerBrélévenez47
Poul-FancPerros-Guirec41
TeliguenTrégrom59
Toul an LanPerros-Guirec30
TravanetBrélévenez74
Trobien-HallanServel52
TrochouBrélévenez22
Ty ar MinihyBrélévenez36

B.3 — Parcelles et lieux-dits ruraux

ToponymeCommuneArticle(s)
Crec'h-DouarBrélévenez7
Douar an IlizTregastelsect. 3, art. 3
Grand-FoarlachBrélévenez50
Liors an FollRospez10
Liorz ar FornTrézeny6
Liorz Isabelle / Prad an GwachLouannec18
Loquel BrélévenezLangoat101
Mez NédelecTrébeurden25, 62
Mezou CrechiouBuhulien94
Parc Allain RaoullLouannec31
Parc an Creyau-BianBrélévenez77
Parc an Drindet au FournilLouannec66
Parc an FeunteunLouannec51
Parc an Henvoet HirSaint-Quayextr. 14
Parc an Hervoel HirSaint-Quay55
Parc an Ilis / an Iliz (deux occurrences homonymes)Buhulien / Brélévenez37, extr. 12 / 72
Parc an Iliz hirBrélévenez24
Parc an Iliz RusquecBrélévenez80, extr. 1
Parc & Loguel an IlizBrélévenez43
Parc an NodetServelextr. 5
Parc an PonterRospez87
Parc an Prastel (homonyme, deux communes)Brélévenez / Lannion46 / 60
Parc an StelléguèsBrélévenez88
Parc an ToullPloumilliau16
Parc ar Men guenBrélévenez39
Parc Bras / Parc an BalehPloulech78
Parc BeuvemtBrélévenez83
Parc CartauRospez63
Parc Cossic-BianBrélévenez70
Parc CotrazouBrélévenez15
Parc Crampoës, Liorz Cariou, Parc Meuric, Parc le JégouLouannec42
Parc Créc'h-Vigen / Parcou MunutBrélévenez33
Parc Daocantec / Daouteo / Daouten (graphies variables du même lieu probable)Rospez54, 76, extr. 4
Parc et Prat GuidonérèsRospez85
Parc et Prat ToulquéauBrélévenez35
Parc Fcom Félard Nessan (lecture incertaine)Brélévenez96
Parc Goas ToudantLouannec95
Parc Helory / Parcou an IlizBrélévenez73
Parc IzelanBrélévenez71
Parc KervoënBrélévenez67, extr. 15
Parc LapousBrélévenez64
Parc & Loguel KeroualCoatréven20
Parc Mellec (ou Bellec)Brélévenez68
Parc Menez BerBrélévenez99
Parc Mezallan et BannequinKermaria-Sulard8
Parc Mez-leur an GoavenBrélévenez69
Parc Moguérou / Parc MouanTonquédec56
Parc-an-PoulKermaria-Sulard29
Parc Pen ar CrechBrélévenez82
Parc RunanvernTrébeurden58
Parc Thomas Celïn an DouarBuhulien81
Parc TougoustelBuhulien48
Parcou an TiraiauvecPloubezreextr. 18
Parcou ar VodiëtServel44
Parcou CiriennouPloubezre53
Parcou Roc'h Toul et Lanneguic (cf. Roch Toul an Coz Lannou)Ploumilliau21, extr. 13
Praden au GosquerBrélévenez45
Runiou an IlisPloumilliausect. 3, art. 2
Tachen An Iliz / Merou HéguouBrélévenez13
Tachen Parc FaouBrélévenez32

B.4 — Maisons urbaines (Lannion)

DésignationArticle(s)
Maison rue Saint-Nicolas26
Maison rue Saint-Malo90
Deux maisons rue de Kermaria17
Maison au Faou91
Maison du Coscoat92
Maison de l'Ange gardien, Porz an Prat93
Maison de Lamarre65
Maison, Porz an Prat86, extr. 7, extr. 10, extr. 16

B.5 — Communes citées

Par ordre décroissant approximatif du nombre d'articles où elles apparaissent, comme résidence d'un débiteur ou comme assiette d'une parcelle : Brélévenez et Lannion, très largement en tête (la première comme siège de la paroisse et assiette de la majorité des parcs, la seconde comme lieu de résidence de nombreux débiteurs et siège des maisons censives) ; puis, dans un ordre moins net, Ploubezre, Rospez, Louannec, Perros-Guirec, Buhulien, Coatréven, Servel, Kermaria-Sulard et Ploumilliau ; enfin, de manière plus occasionnelle, Trébeurden, Saint-Quay, Tonquédec, Trégrom, Ploulech, Pleumeur-Bodou, Tréduder, Plouguiel, Langoat, Trévou-Tréguignec et Tregastel. Guingamp n'apparaît que comme place commerciale, pour l'achat de galon (dépense extraordinaire, art. 2), sans qu'aucune rente n'y soit assise.

Analyse rédigée en juillet 2026 à partir de la transcription du registre de comptes de la fabrique de Brélévenez, Lannion (Trégor).